Publications

Publications récentes
des professeurs de CPGE du lycée Saint-Sernin


ALLEMAND


PUJO, P., Une histoire pour les citoyens, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2020, 456 p.


http://www.pub-editions.fr/index.php/auteurs/p/pujo-pauline/une-histoire-pour-les-citoyens-etude-franco-allemande-1760-1807.html

— Présentation par l’auteure de son ouvrage au Goethe Institut en octobre 2021 dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande.
https://www.goethe.de/ins/fr/fr/ver.cfm?fuseaction=events.detail&event_id=22338776

Ce livre apporte un regard nouveau sur les usages publics de l’histoire depuis la perspective des Lumières françaises et de l’Aufklärung allemande. Gravures et récits vivants, en allemand et en français, soulèvent la question de l’exemplarité de l’histoire, en marquant pour longtemps les représentations du passé, et en revisitant la définition du grand homme. C’est en particulier leur circulation entre France et Allemagne, d’un contexte politique à l’autre, qui met au jour les recompositions du discours historique autour de 1800.
Une autre représentation pédagogique de l’histoire suscitait alors la fascination tout en posant un défi de méthode : le tableau synoptique, qui permet de saisir d’un seul coup d’œil toute l’histoire pour en tirer des leçons politiques. Quelques-uns de ces tableaux seront présentés et examinés ensemble : étaient-ils porteurs d’une pédagogie émancipatrice ? Cristallisaient-ils autour d’eux une opposition entre pédagogie allemande et une pédagogie française ?

Action labellisée dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande en Occitanie 2021.

ALLEMAND


PUJO, P., et LERENARD M., L’innovation pédagogique des Lumières, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2019, 204 p .
http://www.pub-editions.fr/index.php/auteurs/p/pujo-pauline/l-innovation-pedagogique-des-lumieres-lumieres-32.html

HISTOIRE

Olivier Loubes, Jean Zay. La République au Panthéon, Dunod, 2021, 336 p.

Son entrée au Panthéon en 2015 a fait de Jean Zay un homme politique reconnu par l’hommage national, mais resté trop peu connu du grand public. Pourtant, il incarne la République comme pionnier de la République sociale et par la haine qui conduisit à son emprisonnement sous la dictature de Vichy dès 1940 puis à son assassinat par des miliciens en 1944. De 1936 à 1939, il a été un remarquable ministre de l’Éducation et des Beaux-Arts du Front populaire auquel on doit la démocratisation de l’école, le CNRS, le festival de Cannes. Alors qu’aujourd’hui la référence aux « valeurs républicaines » est si fréquente mais si floue, il est plus que jamais bienvenu de connaître son combat contre le fascisme et pour la popularisation de la culture.
«  Il y a une énigme Jean Zay. […] Par sa filiation intellectuelle, sa formation, ses combats, jusque dans son martyre, le ministre de l’Éducation du Front populaire concentre en lui tout ce qui fait la noblesse de la République. Seulement, […] l’histoire n’a pas toujours été au rendez-vous. Cet ouvrage lui rend enfin justice. » (L’Histoire)

HISTOIRE

Olivier Loubes, présentation, Ernest Lavisse, Histoire de France. cours moyen (1922), Armand Colin, 2021 (à paraître).

De l’histoire de la Gaule à la fin de la Première Guerre mondiale, voici l’Histoire de France pour le cours moyen rédigé par Ernest Lavisse. L’ouvrage a été publié en 1922. Nous republions ce titre en ouvrage « collector » agrémenté d’une préface d’Olivier Loubes propre à recontextualiser son contenu

LANGUES ET CULTURE DE L’ANTIQUITÉ

PLATON M., participation à l’ouvrage collectif : La lecture antique en VO, Paris, UGA Editions, 2021, 284 p.
Les enseignants de langues anciennes trouveront ici une aide pour faire lire des textes latins et grecs à leurs élèves ou étudiants, tous niveaux confondus.
La notion de « lecture » est envisagée dans cet ouvrage comme un exercice distinct de la version : il s’agit de renouer avec le plaisir et l’intérêt du texte abordé en langue originale, tout en limitant les erreurs de compréhension littérale. Pour remédier aux différentes causes de blocage potentielles (linguistiques, psychologiques, culturelles), trois leviers principaux sont identifiés comme autant de facteurs facilitateurs : les images fixes ou mobiles, supports du développement d’une posture d’enquêteur ; l’oralisation ou la théâtralisation, qui facilitent l’appropriation du texte ; la construction de parcours littéraires donnant du sens à l’effort de compréhension. Les protocoles d’action proposés reposent sur des corpus variés, associant aux textes classiques des sources souvent méconnues (textes néo-latins, inscriptions issues du paysage urbain, bandes-dessinées, etc.). Les contributions présentent des outils concrets, directement exploitables en classe, et transposables selon le niveau d’enseignement visé.



LANGUES ET CULTURE DE L’ANTIQUITÉ


PLATON M., participation à l’ouvrage collectif : Les Lettres grecques — Anthologie de la littérature grecque d’Homère à Justinien, Paris, Belles-Lettres, 2020, 1632 p..

http://(https://www.uga-editions.com/menu-principal/collections-et-revues/toutes-nos-collections/didaskein/la-lecture-antique-en-vo-884598.kjsp

Les textes, en grec ancien non traduits, sont tous largement introduits et commentés en français. 
Ce volume réunit treize siècles de littérature grecque. Époque après époque se succèdent les auteurs de cette vaste période, dont les textes illustrent la diversité, la richesse et la pérennité de la littérature en grec ancien, mise à l’honneur dans cette anthologie, à laquelle ont collaboré quelque soixante-dix spécialistes.
« Grecque, sans laquelle c’est honte que une personne se die sçavant. »
Rabelais

PHILOSOPHIE


COUJOU, J.-P, Philosophies du Siècle d’Or espagnol. Figures de la pensée juridique et politique, Paris, Champion, 2022, 600 p. (à paraître).

PHILOSOPHIE


COUJOU, J.-P., Suarez dans l’histoire de la métaphysique, 1, Toulouse, Entremises éditions, 2022, 350 p. (à paraître 2022).

Le débat riche et diversifié que propose Suárez avec l’histoire de la métaphysique n’est pas sans effet sur la représentation que l’humain met en oeuvre relativement aux limites de son savoir, à l’usage de ses facultés et aux conditions de légitimité de sa pratique. Selon cette perspective, la métaphysique détermine le socle des modes d’actualisation de la connaissance et de l’action et son histoire permet de mesurer la portée de son influence sur ces dernières. Elle a, en ce sens, une dimension performative comme expression de la structure d’une conduite opératoire pouvant être appliquée dans les sphères de la connaissance et de la pratique. Deux perspectives distinctes de la philosophie seraient par là même rappelées par Suárez et dont il s’agissait d’effectuer la synthèse : la première – celle d’une sagesse à réactualiser (Sophia) – s’identifie originellement à la mise en présence de l’être à lui-même par la raison ; la deuxième implique un mode d’apparaître des hommes les uns aux autres dans un espace commun constitué par l’agir humain et établissant la possibilité d’exister publiquement (Philia). Tel est précisément le mérite, et non l’un des moindres, de l’interrogation sur l’histoire de la métaphysique que peut nous proposer Suárez.


PHILOSOPHIE


COUJOU, J.-P., Suarez dans l’histoire de la métaphysique, 2, Toulouse, Entremises éditions, 550 p., (à paraître) 2022.

L’examen du débat engagé, directement ou indirectement, par la postérité (Grotius, Hobbes, Leibniz, Locke, Kant, Schopenhauer ou Heidegger …) avec les présupposés et les enjeux de l’œuvre politique et métaphysique de Suárez, permet de tracer le cadre dans lequel se dessine la constitution historique de l’ontologie politique des modernes. La pensée de Suárez permet, lorsqu’on analyse son influence protéiforme sur la modernité, de révéler son actualité persistante au regard d’une telle constitution. Un chemin est proposé pour rechercher comment les hommes doivent exister tout en coexistant et quel type de liberté ils sont en droit d’espérer au regard des possibilités que leur accorde leur raison et des limites que leur impose leur finitude. La liberté politique doit désormais être pensée sous l’égide d’une problématique renouvelée du droit et de la loi de telle sorte que tout un chacun y trouve réalisé le droit à avoir des droits, ce qui constituerait un objectif métaphysique et éthique de l’État, identifiable à une réponse par une théorie de la pratique à la finitude et aux faiblesses de l’existence humaine. La maîtrise de la nature telle qu’elle est annoncée au début du XVIIème siècle par une science mathématique du réel accompagnée de la puissance technique, est indissociable de la recherche d’une maîtrise de l’histoire, mais toujours renvoyée à ses propres limites, c’est-à-dire au respect de l’humanité de l’humain. C’est précisément ce à quoi pouvait nous reconduire la relation entre l’ontologie et le politique, à savoir à une histoire de la métaphysique comme ontopolitique, telle qu’elle était développée par l’œuvre encyclopédique de Suárez. 

PHILOSOPHIE


COURNARIE, L., Le principe — Une histoire métaphysique, Paris, Vrin, 2021, 252 p.

— Le principe est certainement la première question de la métaphysique. Mais s’accorder sur sa nécessité n’est pas s’accorder sur sa nature ni sur le moyen de le connaître. L’histoire de la métaphysique n’aura cessé de se heurter à la même difficulté : ne pouvoir le dire qu’en lui conférant une assise transcendante ou transcendantale. Sans pareil surcroît de rationalité, on en reste au double constat : qu’il n’y a pas de science du principe mais aussi qu’il n’y a pas de science possible sans principe. Il faut donc s’y résoudre : la pluralité des principes, irréductiblement régionaux ou relatifs, est l’horizon indépassable de toute pensée du principe.
http://www.vrin.fr/book.php?title_url=Le_principe_Une_histoire_metaphysique_9782711630158&search_back=&editor_back=%&page=1

PHILOSOPHIE


BORIES, E. et ROBILLIARD St., Emmanuel Kant, Le droit de mentir suivi de Théorie et pratique. Nouvelle traduction et commentaire détaillé, Paris, Cerf, 2019.

Mentir peut-il devenir un droit ? Nos principes ont-ils une valeur pratique ? Que signifie avoir des droits ? Quelle justice peut-on attendre des rapports sociaux ? Les deux textes dont nous proposons une traduction rajeunie et une explication détaillée révèlent un Kant en débat avec ses contemporains et en phase avec l’aspiration républicaine née de la Révolution française. Un penseur moins préoccupé de théorie pure qu’attentif à montrer comment, en morale comme en politique, on ne peut affronter le cynisme ou l’opportunisme que si l’on a soigneusement instruit les valeurs qu’on entend maintenir. Sa réflexion rejoint l’individu engagé dans un choix moral compliqué, ou hésitant sur ses motivations pratiques, confronté à l’inégalité sociale ou inquiet du destin de l’humanité. En nous proposant une esquisse philosophique, c’est à-dire problématique, de ce que serait une vie juste, Kant nous invite à penser l’idéal social dont nous avons besoin.