La fin de l’universel. N. Moreau 30-11-21

La fin de l’universel

Nicolas Moreau

Le podcast : https://soundcloud.com/user-991517211/la-fin-de-luniversel-nicolas-moreau-30112021?utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Lorsque Joseph de Maistre, en 1796, déclare dans ses Considérations sur la France[1] « j’ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes […] » et ajoute-t-il non sans humour, « je sais même, grâce à Montesquieu, qu’on peut être Persan », mais, finit-il « quant à l’homme, je déclare ne jamais l’avoir rencontré », il adresse à la récente Constitution française de 1795[2], « faite pour l’homme », un grief qui s’inscrit dans une longue histoire critique de l’universel. Déclarer en effet qu’il n’y a pas d’homme, mais exclusivement des peuples et des nationalités, c’est récuser la possibilité de dépasser les particularismes et condamner ainsi l’abstraction d’une humanité qui ne soit ni d’ici ou d’ailleurs, ni de ce temps ou d’un autre.
Qu’entendons-nous en effet par l’universel ? D’abord une catégorie logique englobante, celle rencontrée dans l’adjectif universel où l’universel se distinguera du particulier. Ainsi pour les révolutionnaires français, l’hommedésigne tous les hommes, le droit affirmé de l’homme le sera de tous les hommes. Et les lois universelles de la nature, valent aussi pour toute réalité naturelle ou artificielle. Mais l’universel est aussi un nom, un terme général, ainsi de mammifère, entier naturel ou démocratie : ces termes dénotent les mêmes significations pour tous les membres de la classe désignée par le nom. A ce titre, nous comprenons que l’universel procède d’une abstraction : nous déclarer, nous tous ici présents hommes, c’est faire abstraction de notre sexe, de notre genre, de notre âge, de notre fonction, de notre appartenance religieuse, etc.
C’est bien cette abstraction d’ailleurs que dénonce Joseph de Maistre, lui qui oppose à une constitution politique jugée abstraite, l’esprit d’un peuple[3], sa culture et ses mœurs, esprit seul à même de respecter et de fonder une nation. A dire vrai, dès l’antiquité l’universel a fait l’objet, sur un plan logique et épistémologique de critiques[4], mais c’est aujourd’hui sur le plan social et politique que se pose de nouveau la question de l’universel, à dire vrai, peut-être même que la question ne se pose pas, ou ne doit pas être posée, tant il semble inepte, incongru, réactionnaire même peut-être de mobiliser une quelconque référence universelle.
Le projet de cette midi-conférence est né de l’observation de ce déclin dans le monde des idées de l’universel, et de la lecture stimulante du livre de F. Wolff, Plaidoyer pour l’universel paru en 2019, et sous-titré Fonder l’humanisme. Si mon point de départ est bien là, je précise toutefois que le déroulé de mon exposé ainsi que la mise en œuvre des concepts m’est imputable, tout particulièrement ces errances ou ces égarements, que je souhaite le moins nombreux possible.
Le titre, la fin de l’universel, s’entendra en deux sens, qui marqueront les deux premiers moments de mon exposé : je rappellerai d’abord ce qu’est la fin, au sens de but, de l’universel, c’est-à-dire sa finalité, ce qu’il vise, soit son intérêt pour la pensée. Ensuite, j’examinerai sous l’angle contemporain les symptômes de ce qui semble être la mort de l’universel, sa fin au sens de terme. Enfin, je tenterai de poser quelques jalons pour réhabiliter l’universel, et le défendre.
La fin de l’universel, ou pourquoi l’universel ? Pourquoi parler de l’homme, des mammifères, ou des  chênes, même si nous savons que parmi les hommes, les chênes, d’individu à individu, il y a bien des différences ? Tout simplement parce que sans le recours à des universels nous ne pourrions pas penser. Dans une de ses nouvelles du recueil Fictions[5], intitulée « Funes ou la mémoire » Borges narre l’étrange histoire d’un homme – Funes donc – qui à la suite d’une chute de cheval se retrouve incapable d’abstraire, de ses sensations particulières, un contenu commun. Il n’enregistre du monde que des états particuliers, à partir de ses sensations toujours singulières puisque liées à l’instant de leur manifestation : il n’y a donc pas de chêne, mais cet arbre incomparable à tout autre, autant qu’à lui-même puisqu’il ne sera même plus le même l’instant suivant. Funes est donc incapable d’universel, et Borges d’ajouter qu’il « n’était pas très capable de penser » et de nous donner par la même occasion une belle définition de l’acte de penser : « Penser c’est oublier des différences, c’est généraliser, abstraire ».
« Penser, c’est oublier des différences » : quel hommage à l’universel donc, puisque que grâce à lui nous allons classer et manipuler le réel. Telle est la fonction première, et épistémologique de l’universel : il permet d’identifier, de dépasser les particularités pour, naviguer dans l’abstraction. La fin de l’universel, c’est donc de rendre possible le dépassement de la différence. Mais évidemment, c’est sur le plan moral que l’universel s’impose : à l’homme est en effet associé, de droit,  une dignité qui élève tout homme à la personnalité morale et le rend incomparable aux choses. Le concept de citoyen, au cœur de l’invention grecque de la démocratie, illustre au plus haut point, politiquement cette fois, à quel point toute égalité présuppose elle-même l’abstraction.
Mais pour les contempteurs de l’universel, le mal est justement dans le remède. F. Wolff le dit avec une grande clarté : « Contre les mirages universalistes […] on invoque de nouvelles identités de genre, d’orientation sexuelle ou même de race ou de religion, issues des théories « féministes queer » ou « décoloniales ». De nouveaux conflits sociaux ou culturels sont ainsi particularisés et ethnicisés. »[6]
Initialement établi pour dépasser le particulier, l’universel ne résisterait plus :
– aux critiques prolongeant celle de Marx qui font de l’universel le masque d’un intérêt particulier. Pour Marx, les droits de l’homme étaient les droits de l’individu bourgeois propriétaire ; aujourd’hui ils sont les droits de l’homme blanc, ou du mâle blanc, hétérosexuel de surcroît.
– il ne résisterait pas non plus à l’échec de son efficience : l’universel crée un droit abstrait, mais les inégalités et les discriminations demeurent, voire même sont entretenues par l’universel.
Mais la critique de l’universel ne s’arrête pas seulement à la protestation – assurément légitime – contre les inégalités, mais elle atteste aussi d’un changement de paradigme qui, pour autant qu’il fait époque dans notre post-modernité, est d’une légitimité douteuse.
– La modernité, progressivement sécularisée, et défiante des transcendances traditionnelles a fait de l’humanité un idéal social et politique, idéal impliquant une réalisation progressive dans la forme elle-même abstraite de l’État de droit(s). ll fallait donc l’homme abstrait pour réaliser le projet politique ultime, une paix universelle et une communauté universelle d’individus définis comme citoyens.
– Or c’est à une substitution du principe de différence à celui d’identité que nous assistons. C’est que l’identité est aujourd’hui pensée comme appartenance discriminée et discriminante, celle-ci étant affirmée dans une sorte de revanche de l’histoire de celle-là. Aussi la différence relève-t-elle de la quête, du combat même pour la reconnaissance, mais combat qui use d’une même arme pour défendre et attaquer, celle de l’assignation à l’identité, nouvel avatar d’un procès de chosification a priori de tout individu.
– Alors qu’en théorie, le droit implique une double réciprocité, à des devoirs, et à une communauté de sujets de droits (je n’ai des droits que si d’autres en ont, ce qui implique une communauté idéelle de droits), le droit à la différence, ou la volonté de défendre des droits différenciés et particuliers exclut justement ce qui rend possible le droit même. A cet égard, les débats engagés par la question de l’appropriation culturelle montrent le danger du principe de différenciation qui ne connaît aucune limite (on peut différencier et diviser le réel à l’infini).
– Ce nouveau paradigme n’est donc pas qu’une forme parmi d’autres de cet individualisme démocratique si bien conceptualisé par Tocqueville. Car pour l’auteur de La démocratie en Amérique, l’individualisme avait cet étrange effet de conduire les citoyens devenus individus à l’abandon du politique. Or je crois que le point commun des revendications anti-universel est bien d’être des revendications politiques, mais paradoxalement politiques puisque l’objectif (du moins est-ce une question) est d’abolir un certain sens du politique, celui du vivre-ensemble dans un cadre émancipateur.
Je m’explique et trouve ainsi l’occasion de proposer une réhabilitation de l’universel, s’il n’est pas trop tard.
Nous avons tous entendu cette étrange affaire de réunions non-mixtes, où selon le cas l’homme entendu comme mâle ou le cis-genre est interdit, ou bien le blanc, le noir, etc. Sans revenir sur cette question, je note seulement son antinomie avec le sens même du politique.
La politique est le fait du pluralisme, il s’agit de faire de l’unité avec du multiple. Or cela n’implique pas seulement de reconnaître le fait de la différence, mais de l’organiser de telle sorte qu’elle puisse se résorber dans l’unité d’une fin visée commune. Pour ce faire, il faut constituer un espace spécifique, que les philosophes nomment dialogique, et Aristote l’avait bien remarqué, espace où la parole pourra circuler, s’échanger et devenir  – conformément à sa destination – proprement politique. Cet échange implique que soit posé, à titre de postulat, un droit équivalent à la parole, et une aptitude équivalente à la pensée et à l’objectivité. C’est-à-dire, le postulat du caractère raisonnable et rationnel de tout individu. Or dès que l’individu est assigné à une identité, qu’il n’est plus homme mais noir, qu’il est femme et donc incomparable et inassimilable au mâle, qu’il est homosexuel, précaire, boomer, colonialisé, ou décolonialisé, indigéniste, c’est le principe même de toute discussion qui est rendu caduc, puisque la parole est avant même son émission soupçonnée d’idéologie, mais par une autre parole idéologique se donnant comme vérité. La discussion vise alors moins à dépasser les différences mais à établir, depuis le devoir de différenciation, que la discussion est impossible, voire dangereuse et qu’ainsi il faudra interdire à certains la discussion.
S’il faut réhabiliter l’universel, c’est d’abord parce qu’il est la condition de possibilité de tout discours, de toute morale, et du politique. L’universel n’est pas l’uniforme, pas plus que l’égalité n’est l’identique ; l’universel est un principe moral, je le redis, celui d’une confiance dans l’autre qui pourra certes être ébranlée, mais dont la valeur est incroyablement plus féconde que la présomption de domination, qui pourrait rappeler ce qu’à de funestes époques était nommé l’ennemi objectif.
Pour conclure, une remarque presque accidentelle. La semaine dernière, B. Bon m’a sollicité pour le choix d’une illustration pour la promotion de cette conférence. J’ai d’abord cherché sur l’internet, depuis les mots universel, droits universels de l’homme, et je n’ai pas trouvé de photographies ou de dessins satisfaisants, mais beaucoup de tour Eiffel ou d’anciennes unes de journaux. Comme il m’est arrivé dans une autre vie de me promener assez souvent avec un appareil photo, j’ai alors eu l’idée de jeter un œil dans mes réserves et ce souvenir de ma visite au Kunsthistorisches de Vienne m’a paru être de circonstance.

Evidemment, il y a Babel, ce qui pour l’universel, n’est pas le plus pauvre des grands mythes de notre culture. Jugeons-en ainsi. On sait que le partage d’une seule et même langue, une langue universelle a favorisé le déplaisant projet – aux yeux de Dieu – de la construction d’une tour rivalisant par sa hauteur avec la puissance divine. Dieu a alors puni les hommes à ne plus s’entendre, ni au propre, ni au figuré, en les contraignant à des langues particulières. C’est dire que la punition, ce n’est pas l’universel mais le particulier, et le repli sur soi et sur sa langue de toute communauté. C’est dire aussi qu’il nous faut nous dépasser, et d’ailleurs n’est-ce pas ce que réalise le miracle de l’apprentissage des langues, pour atteindre à cette destination que le vieux langage des Lumières, vieux mais ô combien précieux, nommait cosmopolitisme.
Je ne connais pas les desseins de dieu, mais je suis courageux et bavard,  aussi j’ose : Dieu nous a punis pour nous être tournés vers lui et avoir consumé nos forces dans une verticalité impossible, alors qu’il nous fallait bâtir des villes ou des villages, qu’importe, mais des institutions, avec justice et justesse dont, je crois et j’espère, que l’universel peut-être encore l’horizon. Devant Babel, j’étais à ce moment là préoccupé par la lumière et le cadrage de ma photo, – c’est raté, elle est floue ! – d’autant que cette inconnue devant moi pouvait bouger à tout moment. Mais aujourd’hui, j’y vois, et j’ose espérer, qu’elle incarne à elle seule, comme un symbole, la possibilité d’un universel et notre attachement à celui-ci.


[1]Consulté en ligne, Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6258824q/f114.item
2]Et à son préambule, la déclaration des droits et devoirs de l’homme et du citoyen.
[3]Les germanistes ou historiens auront reconnu le Volkgeist que Herder opposait à Voltaire dès 1774…
[4]Aristote reproche à Platon d’user d’Idées bien trop abstraites ; la querelle des Universaux au moyen-âge demandera si l’universel n’est pas qu’un nom.
[5]Fictions, ed. Folio Gallimard, n° 614. Nouvelle édition augmentée (1983).
[6]Plaidoyer pour l’universel, Paris, Fayard, 2019, p.12-13.

Comment l’esprit vient aux chèvres. M. Palévody 22-11-21



Comment l’esprit vient aux chèvresDes inconvénients du désir et de l’émancipation en moyenne montagne
(ou l’histoire tragique d’une petit coureuse en robe blanche)

Maryse Palévody

Le podcast : https://soundcloud.com/user-991517211/comment-lesprit-vient-aux-chevres-maryse-palevody

Les chèvres qui nous occupent, et en particulier Blanquette, sont celles d’Alphonse DAUDET, dans La Chèvre de Monsieur Seguin (Les Lettres de mon moulin, 1869). 

Rappel de l’argument 
– le narrateur s’adresse à un certain Gringoire : le conte qui suit est une leçon de morale qu’il lui destine ;
– le conte à proprement parler : M. Seguin élève des chèvres ; six déjà lui ont échappé et sont parties dans la montagne où elles ont été dévorées par le loup ;
–  la septième, la plus belle, la plus jeune, Blanquette, finit aussi par partir, et, après le combat d’une nuit, « le loup l’a mangée ».

Le conte, rejeton d’un roman long

Le narrateur adresse une lettre au poète lyrique Gringoire, et il fait mine de lui faire la morale : le conteur lui conseille de modérer son appétit de liberté, de contrôler ses désirs, en acceptant un emploi stable de chroniqueur.
En réalité cette empreinte moraliste est douteuse : Daudet peut-il réellement conseiller au poète d’abdiquer sa liberté, pour garder la corde au cou, en acceptant le vil métier de journaliste ? Premier piège du texte.
Par ailleurs, ce personnage de Gringoire tisse un lien étroit avec le roman long par excellence, Notre-Dame de Paris, dans lequel Victor Hugo le mettait déjà en scène. Cette filiation avec le grand roman est confirmée par une comparaison explicite entre la chèvre Blanquette et la chèvre d’Esméralda (« C’était presque aussi charmant que le cabri d’Esméralda – tu te rappelles, Gringoire ? »). Le conte de tradition populaire se risque donc sur le terrain du grand genre dont il offre un écho malicieux et comme dégradé.
En effet Blanquette est une chèvre qui parle – certes en patois (« la chèvre se retourna et lui dit dans son patois »), mais ce qu’elle dit en patois est bien policé : « Écoutez, monsieur Seguin, je me languis chez vous, laissez-moi aller dans la montagne ») ; elle pousse un comique « Mé ! » mais dont on assure qu’il a un accent bien « triste » ! Et c’est une chèvre qui pense et raisonne (« Ça ne fait rien, monsieur Seguin, laissez-moi aller dans la montagne »), autant de traits d’humanité et de psychologie qui en fait font de Blanquette l’équivalent non de la chèvre d’Esméralda, mais bien d’Esméralda elle-même, traitée sur le mode burlesque : la tonalité affective et populaire de son nom qui est un diminutif, Blanquette – la petite blanche ou celle qui est un peu moins blanche qu’attendu -, diminue sa pureté symbolique ; quant à sa « barbiche de sous-officier », elle vient également perturber le topos de l’éternel féminin dont Esméralda était le modèle.
Dégradation du roman long encore, par des rebondissements peu rebondissants : narrateur comme lecteur jouent le jeu du faux suspense. Exemple de ces ficelles un peu grosses, lorsque M. Seguin enferme la chèvre dans étable toute noire en prenant soin de fermer la porte à double tour : « Malheureusement, il avait oublié la fenêtre. » (On pouvait s’en douter !) Même le loup connaît l’histoire : « Ha ! ha ! la petite chèvre de M. Seguin », dit-il, ce qui enferme cette fable dans un récit déjà connu dont l’issue ne fait aucun doute. Le loup à la « grosse langue rouge » et aux « babines d’amadou » est comme un lecteur vorace, peu regardant sur la question de l’originalité.
Le récit bref chez Daudet emprunte donc certains grands airs, mais pour les distancier, et produire un pur objet de transmission et de sociabilité : son format raccourci permet de renouveler un acte social – raconter une histoire – , dans un cadre d’échange épistolaire, mais également dans l’imitation des codes de la veillée, ce temps privilégié et nécessairement bref, entre le travail du jour et le sommeil de la nuit.
L’intérêt du conte est dans cette connivence, et non dans la finesse de son économie dramatique ou de ses personnages, que le conteur laisse au grand genre et à Victor Hugo !

« Les chèvres ne tuent pas le loup »

Le récit met en place l’application inéluctable de cet adage ; sa construction dramatique efficace inscrit une micro tragédie, très simplifiée, dans un univers pittoresque. Le conte de Daudet vérifie la morale liminaire de la fable de La Fontaine « Le Loup et l’Agneau » (« La raison du plus fort est toujours la meilleure »), et la raison du loup ici l’emporte encore ! Mais l’agneau de La Fontaine « ne tente pas le diable », il est seulement la « victime raisonnable » (Eluard) de sa faiblesse sociale. Ici en revanche, c’est l’appétit de jouissance de la chèvre qui la condamne à une punition inexorable. Le loup symbolise les conséquences « dévorantes » du désir.

La crise tragique et la durée
Le début du récit est marqué par le temps informe de l’avant, sur le mode de la répétition. A propos des six premières chèvres : « Il les perdait toutes de la même façon ; un beau matin elles cassaient leur corde, s’en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait ». 
L’homme est inconséquent face aux messages du fatum : « C’est fini […] je n’en garderai pas une », se dit M. Seguin à juste titre, mais il est faible face aux leçons de la nature qui veut que les chèvres se sauvent et « ne tuent pas le loup ». Il s’entête, et Blanquette, significativement la septième, parachève l’œuvre du destin qui se présente comme une anti-genèse. 
C’est donc au tour de Blanquette. Après l’établissement d’une durée trompeuse : (« La chèvre se trouvait très heureuse et broutait l’herbe de si bon cœur que M. Seguin était ravi »), qui semble contredire l’enchaînement fatal initial, arrive la perturbation tragique : « M. Seguin se trompait, sa chèvre s’ennuya ». Mais ce constat renvoie l’histoire singulière de Blanquette à une inexorable loi des séries : Blanquette ne connaîtra pas un autre sort que les autres chèvres ; le temps tragique ramène l’extraordinaire à l’ordinaire. Et le récit joue faussement l’effet de surprise : « M. Seguin s’apercevait bien que sa chèvre avait quelque chose, mais il ne savait pas ce que c’était ». C’est vrai ça, qu’est-ce que ça peut bien être ?! Le récit développe finalement inutilement l’histoire de la septième chèvre, qui revient ni plus ni moins à celle des six autres, à l’histoire de toute chèvre.
A partir de l’évasion de Blanquette, s’établit une unité de temps tragique très classique – les 24 h réglementaires – puisque le fermier a une bonne discussion avec sa chèvre un matin, ce qui l’oblige à l’enfermer séance tenante dans une « étable toute noire », d’où elle se sauve fissa. Le texte dit qu’elle a batifolé toute la journée dans la montagne (« ce fut une bonne journée pour la chèvre »), mais arrive le soir (« la montagne devint violette ; c’était le soir… »), en même temps que le loup. Le combat dure toute la nuit, « E piei lou matin lou loup la mangé. »
La catastrophe finale est, comme il se doit, annoncée par un signe manifeste, le vol du rapace charognard : « Un gerfaut, qui rentrait, la frôla de ses ailes en passant », le chant d’un « coq enroué ». Le retentissement de la trompe du fermier, dans « un dernier effort », sonne comme une trompette du jugement dernier ; « la pauvre bête […] n’attendait plus que le jour pour mourir. »

Dans ce schéma tragique, les personnages forment deux couples antithétiques, dont Blanquette est le pivot
Blanquette et M. Seguin


Le texte, au début, joue la comédie du mauvais mariage : M. Seguin ne garde aucune chèvre. Incarnations d’un désir d’émancipation typiquement féminin, elles finissent toutes par s’enfuir et se faire dévorer par le loup (image traditionnelle du prédateur masculin, mais aussi plus généralement du désir). Dans leur inconséquence, elles ne voient pas que le « brave » M. Seguin qui, certes, leur met la corde au cou, est un maître « caressant ». Le conte relaie malicieusement les lieux communs populaires sur « l’esprit qui vient aux femmes », comme dans le conte de La Fontaine, Comment l’esprit vient aux filles, dans lequel la jeune Lise de « quatorze ou quinze ans » acquiert miraculeusement de l’esprit lorsqu’elle est hardiment dépucelée par le révérend Père Bonaventure. Le narrateur de La Chèvre de M. Seguin suggère cette fatalité du désir féminin : « C’étaient, paraît-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout prix le grand air et la liberté. » La Pomponnette, l’aguicheuse et fugueuse chatte du boulanger dans le film de Pagnol, La Femme du boulanger, illustre ce même thème. 
Donc après tous ces échecs, apparaît Blanquette dont la singularité doit faire mentir la généralisation précédente, elle est « toute jeune », « docile » et « caressante », et « se laisse traire sans bouger, sans mettre son pied dans l’écuelle ». Mais il n’y a que le naïf et obstiné M. Seguin pour ne pas voir que la biquette comme ses aînées ira voir là-haut si l’herbe est plus verte. « Le brave M. Seguin ne comprenait rien au caractère de ses bêtes. »
Il est comme le vieil et aveuglé Arnolphe de Molière dans L’Ecole des femmes, qui prétend épouser Agnès, et l’enferme pour que l’esprit ne lui vienne pas ; l’esprit lui vient pourtant, sous les traits avantageux du jeune Horace… 
La nature est la plus forte, la bête – car la chèvre est une bête !  –  est habitée par le mal, et se voit traitée de « coquine ! », c’est-à-dire de libertine.
Blanquette et le loup
Ce n’est donc pas par hasard que la chèvre rencontre le loup, la loi du destin qui s’occupe des chèvres autant que des hommes, s’accomplit. L’issue du combat ne laisse aucun doute : « les chèvres ne tuent pas le loup », il s’agit seulement de tenir le plus longtemps possible.
Blanquette a une caractérisation assez développée, même si elle n’évite pas les clichés de l’éternel féminin : à la fois la douceur mais aussi le goût de la liberté. Elle est bondissante, folâtre, séductrice (c’est une « petite coureuse en robe blanche » dit le narrateur en passant !), mais au moment du danger, avec l’héroïsme du désespoir, elle se révèle combattante et résistante, et jouisseuse encore jusqu’au seuil de la défaite : « Pendant ces trêves d’une minute, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe, puis elle retournait au combat, la bouche pleine. »
Face à ce portrait d’une relative densité, celui du loup est typiquement abrégé, mais en dire plus relèverait de la tautologie : il est le loup. Il est réduit à son hurlement (avec un typique « hou ! hou ! »), à ses « deux oreilles courtes, toutes droites, avec des yeux qui reluisaient », puis à sa langue rouge et ses babines. La nécessité tragique de sa prédation se lit significativement dans sa posture, « assis sur son train de derrière », « la dégustant par avance ». Le loup est toujours au singulier, c’est le terme générique qui désigne la puissance de la nature ; et il est opposé aux incarnations successives de ses victimes, les différentes chèvres en l’occurrence.
Ainsi l’économie tragique du conte opère par raccourcis ; toute excroissance narrative singulière est incluse dans un paradigme logique, celui du destin, qui n’est autre que l’instinct.

Un obscur objet de fantaisie

Pourtant quelque chose parcourt le texte qui inverse la tendance produite à la fois par la brièveté et la logique tragique. Le conte de Daudet s’inscrit dans le courant fantaisiste, qui traverse le xixe siècle, de la fin de la Monarchie de Juillet au Second Empire. 
Ce courant très labile de la fantaisie privilégie la représentation d’un univers fantasmagorique, et, chez Daudet, on voit comment son inspiration a priori (et faussement) réaliste (représentation pittoresque du monde paysan, ancrée dans la réalité provençale) s’allie à la tradition du conte et de la fable, pour s’émanciper des contraintes du réel. L’univers stylisé, artificiel, de la campagne provençale (l’enclos, l’étable noire, le troupeau qu’on ramène au soir ; le patois, la « lambrusque »), permet des échappées sur un versant onirique de la représentation, et libère l’accès à un sens moins immédiat et moins pur.

La gaieté du conteur est ironique, avec des dissonances caractéristiques de l’esthétique fantaisiste qui révèlent des pulsions de mort, omniprésente dans les Lettres, associées ici à l’expression du désir. Si l’émancipation de Blanquette a à voir avec une revendication hédoniste qui fait de la liberté une valeur non négociable, c’est aussi la libération des pulsions ; en quittant l’enclos, la chèvre gagne la forêt, la nature sauvage de Pan, où elle est courtisée par la flore et la faune :
« Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n’avaient rien vu d’aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu’à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d’or s’ouvraient sur son passage et sentaient bon tant qu’ils pouvaient. »
Tout l’espace est métonymique de la jouissance débridée de « la petite coureuse en robe blanche » :
« La chèvre blanche, à moitié soûle se vautrait là-dedans les jambes en l’air et roulait le long des talus pêle-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes… 
Et les interventions enjouées, un peu bêtes du narrateur (« Hop ! la voilà partie… »), ne sont que le masque rieur de celui qui n’est pas dupe des assauts violents de la nature que le loup vient incarner. La septième chèvre de M. Seguin, comme ses aînées, « autrement encornées », montre le caractère impérieux du désir dont le viol, suggéré par l’image de la fourrure blanche tâchée de sang, et la mort sont le prix. La chèvre incarne cet élan vital, absolu et dangereux, seule valeur qui réchappe au fond de l’univers ambivalent de Daudet, conteur sceptique et moqueur.
Qu’on pense également à L’Arlésienne du même Daudet : « une petite Arlésienne, toute en velours et en dentelles, qu’il avait rencontrée sur la Lice d’Arles, une fois. — Au mas, on ne vit pas d’abord cette liaison avec plaisir. La fille passait pour coquette […] une coquine promise à un autre. » L’Arlésienne est un fantasme, brûlant, qui ne peut mener qu’au suicide de Jan. La loi du désir est universelle ; c’est le jeune homme dans L’Arlésienne qui en est dévoré.
Les Lettres de mon moulin, s’apparentent aux arts mineurs, comme les chansons ou contes populaires ; mais à l’image de La Chèvre de M. Seguin, leur schéma simple montre sous les aspects de la brièveté et d’un tragique simple, les accents discordants et inquiétants de la fantaisie. Ce genre de pacotille réservé aux amuseurs, qui s’intègre mal à l’idée que l’on se fait de la littérature, révèle un noyau intact de peurs et de sauvagerie.

Choix de Picasso pour les illustrations : des chèvres tout en os, squelettes vivants ou momifiés, qui semblent être des vanités, ce qui est d’ailleurs explicite avec le dernier tableau : Crâne de chèvre, bouteille et bougie.

Bibliographie :

Alphonse DAUDET, La Chèvre de M. Seguin, in Lettres de mon moulin, 1866, Les Classiques de poche. En ligne : Lettres de mon moulin/La chèvre de monsieur Seguin – Wikisource
Jean de LA FONTAINE, Comment l’esprit vient aux filles, in Contes et nouvelles en vers, 1665-1671, Folio. En ligne : Œuvres complètes de La Fontaine (Marty-Laveaux)/Tome 2/Comment l’esprit vient aux filles – Wikisource
Victor HUGO, Notre-Dame de Paris, 1831, Les Classiques de poche
Daniel GROJNOWSKI, L’Esprit fumiste et les rires fin de siècle, José Corti, 1990
Filip KEKUS et Antoine PIANTONI, « Fantaisie et histoire littéraire », Fabula / Les colloques, Générations fantaisistes (1820-1939). En ligne : http://www.fabula.org/colloques/document2579.php

« Entrez, il y a des dieux aussi dans la cuisine » (Héraclite) L. Cournarie 16-11-21.

« Entrez, il y a des dieux aussi dans la cuisine » (Héraclite).
Conférence inaugurale des Midi-Conférences

Laurent Cournarie

(16 novembre 2021)

Le Podcast : https://soundcloud.com/user-991517211/entrez-il-y-a-aussi-des-dieux-dans-la-cuisine-laurent-cournarie?utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

« « A vrai dire, certains de ces êtres n’offrent pas un aspect agréable ; mais la connaissance du plan de la Nature (ἡ δημιουργήσασα φύσιϛ) en eux réserve à ceux qui peuvent saisir les causes … des jouissances inexprimables (ἀμηχάνους ἡδονὰς). (…) Il ne faut donc pas céder à une répugnance enfantine et nous détourner de l’étude du moindre de ces animaux. En toutes les parties de la Nature il y a des merveilles (Ἐν πᾶσι γὰρ τοῖς φυσικοῖς ἔνεστί τι θαυμαστόν) ; on dit qu’Héraclite, à des visiteurs étrangers qui, l’ayant trouvé se chauffant au feu de sa cuisine (πρόϛ τῷ ἴπνῷ), hésitaient à entrer, fit cette remarque : “Entrez, il y a des dieux aussi dans la cuisine” (εἶναι γὰρ καὶ ἐνταῦθα θεούς). Eh bien, de même entrons sans dégoût dans l’étude de chaque espèce animale : en chacune, il y a de la nature et de la beauté. Ce n’est pas le hasard, mais la finalité qui règne dans les œuvres de la nature, et à un haut degré ; or, la finalité qui régit la constitution ou la production d’un être est précisément ce qui donne lieu à la beauté ». (Aristote, Traité sur les parties des animaux, 645a, traduction J.-M. Leblond, Paris, Aubier, 1945, p. 119).

Monsieur le Proviseur, chers collègues et membres du personnel, chers élèves, merci de votre présence et bienvenue à toutes et à tous.

J’ai la responsabilité mais aussi le privilège d’inaugurer ce nouveau projet dans l’établissement, nommé les Midi-Conférences. Ce titre condense l’idée d’organiser des Mini-Conférences à midi, au lycée Saint-Sernin, en Midi-Pyrénées. Le soleil du logo officiel que vous découvrez sur les affiches, réalisées par trois élèves de terminale dont on salue le travail et l’engagement, illustre cette fusion entre le milieu du jour (midi) et le point cardinal (le Sud, le Midi), sous la maxi-verticale, pour ainsi dire, du clocher de la basilique Saint-Sernin. Mon intervention n’est pas la première Midi-Conférence mais la présentation de l’esprit des Midi-conférences : leur origine, leurs modalités et les convictions de base qui les sous-tendent.
1. Pour marquer le passage au XXIè siècle, en 2000 a été lancé en France un projet soutenu par le Ministère de la culture de l’époque, placé sous la direction du philosophe Yves Michaud, et intitulé : « L’université de tous les savoirs ». Du 1er janvier au 31 décembre de cette année-là, 366 leçons magistrales ont été prononcées au Conservatoire national des arts et métiers par des spécialistes de renommée internationale[1], sur tous les aspects et sur tous les problèmes nouveaux du savoir contemporain[2]
Toutes proportions gardées — car je n’oserai me comparer à Y. Michaud et il n’y a pas, je crois, parmi nous, ou pas encore, de prix Nobel ! — les Midi-Conférences s’inspirent très modestement et lointainement de ce projet qui pourrait se nommer comparativement : « Le lycée de tous les savoirs ». Mais pour être modeste dans son format et ses ambitions (sans la périodicité et sans la visée encyclopédique), il n’en demeure pas moins original, à plus d’un titre. 
En effet, il s’agit de s’appuyer sur la richesse et la diversité des enseignements au lycée Saint-Sernin, pour proposer à tous les élèves (de la seconde à la khâgne) et à tout le personnel (1èreoriginalité), en marge des cours, voire des programmes (2ème originalité), à la pause méridienne, sans aucune contrainte institutionnelle ou didactique (3ème originalité), des conférences au format court (15 minutes), assurées bénévolement par les enseignants de toutes les disciplines (4ème originalité), du secondaire aux classes préparatoires, sur tous les sujets possibles (5ème originalité). Cet ancrage dans les ressources intellectuelles de l’établissement autour d’un projet rassemblant toute la communauté éducative est l’assise même des Midi-Conférences.
Ensuite, dans ce cadre où de fait les divisions habituelles qui organisent et rythment la vie scolaire des enseignants et des élèves (niveaux, classes…), seront très ponctuellement mises entre parenthèses, les Midi-conférences visent à instaurer un autre rapport aux savoirs, un peu décalé, plus direct, plus libre aussi, le tout dans un éclectisme assumé et, si possible, joyeux. Donc quelque chose qui ressemblerait à un savoir inclusif, un savoir gai et un savoir universel.
Ainsi, le temps d’une récréation sérieuse (puisque ce sont des conférences), l’école pourrait retrouver l’antique vocation de son nom (Scholè : le loisir, l’occupation studieuse) et le lycée un peu plus l’ambition pluridisciplinaire de son fondateur (Aristote).
2. Concrètement, est prévue, pour commencer au moins, une conférence hebdomadaire entre 12h et 14h, à horaire variable, entre novembre et début juin, enregistrée (donc podcastable) et publiée en résumé ou intégralement sur le blog prepasaintsernin.com, d’une durée de 15 minutes, suivies de 5 minutes d’échanges (elles non enregistrées) avec le public. Enfin le CDI, assurera l’actualité bibliographique autour de chaque conférence et la communication sur les réseaux sociaux.
3. L’ensemble du projet s’articule autour de quelques convictions de base qu’on espère fédératrices.
La première reconnaît la valeur supérieure du savoir, en soi et dans l’éducation. Enseigner c’est avant tout apprendre, c’est-à-dire transmettre du savoir. Le savoir oblige chacun à s’ouvrir non seulement à ce que par définition il ignore et à ce qu’il n’est pas, mais aussi à se penser lui-même comme engagé dans un processus indéfini d’apprentissage et de connaissance du monde — processus qui le dépasse et qui est la vie même de l’esprit. C’est cette primauté du savoir au lycée que les Midi-conférences entendent défendre à leur façon.
Ensuite, il s’agit de s’appuyer sur la diversité des savoirs. Le savoir est évidemment multiple, en mouvement, en rectification permanente. Les champs disciplinaires se redéfinissent et redessinent sans cesse leurs frontières. C’est pourquoi il est nécessaire de les croiser et de les faire circuler autant que possible, sans autre prétexte que leur mise à disposition pour la réflexion individuelle et collective. Redonner de la liberté, de la fraîcheur, de la curiosité entre nous, partager nos savoirs, nos recherches, nos passions, en dehors des enseignements eux-mêmes, sans tutelle ni contrainte académique, c’est la deuxième ambition des Midi-conférences.
La troisième conviction relève d’un principe, portant sur l’égalité des savoirs. Ce principe, comme la plupart des principes, est discutable. Aussi pourrait-il faire l’objet d’une Midi-conférence, voire de plusieurs. Est-il vrai, et quelles seraient les raisons suffisantes pour le croire, qu’un savoir prétendu est vraiment un savoir et que, partant, un savoir en vaut un autre ? Il faudrait se demander ce qui fait qu’un savoir est un savoir, distinguer plusieurs formes de savoirs, selon l’objet, la méthode, le régime de preuves, etc. Autrement dit, l’épistémologie des savoirs est une tâche à reprendre constamment, et peut-être aujourd’hui plus que jamais s’il est vrai que nous vivons l’époque dite de la « post-vérité » — ce thème pourrait par exemple donner lieu à une Midi-Conférence.


Ce principe pour contestable qu’il soit, n’en donne pas moins sa justification au titre un peu insolite que j’ai proposé pour cette conférence inaugurale : « Entrez, il y a des dieux aussi dans la cuisine ».
La formule fait référence à un propos d’Héraclite)[3] cité par Aristote au début de son traité de biologie intitulé : Les parties des animaux (voir le texte de référence)[4]. Des étrangers, venus s’entretenir avec Héraclite, le surprennent dans sa cuisine. Voyant qu’ils sont embarrassés et hésitent à entrer, Héraclite leur lance : “car à cet endroit aussi il y a des dieux” (εἶναι γὰρ καὶ ἐνταῦθα θεούς). 
La phrase est énigmatique. Que viennent faire les dieux dans une cuisine[5] ? Et que vient faire ici l’anecdote sur Héraclite dans notre propos ? 
En fait, il n’y a pas d’énigme, si l’on sait que les Grecs rendaient un culte domestique aux dieux pour la protection et la prospérité de la maison, comme Hestia, précisément la divinité du feu sacré et du foyer. Le même mot désigne avec une majuscule la déesse (Hestia) et avec une minuscule le foyer (hestia) qui s’organise autour d’un autel-foyer (hestia), dans le centre circulaire de la maison (oikos) où brûle l’encens, on grille la part de nourriture consacrée aux dieux, où la famille affirme son unité mais aussi reçoit l’étranger ainsi intégré à l’espace domestique (hestia)[6].
Mais dans le propos rapporté d’Héraclite, il est question de cuisine (de fourneau : ipnos) et non à proprement parler de hestia  (foyer, autel domestique). Les dieux dans la cuisine ne désignent donc pas exactement les dieux du foyer de la religion. Et c’est bien là la cause de l’embarras des visiteurs. Non seulement Héraclite ne va pas à leur rencontre et ne les reçoit pas près de l’autel du foyer (hestia) comme c’est la coutume, mais il les prie de venir le rejoindre, au fond de la maison, près du fourneau parce que, “là aussi”, il y a des dieux, dans le feu profane ou prosaïque du poêle comme dans le feu sacré de l’hestia.
Aristote reprend alors à son compte, dans le sens de sa conception finaliste[7] de la connaissance et de la nature, ce rapprochement par Héraclite entre le sacré et le profane, le divin et le trivial (vulgaire). De même que (καθάπερ) pour Héraclite il y a des dieux aussi dans le feu avec lequel on se chauffe et on fait la cuisine, de même (οὕτω) il y a, selon Aristote, dans toutes les productions de la nature (Ἐν πᾶσι γὰρ τοῖς φυσικοῖς ἔνεστί τι θαυμαστόν), y compris dans les animaux réputés les plus vils, des beautés, des vérités admirables qui révèlent le plan d’organisation ou la finalité de la nature (ἡ δημιουργήσασα φύσιϛ )[8].
L’enseignement qu’on pourrait tirer de l’anecdote ramène à notre sujet. Tout le réel ou tout dans le réel est intéressant. A qui s’en donne la peine, il y a des merveilles en toutes choses, non pas parce qu’elles seraient pleines de dieux (Héraclite) ou admirables de finalité (Aristote), mais parce qu’elles sont en elles-mêmes dignes d’intérêt et méritent d’être connues pour elles-mêmes. Autrement dit, tout est bon dans le savoir ; à tout, le savoir est bon. Et si tous les savoirs sont bons, alors d’une certaine façon, il y a égalité entre les savoirs et même égalité dans les plaisirs qu’ils procurent pour l’esprit, comme le plaide Aristote pour l’étude de la biologie et de tous les animaux en biologie.
Enfin, ces savoirs de toutes sortes méritent un mode de diffusion le plus libéral souhaitable. C’est pourquoi les Midi-Conférences veulent promouvoir un libre échange des savoirs entre toutes les disciplines, entre les élèves et les professeurs. Tous les sujets sont légitimes, et personne ne doit se sentir exclu de participer à ce projet d’établissement qui vise à réaffirmer, localement par ses principaux acteurs, que le lycée en général, et le lycée Saint-Sernin en particulier, est d’abord un lieu de savoir et même de tous les savoirs. 
En résumé, les Midi-Conférences essaient de donner consistance et vie à l’idée parfois vague de communauté éducative autour d’un projet autonome et collaboratif de brèves conférences sur les savoirs — et le programme du premier semestre en donne déjà une idée. Le projet fait le pari de l’intelligence et de la curiosité des élèves, de l’implication d’un cercle toujours plus large de professeurs, de l’intérêt du personnel, et du soutien, déjà acquis, de l’administration. 
Pour finir, si pareil projet, qui s’ajoute à une offre culturelle déjà copieuse au lycée Saint-Sernin, aiguise votre appétit, si vous n’avez rien de mieux à faire à midi, hormis de déjeuner, que d’assister à une mini-conférence, élève, membre du personnel, collègue, vous êtes toutes et tous les bienvenus. Le programme laisse le choix de la carte. Le menu sera parfois relevé et le palais surpris par des saveurs spéciales. Mais après tout, en y réfléchissant, la cuisine, c’est de la physique, de la chimie, de l’art, des mœurs, de l’histoire…, tout un ensemble mélangé de savoirs. A midi donc, au lycée Saint-Sernin, près des cuisines, ce sera la cuisine des savoirs. Finalement, j’aimerais pouvoir vous dire comme Héraclite à ses visiteurs : “Entrez, il y a aussi des dieux aux Midi-Conférences”.

En souhaitant à toutes et à tous une belle saison des Midi-Conférences 2021-2022.
Je vous remercie de votre attention.

Bibliographie

Aristote, Traité sur les parties des animaux, traduction J.-M. Leblond, Paris, Aubier, 1945.
Louis Robert, « Héraclite à son fourneau », Ecole pratique des Hautes études, Annuaire 1965-1966, 1965, pp. 61-73. https://www.persee.fr/doc/ephe_0000-0001_1965_num_1_1_4897
Jean-Pierre Vernant, « Hestia-Hermès. Sur l’expression religieuse de l’espace et du mouvement chez les Grecs », Mythe et pensée chez les grecs, Paris, La Découverte, 1990.
L’université de tous les savoirs : https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/universite-de-tous-les-savoirs/

[1] Par exemple, des prix Nobel comme Claude Cohen-Tannoudji, Pierre-Gille de Gennes pour la physique, François Jacob pour les sciences du vivant ou une médaille Fields en mathématiques comme Alain Connes.
[2] Les conférences ont été publiées aux éditions Odile Jabob :  https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/universite-de-tous-les-savoirs/
[3] Philosophe grec « pré-socratique » du VIème siècle avant J.-C. qui professe un devenir universel, ici représenté par Raphaël dans sa fresque de l’Ecole d’Athènes (Rome, Vatican, 1508-1512), en pensieroso sous les traits de Michel-Ange.
[4] Philosophe grec du IVème siècle avant J.-C. qui a fondé le Lycée où toutes les connaissances de son temps étaient enseignées (physique, biologie, “métaphysique”, logique, éthique, politique…) et qui fut le précepteur d’Alexandre.
[5] Cf. l’article de l’historien et épigraphiste Louis Robert, « Héraclite à son fourneau », 1965, https://www.persee.fr/doc/ephe_0000-0001_1965_num_1_1_4897.
[6] Hestia fait couple avec Hermès, elle la déesse du clos, du fixe, du repli de la communauté sur elle-même, lui le dieu du mouvement et du passage qui se tient aux portes, aux carrefours. Cf. l’étude de J.-P. Vernant, « Hestia-Hermès. Sur l’expression religieuse de l’espace et du mouvement chez les Grecs », Mythe et pensée chez les grecs, Paris, La Découverte, 1990.
[7] Le finalisme considère que toute chose a une fin et que la connaissance de la fin fait connaître la chose.
[8] Cf. supra, le passage plus complètement en texte joint.


PUBLICATIONS

2023

COURNARIE, L., L’art dans la culture,
Paris, Vrin, 376 p.
PHILOSOPHIE

L’art est un fait de culture. Et c’est toujours en termes culturels qu’on aborde la réflexion sur l’art. Mais qu’est-ce que l’art dans la culture? Pour instruire cette question souvent éludée, cet essai articule trois énoncés principaux. La technique est à l’origine de l’art; l’art s’affranchit de la technique par son pouvoir de représentation, support d’une expérience dite esthétique; les arts techniques et les nouvelles technologies transforment culturellement l’art et l’esthétique. Le rapport art-technique en est le fil conducteur et la valeur de l’art au sein de la culture, notamment contemporaine, son objet. Si l’art est technique et doit être esthétique, comment s’ordonnent l’art, la technique et l’esthétique? De leurs relations dépend le sens de l’art dans la culture et peut-être même de la culture.


https://www.vrin.fr/livre/9782711631339/lart-dans-la-culture



JEAN JAURÈS ou le pari de l’éducation, Toulouse, Privat, 2023
HISTOIRE


Comment l’école peut et doit intervenir pour éduquer à la citoyenneté et à la laïcité ? Cette question ne cesse de grandir en urgence, comme le rappellent des drames récents en France et dans le monde. Historiens, philosophes, sociologues, juristes, praticiens et théoriciens de l’enseignement en débattent à la lumière des analyses toujours actuelles de Jean Jaurès. Issu du concours des meilleurs spécialistes et historiens sur la genèse et les aspects de la pensée de Jaurès en matière
d’éducation, ce livre entend non seulement alimenter la connaissance de Jaurès, mais aussi fournir à tous ceux qui oeuvrent à l’éducation des jeunes de ce pays des outils conceptuels et des pistes de réflexion utiles. De notre « société violente et chaotique », on ne pourra réduire les tares déjà dénoncées par Jaurès et si loin d’être résorbées qu’au prix d’une mobilisation convergente de toutes les forces de progrès. L’éducation, une « génération » selon Jean Jaurès, est le terrain idéal pour entamer l’effort collectif et fraternel vers le progrès de l’humanité.

Article d’
Olivier LOUBES: « Jean Zay, dans la promesse de Jaurès ? Discours croisés à la jeunesse 1903-1936 ».

2022

COURNARIE, L., MONTAIGNE : Lire l’Apologie de Raymond Sebond, Paris, L’Harmattan, 2022
PHILOSOPHIE



Dans les Essais de Montaigne, un essai domine tous les autres : l’Apologie de Raymond Sebond. Dans ce chapitre, véritable œuvre dans l’œuvre, la défense de Sebond se transforme en illustration du scepticisme dynamique de Montaigne. L’auteur propose ici, de manière inédite, un commentaire philosophique intégral de ce texte majeur de la philosophie française. S’en dégage un anti-rationalisme restitué dans toute sa cohérence qui paraît bien situer la pensée de Montaigne du côté d’un pyrrhonisme fidéiste ou d’un fidéisme sceptique.


COURNARIE, L., Religion et démocratie, une introduction à Marcel Gauchet, Toulouse, Entremises, 2022.
PHILOSOPHIE



Marcel Gauchet occupe une position originale dans le milieu intellectuel français. Il compte parmi les intellectuels les plus connus, mais on a du mal à le classer selon les distinctions académiques, comme philosophe, historien ou comme sociologue – c’est un philosophe qui ne fait pas de l’histoire de la philosophie, un sociologue qui ne défend pas la sociologie, un économiste qui ne surdétermine pas l’économie. 
Dans cet ouvrage magistral, Laurent Cournarie montre que la pensée de M. Gauchet se déploie selon un double mouvement : désir de saisir les mutations du présent – car c’est le présent qu’il faut penser – et nécessité de remonter haut dans le passé pour comprendre le contemporain, en faisant le long détour de l’histoire longue. La politique du jugement suppose l’histoire. Mais l’histoire ne suffit pas : la philosophie est requise pour conceptualiser et schématiser les données. 
Or, mener à bien ce programme implique également de faire « le détour par la religion, clé de tout notre passé, pour peser la nouveauté de notre présent » . Il passe donc par une philosophie de l’histoire politique de la religion, qui revendique et assume le projet résolument intempestif de remembrer tout le champ des sciences humaines…



BORIES, E., Le Sens social de la liberté. Axel Honneth, penseur de notre présent, Paris, Classiques Garnier, 2022, 186 p.
PHILOSOPHIE



Penser la liberté comme une notion sociale implique d’adopter une méthode et un style inédits. Dans ce but, Axel Honneth fait peu neuve de notions rencontrées chez Hegel, Marx, Dewey ou Habermas. Inspiré par la psychanalyse, il inaugure enfin une thérapeutique sociale inédit et fructueuse.



COUJOU, J.-P, Philosophies du Siècle d’Or espagnol. Figures de la pensée juridique et politique, Paris, Champion, 2022, 600 p. (à paraître 2022).


PHILOSOPHIE

COUJOU, J.-P., Suarez dans l’histoire de la métaphysique, 1, Toulouse, Entremises éditions, 2022, 350 p. (à paraître 2022).
PHILOSOPHIE


Le débat riche et diversifié que propose Suárez avec l’histoire de la métaphysique n’est pas sans effet sur la représentation que l’humain met en oeuvre relativement aux limites de son savoir, à l’usage de ses facultés et aux conditions de légitimité de sa pratique. Selon cette perspective, la métaphysique détermine le socle des modes d’actualisation de la connaissance et de l’action et son histoire permet de mesurer la portée de son influence sur ces dernières. Elle a, en ce sens, une dimension performative comme expression de la structure d’une conduite opératoire pouvant être appliquée dans les sphères de la connaissance et de la pratique. Deux perspectives distinctes de la philosophie seraient par là même rappelées par Suárez et dont il s’agissait d’effectuer la synthèse : la première – celle d’une sagesse à réactualiser (Sophia) – s’identifie originellement à la mise en présence de l’être à lui-même par la raison ; la deuxième implique un mode d’apparaître des hommes les uns aux autres dans un espace commun constitué par l’agir humain et établissant la possibilité d’exister publiquement (Philia). Tel est précisément le mérite, et non l’un des moindres, de l’interrogation sur l’histoire de la métaphysique que peut nous proposer Suárez.

COUJOU, J.-P., Suarez dans l’histoire de la métaphysique, 2, Toulouse, Entremises éditions, 550 p., (à paraître) 2022.
PHILOSOPHIE


L’examen du débat engagé, directement ou indirectement, par la postérité (Grotius, Hobbes, Leibniz, Locke, Kant, Schopenhauer ou Heidegger …) avec les présupposés et les enjeux de l’œuvre politique et métaphysique de Suárez, permet de tracer le cadre dans lequel se dessine la constitution historique de l’ontologie politique des modernes. La pensée de Suárez permet, lorsqu’on analyse son influence protéiforme sur la modernité, de révéler son actualité persistante au regard d’une telle constitution. Un chemin est proposé pour rechercher comment les hommes doivent exister tout en coexistant et quel type de liberté ils sont en droit d’espérer au regard des possibilités que leur accorde leur raison et des limites que leur impose leur finitude. La liberté politique doit désormais être pensée sous l’égide d’une problématique renouvelée du droit et de la loi de telle sorte que tout un chacun y trouve réalisé le droit à avoir des droits, ce qui constituerait un objectif métaphysique et éthique de l’État, identifiable à une réponse par une théorie de la pratique à la finitude et aux faiblesses de l’existence humaine. La maîtrise de la nature telle qu’elle est annoncée au début du XVIIème siècle par une science mathématique du réel accompagnée de la puissance technique, est indissociable de la recherche d’une maîtrise de l’histoire, mais toujours renvoyée à ses propres limites, c’est-à-dire au respect de l’humanité de l’humain. C’est précisément ce à quoi pouvait nous reconduire la relation entre l’ontologie et le politique, à savoir à une histoire de la métaphysique comme ontopolitique, telle qu’elle était développée par l’œuvre encyclopédique de Suárez. 

2021



COURNARIE Laurent, Le principe, une histoire métaphysique, Vrin, 2021, 252 p.
PHILOSOPHIE



— Le principe est certainement la première question de la métaphysique. Mais s’accorder sur sa nécessité n’est pas s’accorder sur sa nature ni sur le moyen de le connaître. L’histoire de la métaphysique n’aura cessé de se heurter à la même difficulté : ne pouvoir le dire qu’en lui conférant une assise transcendante ou transcendantale. Sans pareil surcroît de rationalité, on en reste au double constat : qu’il n’y a pas de science du principe mais aussi qu’il n’y a pas de science possible sans principe. Il faut donc s’y résoudre : la pluralité des principes, irréductiblement régionaux ou relatifs, est l’horizon indépassable de toute pensée du principe.
http://www.vrin.fr/book.php?title_url=Le_principe_Une_histoire_metaphysique_9782711630158&search_b



LOUBES Olivier, présentation, Ernest Lavisse, Histoire de France. cours moyen (1922), Armand Colin, 2021
HISTOIRE



De l’histoire de la Gaule à la fin de la Première Guerre mondiale, voici l’Histoire de France pour le cours moyen rédigé par Ernest Lavisse. L’ouvrage a été publié en 1922. Nous republions ce titre en ouvrage « collector » agrémenté d’une préface d’Olivier Loubes propre à recontextualiser son contenu




LOUBES, Olivier, Jean Zay. La République au Panthéon, Dunod, 2021, 336 p.
HISTOIRE



Son entrée au Panthéon en 2015 a fait de Jean Zay un homme politique reconnu par l’hommage national, mais resté trop peu connu du grand public. Pourtant, il incarne la République comme pionnier de la République sociale et par la haine qui conduisit à son emprisonnement sous la dictature de Vichy dès 1940 puis à son assassinat par des miliciens en 1944. De 1936 à 1939, il a été un remarquable ministre de l’Éducation et des Beaux-Arts du Front populaire auquel on doit la démocratisation de l’école, le CNRS, le festival de Cannes. Alors qu’aujourd’hui la référence aux « valeurs républicaines » est si fréquente mais si floue, il est plus que jamais bienvenu de connaître son combat contre le fascisme et pour la popularisation de la culture.
«  Il y a une énigme Jean Zay. […] Par sa filiation intellectuelle, sa formation, ses combats, jusque dans son martyre, le ministre de l’Éducation du Front populaire concentre en lui tout ce qui fait la noblesse de la République. Seulement, […] l’histoire n’a pas toujours été au rendez-vous. Cet ouvrage lui rend enfin justice. » (L’Histoire)

PLATON M., participation à l’ouvrage collectif : La lecture antique en VO, Paris, UGA Editions, 2021, 284 p.
Les enseignants de langues anciennes trouveront ici une aide pour faire lire des textes latins et grecs à leurs élèves ou étudiants, tous niveaux confondus.
LANGUES ET CULTURE DE L’ANTIQUITE



La notion de « lecture » est envisagée dans cet ouvrage comme un exercice distinct de la version : il s’agit de renouer avec le plaisir et l’intérêt du texte abordé en langue originale, tout en limitant les erreurs de compréhension littérale. Pour remédier aux différentes causes de blocage potentielles (linguistiques, psychologiques, culturelles), trois leviers principaux sont identifiés comme autant de facteurs facilitateurs : les images fixes ou mobiles, supports du développement d’une posture d’enquêteur ; l’oralisation ou la théâtralisation, qui facilitent l’appropriation du texte ; la construction de parcours littéraires donnant du sens à l’effort de compréhension. Les protocoles d’action proposés reposent sur des corpus variés, associant aux textes classiques des sources souvent méconnues (textes néo-latins, inscriptions issues du paysage urbain, bandes-dessinées, etc.). Les contributions présentent des outils concrets, directement exploitables en classe, et transposables selon le niveau d’enseignement visé.

2020


PLATON M., participation à l’ouvrage collectif : Les Lettres grecques — Anthologie de la littérature grecque d’Homère à Justinien, Paris, Belles-Lettres, 2020, 1632 p..
http://(https://www.uga-editions.com/menu-principal/collections-et-revues/toutes-nos-collections/didaskein/la-lecture-antique-en-vo-884598.kjsp
LANGUES ET CULTURE DE L’ANTIQUITE



Les textes, en grec ancien non traduits, sont tous largement introduits et commentés en français.
Ce volume réunit treize siècles de littérature grecque. Époque après époque se succèdent les auteurs de cette vaste période, dont les textes illustrent la diversité, la richesse et la pérennité de la littérature en grec ancien, mise à l’honneur dans cette anthologie, à laquelle ont collaboré quelque soixante-dix spécialistes.
« Grecque, sans laquelle c’est honte que une personne se die sçavant. » Rabelais



PUJO, P., Une histoire pour les citoyens, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2020, 456 p.
ALLEMAND
http://www.pub-editions.fr/index.php/auteurs/p/pujo-pauline/une-histoire-pour-les-citoyens-etude-franco-allemande-1760-1807.html


Ce livre apporte un regard nouveau sur les usages publics de l’histoire depuis la perspective des Lumières françaises et de l’Aufklärung allemande. Gravures et récits vivants, en allemand et en français, soulèvent la question de l’exemplarité de l’histoire, en marquant pour longtemps les représentations du passé, et en revisitant la définition du grand homme. C’est en particulier leur circulation entre France et Allemagne, d’un contexte politique à l’autre, qui met au jour les recompositions du discours historique autour de 1800.
Une autre représentation pédagogique de l’histoire suscitait alors la fascination tout en posant un défi de méthode : le tableau synoptique, qui permet de saisir d’un seul coup d’œil toute l’histoire pour en tirer des leçons politiques. Quelques-uns de ces tableaux seront présentés et examinés ensemble : étaient-ils porteurs d’une pédagogie émancipatrice ? Cristallisaient-ils autour d’eux une opposition entre pédagogie allemande et une pédagogie française ?

2019

BORIES, E. et ROBILLIARD St, Emmanuel Kant, Le droit de mentir suivi de Théorie et pratique. Nouvelle traduction et commentaire détaillé, Paris, Cerf, 2019.



Mentir peut-il devenir un droit ? Nos principes ont-ils une valeur pratique ? Que signifie avoir des droits ? Quelle justice peut-on attendre des rapports sociaux ? Les deux textes dont nous proposons une traduction rajeunie et une explication détaillée révèlent un Kant en débat avec ses contemporains et en phase avec l’aspiration républicaine née de la Révolution française. Un penseur moins préoccupé de théorie pure qu’attentif à montrer comment, en morale comme en politique, on ne peut affronter le cynisme ou l’opportunisme que si l’on a soigneusement instruit les valeurs qu’on entend maintenir. Sa réflexion rejoint l’individu engagé dans un choix moral compliqué, ou hésitant sur ses motivations pratiques, confronté à l’inégalité sociale ou inquiet du destin de l’humanité. En nous proposant une esquisse philosophique, c’est à-dire problématique, de ce que serait une vie juste, Kant nous invite à penser l’idéal social dont nous avons besoin.

PUJO, P., et LERENARD M., L’innovation pédagogique des Lumières, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2019, 204 p .


http://www.pub-editions.fr/index.php/auteurs/p/pujo-pauline/l-innovation-pedagogique-des-lumieres-lumieres-32.html
ALLEMAND

BORIES, E. , Hegel, Philosophie du droit, Paris, Ellipses, 2012, 128 p.
Lorsque Hegel, en 1820, met un point final à l’écriture de ce qui devait être son ultime création philosophique (les publications ultérieures de 1827 et 1830 ne seront que des reprises), celui-ci fait oeuvre d’une conception originale et inédite du droit. Les Principes de la philosophie du
droit nous font découvrir un droit qui, compris comme processus d’effectuation de la liberté, se propose de réparer les incomplétudes de son aspect juridique, simple droit de contraindre, et de la moralité, simple droit de la certitude subjective. Cette pensée, au sein de laquelle le droit s’étend à tout le système de la liberté et progresse vers un accomplissement de plus en plus abouti de celle-ci en tant qu’idée, ne saurait cependant s’en tenir à une représentation, fût-elle habile et rigoureuse, de cette dernière. OEuvre de l’« esprit objectif », le droit hégélien s’enrichit en effet lui-même en irrigant le fil de nos vies, et se définit dans les épreuves que nous faisons de la famille, de la société civile, et de l’État. C’est pourquoi, en nous parlant d’amour, de contrat de propriété et d’échange, de confiance dans la loi, en excitant notre disposition à nous indigner de l’injustice toujours possible et toujours réelle des lois, la philosophie hégélienne du droit nous parle de nous ; de l’apprentissage difficile, quelquefois heureux, que notre vie sociale nous offre de la liberté.


Philosophie Bibliographie 2022 LSS / BL


Éric Bories
et Jean-Paul Coujou


Conseils de lecture destinés aux élèves entrant en classe préparatoire de Lettres première année (Hypokhâgne BL) au lycée Saint Sernin

La classe d’hypokhâgne, conçue comme un pont jeté entre la classe de Terminale et la classe de khâgne, implique que le travail d’initiation à la philosophie réalisé au terme de l’enseignement secondaire soit consolidé, approfondi, enfin prolongé, selon des perspectives encore inaperçues.  Ces trois orientations peuvent efficacement vous guider à exploiter au mieux un tempus legendi philosophique, qui, si l’on s’en tient aux deux mois de vacances d’été, reste très bref.

Pour consolider le travail accompli en Terminale
Il va de soi que vos cours de philosophie sont à relire attentivement dans ses trois dimensions : étude des notions, étude des œuvres, étude des repères (universel/particulier/singulier, nécessité/contingence, sujet/objet, mobile/motif, etc.). J’insiste tout particulièrement sur la nécessité de bien connaître les repères qui restent trop souvent mal maîtrisés. Il serait bon, enfin, que les élèves issus de toute autre série que la série littéraire se familiarisent avec des notions absentes de leur programme : je pense notamment à la question du langage, ou à la question de l’histoire, absentes des programmes de Terminale S. Les ouvrages suivants peuvent par ailleurs utilement vous aider à consolider, compléter, et approfondir vos acquis :

– RUSS Jacqueline, Les chemins de la pensée, Armand Colin. Pour ce qui est de la connaissance des notions, de la façon dont elles peuvent s’articuler entre elles. Très utile pour combler des lacunes sur les notions.
– CHOMIENNE Gérard, Lire les philosophes, Hachette éducation. Connaissance des notions, des thèses d’auteurs, et de leurs articulations problématiques. Très utile pour apprécier les grands « débats d’idées » au sein de l’histoire de la philosophie.
– MORICHÈRE Bernard (sous la direction de), Philosophes et philosophies, Tome 1 (Des origines à Leibniz) & Tome 2 (De Locke à nos jours), Nathan. Anthologie de textes organisés chronologiquement par philosophes, ensuite par thèmes chez ces philosophes. Très utile pour combler ses lacunes sur les thèses classiques soutenues par les philosophes ou pour parfaire les connaissances sur cet aspect : Qu’estce que la morale chez Kant ? En quoi consiste le nihilisme nietzschéen ?  Qu’estce que le réel physique selon Bachelard ?

Conseils de consultation de dictionnaires de philosophie, valable d’ores et déjà ainsi que pour l’ensemble du parcours d’étude en philosophie :
– LECOURT Dominique (sous la direction de), Dictionnaire d’histoire et de philosophie des sciences, PUF.
– RAYNAUD Philippe et RIALS Stéphane (sous la direction de), Dictionnaire de philosophie politique, PUF.
– CANTOSPERBER Monique (sous la direction de), Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale, 2 tomes, PUF.
– ZARADER, JeanPierre, (sous la direction de), Le vocabulaire des philosophes, 4 volumes, Ellipses.

Pour approfondir le travail effectué en terminale

L’initiative du travail d’approfondissement passe nécessairement par la décision de commencer à lire directement des œuvres philosophiques, avant même de découvrir tel ou tel commentaire. Ce travail de lecture aura à se prolonger naturellement en cours d’année d’hypokhâgne. De façon à entamer cette entreprise, je suggère de choisir une ou deux œuvres d’auteurs et/ou d’objets très différents, à lire pendant les vacances d’été dans la bibliographie suivante, et de poursuivre dans la liste proposée ci-après en cours d’année :
PLATON, Phèdre, Banquet, République livre X.
ARISTOTE, Éthique de Nicomaque livres I et X, livres V et VI, livres VII et IX ; Les politiques, livres I et III.
EPICURE, Lettre à Ménécée.
SENEQUE, La vie heureuse.
MONTAIGNE, Essais, II, 12 « Apologie de Raymond Sebond ».
MACHIAVEL, Le prince.
DESCARTES, Principes de philosophie, lettre préface au traducteur et Ière partie. Méditations métaphysiques.
HOBBES, Léviathan, Livre I.
PASCAL, Pensées.
SPINOZA, Traité de la réforme de l’entendementTraité théologicopolitique. Traité politique
LOCKE, Second traité du gouvernement civil.
ROUSSEAU, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ; Du contrat social, I et II ; Émile ou De l’éducation, livre IV « Profession de foi d’un vicaire savoyard ».; Essai sur l’origine des langues.
HUME, Enquête sur l’entendement humain.
KANT, Critique de la raison pure, préface de la 2nde édition, Fondements de la métaphysique des mœurs ; Qu’est-ce que Les Lumières ? et Vers la paix perpétuelle ; Sur un prétendu droit de mentir par humanité ; Critique de la faculté de juger, « Analytique du beau » ; HEGEL, Propédeutique philosophique ; Esthétique « Introduction » ; La raison dans l’histoire.
NIETZSCHE, Le crépuscule des idoles ; La naissance de la tragédie.
MARX, Manuscrits de 1844.
POPPER, La connaissance objective, I.
BACHELARD, La formation de l’esprit scientifique.
HEIDEGGER, Qu’estce qu’une chose ? ; « L’origine de l’ouvre d’art » in Chemins qui ne mènent nulle part.
MERLEAUPONTY, « le langage indirect et les voix du silence » in Signes ; Eloge de la philosophie.
KUHN, La structure des révolutions scientifiques.
CANGUILHEM, La connaissance de la vie.
HONNETH, La lutte pour la reconnaissance.

Pour le plaisir de découvrir les réflexions philosophiques d’aujourd’hui

Enfin, Il s’agit de ne surtout pas négliger, pour accompagner et encourager le travail de lecture d’œuvres souvent difficiles, d’entretenir et de développer le goût de lire de la philosophie en exerçant votre curiosité. Avant de vous proposer ci-dessous quelques suggestions, je vous invite à ne pas hésiter à fréquenter régulièrement les librairies pour vous informer des dernières publications, à assister à des conférences ou colloques dont les thèmes suscitent votre intérêt.

Voici quelques suggestions de lecture parmi les publications plus ou moins récentes :
– BUTLER Judith, Qu’estce qu’une vie bonne ?, Manuels Payot.
– JONAS Hans, Le principe responsabilité, Champs Flammarion.
– RAWLS John, Théorie de la justice, Points Seuil.
– HABERMAS Jürgen, La paix perpétuelle, Editions du Cerf.
– AGAMBEN Giorgio, Qu’estce que le contemporain ?, Payot & Rivages.
– WORMS Frédéric, La philosophie en France au XX° siècle, Folio.

Anglais Bibliographie 2022

Julie Miguel
 
Khâgne BL Anglais 2021-2022

Travail pour cet été :

Les anglicistes LVA et LVB travailleront sur le dossier distribué le jour de l’accueil le 25 juin, vous le trouverez aussi en pièce jointe. A partir des documents vous analyserez la décision de la Cour Suprême concernant le statut des chauffeurs Uber en résumant les arguments de chaque partie prenante et en analysant les enjeux politiques et économiques  de cette décision, ce qui peut exiger une recherche sur la Cour Suprême. Vous rendrez ce travail à la rentrée (si vous l’imprimez : caractère 12, pas plus de trois pages avec interligne pour permettre la correction).

Dossier (deux liens et trois PJ)
https://www.supremecourt.uk/press-summary/uksc-2019-0029.html
https://www.bbc.com/news/business-56123668

Je suggère aussi la fréquentation régulière des podcasts du Guardian, à commencer par celui-ci ou ceux de NPR.org
https://www.theguardian.com/news/audio/2016/jun/10/how-uber-conquered-london

Pour tous les élèves soucieux d’avoir une base sur l’Angleterre au 20e siècle car c’est là qu’il y des lacunes en général je conseille les 128 pages de :
L’Angleterre au 20e siècle de FC Mougel, éditions les Essentiels chez Ellipses ( à partir d’un euro en occasion)

<object class="wp-block-file__embed" data="https://prepasaintsernin.com/wp-content/uploads/2021/06/uberdecisionguardian.pdf&quot; type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Embed of uberdecisionguardian
uberdecisionguardian

Allemand Bibliographie 2022 LSS / BL

Allemand Bibliographie LSS / BL

Pauline Landois

Bibliographie indicative | Allemand, CPGE BL

Laplupart des ouvrages cités dans cette bibliographie sont disponibles à l’achat neufs ou d’occasion dans les librairies Gibert Joseph par exemple ou sur des sites internet spécialisés tels que momox-shop.

Ouvrages d’histoire, de civilisation et sur les sujets d’actualité

-Johann Chapoutot, Histoire de l’Allemagne 1806 à nos jours, Paris, PUF collection « Que sais-je », [2014] 2017, 128 pages, 9.90€ neuf
– Gabriele Padberg-Jeanjean, Deutschland – Grundwissen und mehr, Paris, Armand Colin (1ère ou 2ème édition), 29€ neuf
– Brigitte Duconseille, Deutschland aktuell, L’Allemagne d’aujourd’huiles nouveaux défis, Paris, Ellipses, 2019, 192 pages, 19.50€

Romans
-Sebastian Haffner, Geschichte eines Deutschen. Die Erinnerungen 1914-1933, dtv, 2002, 304 pages
– Éric Vuillard, L’ordre du jour, Arles, Actes Sud, 2017, 160 pages Prix Goncourt 2017



Bandes dessinées
[en français] Nora Krug, Heimat : loin de mon pays, Paris, Gallimard, 288 pagesDisponible à la médiathèque José Cabanis : 940.53 K | Etage 1 – Société : Histoire   [en allemand] Nora Krug, Heimat: ein deutsches Familienalbum, Penguin Verlag, 2018Interview de Nora Krug sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/084382-000-A/roman-graphique-un-lourd-passe/

Sébastien Goethals / Philippe Collin, La patrie des Frères Werner, Paris, éditions Futuropolis, 2020, 23€

Podcasts
Sur le site de „Deutschlandfunk Kultur“ ou l’application DLF Audiothek, notamment les émissions : „Zeitfragen“ (de 5 minutes à 30 minutes)


Vidéos
ARTE : 
„Geschehen, neu gesehen“ (émission d’histoire, n’importe quels épisodes, à visionner en allemand)
https://www.arte.tv/de/videos/090597-000-A/geschehen-neu-gesehen-wahre-geschichte/

« Bauhaus: Die neue Zeit » (1 saison, 6 épisodes), créée par Lars Kraume

Netflix – de nombreuses séries allemandes sont disponibles sur cette plateforme. Elles sont toutes l’occasion d’écouter de l’allemand donc n’hésitez pas !
Plus précisément, vous pouvez regarder en allemand :
« Barbaren »
– « Un crime parfait, l’assassinat de Detlev Rohwedder », Docu-Série
Instagram
Suivez l’actualité de : 
– Zdf info
– Katapult magazin 
– dfjw / ofaj
– arte.tv
– artetracks
– spiegelmagazin

Langues et culture de l’Antiquité : Grec et Latin

Equipe pédagogique :

Muriel Fazeuille
Jean-Luc Lévrier
Maryse Palévody
Marie Platon

Les Langues et culture de l’Antiquité font partie de la formation obligatoire en Lettres supérieures A/L. Chaque étudiant suit un enseignement de 2 heures de latin ou de grec, niveau débutant ou confirmé, et d’1 heure de culture antique. A l’approche spécifiquement linguistique de la langue ancienne est associé le programme de culture antique, renouvelé chaque année (pour 2024-2025 : Amour et amitié), qui permet l’analyse critique et pluridisciplinaire des grands textes de l’Antiquité.
Ainsi l’enseignement des Langues et culture de l’Antiquité poursuit plusieurs objectifs :
– approcher une civilisation qui est l’une des sources de nos systèmes de pensée et de notre culture ;
– se familiariser avec des auteurs et des œuvres littéraires dont on découvre la singularité et la richesse grâce à la pratique de la traduction et du commentaire ;
– maîtriser la grammaire qui, au-delà des langues anciennes, sera utile pour l’analyse textuelle en général et l’acquisition réflexive des langues vivantes. 
– préparer les concours des ENS et des autres Grandes Ecoles. Le concours des écoles de commerce et management notamment nécessite deux langues : l’une est obligatoirement l’anglais, l’autre peut être le latin ou le grec ancien.

CHOISIR LE LATIN EN HYPOKHÂGNE

Le latin est la langue ancienne du français. Langue officielle de l’Empire romain, elle reste jusqu’à la Renaissance la langue du droit, de l’administration, de la diplomatie. Elle est longtemps également la langue de la science et de la philosophie. La littérature moderne et contemporaine reste très marquée par la langue et la culture latines.
Plusieurs cours de latin sont proposés, quel que soit votre niveau ou votre expérience :
– latin débutant, pour celles et ceux qui n’en n’ont jamais fait ou très peu ;
– latin confirmé pour celles et ceux qui en ont fait au lycée.

Aux 2 heures obligatoires, vous pouvez si vous le souhaitez ajouter 2 heures d’enseignement complémentaire de latin, de niveau débutant ou confirmé : vous vous donnerez ainsi toutes les chances de réussir, au terme de votre parcours en classes préparatoires, les épreuves écrites ou orales de langue ancienne aux concours des ENS ou d’autres concours. Cet enseignement complémentaire de spécialité est accessible à tous les étudiants quel que soit le profil envisagé, mais est tout particulièrement recommandé à celles et ceux qui se destinent à un parcours de Lettres Modernes (notamment en vue de l’agréation), de Philosophie ou d’Histoire. 
Le lycée Saint-Sernin peut en outre proposer un enseignement conjoint de latin ET grec (2 h + 2 h). Néanmoins, les étudiants souhaitant se spécialiser en langues anciennes et visant le CAPES et l’Agrégation de lettres classiques doivent plutôt suivre leur formation au Pierre de Fermat (Toulouse) en hypokhâgne AL.

L’équipe de latin du lycée Saint-Sernin : Virginie Masclet, Maryse Palévody, Marie Platon.

CHOISIR LE GREC EN HYPOKHÂGNE


Poursuivre le grec en 2ème année

Contact : 
muriel.fazeuille@ac-toulouse.fr
marie.platon@ac-toulouse.fr


Vous entrez en khâgne : poursuivre un enseignement de grec (ou de latin) se pose à vous : à quoi cela sert-il ? Qui
peut / doit continuer le grec ?
Ci-dessous vous trouverez les différents cas de figures et vous jugerez de la pertinence de garder ou non cet enseignement.
I.Le grec aux concours

1.Les concours des ENS
✔ Aux épreuves de l’ENS Lyon, il n’y a pas d’épreuves écrites de grec ancien. En revanche, à l’oral dans le cadre des épreuves d’admission, vous pouvez présenter le grec (ou le latin)(traduction d’un texte de 120 mot avec dictionnaire et commentaire*) ou une langue vivante (commentaire d’un article de presse).
*L’épreuve de grec est présentée de façon plus exhaustive en fin de document.
Tout étudiant, quelle que soit sa spécialité en khâgne peut choisir le grec pour les épreuves orales d’admission.
✔ Aux épreuves de l’ENS Ulm, le latin ou le grec sont obligatoires à l’écrit.

2.Les concours bac +2 autres que l’ENS
✔ Ecoles de commerce /ECRICOME (par la Banque Epreuves Littéraires). Pour les épreuves orales, on peut remplacer la langue 2 par une épreuve de grec (ou de latin).
✔ Ecoles de management (par la Banque Epreuves Communes). Epreuve écrite de grec (ou de latin) et éventuellement épreuve orale de grec (ou de latin).

3.Concours de l’Education nationale
✔ AGREGATION de lettres modernes : version grecque ou latine obligatoire à l’écrit.
✔ AGREGATION de philosophie : possibilité de présenter une épreuve orale de grec (ou de latin).
✔ CAPES et AGREGATION de lettres classiques : obligation de présenter des épreuves écrites et orales de latin et de grec.

II.Le grec pour la cohérence du cursus scolaire
Il s’agit de conserver un enseignement de grec mais en ne le présentant pas aux concours.
-dans le cadre d’une spécialité en lettres modernes, la poursuite du grec est obligatoire sauf si si vous étudiez deux langues vivantes ou si vous suivez la préparation aux concours des écoles de commerce, de journalisme…
-dans toutes les autres spécialités (HIDA, théâtre, ciné, philosophie, histoire-géo….), l’enseignement du grec peut se poursuivre car cette langue, à moyen terme, sera utile pour une L3 un M1, M2….
C’est sans doute le plus important, vous pouvez choisir de poursuivre le grec PAR GOUT, PAR PLAISIR ; c’est aussi une dimension importante dans les études….
Concrètement, vous pourrez suivre 2 heures de grec en khâgne. Les étudiants débutants et confirmés y sont mélangés. Les notions grammaticales (morphologie et syntaxe) y seront systématiquement revues ; l’entraînement à la traduction d’un texte grec (version) constituera une part importante de l’enseignement ainsi que le commentaire littéraire. Les cours préparent à l’épreuve ORALE de l’ENS Lyon : traduction d’un texte de 120 mots environ avec dictionnaire ; le texte portera obligatoirement sur le thème de culture antique 2019-20 « Savoir, apprendre, éduquer ». La préparation est de 1 heure ; l’oral dure 20 mn ; s’ensuit un entretien de 10 mn avec le jury. 
Si des étudiants veulent préparer les écrits de l’ENS Ulm, qu’ils se fassent connaître à la rentrée, car une préparation spécifique sera mise en place. 
Comme la version est au coeur de l’enseignement de grec, vous pouvez vous procurer plusieurs manuels :
-Dictionnaire grec-français d’Antoine Bailly chez Hatier
ou
-Dictionnaire grec-français abrégé d’Antoine Bailly chez Hatier
ou
-Dictionnaire grec-français de Ch.Georgin chez Hatier
Vous pouvez consulter le dictionnaire Bailly en ligne (ou le télécharger) à l’adresse suivante : https://archive.org/details/BaillyDictionnaireGrecFrancais/mode/2up
-Grammaire grecque de J.Allard et E.Feuillâtre chez Librairie Hachette
-Cahier d’activités, Grec débutant de Danielle Jouanna chez Hatier Les belles lettres

Bon été ! Χαίρετε

Anglais Bibliographie 2022 Khâgne LSS / BL

 

Travail pour cet été : les anglicistes LVA et LVB travailleront sur le dossier distribué le jour de l’accueil le 25 juin, vous le trouverez aussi en pièce jointe. A partir des documents vous analyserez la décision de la Cour Suprême concernant le statut des chauffeurs Uber en résumant les arguments de chaque partie prenante et en analysant les enjeux politiques et économiques  de cette décision, ce qui peut exiger une recherche sur la Cour Suprême. Vous rendrez ce travail à la rentrée (si vous l’imprimez : caractère 12, pas plus de trois pages avec interligne pour permettre la correction).

Dossier (deux liens et trois PJ) :
https://www.supremecourt.uk/press-summary/uksc-2019-0029.html
https://www.bbc.com/news/business-56123668

Je suggère aussi la fréquentation régulière des podcast du Guardian, à commencer par celui-ci ou ceux de NPR.org
https://www.theguardian.com/news/audio/2016/jun/10/how-uber-conquered-london


Pour tous les élèves soucieux d’avoir une base sur l’Angleterre au 20e siècle car c’est là qu’il y des lacunes en général je conseille les 128 pages de :
L’Angleterre au 20e siècle de FC Mougel, éditions les Essentiels chez Ellipses ( à partir d’un euro en occasion)

L’espagnol en BL Hypokhâgne et Khâgne



En Lettres et Sciences Sociales (BL) si vous choisissez l’espagnol en LVA (LV1) vous étudierez principalement la civilisation, l’histoire et la culture d’une aire géographique conséquente puisqu’elle comprend l’Espagne et toute l’Amérique de langue espagnole.

L’épreuve écrite de LVA des concours d’entrée aux E.N.S. requiert un excellent niveau d’expression, de bonnes connaissances historiques et culturelles ainsi que de bonnes capacités d’analyse et de réflexion.
C’est à travers des textes, des documents iconographiques, parfois des films que nous tenterons de réfléchir aux problèmes géopolitiques contemporains, aux crises et ruptures historiques, aux questions culturelles multiples propres à l’Espagne et aux nations telles que le Pérou, le Mexique, Cuba, l’Argentine etc…
Il s’agira avant tout en première année :
– d’améliorer l’expression en espagnol en revoyant des structures, en acquérant du lexique, en corrigeant ses fautes.
– d’acquérir des méthodes (le commentaire de civilisation ; le commentaire d’article de presse ; la synthèse ; la gestion du temps à l’oral ou dans les épreuves écrites ; l’autocorrection)
– d’apprendre à dégager et poser une problématique et s’interroger sur le degré de subjectivité d’un texte (discours, article d’opinion, texte d’historien, manifeste politique etc… )
– d’apprendre à analyser les stratégies discursives et la rhétorique des textes étudiés.

Le groupe d’espagnol LVA est constitué par les élèves de khâgne et d’hypokhâgne (4 heures hebdomadaires – Cours de madame Corbacho)
Les étudiants bénéficient par ailleurs d’une préparation spécifique au concours de l’ENS Saclay consacrée à la version + essai à partir d’un article de presse (1h hebdomadaire – Cours de madame Dudrueil)

En LVB (LV2) (2h par semaine) Il s’agira de se préparer à l’oral des différents concours (ENS) = Etude de la presse, textes littéraires et de civilisation.

La permutation des langues est possible en début d’année d’hypokhâgne avec l’accord des professeurs concernés.

ContactsBCorbacho@ac-toulouse.fr Lucie.Dudreuil@ac-toulouse.fr

Aux futurs hypokhâgneux hispanisants (LSSE) :
Le cours d’espagnol LVA (LV1) (5h / semaine), dont l’objectif premier est la préparation aux concours d’entrée aux Ecoles Normales Supérieures, porte essentiellement sur trois domaines :
– Histoire et civilisation de l’Espagne et de l’Amérique hispanique contemporaines (XVIII-XX° siècles) pour l’épreuve écrite de commentaire à l’ENS d’Ulm et l’ENS de Lyon (Commentaire en 6h de plusieurs documents) 
– Etude de la presse, actualité, culture hispanique et hispano-américaine, civilisation et littérature pour les épreuves orales des ENS Lyon et Ulm (Cours de Mme Corbacho)
– Langue et traduction pour l’épreuve écrite de l’ENS Cachan (version + essai sur la presse en 3 h – Cours de Mme Dudreuil) 
Le cours de LVB (LV2) (2h / semaine) a pour objectif principal la préparation aux oraux des concours d’entrée aux ENS.- Etude de la presse, actualité, culture hispanique et hispano-américaine, civilisation et littérature. (Cours de Mme Dudreuil).

Travail de révision avant la rentrée (LVA et LVB) : 
Afin de pouvoir, dès les premières semaines de cours, approfondir les connaissances et enrichir la langue sans perdre de temps sur des apprentissages déjà faits dans les classes de collège et lycée, nous vous demandons de réviser impérativement avant la rentrée :
-Toutes les conjugaisons 
-Les structures grammaticales et difficultés syntaxiques propres au castillan 
-Le lexique vu dans le secondaire 
Pour aborder sereinement la prochaine année scolaire, nous vous recommandons de lire la presse afin de vous entraîner à la compréhension d’un texte en langue espagnole mais aussi pour compléter vos connaissances de la culture et de l’actualité hispaniques et hispano-américaines.

Quelques sites d’information en accès libre sur internet  pour lire et s’informer cet été et toute l’année :
Amérique :
www.lanacion.ar (quotidien argentin)
www.pagina12.com.ar (quotidien argentin)
www.lajornada.unam.mex (journal mexicain)
www.plazapublica.guat (journal guatémaltèque en ligne)
www.elespectador.com (quotidien colombien)
https://revistaelestornudo.medium.com/ (journalisme indépendant cubain)
https://gk.city (Média équatorien = reportages approfondis)
https://www.jornada.com.mx/sin-fronteras (Reportages approfondis mexicains)

Espagne :
www.elpais.es (seuls quelques articles en accès gratuit)
www.lavanguardia.es
www.elsaltodiario.com
www.abc.es
https://www.eldiario.es/
Autres médias :
www.rtve.es
www.cadenaser.es
www.ver-taal.com (site qui permet de faire des exercices en autonomie, compréhension orale et faits      de langue).

Les hypokhâgneux très motivés et d’un très bon niveau d’espagnol pourront s’ils le souhaitent permuter leur langue B en langue A, afin d’augmenter leurs chances de réussite aux différents concours présentés à la fin de la khâgne, avec l’accord préalable des professeurs d’anglais et d’espagnol.
Le groupe de Langue A espagnol étant d’un effectif réduit (moins de 20 élèves), les progrès et l’aide personnalisée au travail sont facilités.
Attention : votre choix devra être annoncé dès la rentrée.Il va de soi que vous devrez faire les lectures et le travail cet été en fonction de ce choix.


Travail POUR LVA seulement  : 
Afin de mieux vous préparer au travail qui vous sera demandé en hypokhâgne, il vous est vivement recommandé de lire un ouvrage de civilisation espagnole et hispano-américaine tel que :
-Monica Dorange, Civilisation espagnole et hispano-américaine, 2017, Hachette supérieur
-Jacqueline Covo, Introduction aux civilisations hispano-américaines, Nathan.
Si vous n’en disposez pas encore à la maison, nous vous recommandons d’acheter :
Une grammaire, par exemple : 
-Pierre Gerboin, Christine Leroy, Grammaire d’usage de l’espagnol contemporain, Hachette supérieur (plusieurs rééditions).
Un dictionnaire bilingue pour mieux appréhender les textes à la maison (Le Larousse bilingue espagnol-français convient tout à fait)

Travail écrit obligatoire pour le 2 septembre (LVA) (Contact : BCorbacho@ac-toulouse.fr)
Abre este enlace, lee el reportaje de Isabel Ponce titulado “Las mujeres que le ganaron al desierto” y contesta por escrito las siguientes preguntas (Formato Word o OpenOffice o manuscrito)

  1. Sitúa brevemente el contexto geográfico y socioeconómico del reportaje y explica el título.
  2. Resume las principales iniciativas de las cuatro protagonistas y muestra cómo se distinguen de los demás productores del país.
  3. Qué papel desempeñan las imágenes en el reportaje. Elige una de las fotos del reportaje y descríbela detalladamente explicando qué efectos produce.
  4. ¿Te ha gustado, interesado este reportaje? Explica por qué ¿Te parece justificado que recibiera el premio de periodismo Ortega y Gasset?
  5. Traduce al francés este fragmento:

  6. “Sacar tierra de un lado, colocar otro poco en otro, correr y cerciorarse que el agua no se estanque es algo que repite al menos 20 veces durante las cuatro horas que tarda en regar una parcela de cebollas. El sol se vuelve más fuerte con el paso de los minutos, pero Daisy Dota parece no inmutarse con la temperatura y el brillo: no suda, casi no bebe agua. Mientras espera que la corriente llegue hasta alguno de los surcos, arranca la maleza que ha crecido alrededor de las cebollas.”

Actualité pédagogique et culturelle 2021-2022

9 juin 2022
Histoire des arts


Coord. N. Cournarie
Médiation des étudiants à l’exposition Orlan-Corps

17 février 2022
Histoire des arts


Coord. N. Cournarie
Médiation des khâgneux sur l’exposition La Déconniatrie

9 décembre
Histoire des arts

Sortie musée des Abattoirs et médiation des khâgneux sur l’exposition La Dame à la Licorne

16 décembre 2021
Histoire des arts


Coord. N. Cournarie et C. Catifait
Lecture au Musée des Augustins, dans le cadre de l’exposition Th. Ribot


Novembre 2021
Début de la saison 2021-2022 des Midi-Conférences

Mardi 16 novembre 13h15 — Laurent Cournarie : « Entrez, il y a aussi des dieux dans la cuisine ».
Salle des conférences


Progammation semestrielle prochainement

16 octobre 2021
Histoire des arts

Début des médiations des étudiantes et des étudiants pour l’exposition Théodule Ribot au Musée des Augustins

14 Octobre 2021
Allemand

Goethe-Institut
18h30
Prix: Inscription obligatoire : 
accueil-toulouse@goethe.de 

P. Pujo présente son ouvrage Une histoire pour les citoyens dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande.
https://www.goethe.de/ins/fr/fr/ver.cfm?fuseaction=events.detail&event_id=22338776

7 octobre
Espagnol
Coord. R. Lafitte


Les étudiants hispanisants de LVB des trois classes de LSH participent au festival Cinespaña l pour voir le film d’animation Josep dans le cadre de leur étude de La Retirada.

5 octobre
Histoire des arts

Enregistrement par quatre étudiantes de pistes pour l’audioguide del’exposition Théodule Ribot. Une délicieuse obscurité au Musée des Augustins

5 octobre
Histoire
Coord. O. Loubes


2 octobre à 16h30
Allemand
Coord. P. Pujo

Rendez-vous au cinéma l’ABC pour voir le dernier film du célèbre réalisateur allemand Christian Petzold, URndine

28 septembre
Histoire
Coord. O. Loubes

Rencontre avec l’historien et académicien Pascal Ory.

23-25 septembre
Histoire
Coord. O. Loubes



Consacrée aux « Usages du faux », la 4e édition de L’histoire à venir – dont le lycée Saint-Sernin est partenaire depuis ses débuts (locaux et étudiants/bénévoles) – se déroule en quatre temps en raison de la crise sanitaire. Pour ce troisième moment de débat et d’échange qui aura lieu du 23 au 25 septembre, le programme est d’une exceptionnelle qualité. On y rencontrera en particulier, au théâtre Garonne ou à Ombres blanches, Philippe Descola, l’anthropologue, venu échanger sur la crise écologique avec l’Atécopol toulousain et aussi nous dire avec son livre « Les formes du visible » que l’histoire de l’art n’existe pas… Il en discutera avec Vincent Azoulay, l’antiquisant, qui déploiera par ailleurs une réflexion sur « Tyrannie et démocratie antique : histoires de faux? ». Dans les champs du contemporain, c’est le corps et l’intime qui seront questionnés par Elyssa Mailänder (« Amour, mariage, sexualité : une histoire intime du nazisme (1930-1950) ») et Hervé Mazurel (« Le corps et l’inconscient : des régions de notre histoire collective? »), sans compter tout ce que vous allez découvrir en parcourant le programme, ici.

23 septembre
Allemand
Coord. P. Pujo

A la Cinémathèque de Toulouse : visionnage du documentaire sur les années de plomb en Allemagne de l’Ouest, très marquant et magistralement réalisé, Deutschland im Herbst. Une réflexion sur la violence que nous avons prolongé par un documentaire sur les milieux d’extrême droite aujourd’hui, en échos aux questionnements sur la radicalisation qui occupent les Français en ce moment.

20 septembre
Etudes théâtrales
Coord. S. Martinot-Lagarde


Visite des coulisses du Théâtre de la Cité

20 septembre
Histoire des arts
Coord. N. Cournarie


Début du stage en médiation des 8 optants d’Histoire des arts au Musée des Abattoirs, sous la direction de M. Vidal, guide-conférencier.

16 septembre
Lettres Modernes
Coord. C. Catifait


« Christine de Pizan ou le féminisme au XVème s » par Florence Bouchet, médiéviste, enseignant-chercheur, Université Jean Jaurès
Ci-joint, le texte de la conférence

16 septembre
Histoire des arts

Coord. N. Cournarie

Rencontre avec M. Axel Hémery, directeur du Musée des Augustins
Communication : « Etre conservateur en musée aujourd’hui ».
Et présentation de l’exposition « Théodule Ribot » dont il est le commissaire

9 septembre
Etudes cinématographiques
Coord. M.-H. Meaux


Projection des travaux des étudiants à la cinémathèque de Toulouse

9 septembre
Histoire des arts
Coord. N. Cournarie


Rencontre avec Mme Micouleau, chargée de projet, publics étudiants, au Musée des Augustins : présentation des métiers des musées, des projets pour les différents publics et 1ère présentation de l’exposition « Théodule Ribot, une délicieuse obscurité »
https://www.augustins.org/client/210/toulousemetropole_library/AUG_Livret_RIBOT.pdf


Musique (LSH) : option


Professeur :

Jean-Sébastien Cambon

Contact : option.musique.cpge@gmail.com


L’option comprend un enseignement de six heures par semaine. En première année, il s’organise autour de deux grands domaines d’études principaux, chacun divisé en deux composantes :
Les champs historiques et socio-économiques :
Histoire de la musique, esthétique et culture musicale générale,
Musique et société.
Les champs analytiques et pratiques :
L’œuvre et son langage,
L’œuvre, sa réalisation et son interprétation.

A travers ces différents domaines, les étudiants sont amenés à aborder l’ensemble de l’histoire de la musique de façon chronologique, les bases de l’apprentissage de l’écriture musicale, la pratique du commentaire d’écoute, du piano, du chœur et de leur propre instrument (en classe et au sein des orchestres des lycées). 

En deuxième année est dispensée une préparation plus spécifique au concours, principalement autour des deux questions définies par les ENS, à la fois pour les épreuves écrites (dissertation analytique) et orales (écriture musicale et commentaire d’écoute pour Paris, écriture musicale et interprétation pour Lyon). Le lycée Saint-Sernin oriente plus spécifiquement au concours de l’ENS LSH (Lyon Sciences Humaines).

Au bout de ces deux années, les étudiants qui n’auraient pas obtenu le concours peuvent refaire leur khâgne (si leur dossier est accepté) ou entrer directement en troisième année à l’Université. De même, ils peuvent aussi poursuivre leurs études dans une des écoles ayant intégré la Banque d’Épreuves Littéraire (BEL) ou au sein des Conservatoires (régionaux ou nationaux) dans les disciplines qui ont été suivies au cours des deux années de formation.

Enfin, depuis septembre 2012, l’option musique de Toulouse est la seule à offrir un partenariat avec un Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR de Toulouse) permettant aux étudiants de pouvoir suivre des enseignements dans différents domaines (instrument, formation musicale et disciplines d’érudition) en complément de leur formation initiale au lycée avec des aménagements d’horaires. De même, en fin de cursus, des équivalences en écriture, analyse et culture musicales peuvent être attribuées en fonction des résultats.

Histoire et Géographie Ressources numériques

Livret interactif sur l’histoire du lycée Saint-Sernin
Marie Perny

https://view.genial.ly/612a395f9606e30dbd284969/presentation-lycee-saint-sernin-historique

 
L’Histoire 
 La Fabrique de l’Histoire  http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-l-histoire


La valorisation d’une archive du Lycée par des étudiants de Lettres supérieures du Lycée Saint-Sernin de Toulouse (LSHA – avril-juin 2020)
Le Lycée de jeunes filles de Toulouse pendant la Première Guerre mondiale : un hôpital militaire au cœur d’un lycée de 1914 à 1918.

Coord. : Marie Perny

https://view.genial.ly/603a27e319e1625625aae2b3/presentation-le-lycee-st-sernin-pendant-la-1ere-guerre-mondiale-analyse-darchives

Anglais : Ressources numériques




Marielle Soler

Dans le but de consolider le lien classes préparatoires aux grandes écoles et  universités, le lycée Saint Sernin offre aux étudiants de CPGE la possibilité d’assister à des colloques universitaires incluant notamment des rencontres avec des écrivains anglophones. Les rencontres ci-dessous ont eu lieu  dans le cadre du séminaire « Poéthiques » organisé par  Nathalie Cochoy, professeur de littérature américaine (CAS) et Jean-Yves Laurichesse, professeur de littérature française (PLH-ELH) à l’Université Toulouse Jean Jaurès.


– 2015 : One-day symposium “Small Town America” Université Toulouse – Jean Jaurès, 6 novembre 2015
Claire Cazajous-Augé and Jérémy Potier
– 2015 : Programme Journée d’études poétiques


Essay : The Ambition of the Short Story

By Steven Millhauser

Oct. 3, 2008

The short story — how modest in bearing! How unassuming in manner! It sits there quietly, eyes lowered, almost as if trying not to be noticed. And if it should somehow attract your attention, it says quickly, in a brave little self-deprecating voice alive to all the possibilities of disappointment: “I’m not a novel, you know. Not even a short one. If that’s what you’re looking for, you don’t want me.” Rarely has one form so dominated another. And we understand, we nod our heads knowingly: here in America, size is power. The novel is the Wal-Mart, the Incredible Hulk, the jumbo jet of literature. The novel is insatiable — it wants to devour the world. What’s left for the poor short story to do? It can cultivate its garden, practice meditation, water the geraniums in the window box. It can take a course in creative nonfiction. It can do whatever it likes, so long as it doesn’t forget its place — so long as it keeps quiet and stays out of the way. “Hoo ha!” cries the novel. “Here ah come!” The short story is always ducking for cover. The novel buys up the land, cuts down the trees, puts up the condos. The short story scampers across a lawn, squeezes under a fence.
Of course there are virtues associated with smallness. Even the novel will grant as much. Large things tend to be unwieldy, clumsy, crude; smallness is the realm of elegance and grace. It’s also the realm of perfection. The novel is exhaustive by nature; but the world is inexhaustible; therefore the novel, that Faustian striver, can never attain its desire. The short story by contrast is inherently selective. By excluding almost everything, it can give perfect shape to what remains. And the short story can even lay claim to a kind of completeness that eludes the novel — after the initial act of radical exclusion, it can include all of the little that’s left. The novel, when it remembers the short story at all, is pleased to be generous. “I admire you,” it says, placing its big rough hand over its heart. “No kidding. You’re so — you’re so —” So pretty! So svelte! So high class! And smart, too. The novel can hardly contain itself. After all, what difference does it make? It’s nothing but talk. What the novel cares about is vastness, is power. Deep in its heart, it disdains the short story, which makes do with so little. It has no use for the short story’s austerity, its suppression of appetite, its refusals and renunciations. The novel wants things. It wants territory. It wants the whole world. Perfection is the consolation of those who have nothing else.
So much for the short story. Modest in its pretensions, shyly proud of its petite virtues, a trifle anxious in relation to its brash rival, it contents itself with sitting back and letting the novel take on the big world. And yet, and yet. That modest pose — am I mistaken, or is it a little overdone? Those glancing-away looks — do they contain a touch of slyness? Can it be that the little short story dares to have ambitions of its own? If so, it will never admit them openly, because of a sharp instinct for self-protection, a long habit of secrecy bred by oppression. In a world ruled by swaggering novels, smallness has learned to make its way cautiously. We will have to intuit its secret. I imagine the short story harboring a wish. I imagine the short story saying to the novel: You can have everything — everything — all I ask is a single grain of sand. The novel, with a careless shrug, a shrug both cheerful and contemptuous, grants the wish.
But that grain of sand is the story’s way out. That grain of sand is the story’s salvation. I take my cue from William Blake : “To see a world in a grain of sand.” Think of it: the world in a grain of sand; which is to say, every part of the world, however small, contains the world entirely. Or to put it another way: if you concentrate your attention on some apparently insignificant portion of the world, you will find, deep within it, nothing less than the world itself. In that single grain of sand lies the beach that contains the grain of sand. In that single grain of sand lies the ocean that dashes against the beach, the ship that sails the ocean, the sun that shines down on the ship, the interstellar winds, a teaspoon in Kansas, the structure of the universe. And there you have the ambition of the short story, the terrible ambition that lies behind its fraudulent modesty: to body forth the whole world. The short story believes in transformation. It believes in hidden powers. The novel prefers things in plain view. It has no patience with individual grains of sand, which glitter but are difficult to see. The novel wants to sweep everything into its mighty embrace — shores, mountains, continents. But it can never succeed, because the world is vaster than a novel, the world rushes away at every point. The novel leaps restlessly from place to place, always hungry, always dissatisfied, always fearful of coming to an end — because when it stops, exhausted but never at peace, the world will have escaped it. The short story concentrates on its grain of sand, in the fierce belief that there — right there, in the palm of its hand — lies the universe. It seeks to know that grain of sand the way a lover seeks to know the face of the beloved. It looks for the moment when the grain of sand reveals its true nature. In that moment of mystic expansion, when the macrocosmic flower bursts from the microcosmic seed, the short story feels its power. It becomes bigger than itself. It becomes bigger than the novel. It becomes as big as the universe. Therein lies the immodesty of the short story, its secret aggression. Its method is revelation. Its littleness is the agency of its power. The ponderous mass of the novel strikes it as the laughable image of weakness. The short story apologizes for nothing. It exults in its shortness. It wants to be shorter still. It wants to be a single word. If it could find that word, if it could utter that syllable, the entire universe would blaze up out of it with a roar. That is the outrageous ambition of the short story, that is its deepest faith, that is the greatness of its smallness.

Etudes inter-langues


Villes, lieux interculturels, post-colonialisme

Demi-journée d’études interlangues (2019)



Cette demi-journée d’études prend pour point de départ une conception dynamique des notions de culture et d’identité comme résultat d’une construction, d’une formation dans le temps en constante évolution. Parce qu’une identité ne se construit pas seule mais à travers le point de vue de l’autre, il est intéressant d’examiner les formes d’interculturalité à travers leur inscription dans l’espace, et en particulier dans les villes. Cette interrogation peut se nourrir de l’approche post-coloniale qui, après un « tournant culturel » sous l’influence de la littérature, a changé la perspective de l’étude des sociétés coloniales : de l’étude traditionnelle de la politique, de l’économie, de l’histoire militaire, vers une étude culturelle de la perception de l’autre et de la construction de l’altérité. Au-delà de la rencontre des Européens avec les anciens colonisés à travers l’immigration, cette approche permet de porter un regard critique sur les sociétés européennes elles-mêmes, sur les formes de cultures hybrides ou encore sur les formes de domination inhérentes aux représentations de soi et des autres.
Salle 322
9h-9h15Accueil
9h15-10h15
Chloé Delos, Adèle Brigand, Lucie Dumange, Léna Lopicolo et Nina Chaudière,
Comparaison extraits du film Brick Lane de Sarah Gavron et de passages du roman post-colonial Brick Lane de Monica Ali : stratégies narratives et filmiques
Liyu N’Guyen-Bousseau, Léo Mourgues, Thibaut Douls, Léa Loeffler, Nina Gien, Mélaine Chirot, Sharon Dodua Otoo, Monsieur Gröttrup s’assoit (2016) Mise en scène et explication d’un récit post-colonial.
10h15-10h30 Pause
10h30-12h
Yasmine Sénéchal, Léa Mesnard, Léa Veroye / Ellis Laurens et Quentin Le Van / Elisa Grandval et Charlotte Fernin, Analyses de tableaux d’orientalistes en regard avec des extraits de L’Orientalisme d’Edward Said
Léa Lara et Lola Sabardine : L’architecture arabo-musulmane en Espagne
Salle 323
9h-9h15 Accueil
9h15-10h30
Faustine Langleron, Ninon Barthe, Versions comparées d’un extrait de The Inheritance of Loss, roman post-colonial de Kiran Desai
Cécile Capelle, Raphaëlle Lanoë, Émilie Perrin, Anouck Delpech, Leitkultur et Multikulturalismus – présentation des termes d’un débat sur l’intégration, la culture et l’identité en Allemagne
10h30-10h45 Pause
10h45-12h
Charlotte Salat, Mathilde Le Cam, The Buddha of Suburbia de Hanif Kureishi – un récit semi-autobiographique sur un jeune métisse dans le Londres des années 1970
« The Buddha of Suburbia » de David Bowie
Cécile Capelle, Raphaëlle Lanoë, Émilie Perrin, Islam et intégration : le débat sur la Leitkultur en Allemagne

« A quoi sert l’histoire de la philosophie ? » : Catherine König-Pralong et Pierre Vesperini

« A quoi sert l’histoire de la philosophie ? » : Catherine König-Pralong et Pierre Vesperini (2019
Pierre Mrdjenovic et Théo Chauveau[1]

  Sonya Faure : L’histoire de la philosophie peut apparaître comme une démarche abstraite, gratuite et théorique, détachée de nos préoccupations quotidiennes. Cependant, elle a également participé à la construction des identités européennes et se trouve au cœur de questionnements politiques multiples. Pour en parler, nous accueillons aujourd’hui Catherine König-Pralong, professeure d’histoire de la philosophie à l’université de Fribourg en Allemagne, médiéviste, qui a récemment sorti un essai intitulé La Colonie philosophique[2]. À ses côtés, Pierre Vesperini, philosophe de formation, antiquisant, auteur d’un essai sur Marc-Aurèle, Droiture et mélancolie[3], puis sur Lucrèce, Lucrèce, archéologie d’un classique européen[4], et qui prépare en ce moment un livre sur l’histoire de la philosophie antique.
L’histoire de la philosophie, peut aujourd’hui nous sembler une démarche naturelle et neutre. En réalité, sa pratique et sa démocratisation sont un phénomène récent datant des Lumières.


[1]Compte-rendu du débat animé par la journaliste de Libération, Sonya Faure, dans le cadre du festival « L’histoire à venir », le samedi 25 mai au lycée Sanit-Sernin.

[2]Ed. EHESS, 2019

[3]Verdier 2016.

[4]Fayard, 2018.

Article intégral PDF A quoi sert histoire philosophie Vesperini König-Pralong prepaSernin 

Langues et culture de l’Antiquité : Grec et Latin


Equipe pédagogique :

Muriel Fazeuille
Jean-Luc Lévrier
Maryse Palévody
Marie Platon

Contact : jean-luc.levrier@ac-toulouse.fr


Langues et culture de l’Antiquité : enseignement


Bonjour et bienvenue à toutes et à tous !
Vous suivrez en Lettres supérieures – en hypokhâgne – un enseignement obligatoire de trois heures de langues et culture de l’Antiquité : une heure de culture antique sur le thème « Le pouvoir » et deux heures de langue
ancienne, que vous ayez déjà étudié une langue ancienne ou que vous ne l’ayez jamais fait.
A cet enseignement obligatoire de trois heures, vous pouvez ajouter, si vous le souhaitez, un enseignement de deux heures de langue ancienne, dit « enseignement de spécialité » : les hellénistes auront ainsi quatre heures de grec, les latinistes quatre heures de latin. Vous pourrez même choisir de combiner l’étude du latin et celle du grec, et ce quelles que soient vos compétences dans chacune des deux langues.
Il est vivement conseillé à toutes celles et tous ceux qui ont du goût pour les langues anciennes d’ajouter l’enseignement de spécialité à l’enseignement obligatoire. Sachez, en effet, qu’à l’oral du concours d’entrée à l’ENS Lyon, vous devrez obligatoirement passer une épreuve de langue, et que vous avez alors le choix entre langue vivante et langue ancienne. Or, vous ne pourrez préparer efficacement l’épreuve de langue ancienne qu’en choisissant de suivre les deux heures d’enseignement de spécialité.
Ces deux heures de spécialité sont aussi vivement recommandées à celleset ceux d’entre vous qui souhaitent, à plus long terme, faire des études de Lettres modernes : ils rencontreront obligatoirement le latin dans leur cursus universitaire à venir et devront, à l’écrit de l’agrégation, passer une épreuve de version grecque ou de version latine. Mieux vaut donc se préparer à l’avance à ces échéances.
Sachez enfin que vous intègrerez des groupes de niveaux différents selon que vous aurez déjà étudié une langue ancienne par le passé ou que vous serez débutants.
Cordialement à vous


Grec : poursuivre le grec en 2ème année

Contact :
muriel.fazeuille@ac-toulouse.fr
marie.platon@ac-toulouse.fr

<object class="wp-block-file__embed" data="https://prepasaintsernin.com/wp-content/uploads/2021/06/grec-en-hypokhagne-2021-2022.pdf&quot; type="application/pdf" style="width:100%;height:480px" aria-label="Embed of <span class="has-inline-color has-vivid-red-color">grec-en-hypokhagne-2021-2022grec-en-hypokhagne-2021-2022Télécharger

<object class="wp-block-file__embed" data="https://prepasaintsernin.com/wp-content/uploads/2021/06/de-linteret-de-choisir-4-h-de-latin-grec-en-hypokhagne.pdf&quot; type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Embed of <span class="has-inline-color has-vivid-red-color">de-linteret-de-choisir-4-h-de-latin-grec-en-hypokhagnede-linteret-de-choisir-4-h-de-latin-grec-en-hypokhagneTélécharger



Vous entrez en khâgne : poursuivre un enseignement de grec (ou de latin) se pose à vous : à quoi cela sert-il ? Qui
peut / doit continuer le grec ?
Ci-dessous vous trouverez les différents cas de figures et vous jugerez de la pertinence de garder ou non cet enseignement.
I.Le grec aux concours

1.Les concours des ENS
✔ Aux épreuves de l’ENS Lyon, il n’y a pas d’épreuves écrites de grec ancien. En revanche, à l’oral dans le cadre des épreuves d’admission, vous pouvez présenter le grec (ou le latin)(traduction d’un texte de 120 mot avec dictionnaire et commentaire*) ou une langue vivante (commentaire d’un article de presse).
*L’épreuve de grec est présentée de façon plus exhaustive en fin de document.
Tout étudiant, quelle que soit sa spécialité en khâgne peut choisir le grec pour les épreuves orales d’admission.
✔ Aux épreuves de l’ENS Ulm, le latin ou le grec sont obligatoires à l’écrit.

2.Les concours bac +2 autres que l’ENS
✔ Ecoles de commerce /ECRICOME (par la Banque Epreuves Littéraires). Pour les épreuves orales, on peut remplacer la langue 2 par une épreuve de grec (ou de latin).
✔ Ecoles de management (par la Banque Epreuves Communes). Epreuve écrite de grec (ou de latin) et éventuellement épreuve orale de grec (ou de latin).

3.Concours de l’Education nationale
✔ AGREGATION de lettres modernes : version grecque ou latine obligatoire à l’écrit.
✔ AGREGATION de philosophie : possibilité de présenter une épreuve orale de grec (ou de latin).
✔ CAPES et AGREGATION de lettres classiques : obligation de présenter des épreuves écrites et orales de latin et de grec.

II.Le grec pour la cohérence du cursus scolaire
Il s’agit de conserver un enseignement de grec mais en ne le présentant pas aux concours.
-dans le cadre d’une spécialité en lettres modernes, la poursuite du grec est obligatoire sauf si si vous étudiez deux langues vivantes ou si vous suivez la préparation aux concours des écoles de commerce, de journalisme…
-dans toutes les autres spécialités (HIDA, théâtre, ciné, philosophie, histoire-géo….), l’enseignement du grec peut se poursuivre car cette langue, à moyen terme, sera utile pour une L3 un M1, M2….
C’est sans doute le plus important, vous pouvez choisir de poursuivre le grec PAR GOUT, PAR PLAISIR ; c’est aussi une dimension importante dans les études….
Concrètement, vous pourrez suivre 2 heures de grec en khâgne. Les étudiants débutants et confirmés y sont mélangés. Les notions grammaticales (morphologie et syntaxe) y seront systématiquement revues ; l’entraînement à la traduction d’un texte grec (version) constituera une part importante de l’enseignement ainsi que le commentaire littéraire. Les cours préparent à l’épreuve ORALE de l’ENS Lyon : traduction d’un texte de 120 mots environ avec dictionnaire ; le texte portera obligatoirement sur le thème de culture antique 2019-20 « Savoir, apprendre, éduquer ». La préparation est de 1 heure ; l’oral dure 20 mn ; s’ensuit un entretien de 10 mn avec le jury.
Si des étudiants veulent préparer les écrits de l’ENS Ulm, qu’ils se fassent connaître à la rentrée, car une préparation spécifique sera mise en place.
Comme la version est au coeur de l’enseignement de grec, vous pouvez vous procurer plusieurs manuels :
-Dictionnaire grec-français d’Antoine Bailly chez Hatier
ou
-Dictionnaire grec-français abrégé d’Antoine Bailly chez Hatier
ou
-Dictionnaire grec-français de Ch.Georgin chez Hatier
Vous pouvez consulter le dictionnaire Bailly en ligne (ou le télécharger) à l’adresse suivante : https://archive.org/details/BaillyDictionnaireGrecFrancais/mode/2up
-Grammaire grecque de J.Allard et E.Feuillâtre chez Librairie Hachette
-Cahier d’activités, Grec débutant de Danielle Jouanna chez Hatier Les belles lettres

Bon été ! Χαίρετε

<object class="wp-block-file__embed" data="https://prepasaintsernin.com/wp-content/uploads/2021/06/le-grec-a-la-bel.pdf&quot; type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Embed of <span class="has-inline-color has-vivid-red-color">le-grec-a-la-belle-grec-a-la-belTélécharger


Latin : Le latin en Première supérieure

Contact : jean-luc.levrier@ac-toulouse.fr.



1- Le latin aux concours
Il n’existe au concours de l’ENS Lyon (LSH) d’épreuve de latin qu’à l’oral, du moins pour les spécialités qui sont préparées au lycée Saint-Sernin. Pour cette épreuve orale, vous avez le choix entre le latin, le grec et une langue vivante (épreuve de commentaire d’article de presse). A vous d’arrêter votre choix en tenant compte de votre goût, de vos compétences, de votre détermination. Ceux qui hésitent sont invités, à la rentrée, à fréquenter à la fois le cours de langue vivante et celui de latin, le temps de se déterminer. Chacune et chacun d’entre vous a le droit, quelle que soit sa spécialité, de choisir le latin à l’oral. Les mieux armés pour faire face à l’épreuve sont les élèves confirmés ; mais l’expérience a montré que des élèves grands débutants pouvaient aussi présenter cette épreuve avec succès. Sachez que vous pouvez présenter une épreuve de latin tant à l’écrit qu’à l’oral des concours de recrutement aux écoles de commerce. Et n’oubliez pas, si vous avez l’intention de passer aussi le concours de l’ENS Ulm, qu’une langue ancienne y est obligatoire à l’écrit.
A plus long terme, une épreuve de latin peut être présentée à l’oral du CAPES externe de Lettres modernes. L’Agrégation de Lettres modernes comporte une épreuve obligatoire de version latine (ou grecque) ; les Agrégations d’espagnol et de philosophie comportent une épreuve orale à l’occasion de laquelle les candidats peuvent choisir le latin.
2- Le latin hors concours
Même si vous ne souhaitez pas présenter d’épreuve de latin à un concours, vous pouvez néanmoins suivre un enseignement de latin. Vous le ferez de manière facultative si vous estimez que cela est utile compte tenu de votre cursus, ou tout simplement par goût. Vous le ferez obligatoirement si vous êtes spécialiste de Lettres modernes, que vous choisissiez ou non de présenter au concours de l’ENS Lyon l’épreuve orale de latin. Vous ne pourrez être dispensé de cet enseignement tout en étant Lettres modernes que si vous étudiez deux langues vivantes ou si vous suivez la préparation aux concours des écoles de commerce, de journalisme…
3- Horaires et niveaux
Il existe un cours de deux heures destiné aux élèves ayant suivi en Lettres supérieures le cours des grands débutants.
Il existe un cours de deux heures destiné aux élèves ayant suivi en Lettres supérieures le cours des confirmés.
Selon votre cas, vous vous inscrirez dans l’un ou dans l’autre. Si vous le jugez utile, vous pourrez aussi vous inscrire dans les deux.

4- Programme, épreuve et bibliographie
Le programme de l’oral de latin est celui que vous avez traité en 2019-2020 : « Savoir, apprendre, éduquer ». Cela signifie que vous serez interrogés à l’oral sur un texte en rapport avec ce thème-là. L’épreuve consiste à traduire et commenter en vingt minutes un texte d’une longueur de 120 mots environ, préparé en une heure avec l’aide d’un dictionnaire. Ces vingt minutes sont suivies d’un entretien de dix minutes avec le jury. Si vous ne vous y êtes jamais entraînés, cela peut vous paraître redoutable ; cela cesse de l’être avec de l’entraînement. Pendant les vacances, je vous conseille de veiller à ne pas perdre le contact avec le latin. Vous pouvez, pour cela, vous entretenir en vous procurant
Le latin pour les débutants, de Micheline Moreau-Rouault, éditions Librio. Quel que soit votre niveau, il vous permettra de (re)faire le tour de la grammaire latine et de traduire des auteurs classiques. Il existe un recueil d’articles intitulé Savoir, apprendre, éduquer, sous la direction de Philippe Guisard et Christelle Laïzé, éd. Ellipses. Il s’adresse spécifiquement aux élèves de CPGE.
L’ouvrage de référence en la matière reste celui d’Henri-Irénée Marrou, Histoire de l’éducation dans l’Antiquité, Seuil, coll. Points, 1. Le monde grec, 2. Le monde romain.


Journée d’études : Langues et culture de l’Antiquité

7 mai 2019 : Les dieux et les hommes dans l’Antiquité grecque et romaine
Coord. J.-L. Lévrier programme dieux &amp; hommes
22 mai 2018 : Le temps dans l’Antiquité grecque et romaine
2017 : L’éloge et le blâme en Grèce et à Rome
2016 : Le corps dans l’Antiquité
2015 : Guerre et paix
2014 : La famille dans l’Antiquité grecque et romaine
2013 : Expériences et représentations de l’espace







Actualité culturelle et pédagogique


2020-2021

Espagnol

Coord. : R. Lafitte

En el festival Cinelatino, algunos estudiantes de LVB de LSH AL y BL vieron la película El olvido que seremos y algunos LVA presenciaron la entrevista del realizador Fernando Trueba. Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=ppezPGQJ8Yw
Entrevista a Fernando Trueba :https://www.youtube.com/watch?v=H9tRQWwpvzg


« Les Colombiens ont la douleur et le refus de l’oubli inscrits dans leur chair ». Le film L’oubli que nous serons de Fernando Trueba est adapté d’un roman autobiographique d’Héctor Abad Faciolince, paru en 2006, qui a connu un succès très important en Colombie.

Nous avons demandé à Marie Estripeaut-Bourjac (1), spécialiste de la question de l’écriture de la mémoire en Colombie, de nous expliquer en quoi ce récit témoignait d’une période particulièrement mouvementée dans le pays. (Pauline Le Gall).

Vous avez travaillé sur l’écriture de la mémoire en Colombie. Comment le roman d’Héctor Abad Faciolince, L’oubli que nous serons, s’inscrit-il dans cet élan littéraire ? 

Ce récit autobiographique, et revendiqué comme tel, a pour objectif de dénoncer l’incurie des pouvoirs publics. À l’heure actuelle, les causes de l’assassinat d’Héctor Abad Gómez ne sont toujours pas éclaircies. Aucun jugement n’a été rendu. Le récit est donc une forme de réparation et de thérapie pour l’auteur et pour sa famille. Faciolince n’a d’ailleurs de cesse de l’écrire : «J’ai enfin pu parler ». Ce témoignage est particulièrement important parce qu’il se situe à l’un des moments les plus tragiques de l’histoire de la Colombie, dans les années 80. 

Le film, tout comme le roman, mêle récit intime et histoire de la Colombie. Comment cette forme permet-elle de raconter la complexité de la situation dans le pays, notamment dans les années 80 ? 

Les quinze dernières années de la vie d’Héctor Abad Gómez, qui sont racontées dans le livre et le film, sont étroitement liées à l’histoire de la Colombie. Il était très investi socialement et s’est d’ailleurs présenté à la mairie de Medellín. Toutes les vexations et les persécutions dont il a été victime montrent bien qu’à cette époque il valait mieux se taire en Colombie. Il s’exprimait notamment sur des sujets polémiques. Or, comme le dit l’une de ses anciennes élèves, à l’époque personne n’en parlait dans le pays. Il s’agissait là d’une préoccupation qui semblait réservée aux étrangers, notamment américains, alors que la santé est un enjeu majeur pour le bien-être et le progrès du pays. Les années 80 marquent aussi les grandes années de Pablo Escobar et la naissance des brigades paramilitaires, aussi appelées « escadrons de la mort ». En 1985 a lieu la prise du Palais de justice par la guérilla M-19, suivie de l’assaut de l’armée puis de l’incendie dans lequel une centaine de civils trouvent la mort. En marge de cela, des membres du parti communiste et des anciens guérilleros, qui avaient décidé de revenir à la vie civile et se présentaient aux élections sous l’étiquette de l’UP (Union Patriotique) sont massacrés. Il y a eu en tout 5000 morts et cela n’a jamais été élucidé.

– Le film est aussi marqué par la violence qui semble venir de partout… 

Oui, d’ailleurs les premières scènes du film sont toutes des scènes de violence. La première montre Héctor Abad Faciolince sortant du cinéma avec son amie et lui disant qu’il en a assez de voir autant de violence et de revolvers dans les films qui parlent de l’Amérique latine. Puis, il revient en Colombie alors que son père vient d’être mis à la retraite de manière forcée. La troisième scène, elle, est vue au travers du viseur d’un revolver. L’importance des armes dans la société est clairement montrée dès le début du film, et il s’agit d’une vraie toile de fond en Colombie. Dans toutes les productions artistiques, le revolver et la vénération des armes sont des motifs centraux. 

– Vous écrivez que les récits personnels font office de « réparation symbolique et de thérapie sociale ». Pourquoi est-il particulièrement important que les Colombiens se réapproprient cette période de leur histoire ? Qu’est-ce qui rend cette réappropriation difficile ? 

Les Colombiens qui souhaitent la fin de la guerre ont commencé, à partir des années 80, à se réapproprier leur histoire. Il existe une effervescence testimoniale impressionnante dans le pays avec des écrits, des productions, des films, des œuvres artistiques… Les Colombiens ont la douleur et le refus de l’oubli inscrits dans leur chair. Cela n’empêche pas que la violence continue. Il y a toujours des forces pour empêcher que la paix s’instaure durablement. Pour certains secteurs de la société (trafiquants de drogues, propriétaires terriens…) la guerre est plus rentable que la paix. Certaines activités, comme l’expropriation de terres, peuvent se dérouler beaucoup plus facilement en temps de guerre. 

– En quoi la figure du docteur Héctor Abad Gómez est-elle emblématique de l’histoire de la Colombie ? 

Tous les Colombiens ont quelque chose à raconter et beaucoup ont perdu un proche, un parent, un membre de leur famille. Héctor Abad Gómez est emblématique de cette violence. Par ailleurs, il s’agit d’une figure connue en Colombie. Quand il est mort, il se présentait comme représentant du parti libéral à la mairie de Medellín. Ses étudiants l’aimaient beaucoup, il suffit de voir dans le film les hommages qui sont organisés, la manifestation qui se tient en marge de son enterrement. Il était aimé, reconnu, et en plus d’être un grand médecin, il défendait les droits humains et était proche du peuple.
 
– Dans l’imaginaire français, la ville de Medellín est associée à la drogue et à la violence. Quel est son profil, par rapport à d’autres villes de Colombie comme Bogotá ? 

La ville de Medellín a un statut particulier en Colombie. Elle se situe dans la région d’Antioquia et est traditionnellement associée aux grands chefs d’industrie. Dans les endroits les plus reculés de Colombie on retrouve des gens originaires d’Antioquia. Ce sont des commerçants, des hommes d’entreprise, des colonisateurs et surtout des travailleurs infatigables. À Medellín, le silence n’existe pas : il y a de l’activité à toutes les heures du jour et de la nuit. Évidemment Medellín est aussi la ville où est né le premier grand cartel de la drogue, celui de Pablo Escobar. Escobar recrutait ses sicaires (hommes de main) dans les quartiers pauvres de la ville. L’esprit d’entreprise de Medellín fait qu’être un tueur à gage qui assassine par contrat, est considéré comme une entreprise comme une autre.  À l’époque de Pablo Escobar les assassinats en pleine rue étaient fréquents. Tout l’entourage d’Héctor Abad Gómez est d’ailleurs parti en exil après son assassinat. 

– Le roman d’Héctor Abad Faciolince a été un immense succès en Colombie. Qu’est-ce qui a particulièrement touché les lecteurs dans ce récit ? Pourquoi a-t-il eu un tel retentissement ? 

Héctor Abad Faciolince était déjà un romancier connu et reconnu en Colombie au moment de la publication de L’Oubli que nous serons. Dans ce livre, il raconte l’histoire de millions de Colombiens, une histoire de douleur. Quand ces récits provenaient de personnes du peuple ou d’indigènes qui vivaient dans des coins reculés du pays, ils n’ont que peu d’échos. Au contraire, L’oubli que nous serons raconte la vie et le destin d’un homme public, connu au plan national, qui s’est présenté à la mairie et qui n’en a pas moins été fusillé en pleine rue. Ce témoignage a montré que la violence ne touchait pas seulement les gens du peuple mais tous ceux qui osaient élever la voix et défendre les Droits Humains. 

Ce récit autobiographique est sorti en 2006, un an après l’adoption de la loi Justice et Paix par le Congrès colombien. Ce contexte a-t-il joué dans la réception du roman ? 

La loi de 2005 a été très mal vécue par la société civile. Elle a été perçue comme une manière d’accorder l’impunité à tous les paramilitaires, encouragés à revenir à la vie civile. Cet ouvrage n’a fait qu’ajouter au mécontentement et aux protestations qui étaient d’ailleurs toujours assez mesurées : ceux qui s’exprimaient trop fort se faisaient descendre. Le roman n’a fait que compléter les critiques qui étaient faites au président Álvaro Uribe. 

Plus de dix ans plus tard, le film est choisi pour représenter la Colombie aux Oscars. Cette histoire est-elle toujours d’actualité ? Comment le contexte a-t-il changé depuis la parution du roman ? 

Oui, cette histoire est toujours d’actualité, dans la mesure où la Colombie est encore aux prises avec le fait que le traité de paix n’est pas appliqué. Malgré toutes les régressions et les révisions qui ont été faites, il n’y a toujours pas de paix dans le pays. Au sein de la guérilla, ceux qui s’étaient démobilisés se remobilisent. Ils savent que le massacre de l’Union Patriotique va se reproduire et ils ont repris le maquis. D’autres ne se sont jamais démobilisés. La mafia et les trafiquants de drogue, eux, continuent à faire leurs affaires. 

(1) Marie Estripeaut-Bourjac est maître de conférence à l’ESPE d’Aquitaine-Université de Bordeaux en langues et études romanes et en sciences du langage. Elle a publié L’écriture de l’urgence en Amérique latine (Presses Universitaires de Bordeaux) et, avec Nicole Pelletier et Patricia Paillot, Vivre avec la mémoire des conflits. D’un continent à l’autre (à paraître aux Presses Universitaires de Bordeaux).

9 juin 2021 — Espagnol

FESTIVAL CINELATINO

Los alumnos de LVA pudieron asistir a la apertura del festival asistiendo a la proyección de : TENGO MIEDO TORERO [JE TREMBLE, Ô MATADOR] de Rodrigo SEPÚLVEDA – Chili, Argentine, Mexique | 2020 
PRIX CINÉ & PRIX DU PUBLIC LONG-MÉTRAGE DE FICTION LA DÉPÊCHE DU MIDI
Y presenciaron un encuentro con el actor principal :
Alfredo Castro est l’un des acteurs les plus primés du cinéma chilien et le plus loué et respecté par la critique. Directeur d’une école, d’un théâtre et d’une troupe du nom de Teatro de la Memoria, metteur en scène, scénariste, acteur, il incarne le plus souvent des personnages tourmentés avec sobriété et complexité. Ce n’est qu’à 50 ans, en 2006, qu’il aborde le cinéma, dans Fuga, premier film de Pablo Larraín, alors inconnu du public. Pour son deuxième opus, Tony Manero (2008), Pablo Larrain fera appel à Cinéma en Construction à Toulouse, révélant aux professionnels du cinéma le talent d’un acteur hors normes, il remportera le Prix Cinéma en Construction avant d’entamer à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs, un long parcours dans les festivals et les salles de cinéma. Alfredo Castro est devenu par la suite l’un des acteurs fétiches du désormais célèbre Larrain, avec 6 films à son actif.


8 juin 2021 Histoire des arts et Lettres Modernes Autour de l’exposition « Au-delà des apparences, il était une fois, il sera une fois », Musée des Abattoirs

Captation vidéo d’une lecture de textes par les étudiants.

Coord. : C. Catifait et N. Cournarie

31 mai 2021 Espagnol — Visite de l’exposition consacrée au poète et artiste peintre, Rafael Alberti, à l’Institut Cerventès, lundi 31 mai.

Coord. :  Ludovic D’Agostin.


31 mai 2021 Anglais — Conférence à l’Université Jean Jaurès sur les représentations de la nature dans des œuvres littéraires nord-américaines.
Coord. : M. Soler


Histoire — La valorisation d’une archive du Lycée par des étudiants de Lettres supérieures du Lycée Saint-Sernin de Toulouse (LSHA – avril-juin 2020)
Le Lycée de jeunes filles de Toulouse pendant la Première Guerre mondiale : un hôpital militaire au cœur d’un lycée de 1914 à 1918.

Coord. : Marie Perny

https://view.genial.ly/603a27e319e1625625aae2b3/presentation-le-lycee-st-sernin-pendant-la-1ere-guerre-mondiale-analyse-darchives

Journée Portes ouvertes


CPGE
AL LSH et BL

en virtuel
samedi 6 mars 2021


Conférences du Proviseur (10h et 14h)
Discussion avec les professeurs et les élèves (9h-12h / 13h-16h)


CONNEXION pour réunion ZOOM

https://saint-sernin.mon-ent-occitanie.fr/administration-actualites-vie-scolaire/actualites/journee-portes-ouvertes-virtuelles-cpge-6-mars-2021-55063.htm




11 février 2021 — Espagnol

Revue de presse latino-américaine et espagnole et analyse méthodologique par des étudiantes
Coord. Laffite et L. D’Agostin


14 janvier 2021 — Histoire des arts

Séminaire avec Clarisse FAVA-PIZ, PHD à l’Université de Pittsburgh, spécialiste de la sculpture au XIXème siècle, avec le soutien de plusieurs musées et instituts d’histoire d’art aux Etats-Unis. 

Enjeux et débats autour de la sculpture publique aux Etats-Unis.

Coord. : N. Cournarie




11 décembre 2020 — Forum des Grandes écoles et parcours sélectifs








Par visio , communication en ligne avec des anciens élèves ayant intégré les Grandes Ecoles

2019-2020


 1er juillet 2020, 18 et 21 heures
et 2 juillet 2020, 21 heures — Théâtre
E-représentation à partir de Mangeclou d’Albert Cohen.
Sever Martinot-Lagarde

S’inscrire à spectacle.mangeclous@gmail.com

Places limitées : 100



Mangeclous est une célébration comique et rabelaisienne de la vitalité et des rêves de grandeur d’un petit peuple d’amis juifs, les Valeureux, issus du ghetto de l’île grecque de Céphalonie. 
Au cours d’un périple qui nous conduit de Céphalonie à Genève en passant par Marseille (suivant en cela la trajectoire biographique d’Albert Cohen), nous suivons les exploits imaginaires de Pinhas Solal, dit Mangeclous, de l’Oncle Saltiel, de Mattathias, de Michael et du petit Salomon. Nos amis sont des bouffons bavards, hâbleurs et toujours affamés, menteurs et sincères, généreux et grippe-sous, misogynes et amoureux, terriblement courageux et lâches, machiavéliquement rusés et candides, parfaitement pieux et athées, sionistes et antisémites, grands rêveurs devant l’Eternel… 
Derrière la verve éblouissante et l’explosion de joie de vivre, d´humanité, d’humour juif et d’autodérision qui caractérisent le roman d’Albert Cohen, s’amoncellent des nuages de tristesse et d’incompréhension. Ecrit en 1938, Mangeclous lance un éclat de rire au bord du précipice.


24 juin — Accueil en distanciel des nouveaux élèves de 2ème année

20 avril — Philosophie            Reporté
14h-16h., salle des conférences
Conférence d’E. Bories : « Réflexions sur la démocratie »
Coord. : E. Bories


19 mars — Histoire des arts   Reporté
Conférence de M. Gironet, Architecte des bâtiments de France : Influence de Léonard de Vinci sur les fresques de la Renaissance
Coord. : N. Cournarie


5 mars — Cinéma
18h, Amphithéâtre Marsan, Toulouse School of Management.
Conférence AGCOM sur le thème : « Révolution médiatique et nouvelles communications – le cinéma face au streaming en 2020 ». Présence de la société de distribution Wild Bunch aux 5 oscars et rencontre avec sa chargée du digital, Fantine Guemghar.


6 février — Histoire des arts
Conférence de M. Gironet, Architecte des bâtiments de France : Initiation à l’architecture
Coord. : N. Cournarie


3 février— Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Art contemporain 2 » 
18h-19h30 : E. Vidal (conférencier)
Coord.  : N. Cournarie


30 Janvier — Histoire des arts
Visite et présentation des chapiteaux romans du musée des Augustins
Coord. : N. Cournarie


IMG_1756.JPG

23-28 janvier — Histoire des arts
Voyage d’études à Paris : visites et rencontres avec des conservateurs (Société française de photographie ; Musée du Louvre ; Musée des Arts décoratifs ; Bibliothèque historique de la ville de Paris ; Musée d’Orsay ; Musée Picasso ; Centre Pompidou ; Exposition L. de Vinci ; Bibliothèque Nationale de France ; Exposition Huysmans)
Musée d’Orsay, salle Gauguin)
Coord. : N. Cournarie

POCPGE.png


25 janvier — Journée Portes ouvertes CPGE
9h-12h30
JPO CPGE 25 janvier 2020


20 janvier — Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Art contemporain 1 » 
18h-19h30 : E. Vidal (conférencier)
Coord.  : N. Cournarie


13 et 20 janvier — Espagnol : Atelier de traduction thème/version
Coord. : L. D’agostin


PICASSO EL TRICORNIO.jpg

 10 janvier — Espagnol : Concert « Sur un air andalou« , Halle aux Grains
Coord. L. D’Agostin


6 janvier — Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Art moderne » 
18h-19h30 : E. Vidal (conférencier)
Coord.  : N. Cournarie


capture_logo_rose_beton-530x331.jpg

19 décembre — Histoire des arts
Présentation par les étudiants de l’exposition Rose Béton
Musée des Abattoirs      logo_2014
17h30-18h30

Et présentation de l’Ecole du Louvre par deux anciennes étudiantes          Unknown



16 décembre — Histoire des arts

Module : Préparation Ecole du Louvre , « Renaissance nordique » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


9 décembre — Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture hollandaise du Siècle d’Or » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


16 décembre — Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture hollandaise du Siècle d’Or » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


ARTE NUEVO DE HACER COMEDIAS.jpg
Entrer une légende

18 décembre — Espagnol
10h-12h
Université Jean Jaurès Unknown.jpeg
Conférence de Luis González (MCF) :  Lope de Vega y la comedia: la creación del teatro nacional
Coord. : L. D’Agostin


IMG_1667.JPG

logo-fr

18 décembre — Philosophie
Conférence-entretien par Edgar Morin
Université Toulouse 1 Capitole
17h30-19h
Coord. : L. Cournarie

L’urgence de transmettre E. Morin


IMG_1666.JPG

16 décembre — Etudes théâtrales et musique
Spectacle musical sur des nouvelles de Maupassant et des poèmes de Michaux
20 h., Collège Pierre de Fermat

16 décembre — Etudes théâtrales et musique
Spectacle musical sur des nouvelles de Maupassant et des poèmes de Michaux
20 h., Collège Pierre de Fermat

Coord. : J.-S. Cambon et S. Martinot-Lagarde


photo lycéé

   13 décembre — Forum des Grandes Ecoles
13h30 – 17h (3ème étage) 

programmeForum


IMG_1119
logo_2014

12 décembre — Histoire des arts
Présentation du livre d’artiste par Fabrice Raymond
Médiathèque du Musée des Abattoirs
Coord. : N. Cournarie


gerd-klestadt     12 décembre — Histoire        REPORTÉ
Rencontre avec Gerd Klestadt, rescapé de la Shoah
10h15-12h15
Coord. CPGE  :  Ph. Ruiz.


IMG_1113.jpeg

6 décembre — Histoire des arts
Lancement du projet de rédaction de cartel et de panneaux pédagogiques au Musée des Augustins
Atelier de peinture a tempera
Coord. : N. Cournarie


26 novembre— Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture, sculpture : Renaissance Italie 2 » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


18 novembre— Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture, sculpture : Renaissance Italie 1 » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


9 décembre — Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture hollandaise du Siècle d’Or » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


18 novembre — Anglais
14h-16h
Conférence de Mme Lécole, MCF Arts plastiques : « Voiles blancs. La blancheur fait-elle motif ? » 
Coord. : J. Miguel


15 novembre — Espagnol
Conférence de Pierre-Frédéric Charpentier


IMG_1667.JPG

logo-fr

18 décembre — Philosophie
Conférence-entretien par Edgar Morin
Université Toulouse 1 Capitole
17h30-19h
Coord. : L. Cournarie

: « Les intellectuels français et la guerre d’Espagne, une guerre civile par procuration »
Salle des conférences, 14h-16h
Coord.  : L. D’Agostin

http://www.editionsdufelin.com/o-s-cat-r-623.html


12 novembre — Lettres Modernes

Toussaint-Jean-Philippe-La-Salle-De-Bain-Livre-1274723827_ML.jpg
livre_moyen_9782707345592.jpg
logo-fr

                         Rencontre avec l’écrivain Jean-Philippe Toussaint au sujet de son premier roman,  et de son dernier texte, La clé USB.
15h30
Amphithéâtre Valade
— en partenariat avec l’Université Toulouse 1 Capitole.                      

Coord. : Carole Catifait


17-31 octobre — Histoire des arts

Unknown.jpeg

Médiation : Exposition Thomas Catifait « D’ici et de maintenant », Bibliothèque de l’Université Toulouse Capitole 1
Coord. : N. Cournarie
logo-fr                                                


IMG_20191017_174952941.jpg

17 octobre —  Histoire des arts

   Médiation (stage) : Exposition Peter Saul, Coord. : N. Cournarie.

logo_2014  Musée des Abattoirs


14 octobre— Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Iconographie : Nouveau Testament » 
18h-19h30 : N. Cournarie
Coord.  : N. Cournarie


4 octobre— Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Iconographie : AncienTestament » 
18h-19h30 : N. Cournarie
Coord.  : N. Cournarie


18-20 septembre 2019 — Voyage d’étude et d’intégration (LSHC)  dans le Haut Ampurdan.
Coord. M. Palevody, V. Doumerc, O. Loubes.


2018-2019


 6 juin — Histoire des arts
16-537947-530x331Médiation Exposition « Picasso et l’exil »
16h30, Musée des Abattoirs
Coord. N. Cournarie et E. Vidal (guide-conférencier)                       logo_2014.png


Unknown.jpeg
logo_koning_pralong.jpg

25 mai — Histoire
Dans le cadre du Festival L’Histoire à venir, conférence de C. et P. Vesperini, sur le thème : «A quoi sert l’histoire de la philosophie ?»
Un antiquisant et une médiéviste se retrouvent pour parler de la façon dont on a écrit l’histoire de la philosophie en Europe, et s’interroger sur la façon dont on peut l’écrire autrement aujourd’hui. Cette question, en apparence
éloignée de nos préoccupations quotidiennes, est en réalité profondément politique, tant l’histoire de la philosophie fonde notre rapport au politique. Tel sera le fil conducteur d’un dialogue où se confronteront méthodes, périodes et nouvelles perspectives.
Coord. O. Loubes
https://2019.lhistoireavenir.eu/evt/174/


23 mai — Musique
Concert des optants de musique, salle des conférence, 20 h.
Coord. S. Cambon


22 mai — Toutes options
Mercredi 22 mai, à 14h, en salle 322,
Florie Boy, directrice de Media d’Oc, conservatrice de bibliothèque (ancienne élève de khâgne) et Maxime Coumes (BUC de l’Université Jean Jaurès) viennent présenter les métiers liés aux bibliothèques pour les étudiants de CPGE de Toulouse.
Coord. : Carole Catifait, Nathalie Cournarie.


14 mai — Langues vivantes
Ateliers-débats au lycée Saint-Sernin (CPGE-lycée)

image

« Le travail de mémoire, un enjeu plurilinguistique »


“Les récentes découvertes sur le positionnement pro-nazi du peintre Emil Nolde ont contraint Angela Merkel à faire décrocher les deux tableaux qui ornaient son bureau à la chancellerie. Dans le contexte de l’Amérique à l’heure d’un président controversé, le collectif For Freedoms (https://www.icp.org/exhibitions/for-freedoms-where-do-we-go-from-here
) revisite les affiches iconiques de Norman Rockwell publiées à l’issue du discours sur l’Etat de l’Union de Franklin D. Roosevelt en 1941. Ces supports permettent un travail très riche à partir de visuels complexes qui amènent à élaborer tout une réflexion sur la mémoire politique d’un pays.
Ces trois événements montrent à quel point les enjeux de mémoire restent prégnants aujourd’hui, voire trouvent une acuité nouvelle. Ils montrent aussi la diversité des formes et des supports de ces débats.
Le mardi 14 mai au lycée Saint-Sernin, des ateliers ont été proposés par les étudiants de classes préparatoires littéraires aux lycéens autour de ces enjeux. La discussion, en anglais ou en allemand, a pris des formes variées, montrant les enjeux mémoriaux qui sous-tendent des images liées au thème de la mémoire choisies par les étudiants et les professeurs”
Coord. A.-S. André et P. Pujo


photo_page.jpg

7 mai — Langues et culture de l’Antiquité
Journée d’études : Les dieux et les hommes dans l’Antiquité grecque et romaine
Coord. J.-L. Lévrier programme dieux &amp; hommes

11h-12h :  Visite de l’exposition temporaire « Age of Classics ! L’Antiquité dans la culture pop » (Laure Barthet, conservateur du patrimoine et directrice du musée Saint-Raymond,  Pascal Capus, chargé des collections de sculptures romaines et numismatiques, Loussia Da Tos, médiatrice culturelle au musée Saint-Raymond.
14h Jean-Claude Carrière, professeur émérite de langue et littérature grecques à l’Université Toulouse II – Jean Jaurès, « Héraclès de la Méditerranée à l’Océan ».
14h40 Pascal Capus, chargé des collections de sculptures romaines et numismatiques, « Les villae de l’Antiquité tardive : des refuges pour les dieux ? ».

15h40 René Cubaynes, agrégé de l’Université, docteur ès sciences, titulaire d’une thèse post-doctorale en histoire antique de l’École Pratique des Hautes Études, « ‘Deis gratias ago’, cultes et syncrétisme dans les légions romaines, l’exemple de la VIIIe légion Auguste ».
16h20 Jean-Marie Pailler, professeur émérite d’histoire ancienne et archéologie à l’Université Toulouse II – Jean Jaurès, « Saturnin, son martyre et son image dans l’Antiquité (IIIe – Ve siècle) ».


Dora-Maar.jpg

11 avril — Espagnol, Histoire des arts, Lettres Modernes
Lecture vagabonde — Autour de l’exposition Picasso et l’exil
par les élèves de classes préparatoires 
18h30 — Entrée Libre 
Coord. Carole Catifait, Nathalie Cournarie, Ludovic D’Agostin 
                                                                    logo_2014.png


11477.jpg


16 mars-2 juin — Histoire des arts

Médiation des étudiants à l’exposition de la Collection Motais de Narbonne, Fondation Bemberg
Coord. Nathalie Cournarie

IMG_0378.jpeg
IMG_0381.jpeg


12 mars — Anglais
Participation à une rencontre-table ronde à l’UT2J sur le Brexit


IMG_0889

21 Février — Histoire des arts
Vernissage de la Collection Motais de Narbonne, Fondation Bemberg
22 Février — Histoire des arts
Rencontre avec les collectionneurs et la commissaire d’exposition

Coord. Nathalie Cournarie


Unknown

31 Janvier — Lettres
Les conférences-rencontres des bibliothèques de l’université Toulouse Capitole
Lydi Salvayre, écrivain
Amphi Dauvillier : rencontre et séance de dédicaces
Coord. Carole Catifait et Marcel Marty (UT1)


expo_nadar_gd.jpg

24 janvier-29 janvier — Histoire des arts
Voyage d’études à Paris : « La photographie au XIXè siècle » — visites, rencontres et conférences : ENSB, Société française de photographie, Petit Palais, Exposition Nadar, Orsay, BHVP, Louvre et Centre Pompidou
Coord. Nathalie Cournarie


51yCdumW04L._SX307_BO1,204,203,200_.jpg

25 janvier — Anglais
Dans le cadre d’un colloque sur la ville dans les récits de guerre, les étudiants de LSHC assistent à la conférence « The city is a foreign country », de l’écrivain américain Kewin Powers (auteur de)

Université Jean Jaurès, Maison de la Recherche
Coord. Marielle Soler

beate-serge-klarsfeld-memoires_1545386266283-jpg.jpeg

    24 janvier — Philosophie
    Participation des étudiants de philosophie à la rencontre-débat avec B. et  S. Klarsfeld
 Université Toulouse Capitole 1, 18h30, Amphi Cujas

    Coord. Laurent Cournarie


IMG_0864.JPG

22 janvier 2019 20h — Concert-Lecture « Les Tristesses d’Ovide »
Auditorium Saint-Pierre des Cuisines

avec la participation d’étudiants de CPGE

Coord. Jean-Luc Lévrier


image.png

10 janvier — Histoire des arts
Musée des Abattoirs, Présentation par les étudiants de l’exposition « Prix Mezzanine Sud » (Marie-Luce Nadal, Agathe Pitié, Mazaccio)

Coord. Nathalie Cournarie


IMG_0681     19 janvier 2019, 9h30-12h — Journée Portes Ouvertes
JournéePortesOuvertesSt-Sernin2019


18 Décembre — Histoire des arts

image.png

   Médiation des étudiants dans le cadre de l’exposition  David Claerbout au musée des Abattoirs
Coord. Nathalie Cournarie


Guillaume Sire (3).jpg


11 Décembre — Lettres

Les conférences-rencontres des bibliothèques de l’université Toulouse Capitole
Guillaume Sire, écrivain
Amphi Maury : rencontre et séance de dédicaces
Coord. C. Catifait et M. Marty


6 novembre, 14h et 7 novembre 11h — Espagnol

VIRIDIANA-logo-mobile
la-retirada-200x150

                                   

Spectacle Ligeros de equipaje. Crónica de la retirada par la compagnie Producciones Viridiana, suivi d’un échange avec les comédiens.
http://musee-resistance.haute-garonne.fr/fr/evenements-1/expositions-precedentes/la-retirada.html?search-keywords=retirada
Coord. E. Gil


product_9782070179763_195x320.jpg

6 novembre — Philosophie
Les optants de philosophie participent à la conférence-rencontre, organisée par l’Université Toulouse Capitole 1, avec l’historien François Dosse pour la sortie de son dernier ouvrage en 2 volumes La Saga des intellectuels français
Coord. L. Cournarie


Unknown

26 septembre 2018 — Allemand 
Dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande (https://www.15francoallemandeoccitanie.fr) organisé par le GOETHE-INSTITUT et en coopération avec le Lycée St Sernin 
Goethe-Institut — 4 bis rue Clémence Isaure à Toulouse (31)
20 h.
Coord. : Catherine Doumerg, Pauline Pujo, Martine Reille

soirebiermann (1).jpg

« N’attends pas de jours meilleurs ! » Textes et chansons de Wolf Biermann

Caractérisé par un destin hors du commun et intimement lié à l’histoire allemande ‒fils de résistants communistes au nazisme puis poète et chansonnier dissident en RDA jusqu’en 1976 puis à l’Ouest ‒Wolf Biermann est aussi un auteur francophile, qui parsème ses textes de mots français, qui se sent cousin de Heinrich Heine et de François Villon, et s’inspire de la chanson française (Brassens, Boris Vian, entre autres). Après une conférence introductive, lectures d’extraits en allemand et en français présentés par les élèves du lycée Saint Sernin, alterneront avec l’interprétation de quelques unes de ses chansons.


logo-ct

17 septembre — Cinéma Audiovisuel  
Visite et présentation de la Cinémathèque de Toulouse
Coord. M.H. Meaux


8, 15, 22, 29 septembre — Histoire des arts                   logo-big

Médiation par des étudiantes et des étudiants de l’option du lycée Saint-Sernin dans le cadre de l’exposition Même pas peur à la Fondation Bemberg

Capture-d-ecran-2018-06-19-a-16.53.45.png

15h30-19h30
Fondation Bemberg 
Coord. Nathalie Cournarie


Marcel Gauchet : Religion, politique, éducation et morale — 2018

IMG_4818

Marcel Gauchet : Religion, politique, morale et éducation (8 mars 2018). Rencontre avec le philosophe animée les optants de philosophie

Emma Blume
Adèle Cardaillac
Elsa Chamont
Lauranne Garcia-Cousteau
Laureline Goetz
Sylvan Hecht
Alexandra Jacotin
Justine Lastelle
Luc Latapie-Barbes


Rédaction du compte-rendu
Article intégral PDF 647 ko prochainement revu et corrigé 

Elsa Chamont

Sur la sortie de la religion
Sur le primat du politique
Sur l’éducation
Sur la morale
Sur l’avenir de la démocratie
Sur le projet théorique d’ensemble


  1. Sur la sortie de la religion

« Vous êtes un philosophe et historien de la démocratie des Modernes et par ce biais un analyste du contemporain. La bifurcation de la modernité s’explique par et comme une sortie de la religion. Or notre actualité souligne plutôt un retour du religieux. Dans un de ses premiers textes, La revanche de Dieu, G. Kepel faisait de 1978 la date précise où ce retour du religieux s’est opéré dans le monde chrétien, juif et musulman. Et c’est pourtant à la même décennie, en 1975 précisément, que vous faites commencer la sortie complète de la religion dans votre dernier ouvrage Le nouveau monde. Le recyclage de la religion dans le gouvernement de l’autonomie est, selon vous, définitivement derrière nous.
Pouvez-vous, une fois de plus repréciser les raisons qui vont font penser que le retour du religieux est le phénomène superficiel de la sortie de la religion qui, elle, est en réalité la logique profonde de l’histoire de l’humanité et de l’avènement de la démocratie ? Qu’est-ce qui assure que cette sortie n’est pas une fausse sortie ? Et considérez-vous que cette histoire politique de la religion vaut pour l’humanité entière ou seulement pour l’Occident ? » 

— M.GAUCHET : Sortie de la religion ou retour du religieux ?
Il y a une géographie de ces phénomènes. Le retour du religieux n’est pas en Occident. Il touche l’Occident mais son foyer initial, son épicentre se trouve ailleurs, dans le monde musulman. Mais en réalité il ne faut pas s’arrêter sur cette fenêtre : le retour du religieux touche toutes les religions. Il y a un fondamentalisme religieux américain, en Amérique Latine par exemple.
Tandis que la sortie de la religion c’est la matrice de la Modernité qui constitue un mode d’organisation des sociétés. Cette modernité dans la phase que nous connaissons se mondialise sous l’aspect économique avec l’adoption de processus industriels et de la pensée technique qui l’accompagne. Et le retour du religieux est comme une réaction, un ressac de la mondialisation de la modernité occidentale dans des sociétés encore largement organisées par un mode de structuration religieux mais partagées entre une appropriation nécessaire de la modernité qui ne peut être refusée et la remise en question qu’elle implique de leur mode de pensée, de la tradition, des valeurs établies. Le fondamentalisme est une stratégie d’appropriation de la modernité : on s’approprie ses outils, ses moyens de richesse pour dominer la société en la réinscrivant dans la société nouvelle. Le fondamentalisme est l’utopie d’une sortie de la modernité des sociétés. Contrairement à une sociologie spontanée, ce ne sont pas les plus pauvres qui sont les acteurs de ce radicalisme mais des ingénieurs, des techniciens, etc.  Ils vivent dans un double monde. Ils connaissent très bien l’univers occidental  et ont un attachement identitaire à leur terre d’origine, ce qui leur donne les moyens de maîtriser la modernité occidentale. Mais  quand on y regarde de près, il ne s’agit pas de vraie religion. Les acteurs du fondamentalisme sont des ignorants en matière de religion : il s’agit plutôt de la réaffirmation identitaire du religieux.

Article intégral PDF 647 ko

Jean-Pierre Colignon — 4 décembre 2017 « 14-18 : les mots des Poilus »

logo-fr.jpg

Dans le cadre des Rencontres des Bibliothèques de l’université et du Cycle de conférences : « la Grande Guerre en toutes lettres »

 

Conférence-rencontre Mardi 5 décembre 2017
Salle de conférence
Unknown.jpeg

Jean-Pierre COLIGNON
lexicographe, ancien directeur
du service de correction du Monde
Exercices lexicographiques et réflexions sur l’étymologie


 

Résumé de la conférence de Jean-Pierre Colignon : « Le mots des Poilus »

Pauline Père

Introduction : La Première Guerre Mondiale représente un bouleversement dans la langue, bouleversement qui est unificateur. Le conflit de position s’allongeant, les langues se mêlent et donnent naissance à une forme de métissage. L’argot fleurit parmi les nouveautés matérielles et immatérielles et aboutit à une technicisation, une harmonisation du langage. C’est ainsi que ce bouillonnement linguistique produisit la «parlure des tranchées ».

Les origines de quelques mots et expressions issues de 14-18 :

POILU :
-brave à 3 poils (courageux, lien avec les grades)
-pas de rasage (le rythme des offensives ne le permettant pas)
-« épilés » = personnes de l’arrière (peau de « porcelaine » = n’allaient pas au Feu)

BARAGOUINER :
-« pain » et « vin » en Breton -> réclamations des soldats bretons dans les tranchées
-incompréhension des parisiens face à ce langage, jugement de valeur par le mot « baragouiner »

CRAPOUILLEUX :
-canons qui tiraient par-dessus les tranchées
-canons « petits », « ramassés » -> référence au verbe « crapahuter » (déplacement accroupi en parallèle avec la démarche du crapaud)

BOBARD :
-utilisé d’un récit de soldat qui donne une vision partielle, subjective du combat
-à nuancer avec un « bouteillon » : orientation du propos (à rapprocher de la bêtise, des sornettes)
-le bobard est souvent involontaire et dû au traumatisme

BOCHE :
-vient de « bobosse » : truand, personne peu fréquentable
-« Al Boss » = « sale type » -> a donné naissance au dérivé « Boche »
-expression « Tête de pioche, Tête de boche » -> connotation de la bêtise (expression dépréciative)

TOMBER SUR UN BEC :
-« tomber sur une difficulté »
-référence au « bec de gaz » : policier de rue surveillant à côté d’un bec de gaz (métonymie)
-vocabulaire des brigands parisiens

PINARD :
-Le docteur Pinard avait conçu un traitement à base de vin : « Le Brutal »
-« solution » proposée contre le moral en baisse des troupes : rations importantes d’alcool produisit une grande vague d’alcoolisme suite à la guerre (dont on parle peu)

VIANDE BERGOUNIAN :
-viande consommée par les soldats
-métaphore du pneu par métonymie des camions (« autobus de la viande » -> anciens bus mobilisés pour acheminer la viande jusqu’au front)

Conclusion : les tranchées furent le lieu d’usage mais pas nécessaire de création d’une nouvelle « parlure ». Excepté la naissance d’un langage militaire particulier, nombreuses des expressions furent héritées de l’argot paysan et montmartrois, la bourgeoisie découvrant alors une panoplie linguistique radicalement nouvelle. Ce brassage des milieux sociaux est toutefois à relativiser. La Grande Illusion de Renoir porte un regard pessimiste sur cette fausse familiarité entre « prolo » et « noble » qu’il est nécessaire de considérer.
Notons que nombreux de ces mots furent progressivement oubliés tandis que d’autres perdurèrent, s’utilisant toujours dans la langue contemporaine, plutôt familière.



Présentation

par Marcel Marty

Correcteur d’imprimerie, d’édition, puis de presse, Jean-Pierre Colignon a dirigé pendant vingt ans le service de correction du quotidien Le Monde. Parallèlement, de 1985 à 2005, il a participé, aux côtés de Bernard Pivot, à l’aventure des « Dicos d’or », championnats de France d’orthographe, devenus ensuite championnat du monde d’orthographe, qui ont connu un immense succès, relayés par la radio et la télévision. En 1992, la manifestation a été accueillie au siège des Nations unies, à New York.
Jean-Pierre Colignon organise aussi des dictées publiques pour des villes, des associations caritatives, des Salons du livre, ou des Journées de la langue française. Aujourd’hui, il conçoit, organise et anime chaque année plus de 25 dictées publiques dans toute la France, de même que toutes les épreuves du Championnat d’orthographe et de langue française du Maroc, créé en 2005. Jean-Pierre Colignon a rédigé à ce jour plus de 350 dictées !
Jean-Pierre Colignon est aussi très sollicité comme formateur par les écoles de journalisme : Centre de formation et de perfectionnement des journalistes de Paris (CPJ-CFPJ), Institut français de presse (université Assas-Paris II), Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ), Formacom (école de formation des correcteurs-réviseurs, secrétaires de rédaction), Centre d’écriture et de communication.
Jean-Pierre Colignon a été membre de trois commissions ministérielles de terminologie (ministère de la Culture et de la Communication, ministère des Affaires étrangères, ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie) et aussi du COSLA (Comité pour la simplification du langage administratif – Modernisation de l’Etat), tout en participant aux actions de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France.
Administrateur de l’association « Défense de la langue française », Jean-Pierre Colignon est par ailleurs membre d’honneur de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire.
Jean-Pierre Colignon a publié une cinquantaine de livres, la quasi-totalité traitant de la langue française. Parmi ces titres, on peut relever Donner sa langue au chat, et autres expressions félines (2016), Un point c’est tout : la ponctuation efficace (2011), Curiosités et énigmes de l’histoire de France (2008), Le français écorché (2012), La majuscule, c’est capital (2005), L’orthographe, c’est logique (2003), Etonnantes étymologies (2004).


prepaSaintsernin

Discours d’accueil pour Jean-Pierre Colignon

Carole Catifait     

Jean-Pierre Colignon, oserais-je rappeler, avec Francis Ponge, qu’entre la cage et le cachot, il y a le cageot ? Oserais-je imaginer que, dans un dictionnaire qui mêlerait les hommes et les choses, il y ait entre le colifichet et le colimaçon, le nom de Colignon ? Ah ! Que vous vous sentiriez bien, ainsi logé, au milieu des mots, dans cette brique dense, solide, fidèle, qu’est le dictionnaire ? Il faut bien les poètes –encore Francis Ponge et ses pairs- pour s’emparer du dictionnaire, le malmener, le mener hors de l’usage, préférer l’impropre au sens propre, le figuré / défiguré, pour décider d’abolir soudain l’arbitraire du signe, marier le signifiant et le signifié (drôle de mariage, endogamique, entre le mot en gras et majuscule, et l’autre, juste après, entre crochets et dans un exotique alphabet « pour l’oreille » -mon dissemblable, mon frère…).

     Lorsque, Jean-Pierre Colignon, vous luttez –comme Francis Ponge- avec bataillons joyeux et ludiques armes, contre le délitement de la langue, la débandade orthographique, à coup d’ouvrages (une cinquantaine : grandes orgues de l’épopée !), de dictées (les vôtres ont plus de succès que les miennes), de rapports ministériels ou de leçons à l’usage des journalistes, quel n’est pas votre plaisir de prendre le parti des mots, sûr que c’est le meilleur moyen de prendre le parti des choses ? Les poètes ne vous contrediraient pas, eux qui « défendent et illustrent » comme vous la langue française, non par académisme étriqué, mais avec la certitude que seule la justesse du dire peut nous amener à y voir un peu plus clair sur ce monde trouble, qu’il s’agisse de botanique, de géopolitique, ou de discours amoureux. Compte-tenu des mots, et c’est ce qui nous fait hommes, nous n’avons pas mieux que les mots et leur agencement en phrases pour mettre en ordre le grand monde. On pourrait s’en désoler, et, avec d’autres poètes qui ont décidé d’en pleurer, regretter l’indigence des mots, incapable de dire autre chose que la surface des choses. Vous avez, et Francis Ponge s’en réjouit avec vous, ô joie ! objoie…- décidé de vous en régaler, et de nous en régaler, corrigeant par le rire nos pratiques orthographiques parfois bien défaillantes : et c’est là –ô pantagruélique vertu du rire- que vous vous faites poète, en nous rappelant qu’il suffit qu’un « e » s’envole pour que la poule, grasse et picorant bassement la terre, têtue et terre-à-terre, elle aussi s’envole, et laisse place à un adjectif léger vaporeux, avec sa finale en l’air et son allitération en liquides : « volatil ». Après L’Encyclopédie du Professeur Colignon, ne voulez-vous pas enfin vous décider à écrire un Glossaire, j’y serre mes gloses à la manière de Michel Leiris ? Certes, ce dernier fait parfois bref en matière de définition : résisterais-je à ces raccourcis irrésistibles : « BRAGETTE = Magique ! » ? Si bref, mais si juste : « BOURREAU = Beau rouge ». Mais poète vous l’êtes déjà, et je ne suis pas la seule à me délecter de vos formulettes (aïe, aïe, aïe, avec mon suffixe je suis en train de faire un pléonasme !!), pour retenir une règle d’orthographe. Désormais, dans toutes les copies de mes étudiants qui s’acharnent à écrire « champ lexical » avec un « s », j’écrirai : « Après la moisson, on offrira le champagne » ! D’aucuns croiront que je me prends pour Rimbaud, Lautréamont ou Breton, les autres comprendront qu’il faut courir sur votre blog : d’abord c’est un excellent antidépresseur, ensuite c’est la meilleure façon d’en finir avec nos fautes de français… A visiter, sans modération, donc.

     Difficile de mettre un point final à ce jeu avec les mots : votre enthousiasme est communicatif. Je terminerai en évoquant vos travaux sur la ponctuation, cette ponctuation que j’aime tant dans les textes littéraires. Merci, Jean-Pierre Colignon, pour votre belle définition de la virgule : « La virgule est le signe de ponctuation qui exprime le plus la subtilité, la finesse d’esprit, l’acuité de l’intelligence, voire la ruse et la rouerie ». Merci d’avoir réinventé le point d’ironie (je suscite la curiosité chez nos étudiants…) : je n’en dirai pas plus. Reste à expliquer la virgule et le point d’ironie à Donald Trump… Autre question… Ayons le plaisir de vous lire. Et à présent de vous écouter.

     Merci Jean-Pierre Colignon de venir ici, devant nos étudiants de classes préparatoires, partager votre gai savoir et votre virtuosité généreuse.

Marcel Gauchet

Unknown

Débat avec Marcel Gauchet animé par les optant.es de philosophie (2018)

Marcel Gauchet est né en 1946 à Poilley en Normandie. Il est est le fils d’un père cantonnier, gaulliste et d’une mère couturière, fervente catholique, élevé au sein d’une communauté rurale conservatrice. A 15 ans, il s’inscrit à l’Ecole normale de Saint Lô et envisage de devenir instituteur. Il quitte la Manche pour préparer l’ENS au lycée Henri IV. Mais l’atmosphère qui y règne le fait revenir dans son Ouest natal où il enseigne le français pendant deux ans. Profitant d’une disponibilité, il entreprend des études  de philosophie et de sciences humaines, à Caen puis à Paris. En 1966-67, il assiste aux cours de Cl. Lefort qui lui fait découvrir Machiavel, Marx et Tocqueville et lui fait rencontrer des intellectuels en marge du gauchisme de l’époque : Fr. Furet avec lequel il collabore dans deux revues Textures et Libre et P. Nora, également historien, avec qui il fonde Le Débat en 1980.
Article intégral 279 ko Cournarie Présentation M. Gauchet prepasaintSernin 2018

 Bibliographie sélective et thématique
Avènement du sujet
La Pratique de l’esprit humain : l’institution asilaire et la révolutiondémocratique, Gallimard, Paris, 1980.
L’Inconscient cérébral, Éditions du Seuil, « La Librairie du xxe siècle », Paris, 1992*Histoire du sujet et Théorie de la personne PU Rennes, 2009.
Religion et politique
Le Désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion, Gallimard, Paris, 1985.
La Religion dans la démocratie : parcours de la laïcité, Gallimard, Paris, 1998
Le religieux et le politique, Paris, Desclée de Brouwer, collection Religion & Politique, 2010.
Education et démocratie
Pour une philosophie politique de l’éducation, Hachette littératures, coll. « Pluriel », Paris, 2003.
Conditions de l’éducation, Stock, Paris, 2008.
Transmettre, apprendre, Stock, Paris, 2014
Une anthropologie historique de la démocratie
L’Avènement de la démocratie, t. 1, La Révolution moderne, t. 2 La crise du libéralisme, Gallimard, Paris, 2007.
L’Avènement de la démocratie, t. 2, La crise du libéralisme, Gallimard, Paris, 2007.
L’Avènement de la démocratie, t. 3, A l’épreuve des totalitarismes, 1914-1974, Gallimard, Paris, 2010.
L’Avènement de la démocratie, t. 4, Le Nouveau Monde, Gallimard, Paris, 2017
Ouvrages de synthèse sur l’œuvre
La Condition historique, Stock, coll. « Les essais », Paris, 2003
La Condition politique, Gallimard, Paris, 2005
La Démocratie d’une crise à l’autre, Cécile Defaut, Paris, 2007.

Bibliothèque philosophique numérique

Héraclite Fragments
Parménide Poème

Platon Dialogues
Platon Le Politique

Aristote Poétique
Aristote Ethique à Nicomaque
Aristote Métaphysique

Epictète Entretiens

Pascal Entretien M. Sacy
Descartes Discours Méthode éd Tannery
Descartes Méditations métaphysiques Réponses Objections
Descartes Passions de l’âme
Leibniz Discours de métaphysique

Rousseau Discours sur les sciences et les arts
Kant Doctrine du droit

Comte Discours sur l’esprit positif

Nietzsche Ainsi parlait Zarathoustra