Anne Sophie André Audrey Lambert Julie Miguel Sébastien Petit Marièlle Soler
L’anglais en khâgne (Première Supérieure)
Préparation à l’écrit
Cours de version commentaire (tronc commun)
Ce cours s’adresse à tous ceux qui choisissent de passer leur épreuve écrite de langue vivante en anglais. Dans la continuité de l’hypokhâgne, mais à un rythme plus soutenu, compte tenu du calendrier, nous travaillons sur tout le corpus littéraire (fiction et non-fiction) de langue anglaise à compter de 1820 environ. Les trois heures hebdomadaires sont réparties entre commentaire et version, en fonction des textes, qui ont chacun leurs exigences propres. Chaque enseignant est responsable de sa progression, mais le plus souvent celle-ci s’articule autour d’un axe chronologique et thématique. Pour passer une bonne année et réussir l’épreuve, il convient dès l’été de revoir les cours d’hypokhâgne, en constituant, si ce n’est déjà fait, des fiches de vocabulaire et des fiches de lexique critique. Les notions de focalisation et de narratologie, en particulier, devraient être maîtrisées. Par ailleurs, la fréquentation des anthologies de littérature anglaise et américaine est à recommander, ne serait-ce que pour savoir situer précisément les extraits étudiés en classe. Ce cours ne se limite cependant pas à la seule acquisition de connaissances et de méthodes visant à obtenir la meilleure note possible à l’épreuve du concours. Il a aussi pour ambition de vous faire partager notre goût pour la littérature de langue anglaise, de vous faire voyager dans des contrées inconnues de vous, de vous donner, enfin, envie de voler de vos propres ailes et de lire sans retenue en version originale. Vous trouverez des suggestions de lecture sur le site de l’un de vos professeurs. L’évaluation est faite sous la forme de devoirs surveillés en 6h, dans les conditions du concours.
Cours de thème (enseignement de spécialité)
Ce cours s’adresse aux seuls spécialistes anglais. A raison de deux heures par semaine, l’exercice de traduction dans le sens français- anglais est pratiqué intensément et assidument. Un programme de révision systématique du lexique est donné en début d’année, qui fait l’objet d’une évaluation bi-mensuelle. A cela il convient d’ajouter les devoirs à la maison qui alternent avec les évaluations sur table pour, en y ajoutant les préparations, habituer les étudiants à traduire vite et bien une large palette de textes tirés de la littérature française depuis 1880 environ. Cette préparation sert non seulement à réussir l’épreuve spécifique de thème mais aussi à poser les bases d’un succès futur aux concours du CAPES et de l’agrégation d’anglais, ainsi que dans les masters de traduction (ESIT, notamment).
Préparation à l’oral
Cours de tronc commun (spécialistes, non-spécialistes, LVB)
Ce cours réunit tous les étudiants amenés à se présenter à l’épreuve de commentaire de presse à l’oral de l’ENS. Le programme porte sur les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, tels qu’ils nous sont donnés à voir par les grands organes de presse anglophones (que ce soit au plan politique, culturel, social, voire économique). Pour s’y préparer, il est indispensable de suivre l’actualité avec régularité, tout en travaillant par ailleurs à l’aide d’ouvrages de civilisation. Pour les candidats aux écoles de commerce, ce cours est essentiel tant pour réussir l’épreuve d’ « essay » que pour les épreuves orales.
Cours de spécialité (littérature et civilisation)
Le programme de littérature de l’ENS Lyon, renouvelé chaque année, se compose de 3 œuvres, dont une pièce de Shakespeare. Ce programme fait l’objet d’une étude approfondie tout au long de l’année. En complément des œuvres imposées, des extraits d’autres œuvres sont également proposés, le plus souvent de poésie ou de théâtre, pour préparer également les étudiants à l’épreuve de littérature hors-programme de l’oral de l’ENS Paris-Saclay (anciennement Cachan). Le travail se répartit entre cours magistraux et « planches » imposées, dont la régularité est un gage de réussite aux oraux des concours. Ce cours, où l’amour de la littérature, du théâtre et de la poésie de langue anglaise peut s’exprimer en toute liberté, est aussi le moment pour les étudiants de parfaire leurs connaissances techniques (prosodie, analyse critique…) mais aussi de constituer leur « bibliothèque de référence » de langue anglaise, qui leur sera d’une grande utilité dans la suite de leur parcours d’anglicistes. En civilisation, l’épreuve de l’ENS Paris-Saclay, dont le sujet est renouvelé tous les deux ans, fait l’objet d’une préparation spécifique car son contenu et ses modalités diffèrent sensiblement de celle de l’ENS Lyon.
Artículo sobre la exposición del museo del Quai Branly : Perú antes de los Incas (viaje de enero de 2018)
Pauline Père
Desde el 14 de noviembre de 2017 hasta el primero de abril de 2018 al museo del Quai Branly en Paris, se puede ver una exposición sobre las diferentes poblaciones prehispánicas que se desarrollaron al pie de la Cordillera de los Andes hace más de 1500 años. Numerosas cerámicas producidas específicamente por los Mochicas (también llamados Moches) fueron restauradas en el marco de esta exposición, revelando así una parte de toda la riqueza de esa civilización. Marcados con complejos símbolos, sus motivos unen el mundo animal, vegetal y humano para crear una armonía sagrada que acompañará a los difuntos en el más allá. Su dimensión utilitaria está cuestionada pues no solamente por el espacio del museo que les descontextualiza sino también por su misma índole, su valor ritual. Pájaros, insectos y otros reptiles estilizados están así asociados a diferentes divinidades, engendrando figuras antropo-zoomorfas, a imagen y semejanza de esta concordancia entre la naturaleza y la comunicación entre los mundos. Asimismo, la noción de dualismo es esencial en el seno de esa cultura ya que ilustra esta complementariedad natural. Se encuentra esta coexistencia en el uso alternado del oro y de la plata o también en la evocación de la sexualidad en toda su sacralidad. La “huaca” (“sagrado” en lengua mochica) está pues en el centro mismo del arte pre-incaico, a la vez en la comunicación entre los mundos, pero también a través de una estructura política teocrática jerarquizada con la totalidad de los ritos sacrificiales que la acompañan.
Así, todas estas producciones hechas con cerámica encarnan el precioso testimonio cultural de un pasado a menudo olvidado, particularmente víctima del saqueo de los “huaqueros”. La reunión de la totalidad de estas obras se inscribe así en la lógica de un acto de memoria con toda la dimensión histórica que sugiere, invitando al espectador a abrirse a nuevas culturas en ningún caso primitivas pero sí originarias.
Compte-rendu au sujet de l’exposition au Quai Branly : Le Pérou avant les Incas (voyage de janvier 2018)
Du 14 novembre 2017 au 1eravril 2018 au Musée du Quai Branly à Paris, a lieu une exposition portant sur les différents peuples préhispaniques qui se sont développés au pied de la cordillère des Andes, il y a plus de 1500 ans. De nombreuses céramiques produites notamment par les Mochica (aussi appelés Moche) furent restaurées à l’occasion de cette exposition, dévoilant ainsi une partie de toute la richesse de cette civilisation. Empreintes de symboliques complexes, leurs motifs allient le monde animal, végétal et humain pour créer une harmonie sacrée qui accompagnera les défunts dans l’au-delà. Leur dimension utilitaire est donc remise en cause non seulement par l’espace muséal qui les décontextualise mais aussi par leur nature même, leur valeur rituelle. Oiseaux, insectes et autres reptiles stylisés sont ainsi associés à différentes divinités, donnant naissance à des figures anthropo-zoomorphes à l’image de cette concordance de la nature et de la communication entre les mondes. De même, la notion de dualisme est essentielle au sein de cette culture puisqu’elle illustre cette complémentarité naturelle. On trouve cette coexistence dans l’usage alterné de l’or et de l’argent ou encore dans l’évocation de la sexualité dans toute sa sacralité. La huaca »(« sacré » en mochica) est donc au cœur même de l’art pré-incaïque, à la fois dans la communication entre les mondes mais aussi au travers d’une structure politique théocratique hiérarchisée avec l’ensemble des rites sacrificiels qui l’accompagnent.
Ainsi, toutes ces productions en céramique incarnent le précieux témoignage culturel d’un passé si souvent oublié, étant notamment victime du pillage des « huaqueros ». La réunion de l’ensemble de ces œuvres se place de ce fait dans la logique d’un acte de mémoire avec toute la dimension historique qu’il comprend, invitant le spectateur à s’ouvrir à des cultures loin d’être primitives puisqu’originaires.
« Les Colombiens ont la douleur et le refus de l’oubli inscrits dans leur chair ». Le film L’oubli que nous serons de Fernando Trueba est adapté d’un roman autobiographique d’Héctor Abad Faciolince, paru en 2006, qui a connu un succès très important en Colombie.
Nous avons demandé à Marie Estripeaut-Bourjac (1), spécialiste de la question de l’écriture de la mémoire en Colombie, de nous expliquer en quoi ce récit témoignait d’une période particulièrement mouvementée dans le pays. (Pauline Le Gall).
– Vous avez travaillé sur l’écriture de la mémoire en Colombie. Comment le roman d’Héctor Abad Faciolince, L’oubli que nous serons, s’inscrit-il dans cet élan littéraire ?
Ce récit autobiographique, et revendiqué comme tel, a pour objectif de dénoncer l’incurie des pouvoirs publics. À l’heure actuelle, les causes de l’assassinat d’Héctor Abad Gómez ne sont toujours pas éclaircies. Aucun jugement n’a été rendu. Le récit est donc une forme de réparation et de thérapie pour l’auteur et pour sa famille. Faciolince n’a d’ailleurs de cesse de l’écrire : «J’ai enfin pu parler ». Ce témoignage est particulièrement important parce qu’il se situe à l’un des moments les plus tragiques de l’histoire de la Colombie, dans les années 80.
– Le film, tout comme le roman, mêle récit intime et histoire de la Colombie. Comment cette forme permet-elle de raconter la complexité de la situation dans le pays, notamment dans les années 80 ?
Les quinze dernières années de la vie d’Héctor Abad Gómez, qui sont racontées dans le livre et le film, sont étroitement liées à l’histoire de la Colombie. Il était très investi socialement et s’est d’ailleurs présenté à la mairie de Medellín. Toutes les vexations et les persécutions dont il a été victime montrent bien qu’à cette époque il valait mieux se taire en Colombie. Il s’exprimait notamment sur des sujets polémiques. Or, comme le dit l’une de ses anciennes élèves, à l’époque personne n’en parlait dans le pays. Il s’agissait là d’une préoccupation qui semblait réservée aux étrangers, notamment américains, alors que la santé est un enjeu majeur pour le bien-être et le progrès du pays. Les années 80 marquent aussi les grandes années de Pablo Escobar et la naissance des brigades paramilitaires, aussi appelées « escadrons de la mort ». En 1985 a lieu la prise du Palais de justice par la guérilla M-19, suivie de l’assaut de l’armée puis de l’incendie dans lequel une centaine de civils trouvent la mort. En marge de cela, des membres du parti communiste et des anciens guérilleros, qui avaient décidé de revenir à la vie civile et se présentaient aux élections sous l’étiquette de l’UP (Union Patriotique) sont massacrés. Il y a eu en tout 5000 morts et cela n’a jamais été élucidé.
– Le film est aussi marqué par la violence qui semble venir de partout…
Oui, d’ailleurs les premières scènes du film sont toutes des scènes de violence. La première montre Héctor Abad Faciolince sortant du cinéma avec son amie et lui disant qu’il en a assez de voir autant de violence et de revolvers dans les films qui parlent de l’Amérique latine. Puis, il revient en Colombie alors que son père vient d’être mis à la retraite de manière forcée. La troisième scène, elle, est vue au travers du viseur d’un revolver. L’importance des armes dans la société est clairement montrée dès le début du film, et il s’agit d’une vraie toile de fond en Colombie. Dans toutes les productions artistiques, le revolver et la vénération des armes sont des motifs centraux.
– Vous écrivez que les récits personnels font office de « réparation symbolique et de thérapie sociale ». Pourquoi est-il particulièrement important que les Colombiens se réapproprient cette période de leur histoire ? Qu’est-ce qui rend cette réappropriation difficile ?
Les Colombiens qui souhaitent la fin de la guerre ont commencé, à partir des années 80, à se réapproprier leur histoire. Il existe une effervescence testimoniale impressionnante dans le pays avec des écrits, des productions, des films, des œuvres artistiques… Les Colombiens ont la douleur et le refus de l’oubli inscrits dans leur chair. Cela n’empêche pas que la violence continue. Il y a toujours des forces pour empêcher que la paix s’instaure durablement. Pour certains secteurs de la société (trafiquants de drogues, propriétaires terriens…) la guerre est plus rentable que la paix. Certaines activités, comme l’expropriation de terres, peuvent se dérouler beaucoup plus facilement en temps de guerre.
– En quoi la figure du docteur Héctor Abad Gómez est-elle emblématique de l’histoire de la Colombie ?
Tous les Colombiens ont quelque chose à raconter et beaucoup ont perdu un proche, un parent, un membre de leur famille. Héctor Abad Gómez est emblématique de cette violence. Par ailleurs, il s’agit d’une figure connue en Colombie. Quand il est mort, il se présentait comme représentant du parti libéral à la mairie de Medellín. Ses étudiants l’aimaient beaucoup, il suffit de voir dans le film les hommages qui sont organisés, la manifestation qui se tient en marge de son enterrement. Il était aimé, reconnu, et en plus d’être un grand médecin, il défendait les droits humains et était proche du peuple.
– Dans l’imaginaire français, la ville de Medellín est associée à la drogue et à la violence. Quel est son profil, par rapport à d’autres villes de Colombie comme Bogotá ?
La ville de Medellín a un statut particulier en Colombie. Elle se situe dans la région d’Antioquia et est traditionnellement associée aux grands chefs d’industrie. Dans les endroits les plus reculés de Colombie on retrouve des gens originaires d’Antioquia. Ce sont des commerçants, des hommes d’entreprise, des colonisateurs et surtout des travailleurs infatigables. À Medellín, le silence n’existe pas : il y a de l’activité à toutes les heures du jour et de la nuit. Évidemment Medellín est aussi la ville où est né le premier grand cartel de la drogue, celui de Pablo Escobar. Escobar recrutait ses sicaires (hommes de main) dans les quartiers pauvres de la ville. L’esprit d’entreprise de Medellín fait qu’être un tueur à gage qui assassine par contrat, est considéré comme une entreprise comme une autre. À l’époque de Pablo Escobar les assassinats en pleine rue étaient fréquents. Tout l’entourage d’Héctor Abad Gómez est d’ailleurs parti en exil après son assassinat.
– Le roman d’Héctor Abad Faciolince a été un immense succès en Colombie. Qu’est-ce qui a particulièrement touché les lecteurs dans ce récit ? Pourquoi a-t-il eu un tel retentissement ?
Héctor Abad Faciolince était déjà un romancier connu et reconnu en Colombie au moment de la publication de L’Oubli que nous serons. Dans ce livre, il raconte l’histoire de millions de Colombiens, une histoire de douleur. Quand ces récits provenaient de personnes du peuple ou d’indigènes qui vivaient dans des coins reculés du pays, ils n’ont que peu d’échos. Au contraire, L’oubli que nous serons raconte la vie et le destin d’un homme public, connu au plan national, qui s’est présenté à la mairie et qui n’en a pas moins été fusillé en pleine rue. Ce témoignage a montré que la violence ne touchait pas seulement les gens du peuple mais tous ceux qui osaient élever la voix et défendre les Droits Humains.
– Ce récit autobiographique est sorti en 2006, un an après l’adoption de la loi Justice et Paix par le Congrès colombien. Ce contexte a-t-il joué dans la réception du roman ?
La loi de 2005 a été très mal vécue par la société civile. Elle a été perçue comme une manière d’accorder l’impunité à tous les paramilitaires, encouragés à revenir à la vie civile. Cet ouvrage n’a fait qu’ajouter au mécontentement et aux protestations qui étaient d’ailleurs toujours assez mesurées : ceux qui s’exprimaient trop fort se faisaient descendre. Le roman n’a fait que compléter les critiques qui étaient faites au président Álvaro Uribe.
– Plus de dix ans plus tard, le film est choisi pour représenter la Colombie aux Oscars. Cette histoire est-elle toujours d’actualité ? Comment le contexte a-t-il changé depuis la parution du roman ?
Oui, cette histoire est toujours d’actualité, dans la mesure où la Colombie est encore aux prises avec le fait que le traité de paix n’est pas appliqué. Malgré toutes les régressions et les révisions qui ont été faites, il n’y a toujours pas de paix dans le pays. Au sein de la guérilla, ceux qui s’étaient démobilisés se remobilisent. Ils savent que le massacre de l’Union Patriotique va se reproduire et ils ont repris le maquis. D’autres ne se sont jamais démobilisés. La mafia et les trafiquants de drogue, eux, continuent à faire leurs affaires.
(1) Marie Estripeaut-Bourjac est maître de conférence à l’ESPE d’Aquitaine-Université de Bordeaux en langues et études romanes et en sciences du langage. Elle a publié L’écriture de l’urgence en Amérique latine (Presses Universitaires de Bordeaux) et, avec Nicole Pelletier et Patricia Paillot, Vivre avec la mémoire des conflits. D’un continent à l’autre (à paraître aux Presses Universitaires de Bordeaux).
9 juin 2021 — Espagnol
FESTIVAL CINELATINO
Los alumnos de LVA pudieron asistir a la apertura del festival asistiendo a la proyección de : TENGO MIEDO TORERO [JE TREMBLE, Ô MATADOR] de Rodrigo SEPÚLVEDA – Chili, Argentine, Mexique | 2020 PRIX CINÉ & PRIX DU PUBLIC LONG-MÉTRAGE DE FICTION LA DÉPÊCHE DU MIDI Y presenciaron un encuentro con el actor principal : Alfredo Castro est l’un des acteurs les plus primés du cinéma chilien et le plus loué et respecté par la critique. Directeur d’une école, d’un théâtre et d’une troupe du nom de Teatro de la Memoria, metteur en scène, scénariste, acteur, il incarne le plus souvent des personnages tourmentés avec sobriété et complexité. Ce n’est qu’à 50 ans, en 2006, qu’il aborde le cinéma, dans Fuga, premier film de Pablo Larraín, alors inconnu du public. Pour son deuxième opus, Tony Manero (2008), Pablo Larrain fera appel à Cinéma en Construction à Toulouse, révélant aux professionnels du cinéma le talent d’un acteur hors normes, il remportera le Prix Cinéma en Construction avant d’entamer à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs, un long parcours dans les festivals et les salles de cinéma. Alfredo Castro est devenu par la suite l’un des acteurs fétiches du désormais célèbre Larrain, avec 6 films à son actif.
8 juin 2021 Histoire des arts et Lettres Modernes — Autour de l’exposition « Au-delà des apparences, il était une fois, il sera une fois », Musée des Abattoirs
Captation vidéo d’une lecture de textes par les étudiants.
Coord. : C. Catifait et N. Cournarie
31 mai 2021 Espagnol — Visite de l’exposition consacrée au poète et artiste peintre, Rafael Alberti, à l’Institut Cerventès, lundi 31 mai.
Coord. : Ludovic D’Agostin.
31 mai 2021 Anglais — Conférence à l’Université Jean Jaurès sur les représentations de la nature dans des œuvres littéraires nord-américaines. Coord. : M. Soler
Histoire — La valorisation d’une archive du Lycée par des étudiants de Lettres supérieures du Lycée Saint-Sernin de Toulouse (LSHA – avril-juin 2020) Le Lycée de jeunes filles de Toulouse pendant la Première Guerre mondiale : un hôpital militaire au cœur d’un lycée de 1914 à 1918.
Revue de presse latino-américaine et espagnole et analyse méthodologique par des étudiantes Coord. Laffite et L. D’Agostin
14 janvier 2021 — Histoire des arts Séminaire avec Clarisse FAVA-PIZ, PHD à l’Université de Pittsburgh, spécialiste de la sculpture au XIXème siècle, avec le soutien de plusieurs musées et instituts d’histoire d’art aux Etats-Unis.
Enjeux et débats autour de la sculpture publique aux Etats-Unis.
Mangeclous est une célébration comique et rabelaisienne de la vitalité et des rêves de grandeur d’un petit peuple d’amis juifs, les Valeureux, issus du ghetto de l’île grecque de Céphalonie. Au cours d’un périple qui nous conduit de Céphalonie à Genève en passant par Marseille (suivant en cela la trajectoire biographique d’Albert Cohen), nous suivons les exploits imaginaires de Pinhas Solal, dit Mangeclous, de l’Oncle Saltiel, de Mattathias, de Michael et du petit Salomon. Nos amis sont des bouffons bavards, hâbleurs et toujours affamés, menteurs et sincères, généreux et grippe-sous, misogynes et amoureux, terriblement courageux et lâches, machiavéliquement rusés et candides, parfaitement pieux et athées, sionistes et antisémites, grands rêveurs devant l’Eternel… Derrière la verve éblouissante et l’explosion de joie de vivre, d´humanité, d’humour juif et d’autodérision qui caractérisent le roman d’Albert Cohen, s’amoncellent des nuages de tristesse et d’incompréhension. Ecrit en 1938, Mangeclous lance un éclat de rire au bord du précipice.
24 juin — Accueil en distanciel des nouveaux élèves de 2ème année
20 avril — Philosophie Reporté 14h-16h., salle des conférences Conférence d’E. Bories : « Réflexions sur la démocratie »
Coord. : E. Bories
19 mars — Histoire des arts Reporté Conférence de M. Gironet, Architecte des bâtiments de France : Influence de Léonard de Vinci sur les fresques de la Renaissance
Coord. : N. Cournarie
5 mars — Cinéma 18h, Amphithéâtre Marsan, Toulouse School of Management. Conférence AGCOM sur le thème : « Révolution médiatique et nouvelles communications – le cinéma face au streaming en 2020 ». Présence de la société de distribution Wild Bunch aux 5 oscars et rencontre avec sa chargée du digital, Fantine Guemghar.
6 février — Histoire des arts Conférence de M. Gironet, Architecte des bâtiments de France : Initiation à l’architecture
Coord. : N. Cournarie
3 février— Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Art contemporain 2 » 18h-19h30 : E. Vidal (conférencier) Coord. : N. Cournarie
30 Janvier — Histoire des arts Visite et présentation des chapiteaux romans du musée des Augustins
Coord. : N. Cournarie
23-28 janvier — Histoire des arts Voyage d’études à Paris : visites et rencontres avec des conservateurs (Société française de photographie ; Musée du Louvre ; Musée des Arts décoratifs ; Bibliothèque historique de la ville de Paris ; Musée d’Orsay ; Musée Picasso ; Centre Pompidou ; Exposition L. de Vinci ; Bibliothèque Nationale de France ; Exposition Huysmans) Musée d’Orsay, salle Gauguin) Coord. : N. Cournarie
20 janvier — Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Art contemporain 1 » 18h-19h30 : E. Vidal (conférencier) Coord. : N. Cournarie
13 et 20 janvier — Espagnol : Atelier de traduction thème/version
Coord. : L. D’agostin
10 janvier — Espagnol : Concert « Sur un air andalou« , Halle aux Grains Coord. L. D’Agostin
6 janvier — Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Art moderne » 18h-19h30 : E. Vidal (conférencier) Coord. : N. Cournarie
19 décembre — Histoire des arts Présentation par les étudiants de l’exposition Rose Béton Musée des Abattoirs
17h30-18h30
Et présentation de l’Ecole du Louvre par deux anciennes étudiantes
16 décembre — Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Renaissance nordique » 18h-19h30 : A. Hémery (conservateur) Coord. : N. Cournarie
9 décembre — Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture hollandaise du Siècle d’Or » 18h-19h30 : A. Hémery (conservateur) Coord. : N. Cournarie
16 décembre — Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture hollandaise du Siècle d’Or » 18h-19h30 : A. Hémery (conservateur) Coord. : N. Cournarie
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18 décembre — Espagnol 10h-12h Université Jean Jaurès Conférence de Luis González (MCF) : Lope de Vega y la comedia: la creación del teatro nacional Coord. : L. D’Agostin
18 décembre — Philosophie Conférence-entretien par Edgar Morin Université Toulouse 1 Capitole 17h30-19h Coord. : L. Cournarie
12 décembre — Histoire des arts Présentation du livre d’artiste par Fabrice Raymond Médiathèque du Musée des Abattoirs
Coord. : N. Cournarie
12 décembre — Histoire REPORTÉ Rencontre avec Gerd Klestadt, rescapé de la Shoah 10h15-12h15 Coord. CPGE : Ph. Ruiz.
6 décembre — Histoire des arts Lancement du projet de rédaction de cartel et de panneaux pédagogiques au Musée des Augustins Atelier de peinture a tempera Coord. : N. Cournarie
26 novembre— Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture, sculpture : Renaissance Italie 2 » 18h-19h30 : A. Hémery (conservateur) Coord. : N. Cournarie
18 novembre— Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture, sculpture : Renaissance Italie 1 » 18h-19h30 : A. Hémery (conservateur) Coord. : N. Cournarie
9 décembre — Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture hollandaise du Siècle d’Or » 18h-19h30 : A. Hémery (conservateur) Coord. : N. Cournarie
18 novembre — Anglais 14h-16h Conférence de Mme Lécole, MCF Arts plastiques : « Voiles blancs. La blancheur fait-elle motif ? » Coord. : J. Miguel
15 novembre — Espagnol Conférence de Pierre-Frédéric Charpentier
18 décembre — Philosophie Conférence-entretien par Edgar Morin Université Toulouse 1 Capitole 17h30-19h Coord. : L. Cournarie
: « Les intellectuels français et la guerre d’Espagne, une guerre civile par procuration » Salle des conférences, 14h-16h
Coord. : L. D’Agostin
Rencontre avec l’écrivain Jean-Philippe Toussaint au sujet de son premier roman, et de son dernier texte, La clé USB. 15h30
Amphithéâtre Valade — en partenariat avec l’Université Toulouse 1 Capitole.
Coord. : Carole Catifait
17-31 octobre — Histoire des arts
Médiation : Exposition Thomas Catifait « D’ici et de maintenant », Bibliothèque de l’Université Toulouse Capitole 1 Coord. : N. Cournarie
17 octobre — Histoire des arts
Médiation (stage) : Exposition Peter Saul, Coord. : N. Cournarie.
Musée des Abattoirs
14 octobre— Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Iconographie : Nouveau Testament » 18h-19h30 : N. Cournarie Coord. : N. Cournarie
4 octobre— Histoire des arts Module : Préparation Ecole du Louvre , « Iconographie : AncienTestament » 18h-19h30 : N. Cournarie Coord. : N. Cournarie
18-20 septembre 2019 — Voyage d’étude et d’intégration (LSHC) dans le Haut Ampurdan.
Coord. M. Palevody, V. Doumerc, O. Loubes.
2018-2019
6 juin — Histoire des arts Médiation Exposition « Picasso et l’exil » 16h30, Musée des Abattoirs
Coord. N. Cournarie et E. Vidal (guide-conférencier)
25 mai — Histoire Dans le cadre du Festival L’Histoire à venir, conférence de C. et P. Vesperini, sur le thème : «A quoi sert l’histoire de la philosophie ?» Un antiquisant et une médiéviste se retrouvent pour parler de la façon dont on a écrit l’histoire de la philosophie en Europe, et s’interroger sur la façon dont on peut l’écrire autrement aujourd’hui. Cette question, en apparence éloignée de nos préoccupations quotidiennes, est en réalité profondément politique, tant l’histoire de la philosophie fonde notre rapport au politique. Tel sera le fil conducteur d’un dialogue où se confronteront méthodes, périodes et nouvelles perspectives. Coord. O. Loubes https://2019.lhistoireavenir.eu/evt/174/
23 mai — Musique Concert des optants de musique, salle des conférence, 20 h. Coord. S. Cambon
22 mai — Toutes options Mercredi 22 mai, à 14h, en salle 322,
Florie Boy, directrice de Media d’Oc, conservatrice de bibliothèque (ancienne élève de khâgne) et Maxime Coumes (BUC de l’Université Jean Jaurès) viennent présenter les métiers liés aux bibliothèques pour les étudiants de CPGE de Toulouse.
Coord. : Carole Catifait, Nathalie Cournarie.
14 mai — Langues vivantes Ateliers-débats au lycée Saint-Sernin (CPGE-lycée)
« Le travail de mémoire, un enjeu plurilinguistique »
“Les récentes découvertes sur le positionnement pro-nazi du peintre Emil Nolde ont contraint Angela Merkel à faire décrocher les deux tableaux qui ornaient son bureau à la chancellerie. Dans le contexte de l’Amérique à l’heure d’un président controversé, le collectif For Freedoms (https://www.icp.org/exhibitions/for-freedoms-where-do-we-go-from-here) revisite les affiches iconiques de Norman Rockwell publiées à l’issue du discours sur l’Etat de l’Union de Franklin D. Roosevelt en 1941. Ces supports permettent un travail très riche à partir de visuels complexes qui amènent à élaborer tout une réflexion sur la mémoire politique d’un pays. Ces trois événements montrent à quel point les enjeux de mémoire restent prégnants aujourd’hui, voire trouvent une acuité nouvelle. Ils montrent aussi la diversité des formes et des supports de ces débats. Le mardi 14 mai au lycée Saint-Sernin, des ateliers ont été proposés par les étudiants de classes préparatoires littéraires aux lycéens autour de ces enjeux. La discussion, en anglais ou en allemand, a pris des formes variées, montrant les enjeux mémoriaux qui sous-tendent des images liées au thème de la mémoire choisies par les étudiants et les professeurs”
Coord. A.-S. André et P. Pujo
7 mai — Langues et culture de l’Antiquité Journée d’études:Les dieux et les hommes dans l’Antiquité grecque et romaine Coord. J.-L. Lévrier programme dieux & hommes
11h-12h : Visite de l’exposition temporaire « Age of Classics ! L’Antiquité dans la culture pop » (Laure Barthet, conservateur du patrimoine et directrice du musée Saint-Raymond, Pascal Capus, chargé des collections de sculptures romaines et numismatiques, Loussia Da Tos, médiatrice culturelle au musée Saint-Raymond. 14h Jean-Claude Carrière, professeur émérite de langue et littérature grecques à l’Université Toulouse II – Jean Jaurès, « Héraclès de la Méditerranée à l’Océan ». 14h40 Pascal Capus, chargé des collections de sculptures romaines et numismatiques, « Les villae de l’Antiquité tardive : des refuges pour les dieux ? ».
15h40 René Cubaynes, agrégé de l’Université, docteur ès sciences, titulaire d’une thèse post-doctorale en histoire antique de l’École Pratique des Hautes Études, « ‘Deis gratias ago’, cultes et syncrétisme dans les légions romaines, l’exemple de la VIIIe légion Auguste ». 16h20 Jean-Marie Pailler, professeur émérite d’histoire ancienne et archéologie à l’Université Toulouse II – Jean Jaurès, « Saturnin, son martyre et son image dans l’Antiquité (IIIe – Ve siècle) ».
11 avril — Espagnol, Histoire des arts, Lettres Modernes Lecture vagabonde — Autour de l’exposition Picasso et l’exil par les élèves de classes préparatoires 18h30 — Entrée Libre Coord. Carole Catifait, Nathalie Cournarie, Ludovic D’Agostin
16 mars-2 juin — Histoire des arts Médiation des étudiants à l’exposition de la Collection Motais de Narbonne, Fondation Bemberg Coord. Nathalie Cournarie
12 mars — Anglais Participation à une rencontre-table ronde à l’UT2J sur le Brexit
21 Février — Histoire des arts Vernissage de la Collection Motais de Narbonne, Fondation Bemberg 22 Février — Histoire des arts Rencontre avec les collectionneurs et la commissaire d’exposition Coord. Nathalie Cournarie
31 Janvier — Lettres Les conférences-rencontres des bibliothèques de l’université Toulouse Capitole Lydi Salvayre, écrivain Amphi Dauvillier : rencontre et séance de dédicaces
Coord. Carole Catifait et Marcel Marty (UT1)
24 janvier-29 janvier — Histoire des arts Voyage d’études à Paris : « La photographie au XIXè siècle » — visites, rencontres et conférences : ENSB, Société française de photographie, Petit Palais, Exposition Nadar, Orsay, BHVP, Louvre et Centre Pompidou Coord. Nathalie Cournarie
25 janvier — Anglais Dans le cadre d’un colloque sur la ville dans les récits de guerre, les étudiants de LSHC assistent à la conférence « The city is a foreign country », de l’écrivain américain Kewin Powers (auteur de)
Université Jean Jaurès, Maison de la Recherche Coord. Marielle Soler
24 janvier — Philosophie Participation des étudiants de philosophie à la rencontre-débat avec B. et S. Klarsfeld Université Toulouse Capitole 1, 18h30, Amphi Cujas Coord. Laurent Cournarie
22 janvier 2019 20h — Concert-Lecture « Les Tristesses d’Ovide » Auditorium Saint-Pierre des Cuisines avec la participation d’étudiants de CPGE
Coord. Jean-Luc Lévrier
10 janvier — Histoire des arts Musée des Abattoirs, Présentation par les étudiants de l’exposition « Prix Mezzanine Sud » (Marie-Luce Nadal, Agathe Pitié, Mazaccio)
Médiation des étudiants dans le cadre de l’exposition David Claerbout au musée des Abattoirs Coord. Nathalie Cournarie
11 Décembre — Lettres Les conférences-rencontres des bibliothèques de l’université Toulouse Capitole Guillaume Sire, écrivain Amphi Maury : rencontre et séance de dédicaces
Coord. C. Catifait et M. Marty
6 novembre — Philosophie Les optants de philosophie participent à la conférence-rencontre, organisée par l’Université Toulouse Capitole 1, avec l’historien François Dosse pour la sortie de son dernier ouvrage en 2 volumes La Saga des intellectuels français Coord. L. Cournarie
26 septembre 2018 — Allemand Dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande (https://www.15francoallemandeoccitanie.fr) organisé par le GOETHE-INSTITUT et en coopération avec le Lycée St Sernin Goethe-Institut — 4 bis rue Clémence Isaure à Toulouse (31) 20 h. Coord. : Catherine Doumerg, Pauline Pujo, Martine Reille
« N’attends pas de jours meilleurs ! » Textes et chansons de Wolf Biermann
Caractérisé par un destin hors du commun et intimement lié à l’histoire allemande ‒fils de résistants communistes au nazisme puis poète et chansonnier dissident en RDA jusqu’en 1976 puis à l’Ouest ‒Wolf Biermann est aussi un auteur francophile, qui parsème ses textes de mots français, qui se sent cousin de Heinrich Heine et de François Villon, et s’inspire de la chanson française (Brassens, Boris Vian, entre autres). Après une conférence introductive, lectures d’extraits en allemand et en français présentés par les élèves du lycée Saint Sernin, alterneront avec l’interprétation de quelques unes de ses chansons.
17 septembre — Cinéma Audiovisuel Visite et présentation de la Cinémathèque de Toulouse Coord. M.H. Meaux
8, 15, 22, 29 septembre — Histoire des arts
Médiationpar des étudiantes et des étudiants de l’option du lycée Saint-Sernin dans le cadre de l’expositionMême pas peurà laFondation Bemberg
Résultats Concours d’entrée Ecole du Louvre (3ème année)
2024 : 3 admises (+ 1 liste supplémentaire) sur 4 admissibles 2023 : 3 admises (+ 2 admissibles) 2022 : 1 admis (+ 1 admissible) 2021 : 9 admis sur 9 admissibles (3ème année) — et un total de 33 admis au plan national + 1 admis (1ère année) 2020 : Ecole du Louvre -Paris Nanterre-Musée Rodin: Licence 3 « Préparation aux concours de restaurateurs du patrimoine » : 1 admise et 1 admissible (Histoire des arts) / 1ère année : 1 admise (Histoire des arts) 2019 : 3 admis (+ 2 admissibles) / + 1 admis (test probatoire 1ère année) 2018 : 6 admis (sur 6 admissibles)
PRÉPARATION CONCOURS ECOLE DU LOUVRE Histoire et théorie des arts- CPGELycée Saint-Sernin
CALENDRIER DES SÉANCES (sous réserve de modifications) Intervenants : M. Axel Hémery, directeur du musée des Augustins, conservateur des peintures Monsieur Eric Vidal, guide-conférencier au musée des Abattoirs, chargé de cours à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès Mme Nathalie Cournarie, professeur en CPGE, chargée de la spécialité d’Histoire et théorie des arts
La participation des étudiants est libre, sur la base du volontariat, sans inscription préalable. L’accès aux séances est lui aussi laissé libre. Les étudiants assistent aux séances dans la limite des places disponibles (salle 329).
La préparation est orientée vers le concours d’entrée en 3ème année de 1er cycle (Bac+ 2, concours BEL : épreuve de reconnaissance d’œuvres anonymées dont une hors programme), et non pas en 1ère année (Bac+0 : présélection sur Parcoursup + écrit d’admission : maîtrise des repères spatio-temporels / description d’une œuvre d’art / composition d’histoire de l’art à l’aide d’un programme d’œuvres). Mais elle peut cependant être utile aux élèves qui souhaitent se réorienter vers la 1ère année de 1er cycle de l’EDL à la fin de l’hypokhâgne. Les élèves de CPGE dans la spécialité d’Histoire des arts peuvent enfin postuler à l’entrée en 2ème cycle de l’EDL sur dossier par équivalence, à l’issue des deux années de classes préparatoires. Cette préparation peut aussi tenir lieu d’initiation à l’Histoire de l’art.
En savoir davantage sur les concours d’entrée à l’EDL : . Entrée en 1ère année de 1er cycle : http://www.ecoledulouvre.fr/enseignements/etre-eleve/concours-entree . Entrée en 3ème année de 1er cycle, concours BEL commun aux deux Écoles Normales Supérieures, réservé aux élèves inscrits dans la spécialité Arts – Histoire et théorie des arts : http://www.ecoledulouvre.fr/sites/default/files/pdf/ssdossier2/NoticeBel2020.pdfsur cette page, consulter en particulier la bibliographie (attention, page non encore actualisée au 4/10/2020) . Bibliographie proposée par l’École pour la préparation de cette épreuve : Dans la série Histoire de l’art, Paris, Flammarion, les volumes suivants : M. Barrucand et C. Heck (sous la dir. de), Moyen Âge. Chrétienté et Islam, Paris, 1996. C. Mignot et D. Rabreau, Temps modernes. XVe-XVIIIe siècles, Paris, 1996. F. Hamon, et P. Dagen, Époque contemporaine. XIXe-XXe siècles, Paris, 1998.
La classe préparatoire, et la spécialité histoire des arts, nous ont permis, particulièrement grâce aux stages en musée, d’acquérir des capacités de réflexion, d’analyse et d’expression orale, décisives pour notre intégration à l’école du Louvre en troisième année de premier cycle (dans le cadre de la BEL). Un enseignement de qualité combiné à nos nombreux contacts avec les œuvres d’art des collections toulousaines nous ont bien préparés à l’approche de l’histoire de l’art développée à l’école du Louvre (fondée sur l’étude des œuvres en salle). Cette école offre également de nombreux projets extrascolaires, avant tout dans le domaine de la médiation (les élèves participent par exemple aux nocturnes du musée du Louvre ) qui permettent de compléter son enseignement par une première expérience du milieu professionnel.
Lucie (Essec et Ecole du Louvre)
La classe préparatoire AL est un tremplin vers les Ecoles de commerce qui peut sembler assez surprenant mais qui est tout à fait pertinent et intéressant à envisager. Si vous êtes curieux, ouverts et ambitieux il ne faut pas hésiter à candidater ! Le double diplôme entre l’ESSEC et l’École du Louvre me permet de profiter pleinement de l’enseignement théorique et passionnant de l’École du Louvre tout en bénéficiant des opportunités que m’offre l’École de commerce. Attention, si vous entrez à l’École du Louvre après le concours de la BEL (post prépa) vous ne pourrez pas accéder à cAe double diplôme.
Bibliographie Nathalie Cournarie
Histoires générales de l’art Gombrich Ernst, Histoire de l’art, Londres, Phaidon, 2001 Mignot Claude et Rabreau Daniel (dir.) , Temps Modernes, XVème-XVIIIème siècles, Paris, Flammarion, 2005 Françoise Hamon et Philippe Dagen (dir.), Epoque contemporaine, XIXè-XXè siècles, Paris, Flammarion, 1998
Histoires de l’art spécialisées Barbillon Claire, Comment regarder la sculpture. Mille ans de sculpture occidentale, Paris, Hazan, 2017 Bertolino Georgina, Comment identifier les mouvements artistiques, Paris, Hazan, 2018-06-18 Laino Imma, Comment regarder la peinture, Paris, Hazan, 2017
Histoires de l’art par périodes (à consulter en bibliothèque) Cornette Joël et Mérot Alain (dir.), Le XVIIème siècle, Paris, Seuil, 1999 Delumeau Jean et Lightbown Ronald, sous la direction de Duby Georges et Laclotte Michel, La Renaissance, Paris, Seuil, 1996 Gaehtgens Thomas et Pomian Krysztof (dir.), Histoire artistique de l’Europe. Le XVIIIème siècle, Paris, Seuil, 1998 Allard Sébastien, L’art français, le XIXème siècle, collection « tout l’art », Flammarion
La métaphysique La politique, le droit La morale La science L’art, la technique Les sciences humaines : homme, langage, société.
Bibliographie commune Lisez une œuvre de votre choix.
Platon, Ion Platon, Ménon Aristote, Ethique à Nicomaque (livre I, ou II, ou VI) Descartes, Méditations métaphysiques Descartes, Lettre à Elisabeth du 21 juillet au 6 octobre 1645 Hobbes, Léviathan, chapitres 13 à 21 Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes Rousseau, Du contrat social Kant, Critique de la raison pure, Préface de la seconde édition Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs Kant, Critique de la faculté de juger (« Analytique du beau ») Nietzsche, Généalogie de la morale Bergson, L’Energie spirituelle (« La conscience et la vie » / « L’âme et le corps »). Benjamin, L’œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique Arendt, Condition de l’homme moderne Chalmers, Qu’est-ce que la science ?
Benveniste, Problèmes de linguistique générale, 1 (Tel, Gallimard) (V « Communication animale et langage humain ; VI « Catégories de pensées et catégories de langue ») Charbonnier, Entretiens avec Claude Lévi-Strauss (Les belles lettres) Descola, Par-delà nature et culture (Folio Essais) Durkheim, Les règles de la méthode sociologique (Payot) [téléchargeable en bas de la page] Foucault, Les mots et les choses, Chapitre X « Les sciences humaines » (Tel, Gallimard) Kant, Anthropologie d’un point de vue pragmatique (GF) [téléchargeable en bas de la page] Lévi-Strauss, Les Structures élémentaires de la parenté (chapitres 1 et 2) (GF Lévi-Strauss, Anthropologie structurale deux (Agora Pocket), (II « Jean-Jacques Rousseau, fondateur des sciences de l’homme » ; V, 1 « Les trois humanismes » ; XV « Race et histoire ») Merleau-Ponty, Signes, III « Le philosophe et la sociologie » (Folio Essais) [téléchargeable en bas de la page] Montaigne, Essais (I, 31 « Des cannibales » et III, 6 « Des coches » (multiples éditions scolaires) Morin, Le paradigme perdu, la nature humaine (Points Essais) Rousseau, Essai sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (GF) [téléchargeable en bas de la page] Rousseau, Essai sur l’origine des langues (Folio, édition de Jean Starobinski) [téléchargeable en bas de la page]
2ème année Option (enseignement de spécialité, 6 h.)
Professeur : Laurent Cournarie
Programme 2023
Notions : –Le monde – La force
Auteurs : – MONTAIGNE, Essais, II, 12, GF, 2009 : ISBN : 9782070423828 – BERGSON, La pensée et le mouvant (I à VI inclus, pp. 41-254), Edition GF 2014 : ISBN 9782081280489.
Les deux ouvrages sont à acheter dans les éditions recommandées.
NB : La bibliographie du programme de spécialité sera adressée directement à chaque élève de l’option.
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Yerma : la evolución del personaje a la largo de la obra
Si nos atenemos a lo que dijo el propio Lorca, Yermano tiene argumento. Yermaes un carácter que se va desarrollando en el transcurso de los seis cuadros de que consta la obra. El desarrollo del carácter de la protagonista está internamente conectado pues con el tiempo dramático. Pero el tiempo no fluye de manera regular en toda la obra : pasa 1 año entre el primer cuadro y el segundo del primer acto y 2 más entre éste y el segundo cuadro del segundo acto. Luego ya no se menciona explícitamente el paso del tiempo, el espectador comprende que la evolución de Yerma ya ha alcanzado una especie de punto de no retorno que se consuma en la totalidad del tercer acto.
La angustiosa y temblorosa espera y la historia de un desencuentro: acto primero
Yerma lleva 24 meses de casada y, como ya hemos visto, la primera escena de la obra da a ver todos los elementos de la tragedia: la presencia de la pareja protagonista # antagonista, el conflicto entre el deseo y la realidad que es la raíz de la tragedia, el rechazo del destino por parte de Yerma, el drama de la incomunicación que explica la « esterilidad » de las relaciones entre marido y mujer
Domina el tema de la espera angustiada del hijo evidenciada desde el principio en la canción de cuna de Yerma al final de la primerísima escena : ¿Cuándo, mi niño, vas a venir ?(p.45). Lo que anhela el personaje es la fusión total con el hijoque pasa por el dolor del parto (Te diré, niño mío, que sí,/tronchada y rota soy para ti./¡Cómo me duele esta cintura/donde tendrás primera cuna !, p.45) o el sufrimiento producido por la lactancia (Yo he visto a mi hermana dar de mamar a su niño con el pecho lleno de grietas y le producía un gran dolor, pero era un dolor fresco, bueno, necesario para la salud, p.50). Esta espera de la osmosis sensual con el hijo pasa por un adverbio en la acotación final de la escena con María (Yerma le coge amorosamenteel vientre en las manos, p.50).
Premonición de la « maldad » por venir o sea de la evolución del personaje : Si sigo así, acabaré volviéndome mala(p.49) y Cada mujer tiene sangre para cuatro o cinco hijos y cuando no los tienen se les vuelve veneno, como me va a pasar a mí(p.50), le dice a María àel futuro (acabaréyme va a pasar) y la noción de transformación radical (volverse una persona o volvérsele a una persona) anuncian e insisten en la evolución de Yerma.
En el cuadro segundo del primer acto, Yerma lleva 3 años de casada pero sigue esperando (escena con la vieja : la vieja dice ¡Ya tendrás [hijos] !y Yerma contesta con ansia ¿Usted lo cree ?, p.53). Quiere comprender por qué no es capaz de tener hijos (¿Por qué estoy yo seca ?, p.54), pero se nota que las preguntas conllevan todavía una nota de esperanza. Se precisa lo que la primera escena con Juan así como la escena final del cuadro precedente con Víctor ya habían dejado suponer: Yerma no desea a su marido, no es atraída por él y sí podría serlo por Víctor (p.55-56 : Mi marido es otra cosa…el primer día que me puse de novia con él ya pensé…en los hijos). A pesar de su sensualidad potencial reconocida por la vieja (¡Ay, qué flor abierta !, p.57) y que podría desarrollarse y encarnarse si ella quisiera a un hombre, Yerma está llenándose de odio (p.56). Se van precisando la idea de un desencuentro amorosoy la noción de causalidad : Yerma no tiene hijos porque el deseo no es el motor de su relación con Juan àYerma va adquiriendo pues el estatuto de personaje trágicoen la medida en que empieza a percibirse la hybris(arrogancia irracional del héroe que persevera en su acción), uno de los elementos de la tragedia antigua : Yerma continúa y continuará pensando que una se entrega al marido para tener hijos que resulta ser el único objetivo por alcanzar (Yo me entregué a mi marido por él [por el hijo], y me sigo entregando para ver si llega, pero nunca por divertirme, p.56). La escena con las muchachas bien muestra el contraste entre Yerma y la muchacha segunda : el afán de libertad de la jovencita y su rechazo de la maternidad son el contrapunto perfecto de la angustiada espera de Yerma.
Por fin este acto hace hincapié en el deseo frustradocomo causa de la esterilidad : la canción de Víctor, a la cual contesta Yerma cantando también, indica a las claras que no se ha realizado el encuentro posiblemente fructuoso entre dos cuerpos mutuamente atraídos (¿Por qué duermes solo, pastor ?, p.61), de ahí la sensación de soledad y frío (esta isotopía se plasma en las imágenes : oscura piedra, invierno, agujas, hierbas amargas, espina). Todo indica metafóricamente que el deseo reprimido ahoga y mata, lo cual explica la ausencia del hijo (¿qué niño te está matando ?, p.61) . Yerma no ve claramente que Víctor encarna la fecundidad posible (Y qué voz tan pujante. Parece un chorro de agua que te llena toda la boca, le dice a Víctor, p.62) si bien percibe que su marido tiene un carácter seco(p.62). Víctor bien aparece como laocasión perdida, la posibilidad fecundadora inalcanzable (cuando Yerma está a su lado oye la voz de un niño pequeño que llora como ahogado, p.63, metáfora clara de la maternidad imposible). Así que al final del acto, por no poder realizarse el encuentro con un hombre amado, Yerma dice claramente que está perdiendo su femineidad(Ojalá fuera yo una mujer, p.65) y al decirle a su marido ¡Me dormiré !–casi al gritárselo-, en realidad se encierra en su suerte de mujer frustrada, cerrando definitivamente la puerta ante otro destino.
Mario BENEDETTI, Primavera con una esquina rota (1982)
Maryline Lacouture
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La estructura de la novela: una novela polifónica, la organización de los capítulos, un sistema de ecos y resonancias, un ritmo binario constante.
La multiplicidad de los puntos de vista: narradores y narratarios
Mario Benedetti ha dicho en alguna ocasión : Cuando parece que la vida imita al arte, es porque el arte ha logrado anunciar la vida (Poemas de otros, 1975). Así que parece válido partir de la idea de que la obra de Benedetti –novelas, poemas y cuentos- es inseparable del entorno del artista, del contexto en que le ha tocado en suerte vivir. Novela de una sociedad escindida, fracturada por el autoritarismo y la represión, Primavera con una esquina rota evidencia la profunda conmoción provocada por los acontecimientos políticos en el Uruguay de los 70.
A partir de los personajes de una misma familia o de su entorno próximo, la novela pone énfasis en la influencia que tuvo el contexto político en las relaciones humanas. Pero en medio de la ficción se inmiscuye el propio autor Mario Benedetti que propone su propia experiencia del exilio a partir de algunos recuerdos.
El título:
-Título metafórico y dual : la primavera remite a la esperanza y renacimiento a una nueva vida tras el « invierno » de la cárcel y la represión, pero se trata de una primavera mutilada o truncada (con una esquina rota) ya que los personajes salen diferentes y más o menos heridos de esta experiencia. Se impone pues desde el título la idea de renacimiento inseparable (con) de la idea de pérdida o mutilación.
-La explicación del título se hace más clara al final de la novela : en « Don Rafael (Quitar los escombros) », Rafael, el padre de Santiago, recuerda que, cuando murió su mujer en 1958, estaba sonando por casualidad en la radio la Primavera de Vivaldi. Le encantaban Las Cuatro Estaciones y ella había dicho alguna vez qué bueno sería morir escuchando alguna de las Cuatro Estaciones de Vivaldi. Y Rafael explica : Santiago lo supo y quizá por eso esa palabra, primavera, ha quedado ligada para siempre a su vida. Es como un termómetro, su patrón, su norma. Aunque no lo mencione sino rarísimas veces, sé que para él los aconteceres del mundo en general y de su mundo en particular se dividen en primaverales, poco primaverales y nada primaverales.
La primavera que se anuncia con la liberación de Santiago vuelve a aparecer en el capítulo « Extramuros (Fasten seat belt) » cuando el personaje recién liberado está cavilando en el avión y se dice a sí mismo : después de estos cinco años de invierno nadie me va a robar la primavera
la primavera es como un espejo roto pero el mío tiene una esquina rota/era inevitable no iba a conservarse enterito después de este quinquenio más bien nutrido/pero aun con una esquina rota el espejo sirve la primavera sirve (el subrayado es mío).
Cet Abécédaire rassemble les résumés d’articles duDictionnaire d’éthique et de philosophie morale(PUF, Monique Canto-Sperber [dir.]) par lesétudiantes et les étudiants de 1ère SUP A (2018), sous la direction de L. Cournarie.
Marcel Gauchet : Religion, politique, morale et éducation (8 mars 2018). Rencontre avec le philosophe animée les optants de philosophie
Emma Blume
Adèle Cardaillac
Elsa Chamont
Lauranne Garcia-Cousteau
Laureline Goetz
Sylvan Hecht
Alexandra Jacotin
Justine Lastelle
Luc Latapie-Barbes
Rédaction du compte-rendu Article intégralPDF 647 ko prochainement revu et corrigé
Elsa Chamont
Sur la sortie de la religion Sur le primat du politique Sur l’éducation Sur la morale Sur l’avenir de la démocratie Sur le projet théorique d’ensemble
Sur la sortie de la religion
« Vous êtes un philosophe et historien de la démocratie des Modernes et par ce biais un analyste du contemporain. La bifurcation de la modernité s’explique par et comme une sortie de la religion. Or notre actualité souligne plutôt un retour du religieux. Dans un de ses premiers textes, La revanche de Dieu, G. Kepel faisait de 1978 la date précise où ce retour du religieux s’est opéré dans le monde chrétien, juif et musulman. Et c’est pourtant à la même décennie, en 1975 précisément, que vous faites commencer la sortie complète de la religion dans votre dernier ouvrage Le nouveau monde. Le recyclage de la religion dans le gouvernement de l’autonomie est, selon vous, définitivement derrière nous. Pouvez-vous, une fois de plus repréciser les raisons qui vont font penser que le retour du religieux est le phénomène superficiel de la sortie de la religion qui, elle, est en réalité la logique profonde de l’histoire de l’humanité et de l’avènement de la démocratie ? Qu’est-ce qui assure que cette sortie n’est pas une fausse sortie ? Et considérez-vous que cette histoire politique de la religion vaut pour l’humanité entière ou seulement pour l’Occident ? »
— M.GAUCHET : Sortie de la religion ou retour du religieux ? Il y a une géographie de ces phénomènes. Le retour du religieux n’est pas en Occident. Il touche l’Occident mais son foyer initial, son épicentre se trouve ailleurs, dans le monde musulman. Mais en réalité il ne faut pas s’arrêter sur cette fenêtre : le retour du religieux touche toutes les religions. Il y a un fondamentalisme religieux américain, en Amérique Latine par exemple. Tandis que la sortie de la religion c’est la matrice de la Modernité qui constitue un mode d’organisation des sociétés. Cette modernité dans la phase que nous connaissons se mondialise sous l’aspect économique avec l’adoption de processus industriels et de la pensée technique qui l’accompagne. Et le retour du religieux est comme une réaction, un ressac de la mondialisation de la modernité occidentale dans des sociétés encore largement organisées par un mode de structuration religieux mais partagées entre une appropriation nécessaire de la modernité qui ne peut être refusée et la remise en question qu’elle implique de leur mode de pensée, de la tradition, des valeurs établies. Le fondamentalisme est une stratégie d’appropriation de la modernité : on s’approprie ses outils, ses moyens de richesse pour dominer la société en la réinscrivant dans la société nouvelle. Le fondamentalisme est l’utopie d’une sortie de la modernité des sociétés. Contrairement à une sociologie spontanée, ce ne sont pas les plus pauvres qui sont les acteurs de ce radicalisme mais des ingénieurs, des techniciens, etc. Ils vivent dans un double monde. Ils connaissent très bien l’univers occidental et ont un attachement identitaire à leur terre d’origine, ce qui leur donne les moyens de maîtriser la modernité occidentale. Mais quand on y regarde de près, il ne s’agit pas de vraie religion. Les acteurs du fondamentalisme sont des ignorants en matière de religion : il s’agit plutôt de la réaffirmation identitaire du religieux.
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Alberto Méndez Borra nació en Roma en 1941. Su padre, el poeta y traductor, José Méndez Herrera, trabajaba en aquel momento en la ciudad italiana. Era traductor habitual de la editorial Aguilar, para la que tradujo muchas obras de autores llegando a conseguir en 1962 el Premio Nacional de Traducción por sus versiones de las obras teatrales de Shakespeare.
Alberto Méndez, hombre de izquierdas, (milita en el Partido Comunista hasta 1982) estuvo siempre vinculado, de una u otra manera, al mundo de la edición. En su lucha contra el franquismo crea, entre otras, la editorial política “Ciencia Nueva”que clausura Manuel Fraga Iribarne en su época de ministro de la dictadura franquista. Asimismo, llega a ser un alto ejecutivo de la editorial Montena y se dedica a labores de guionista (colaboró en programas dramáticos de RTVE y fue guionista con Pilar Miró) y traductor a veces en solitario y otras en compañía de su hermano Juan Antonio.
Los girasoles ciegos : resumen
Alberto Méndez es el autor de un único libro que recibió varios premios : el Premio Setenil otorgado por el Ayuntamiento de Molina de Segura al mejor libro de cuentos del año, y póstumamente el Premio de la Crítica y el Premio Nacional de Narrativa en 2005. Conoció una gran difusión ya que se cuentan 25 ediciones entre noviembre de 2004 y 2008. Es un libro de cuentos articulado en torno a cuatro historias- cuatro derrotas existenciales más que bélicas- que transcurren entre el período quizá más duro de la posguerra, que va desde 1939 a 1942, y que siendo totalmente independientes están hábilmente entrelazadas entre sí. Sus personajes son seres vencidos que se encuentran en un camino sin retorno recorriendo una senda dolorosa.
En el primer relato, o primera derrota, Carlos Alegría, oficial del ejército nacional, se rinde a los republicanos cuando las tropas golpistas están entrando en Madrid. Postura que, lógicamente, no es entendida por ninguno de los dos bandos, pero que el oficial explica, entre otras muchas razones aparentemente arbitrarias, porque sus correligionarios no querían ganar la guerra, sino matar al enemigo. Su entrega le acallará la mala conciencia de haber sido miembro de un ejército que, para vencer, ha tenido que cometer tantas atrocidades y crímenes Como dice Ramón Pedregal a propósito de una reseña sobre el libro: “El capitán Alegría es un Bartleby que cuestiona la norma de aquellos con los que vive y no puede abandonar su visión de lo que ocurre”.
La segunda derrota nos cuenta el breve periplo de un joven poeta que huye de los vencedores hacia las montañas asturianas en compañía de su novia embarazada. En medio de la soledad y el frío la muchacha da a luz a un niño y muere tras el parto. Sólo se encontrarán los restos del joven y de su hijo y un cuaderno que sirve de punto de partida al relato.
El tercer relato, o tercera derrota, gira alrededor del soldado republicano Juan Serna. Cuando el presidente del tribunal que debe juzgarle y su mujer se enteran de que el soldado enemigo conoció y vio morir a su hijo (un ser abyecto que fue fusilado por sus múltiples delitos) le conminan a que hable y hable sobre ese hijo. Intentando arañar unos días más a la existencia, convierte al joven traidor en el héroe que quieren los padres. Mas la impostura pronto le asquea y cuenta la verdad. Verdad que indefectiblemente le llevará a la muerte.
La cuarta derrota que cierra el libro transcurre en la opresiva vida cotidiana del nuevo régimen. Ricardo es un “topo” al que toda la familia protege entre miedos y silencios. Desde el armario en el que vive encerrado contempla impotente y horrorizado el acoso libinidoso que sufre su mujer por parte de un diácono, profesor del hijo del matrimonio. …
Outre la constitution d’un profil original et recherché dans les métiers de la culture (et du commerce pour ceux qui choisissent cette voie), l’apprentissage de l’allemand permet la découverte d’une culture riche (pour la littérature, mais aussi pour l’histoire, la philosophie et l’histoire des arts par exemple), étendue sur plusieurs aires culturelles (Allemagne, Suisse, Autriche, Europe centrale et orientale). Pour un étudiant du Sud-Ouest de la France, l’allemand représente une ouverture non-négligeable sur l’Europe du Nord et de l’Est. Pour la poursuite des études et formations après la khâgne, les parcours franco-allemands sont très valorisés (université franco-allemande, bilicences et master franco-allemands, etc.) et s’étendent sur un éventail de débouchés bien plus large que les seules ÉNS. L’allemand est enseigné au titre de la spécialité en khâgne, de la LVA et de la LVB.
L’hypokhâgne AL-LSHest une année de découverte et de consolidation des bases sans programme figé. À la fin de l’année d’hypokhâgne, les étudiants sont prêts pour la khâgne. Il n’y a pas de distinction de contenu entre la LVA et la LVB. L’étudiant choisit simplement de suivre quatre heures obligatoires en LVA, ou bien deux heures obligatoires + deux heures facultatives en LVB.
L’année s’articule autour de quatre axes complémentaires,
d’abord l’approfondissement de la maîtrise de la langue allemandeavec une reprise des principaux points de grammaire, révision des conjugaisons et acquisition du vocabulaire en contexte, au fil des thèmes abordés en cours. Des exercices et tests de vocabulaire, conjugaison et thème grammatical sont régulièrement proposés aux étudiants pour accompagner leur progression.
Ensuite la version (traduction de l’allemand au français) et l’apprentissage des techniques de traduction à partir de textes littéraires.
Le commentaire de textes littéraires en langue allemande à travers une analyse commune en cours, le développement de la méthode du commentaire et la construction d’une culture vivante et solide en littérature et civilisation germanophones. Poésie, théâtre, roman et essai, ainsi que les autres genres littéraires sont abordés.
Enfin la lecture des grands quotidiens et hebdomadairesde langue allemande permet d’aborder les grandes questions de l’actualité allemande, autrichienne et suisse.
Ces quatre aspects sont étroitement liés. La maîtrise de la langue constitue bien sûr un préalable nécessaire à tout le reste. La version s’appuie sur l’analyse littéraire du texte à traduire. Profondément ancrée dans les interrogations de son temps, bien souvent engagée politiquement, la littérature germanophone donne enfin les clés pour comprendre l’argumentaire et l’arrière-plan des textes de presse.
Au cours de l’année, les étudiants s’entraînent par des devoirs faits à la maison, lors de devoirs sur table qui peuvent durer entre une heure (courte version) et six heures (commentaire de texte et traduction) et enfin lors d’interrogations orales (commentaire d’un texte littéraire ou d’un article de presse). En cours, l’esprit de groupe joue un rôle primordial.
L’année de khâgne AL-Première supérieurereprend ce programme tout en s’orientant plus spécifiquement vers les épreuves du concours.
Deux heures de cours sont consacrées au thème (enseignement de spécialité), c’est-à-dire à la traduction de textes littéraires en prose du français vers l’allemand. Trois heures de cours sont consacrées à la préparation de l’épreuve écrite de tronc commun, le commentaire littéraire en langue allemande sur un texte en prose écrit après 1800, dont une partie doit être traduite (LVA). Deux heures de cours sont consacrées à la préparation de l’épreuve orale, le commentaire de texte de presse en langue allemande (Spécialistes, LVA et LVB). Trois heures sont consacrées à la préparation de l’oral de spécialité, qui porte sur trois oeuvres au programme, chacune empruntée à un genre littéraire (roman, poésie et théâtre). Cette année, le programme comporte: a) Arthur Schnitzler, Professor Bernhardi, hrsg. von Reinhard Urbach, Reclam (UB 18386), ISBN : 9783150183861 b) Annette von Droste-Hülshoff, Die Judenbuche. Ein Sittengemälde aus dem gebirgigten Westfalen, Reclam (UB 1858), ISBN : 9783150018583 c) Johannes Bobrowski, Nachbarschaft. Gedichte, Wagenbach, ISBN : 9783803132314
Si nécessaire, une consolidation de la maîtrise de la langue allemande est poursuivie en khâgne.
Pendant les vacances, deux lectures fortement conseillées :
Pour un aperçu sur l’histoire de l’Allemagne aux XIXe-XXe siècles, la récente synthèse de Johann Chapoutot, Histoire de l’Allemagne : 1806 à nos jours, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2014, 123 p., est une lecture très stimulante. Il est recommandé de se familiariser avec cet aperçu synthétique et de bien le connaître dès que possible. La grammaire de Daniel Argelès, Chamäleon : la grammaire allemande sur le bout de la langue (2009)comporte des leçons synthétiques et des exercices d’application de difficultés échelonnées. La lecture de la presse quotidienne et/ou hebdomadaire francophone est conseillée – il s’agit de se tenir informé de l’actualité (sans qu’elle se limite à l’actualité allemande) et surtout de se familiariser à un genre spécifique, celui de l’article de presse. Savoir se repérer dans ce genre en français aide ensuite à comprendre le contenu et les ressorts des textes du même genre en allemand. Bien entendu, la lecture de la presse germanophone est souhaitable. À côté des sites internet des grands quotidiens (Frankfurter Allgemeine Zeitung, Süddeutsche Zeitung, Die Zeit,Neue Züricher Zeitung, Der Standart), des textes plus courts et plus abordables sont proposés sur les sites du journal Die Weltet surtout sur celui de la Deutsche Welle, qui propose également des documents audio-visuels à ceux qui apprennent l’allemand.
Pour la littérature, les éditions bilingues permettent un premier contact ou la poursuite de l’exploration des grandes œuvres des XIXe et XXe siècles – par exemple :
Thomas Bernhard , Der Stimmenimitator (Auswahl) = L’imitateur (Choix), Paris, Gallimard (Collection « Folio bilingue » n° 66), 1997. Bertolt Brecht, Kurzgeschichten = Nouvelles,Paris, Pocket (coll. « Langue pour tous, Série bilingue »), 2007. Paul Celan, Choix de poèmes : réunis par l’auteur, Paris, Gallimard, 1998. W. v. Goethe,Les souffrances du jeune Werther = Die Leiden des jungen Werthers,Paris, Gallimard (Collection « Folio bilingue » n° 4), 1990. Jacob et Wilhelm Grimm,Märchen = Contes, trad. de l’allemand, préfacé et annoté par Marthe Robert, Paris, Gallimard (Collection « Folio bilingue » n° 5), 1990. Hugo von Hofmannsthal,Le lien d’ombre : poèmes complets, Lagrasse, Verdier, 2006. Franz Kafka, Brief an den Vater = Lettre au père, Paris, Gallimard (Collection « Folio bilingue » n° 48), 1995. Franz Kafka, Die Verwandlung = La métamorphose, Paris, Gallimard (Collection « Folio bilingue » n° 14), 1991. Rainer Maria Rilke, Zwei Prager Geschichten = Deux histoires pragoises, Paris, Gallimard (Collection « Folio bilingue » n° 74), 1998. Bernhard Schlink, Der Andere = L’autre, Paris, Gallimard (Collection « Folio bilingue » n° 139), 2006. Ludwig Tieck, Der Pokal und andere Märchen = La coupe d’or et autres contes, Paris, Gallimard (Collection « Folio bilingue » n° 172), 2001. Stefan Zweig, Schachnovelle = Le joueur d’échecs, Paris, Gallimard (Collection « Folio bilingue » n° 185), 2003. … ou toute autre œuvre en langue originale ou en traduction qui suscite votre intérêt !
Les étudiants bénéficient d’un enseignement de 4 heures hebdomadaires en première année en LVA. Le programme est laissé au libre choix du professeur mais comprend obligatoirement des travaux portant sur la littérature et l’histoire des idées du XIXème au XXI ème siècle, la civilisation hispanique à travers l’étude de la presse, ainsi que sur la traduction (version et thème) et l’apprentissage de la grammaire. En deuxième année, le tronc commun en LVA est de 3 heures hebdomadaires : il prépare à l’épreuve commune de la BEL (commentaire littéraire et version en 6 heures avec dictionnaire unilingue). 2 heures de cours sont prévues pour la préparation de l’épreuve orale de commentaire d’article de presse.
L’option Espagnolen 2ème année
L’option Espagnol est proposée également en deuxième année à raison de 7 heures hebdomadaires : elle prépare à l’épreuve écrite de thème littéraire (sans dictionnaire – Durée :4 heures) et aux épreuves orales d’explication de texte sur programme et de commentaire d’article de presse. Le programme est renouvelé chaque année et comporte des œuvres du XVIème au XXIème siècle. Le roman, la poésie et le théâtre sont les genres étudiés.
Compétences et acquis de la formation
Au cours de leur formation, les étudiants revoient leurs bases linguistiques et approfondissent l’étude de la langue orale et écrite. Ils apprennent à maîtriser la technique du commentaire organisé d’un texte littéraire et d’un article de presse. Ils enrichissent leur culture littéraire et historique qui sera un atout majeur dans leur parcours universitaire. Ces compétences peuvent aussi permettre aux étudiants d’intégrer une école de commerce ou d’interprétariat et/ou de communication. Les étudiants choisissant l’espagnol en LVB en hypokhâgne (2 heures tronc commun + 2 heures optionnelles) peuvent, si leur niveau et leur motivation le justifient, s’inscrire en LVA en 2ème année.
L’approche des sciences humaines au lycée Saint-Sernin
L’épreuve d’Approches des Sciences humaines (ASH) est une épreuve d’oral de l’ENS Lyon qui a remplacé l’ancienne épreuve dite de « Culture générale » jugée insatisfaisante. C’est une épreuve sur programme (4 œuvres renouvelables par moitié tous les ans). Elle consiste en une analyse d’un texte de longueur moyenne (10 minutes) suivi d’un entretien avec un jury pluridisciplinaire (15 minutes) : coefficient 1
Enjeux et attentes
« Le jury n’attend pas du candidat, dans les dix minutes qui lui sont imparties, une analyse minutieuse et académique de l’extrait proposé, ni la récitation d’une fiche de lecture. Il attend au contraire que le candidat, prenant appui sur l’extrait qui lui aura été proposé rende compte de façon « argumentée et personnelle de la réception qui est la sienne de l’ouvrage [entendons : la compréhension de l’extrait par le candidat], de son propos, de sa méthode, du mode d’approche de son objet. Il appartiendra donc au candidat, à partir de l’extrait qui lui aura été proposé, de déterminer l’angle d’attaque le plus pertinent pour construire son exposé. Le jury souhaite engager ensuite avec le candidat une discussion libre et ouverte. Il n’entend pas ouvrir un débat de spécialistes, mais mesurer la qualité de la lecture critique effectuée par le candidat, apprécier sa compréhension du livre, de ses enjeux et de ses démarches, discerner l’évaluation qu’il produit de cet ouvrage comme lieu et mode d’interrogation et de compréhension du monde et des sociétés ». (CR de la réunion de présentation du 18/11/2011)
Déroulement de l’épreuve
Le candidat ou la candidate dispose d’une heure de préparation pour lire un extrait d’une des 4 œuvres au programme. Il dispose de l’ouvrage d’où est tiré l’extrait, ainsi que des usuels à disposition pour toutes les épreuves (notamment un dictionnaire des noms communs et des noms propres).
1. L’exposé dure dix minutes et se compose de 3 parties :
a/ Une introduction situe l’auteur·e et le texte dans l’économie générale de l’ouvrage puis dégage l’idée principale, et très rapidement les grandes étapes de la démonstration « sans compromettre l’intérêt du commentaire proprement dit et « consommer de précieuses minutes » (2-3 minutes)
b/ l’analyse revient sur le détail de l’argumentation et explique de façon ordonnée le sens global du texte (le plan transversal n’est pas formellement interdit, mais il n’est pas conseillé). Elle doit se montrer attentive non seulement à l’argumentation, mais aussi aux modes d’argumentation (les différents registres, le choix des exemples, l’articulation logique) et enfin aux enjeux de méthode, à la façon dont certaines notions clés sont articulées dans l’œuvre (3-4 minutes)
c/ L’ouverture peut s’orienter dans plusieurs directions. Elle peut examiner un des enjeux de l’extrait, mais aussi réfléchir plus en recul sur la thèse et la démarche de l’auteur (attention cependant aux ouvertures « plaquées »). Elle peut bien sûr, si cela s’y prête, mettre en regard deux œuvres du programme, mais aussi montrer d’autres perspectives que celle de l’auteur·e, ce qui n’implique pas nécessairement de contester la thèse proposée. Le jury insiste sur son importance dans la maîtrise du temps alloué pour cette première partie. De plus, c’est souvent sur cette étape que le jury s’appuie pour aider le ou la candidat·e à rebondir dans l’entretien (environ 3 minutes)
2. L’entretien est une étape essentielle de l’épreuve : il s’agit donc de maintenir un haut degré de concentration. Les questions ont pour but de corriger favorablement l’évaluation de la première partie de l’épreuve. Elles peuvent porter à la fois sur la compréhension de l’extrait (demande de clarification d’un aspect du texte, d’un mot ou d’une expression, retour sur la construction du passage, vérification du degré de maîtrise de l’ouvrage dans son ensemble), et sur l’élaboration personnelle du candidat. Dans l’idéal, il prend la forme d’une conversation à bâtons rompus et peut se révéler un moment fructueux pour tous.
Le rapport de jury de 2024, qui revient précisément sur la méthode, est particulièrement instructif : Rapport Jury ASH 2024
Pendant l’année
Le professeur (au lycée Saint-Sernin, ce sont deux philosophes et une littéraire) sort de son champ disciplinaire pour vous aider à vous orienter dans un programme souvent long, parfois difficile. Il vous aide essentiellement à vous approprier l’œuvre et à décloisonner les savoirs, de manière à vous rendre capables de mobiliser l’ensemble de vos connaissances dans le domaine des sciences humaines (histoire, littérature, philosophie, géographie, anthropologie, sociologie, histoire des idées, civilisation étrangère, etc.) Dans l’idéal, on attend de vous que vous soyez capables, à partir d’un texte donné, de comprendre de façon critique les enjeux épistémologiques qui conduisent un auteur à produire tel ou tel discours sur tel ou tel sujet.
Il s’agit donc d’une pratique d’appropriation qui peut prendre des formes variées : – présentation de l’ouvrage et/ou des notions les plus importantes qu’il convoque – exposés de groupe sur certains chapitres – discussions autour des enjeux que tel ou tel aspect soulève – entraînement sur des textes précis
Les programmes
L’exigence de pluridisciplinarité explique la variété des programmes. Les contraintes se sont précisées au fil des ans. Désormais réduit à 4 œuvres renouvelables par moitié tous les ans, le programme est choisi parmi des ouvrages de longueur et de difficulté moyennes ; semblent désormais exclus les recueils d’articles. Les thèmes abordés sont extrêmement variés : l’art et la culture bien sûr, mais aussi la construction du genre, les enjeux de la civilisation, les fondements de la domination culturelle, voire des sujets plus pointus tels que la traduction ou la micro-histoire. Tous ces sujets ont en commun de réfléchir de façon critique au présent (et peut-être à l’avenir) de notre civilisation.
Programme 2025-2026 :
Christophe Bonneuil & Jean-Baptiste Fressoz, L’événement Anthropocène. La Terre, l’histoire et nous, Paris, Seuil, coll. « Points », nouvelle édition, 2016, 336 p.
Frédérique Leichter-Flack, Le Laboratoire des cas de conscience, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2023, 224 p.
Martha Nussbaum, Les émotions démocratiques. Comment former le citoyen du XXIe siècle ?, Paris,Flammarion, coll. « Champs », 2020, 208 p.
Jennifer Tamas, Au NON des femmes. Libérer nos classiques du regard masculin, Paris, Seuil, coll. « Points », 2024, 384 p.
– 5 heures hebdomadaires – étude approfondie de4 ou 5 œuvres et de 3 thèmes fixéspar les ENS Le cours de tronc commun de Littérature prépare principalement à la Composition française (durée : 6 h, coefficient : 2) et l’explication d’un texte littéraire sur programme (durée 1,5 h., coefficient 1,5).
Après trois années au lycée Saint-Sernin en spécialité philosophie, j’ai intégré sur concours le Master en science politique mention théorie politique de Sciences Po Paris et m’engage aujourd’hui dans les affaires européennes. Les outils conceptuels que j’ai acquis en classes préparatoires littéraires par la fréquentation des textes, l’exercice de la dissertation et la rigueur qui était de mise me servent encore aujourd’hui. La méthode de lecture et d’interprétation des textes de se confronter aux textes exigeants, et ce en dehors même du canon philosophique. De plus, le caractère transversal de la philosophie donne une résonance particulière à ces concepts et à ces auteurs tout au long du parcours universitaire. La spécialisation en philosophie ouvre donc à d’autres disciplines : elle permet d’aborder les sciences juridiques ainsi que les sciences sociales et humaines (Erwan B, SciencesPo, Affaires Européennes, 2021)
Équipe pédagogique
Nathalie Cournarie (LSH) Jean-Jacques Delfour (LSH) Emmanuel Lacoue-Labarthe (LSH et SUP) Laurent Cournarie (SUP et Spécialité)
Tronc commun : La science Spécialité : Notions : – L’existence – L’histoire Œuvres : Platon, Le Phédon, trad. M. Dixsaut, GF, 1999. A. Comte, Cours de philosophie positive, Leçons 1 et 2, Paris, Classiques Garnier, t. 1., 2021.
Tous les étudiants et toutes les étudiantes reçoivent, aussi bien en 1ère année qu’en 2ème année, un enseignement de philosophie de 4 heures hebdomadaires (enseignement de Tronc commun).
La philosophie en LSH (1ère année = hypokhâgne ) : de la philosophie générale
En1ère année, cet enseignement est défini par un programme de 5 domaines :
La métaphysique La politique, le droit La morale La science L’art, la technique Les sciences humaines : homme, langage, société.
La philosophie en SUP (2ème année = khâgne) : approfondissement
En 2ème année, l’enseignement porte sur un des 5 domaines, choisi par les ENS comme programme, traité tout au long de l’année.
La spécialité (option) philosophie en SUP (2ème année = khâgne)
La spécialité philosophieest proposée en 2ème année. Les étudiantes et les étudiants qui choisissent l’option philosophie suivent, en plus des 4 heures de tronc commun, un enseignement de spécialité de 6 heures hebdomadaires. Le programme est constitué par l’étude approfondie de deux notions (pour l’épreuve d’admissibilité) et de deux œuvres(pour l’épreuve d’admission). Ce programme, imposé par l’ENS de Lyon, change chaque année (voir ci-dessous ARCHIVES).
Compétences et acquis de la formation
Au cours de leur formation, les étudiantes et les étudiants de l’option philosophie apprennent à mieux maîtriser la dissertation et le commentaire de texte, à poser et à construire un problème de manière rigoureuse, personnelle et ouverte. L’acquisition de ces compétences est un atout majeur pour la réussite dans toutes les filières sélectives et pour des études de philosophie, notamment en vue des concours du Capes et de l’Agrégation.
Résultats concours ENS LYON Spécialité Philosophie au lycée Saint-Sernin
2025 Programme : La morale — Sujet : « Tu dois ». 2O24 Programme : La métaphysique — Sujet : Qu’est-ce que la réalité ? 2023 Programme : Les sciences humaines : l’homme, le langage, la société — Sujet : Toute conception de l’humain est-elle particulière ? 2022 Programme : L’art, la technique — Sujet : Quand y a-t-il art ? 2021 Programme : La politique, le droit — Sujet : « L’Etat, c’est moi » 2020 Programme : La science — Sujet : Science et objectivité 2019 Programme : La métaphysique — Sujet : Peut-il y avoir des expériences métaphysiques ? 2018 Programme : La morale — Sujet : La responsabilité 2017 Programme : Les sciences humaines : homme, langage, société — Sujet : Peut-on délimiter l’homme ? 2016 Programme : La politique, le droi — Sujet : Que peut-on interdire ? 2015 Programme : La science — Sujet : Expliquer 2014 Programme : L’art, la technique — Sujet : Le corps peut-il être objet d’art ? 2013 Programme : La métaphysique — Sujet : La cause 2012 Programme : La politique, le droit — Sujet : Qu’est-ce qui est hors la loi ? 2011 Programme : La science — Sujet : Les sciences sont-elles une description du monde ? 2010 Programme : L’art, la technique — Sujet : L’imitation
Epreuve de spécialité
2025 : La vérité – La société : Locke, Lettre sur la tolérance ; Platon, Phédon. — Sujet : Dire la vérité. 2024 : L’expérience – La machine : Bergson, La pensée et le mouvant (I-VI) + Locke, Lettre sur la tolérance — Sujet : De quoi peut-on faire l’expérience ? 2023 : Le monde – La force : Montaigne, L’Apologie de Raymond Sebond + Bergson, La pensée et le mouvant (I-VI) — Sujet : Y a-t-il plusieurs mondes ? 2022 : Le principe – La personne : Nietzsche, Le gai savoir, 5ème livre + Montaigne, L’Apologie de Raymond Sebond. — Sujet : L’absence de principe 2021 : Le plaisir – La vie + Plotin + Nietzsche, Le gai savoir, 5ème livre. — Sujet : Vie et pensée. 2020 : L’espace – Le sacré : Spinoza, Traité de la réforme de l’entendement + Plotin — Annulation des épreuves orales pour le concours 2020 — Sujet :Au centre de l’espace. 2019 : La mémoire : L’œuvre : Marc-Aurèle, Pensées pour soi-même + Spinoza, Traité de la réforme de l’entendement — Sujet : Où est la mémoire ? 2018 : Le phénomène : L’éducation : Marc-Aurèle, Pensées pour soi-même + Hegel, La philosophie de l’histoire, Introduction de 1830-31 — Sujet : Tout phénomène est-il un effet ? 2017 : La religion : Le travail : Platon, Théétète + Hegel, La philosophie de l’histoire, Introduction de 1830-31 — Sujet : La religion naturelle 2016 L’action : La nature : Hume, Enquête sur l’entendement humain + Platon, Théétète — Sujet : La fin de la nature 2015 : L’individu : Le mouvement : Lucrèce, De la nature IV + Hume, Enquête sur l’entendement humain — Sujet : L’individu est-il un principe ? 2014 : L’Etat : La matière : Descartes, Correspondance avec Elisabeth + Lucrèce, De la nature IV — Sujet : Que peut la matière ? 2013 : La perception : L’histoire : Aristote, Politique III + Descartes, Correspondance avec Elisabeth — Sujet : Peut-on prédire l’histoire ? 2012 : Le principe : Le peuple : Leibniz, Correspondance avec Arnauld + Aristote, Politique III — Sujet : Y a-t-il une science des principes ? 2011 : Le vivant : Sénèque, De la vie heureuse + Leibniz, Correspondance avec Arnauld — Sujet : Qu’est-ce que connaître le vivant ? 2010 : Le langage : Diderot, Le Rêve de d’Alembert + Sénèque, De la vie heureuse — Sujet : A quoi le langage sert-il ? 2009 : L’inconscient : Diderot, Le Rêve de d’Alembert + Augustin, Confessions XI — Sujet : A quoi sert l’idée d’inconscient ? 2008 : Le plaisir : L’expérience : Augustin, Confessions XI + Kant, Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? — Sujet : De quoi peut-on faire l’expérience ? 2007 : Le monde : La méthode : Kant, Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? + Aristote, De l’âme, I-II — Sujet : Qu’est-ce qu’une mauvaise méthode ? 2006 : La nécessité : L’imagination : Aristote, De l’âme, I-II + Rousseau, Du contrat social, I — Sujet : Les sciences supposent-elles l’idée de nécessité ? 2005 : Le choix : Le changement : Rousseau, Du contrat social, I + Platon, Phédon — Sujet : Peut-on réduire le choix à un calcul ? 2004 : La raison : L’infini : Platon, Phédon + Hegel, Préface de la Phénoménologie de l’esprit — Sujet : La raison est-elle historique ? 2003 : La causalité : L’organisme : Hegel, Préface de la Phénoménologie de l’esprit + Aristote, Ethique à Nicomaque, X — Sujet : Légalité et causalité 2002 : La signification : L’obligation : Hume, Enquête sur l’entendement humain + Aristote, Ethique à Nicomaque, X — Sujet : Interprétation et signification 2001 : La croyance : Le devenir : Lucrèce, De la nature, II + Hume, Enquête sur l’entendement humain — Sujet :Peut-on parler de croyances collectives ? 2000 L’idée : Les passions : Lucrèce, De la nature, II + Kant, Préface de la Critique de la raison pure 1999 La démonstration : Le droit : Kant, Préface de la Critique de la raison pure + Platon, Ménon 1998 Le monde : La norme : Platon, Ménon + Descartes, Passions de l’âme, I 1997 La matière : Le progrès : Descartes, Passions de l’âme, I
El paratexto Los diferentes niveles de la narración : una novela polifónica Las cintas La voz de Miguel Los testimonios recogidos por Miguel El cuaderno de Julia Distribución de las voces, ritmo de la novela, tiempo y espacio Una red de papeles El título
Julia
La lenta reconstrucción de una imagen La realidad y el deseo Un personaje presente / ausente Conclusión : Julia ¿Un personaje romántico?
Miguel
Su identidad Su papel en la novela Conclusión : Miguel ¿la otra cara de Julia?
Los narratarios y el papel del lector
Definición del concepto de narratario Los diferentes narratarios en la novela Conclusión : el papel del lector
Conclusión
Presentación de la novela
(Las referencias de las páginas son las de la primera edición, Espasa Calpe narrativa).
Con el fin de realizar una película sobre Julia, alguien rastrea en su vida y va descubriendo ante los ojos del lector el horror de las desapariciones durante la dictadura argentina de los años 70. Un hilo rojo es una novela en primera persona, mayoritariamente la voz del narrador, Miguel, pero en la que se cruzan otras voces para componer el friso de una vida herida por el terror. Sara Rosenberg va introduciendo la información de modo lento, como escondiéndosela al lector en las primeras páginas y el discurso aparece entonces con el desorden propio de la memoria, de quien rescata del olvido trozos perdidos de la vida de un ser, Julia, con el fin de que sea el propio lector el que asista a la edificación de un mundo trágico y se implique en la reconstrucción del mismo. La autora se introduce paulatinamente -e introduce al lector con ella- en el desastre interior de unas vidas -la tragedia de Julia es también la del propio narrador-, se solidariza con el alma solitaria de seres destrozados por las circunstancias con mucho pudor : en efecto no muestra el horror de las desapariciones, lo va sugiriendo más bien tras el mosaico de todos estos testimonios, estas voces que asistieron más o menos impotentes al descenso al infierno de toda una sociedad.
Estructura de la novela
La dedicatoria : A los memoriosos, porque
« la ternura es un acto de
insurgencia cvil ».
Para Juan
La dedicatoria hace hincapié en el papel primordial de la memoria, pero más aún de los « memoriosos » o sea de aquellos que hacen memoria. Sólo se comprende la cita en la página 42, capítulo IV en que se oye la voz del narrador Miguel, amigo de Julia. Frase sacada del diario de Julia à el hecho de citar esta frase en la dedicatoria tiende a asimilar a Julia a una persona real, borra los límites entre personaje de ficción y persona real ya que pone a Julia en el mismo nivel que el « Juan » de la dedicatoria. Además esta frase esgrime el doble pendón de la ternura y de la insurrección como motores de la empresa del narrador : la ecuación que establece la cita (amar = rebelarse) anuncia lo que será la búsqueda de Miguel, esto es, un acto de amor y un acto político de rebelión à la empresa individual de Miguel revela puesuna empresa mucho más amplia : comprender y asumir la historia de Julia significará comprender y asumir la Historia de la Argentina de los años negros y reemprender el combate político de otra manera.
El epígrafe : Quiero minar la tierra hasta encontrarte
y besarte la noble calavera
y desamordazarte y regresarte.
« ELEGIA » MIGUEL HERNANDEZ
Versos sacados de la undécima estrofa del poema « Elegía » de Miguel Hernández, poeta comunista español muerto en las cárceles franquistas después de la guerra civil española à compromiso político claro aquí. El poemario se titula El rayo que no cesa (1934-1936) à la idea de luz (rayo) se puede emparentar con la de verdad, verdad que se busca, verdad que ilumina breve pero irremediablemente (que no cesa) un espacio concreto o simbólico. El verbo en primera persona (quiero) y los infinitivos asociados a una segunda persona del singular (minar la tierra, encontrarte, besarte, desamordazarte, regresarte) indican ya cuál será la empresa del narrador principal, Miguel : la voluntad de buscar las huellas de Julia en un espacio concreto o simbólico, de indagar a fondo su desaparición (minar la tierra) para darle amor (besarte), darle voz otra vez a Julia (desamordazarte), darle « vida » por fin (regresarte) à novela del dúo entre un YO y un TU y novela del viaje por el espacio y por el tiempo para rescatar del olvido una tragedia. Es decir que toda la novela se sitúa bajo el signo de la búsqueda, búsqueda del significado de la Historia, búsqueda dolorosa para el que la emprende.
Los diferentes niveles de la narración : una novela polifónica
La novela consta de 17 capítulos que llevan un número y 5 más sin número encabezados por la mención respectiva cinta n°2, cinta n°3, cinta n°4, cinta n°5 y cinta n°6 con una indicación espacial, otra temporal y la identidad del que se exprese, o sea 5 capítulos que parecen escapar a la ficción o cobrar una total autonomía à el narrador tradicional se borra y se instala entonces un modo narrativo liberador, no represivo ya que no se somete a la tradición narrativa : así las voces parecen estar en plena posesión de su discurso y de sus opiniones.
Las cintas :
La novela se abre con el capítulo I que recoge una primera cinta identificada como tal (Cinta n°1, Catamarca, abril de 1990, después de Madrid) à el hecho de integrar una cinta en la materia narrativa tiende a hacernos pensar que el material forma parte integrante de la ficción y nos sitúa claramente en el marco de la ficción. Sin embargo una cinta es ante todo una voz grabada que aquí se nos ofrece en su forma escrita, o sea que se trata de una transcripción, un discurso que ha pasado por un primer filtro, probablemente el de la persona que ha transcrito el discurso, Miguel a nivel de la ficción à ya se percibe la complejidad y la ambigüedad de la novela con sus muchos hilos que van a tejerse. Problema planteado por las fechas indicadas entre paréntesis : lógicamente remiten al momento en que se grabaron las cintas à problema con la cinta n°2 y el testimonio de José (octubre de 1974) porque José alude a tiempo transcurrido (Todavía ignorábamos que en los años siguientes la represión iba a ser tan feroz, p.39) y a hechos pues que obviamente él no podía conocer en 1974. Ya desde la cinta n°2, las voces cobran la autonomía que hemos mencionado antes y se intercalarán de manera irregular entre los capítulos que llevan números. La última cinta (cinta n°7) vuelve a integrarse en la ficción (capítulo XVI) y anuncia el final de la búsqueda à circularidad de la novela aunque el último capítulo recoge la voz de Miguel que cita el diario de Julia para hacer una verdadera síntesis.
Identificación de las voces, lugares y fechas : una vecina de Julia en un pueblo de la provincia de Catamarca (cuyo nombre desconocemos ; capítulo I, cinta n°1) que recuerda la época en que Julia vivía en esa región del norte de Argentina, en 1974 ; José, de origen humilde, compañero de lucha en el grupo terrorista en el cual militaba Julia, y luego traidor y soplón de los militares (cinta n°2, entre el capítulo III y el IV) ; Marcos, el primo de Julia, socio de la empresa Constructora Berenstein, S.A. cinta n°3, entre el IV y V) ; Margarita Gómez, una compañera de Julia en la cárcel del Buen Pastor, la primera vez que fue encarcelada en 1973 o 1974, antes de la amnistía (cinta n°4, entre V y VI) ; Ana María, que fue amiga de Julia en la adolescencia, procedente de una familia tucumana acomodada (cinta n°5, entre VI y VII) ; Trinidad, la criada de los Berenstein que con su novio ayudó a Julia a huir de Argentina (cinta n°6 entre X y XI) ; por fin Natalia, la hija de Julia que nació en la cárcel y luego fue « adoptada » por el verdugo de Julia (cinta n°7, capítulo XVI).
La voz de Miguel à punto de unión entre todas estas voces, como el cemento que las une y les da sentido. Pero la presencia de Miguel reviste formas diferentes :
monólogos en los cuales se dirige a Julia (II, III, IV, V, VI, VII, VIII en parte, IX en parte, X, XII, XVII)
capítulos en que deja la palabra a los testigos de la vida de Julia y se contenta con transcribir sus palabras (cintas)
capítulos en los cuales entrevista a testigos y participa en la conversación o recuerda encuentros con testigos de la vida de Julia.
Los testimonios recogidos por Miguel : intervienen otros personajes entrevistados por Miguel, pero él está presente durante las conversaciones à testimonio del abuelo de Julia, Isaías, en el verano de 1971 (VIII) ; el de Luciano, el amigo patagónico de Julia (IX), el de Maggi y Roberto, los suegros de Julia (XI), el de Javier, el marido de Julia (XIII), el de José, el soplón (= le mouchard) y su mujer Rosita en Madrid (XV).
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Federico Garcia Lorca, La casa de Bernarda Alba — presentación de la obra (1936)
Maryline Lacouture
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Las obras :
1920 : El maleficio de la mariposa (verso y prosa)
1925 : Tragicomedia de don Cristóbal y la señá Rosita y Retablillo de don Cristóbal
1927 : Mariana Pineda (drama en verso)
1930 : El público
1931 : Así que pasen cinco años
1933 : Bodas de sangre
1934 : Yerma
1935 (última versión) : Amor de don Perlimplím con Belisa en su jardín
1935 : Doña Rosita la soltera
1935 (última versión) : La zapatera prodigiosa
1936 : La casa de Bernarda Alba
La introducción de Allen Josephs y Juan Caballero en la edición Cátedra apunta tres constantes en el teatro lorquiano dejando de lado la cronología de las obras : un teatro poético, un teatro experimental y un teatro que da a ver el conflicto entre autoridad y libertad, lo que efectivamente parece ser una lectura acertada de la producción dramatúrgica de Lorca. Sin embargo hace falta completar este estudio :
Un teatro poético
– Varias declaraciones de Lorca permiten efectivamente definirlo así teniendo en cuenta las producciones teatrales de la época, el teatro que invadía los escenarios y proponía a un público burgués un retrato falseado de sí mismo : Creo realmente que el teatro no es ni puede ser otra cosa que emoción y poesía, en la palabra, en la acción y en el gesto à cf. la comparación que establece el poeta Lorca entre el dramaturgo y un prestidigitador en el prólogo de La zapatera prodigiosa (versión definitiva de 1935) : Por este miedo absurdo [el que los autores tienen a la sala] y por ser el teatro en muchas ocasiones una finanza, la poesía se retira de la escena en busca de otros ambientes donde la gente no se asuste de que un árbol, por ejemplo, se convierta en una bola de humo o de que tres peces, por amor de una mano y una palabra, se conviertan en tres millones de peces para calmar el hambre de una multitud à Lorca reivindica la posibilidad de transformar la realidad haciéndola pasar por el filtro de la poesía, es decir de la creación, evocando esta realidad en otra clave u otro registro. Reivindica también la absoluta necesidad de que el espectador sea consciente de la distancia entre lo que ve en el escenario y la realidad, un teatro consciente de que es teatro y no realidad (cf. lo que llevó a cabo Ramón del Valle-Inclán en los años 10 con el « esperpento »).
El teatro poético es para Lorca el teatro del sentimiento, lo que es para él un teatro de la autenticidad : El teatro es la poesía que se levanta del libro y se hace humana. Y al hacerse, habla y grita, llora y se desespera. El teatro necesita que los personajes que aparezcan en la escena lleven un traje de poesía y al mismo tiempo que se les vean los huesos, la sangre. Han de ser tan humanos, tan horrorosamente trágicos y ligados a la vida y al día con una fuerza tal, que muestren sus traiciones, que se aprecien sus olores y que salga a los labios toda la valentía de sus palabras llenas de amor y de ascos (abril de 1936). Lo cual no significa en absoluto un teatro realista en el sentido que podía tener en los escenarios de la época (teatro tipo vodevil con interiores burgueses) sino un teatro estilizado arraigado en la pura realidad de los seres, despojado y en que los personajes aparezcan en carne viva.
Es pues un teatro que debe ser la expresión de la comunicación, la expresión de la dignidad del ser humano, dignidad incompatible con el envilecimiento comercial del teatro de la época.
La expresión en este teatro poético no es sólo poética (en versos), aunque Lorca escribió piezas en versos (El maleficio de la mariposa -1920-, Mariana Pineda –1927) sino una expresión en la que abundan los elementos simbólicos.
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Los números de las páginas corresponden a la primera edición en Tusquets.
Presentación general :
El argumento : en una especie de tríptico la novela narra las indagaciones de un periodista llamado Javier Cercas en torno a un episodio del final de la Guerra Civil española, el fusilamiento frustrado de uno de los fundadores del partido fascista español (Falange), Rafael Sánchez Mazas a finales de enero de 1939, quien escapó a la muerte gracias a un soldado republicano que no lo denunció. Todo se ve desde la perspectiva actual pues el narrador en primera persona recuerda en el año 2000 cuándo y cómo oyó hablar por vez primera de ese episodio de la Guerra. A partir de ahí se desarrolla la novela en 3 partes bastante equilibradas que llevan cada una un título :
« Los amigos del bosque »: corresponde a la presentación del narrador, su estado de ánimo en el momento en que se enteró de la historia de Rafael Sánchez Mazas, su progresiva curiosidad por conocer los hechos, sus indagaciones (varios documentos y testimonios), sus tanteos y vacilaciones y su decisión final de escribir un « relato real » titulado « Soldados de Salamina ».
« Soldados de Salamina » : parte central de la novela corresponde al relato reconstituido del fusilamiento de Rafael Sánchez Mazas, pero también a su biografía pues son muchos los datos exteriores al acontecimiento preciso que sirve de punto de partida. Toda esta historia la refiere el narrador a partir de los recuerdos de los que participaron o vivieron de cerca los acontecimientos y ayudaron a Rafael Sánchez Mazas.
« Cita en Stokton » (explicación del título p.178 à la ciudad de la película de John Huston, 1972, « Fat City » que cuenta la historia de un boxeador fracasado de apenas treinta años que sólo encuentra trabajos miserables y tiene relaciones con muchachas alcohólicas y cuya única salvación será subir otra vez en un ring : la oposición entre el viejo boxeador Billy y el joven Ernie le da a la película toda su fuerzaà « mise en abime » de la historia del personaje Javier Cercas y de Miralles) : después de la euforia por haber acabado el libro, el narrador se siente deprimido porque el libro le parece “cojo”. Su periódico le encarga una entrevista al escritor chileno Roberto Bolaño, quien le cuenta por casualidad la historia de Miralles, un veterano de la Guerra Civil, y el narrador intuye que podría ser el soldado republicano que le salvó la vida a Sánchez Mazas. El narrador ha encontrado la pieza que le faltaba y lo hace todo para dar con Miralles, instalado en Dijon. Acaba por entrevistarlo y la novela se termina con una amplia meditación del narrador sobre un futuro posible con todos los personajes de los cuales se siente próximo y que le parecen constituir una misma familia…2. El paratexto : las fronteras del texto
El paratexto remite a todo lo que rodea el texto, es el conjunto de todos los elementos que permiten establecer el pacto de lectura entre el lector y la obra (cf. Gérard Genette, Seuils).
a) El título: « Soldados de Salamina » tiene varias explicaciones y por ello es pues bastante ambiguo o al menos puede explosionar en distintas direcciones.
– à la primera alusión al título aparece en la p.19 cuando el narrador entrevista con muchas dificultades a Rafael Sánchez Ferlosio, el novelista, hijo de Rafael Sánchez Mazas : El problema es que si yo, tratando de salvar mi entrevista, le preguntaba (digamos) por la diferencia entre personajes de carácter y personajes de destino, él se las arreglaba para contestarme con una disquisición sobre (digamos) las causas de la derrota de las naves persas en la batalla de Salamina…Y la segunda alusión interviene en la misma parte (p.43) : desde que el relato de Ferlosio despertara mi curiosidad nunca se me había ocurrido que alguno de los protagonistas de la historia pudiera estar todavía vivo, como si el hecho no hubiera ocurrido apenas sesenta años atrás, sino que fuera tan remoto como la batalla de Salamina. El punto de vista inicial es pues el de un narrador muy de su generación para quien lo que ocurrió hace sesenta años es algo tan lejano como la batalla entre los persas y los griegos en el siglo V antes de Cristo.
– à la segunda explicación tiene que ver con la estructura de la novela : en efecto, el título global es el de la segunda parte o sea el « relato real » propiamente dicho del fusilamiento de Rafael Sánchez Mazas, como si esa parte esencial no fuera suficiente de por sí y requiriera la presencia de la primera y la tercera partes para constituir la novela completa « Soldados de Salamina ». En realidad lo que pretende el personaje Javier Cercas no es exactamente sustituirse a Rafael Sánchez Mazas y escribir un relato como el que él mismo proyectó (cf p.el testigo Daniel Angelats le cuenta al narrador : Antes de marcharse, Sánchez Mazas nos dijo que iba a escribir un libro sobre todo aquello, un libro en el que apareceríamos nosotros. Iba a llamarse Soldados de Salamina ; un título raro, ¿no ?, p.73). El narrador siente la necesidad de explicar su recorrido (el génesis del « relato real ») y el encuentro con Miralles que era imprescindible para concluir el relato ya que a la novela le da el alcance que tiene.
– à el título afecta directamente al significado de la novela : en la batalla de Salamina un puñado de atenienses « salva a la civilización », así Esquilo homenajea a los griegos en Los persas. Esta idea se relaciona con una frase, citada en la novela, que le gustaba repetir a José Antonio Primo de Rivera : « A última hora siempre ha sido un pelotón de soldados el que ha salvado a la civilización ». Rafael Sánchez Mazas cree que esos soldados son los falangistas pero, a última hora y simbólicamente, en la novela, es el soldado republicano quien lo hace pues al salvar a otro salva a la civilización en su conjunto.
La foto de cubierta : en la contraportada se da el origen de esta foto « Ceremonia de despedida a los voluntarios de las Brigadas Internacionales (Barcelona, 25 de octubre de 1938), fotografía de Robert Capa » à todo pasa por la mirada, mirada llena de emoción y de dolor o/y despecho a duras penas contenido para los voluntarios que tuvieron que abandonar España. Un brigadista anónimo de mirada intensa que sabe que la guerra está perdida à anuncia el clima que se va a percibir en la novela y sus ejes esenciales: la mirada (entre Rafael Sánchez Mazas y el soldado republicano), la derrota de los republicanos, una reflexión sobre el heroismo y sin duda la búsqueda de un ideal.
El epígrafe : « Los dioses han ocultado lo que hace vivir a los hombres », Hesíodo, Los trabajos y los días à poeta griego (siglo VIII-siglo VII) que denunció la codicia de los reyes, la injustica y la guerra. ¿Qué sugiere este verso ? Sólo se puede interpretar sin duda después de leer la novela ; según se deduce de la tercera parte, lo que hace vivir a los hombres es el « secreto esencial », quizá se pueda llamar humanidad, generosidad, gratuidad, virtud, es decir todo lo que encarna Miralles, un ideal que el narrador va buscando y que se convierte en algo esencial. Los dioses nos ocultan la alegría de estar vivos y esta cita indica de entrada una adhesión sin resquicios (=inconditionnelle) a la realidad à lo que efectivamente encarna el personaje de Miralles quien salva la vida de Rafael Sánchez Mazas y le devuelve la vida al personaje Javier Cercas.
Los agradecimientos : « Este libro es fruto de numerosas lecturas y de largas conversaciones » à el autor insiste pues desde el paratexto sobre los diferentes materiales que le han servido para escribir la novela, novela documental en parte que se apoya en materiales de orígenes diversos que están incluidos en el texto (artículo de prensa, entrevistas, libreta de Rafael Sánchez Mazas). Asismismo pasa a agradecer a las personas « que aparecen en el texto con sus nombres y apellidos » à es decir que parte de los « personajes » de su novela son seres de carne y huesos, o sea que la frontera entre documental y ficción no parece tan clara à por eso sin duda se podrá hablar de novela posmoderna, noción sobre la que se volverá más adelante. Lire Article intégral918 ko Javier Cercas, Soldados de Salamina M. Lacouture prepasaintSernin
Aujourd’hui, Marcel tombe la veste : il croise quelques remarques sur le récit bref et la poétique de Nathalie Sarraute dans l’espoir d’aboutir à une réflexion sur la nouvelle comme art de la mise à nu. Il se livre à une courte analyse de Mademoiselle Else d’Arthur Schnitzler.
Les Fruits d’or ou comment reconnaître un chef d’œuvre quand on en voit un (27 juillet 2019) Muriel Rossetti Article intégral PDF Rossetti Fruits d’or chef d’œuvre
Marcel n’est pas emballé par le retour du thème « l’œuvre littéraire, ses propriétés, sa valeur », mais la lecture des Fruits d’or lui offre l’occasion de poser à nouveau une question élémentaire : qui fixe la valeur de l’œuvre ? Les Fruits d’or : qu’est-ce que c’est ? Publié en 1964, Les Fruits d’Or est un roman de Nathalie Sarraute particulièrement féroce pour les coteries littéraires. L’intrigue tient à fil. L’écrivain Brehier vient de faire paraître un roman, Les Fruits d’Or : que vaut-il ? Question apparemment indifférente qui revêt pourtant aux yeux des salons parisiens une importance capitale. Appartient-on au petit cercle très fermé des gens de goût, cette élite raffinée qui sait reconnaître un chef d’œuvre à sa naissance ? Être intronisé ou non dans « le petit noyau, le petit groupe, le petit clan » de ces Verdurin new age, telle est donc la question.
Récits de guerre et crise du récit : « La Grande Guerre en toutes lettres ». (2018) Carole Catifait
Projet : Centenaire de la fin de la Guerre, 1918-2018. Cycle de conférences interdisciplinaires en lien avec l’Université. LSHB : Lettres / histoire / philosophie / histoire des arts. Problématiques littéraires : L’illusion naturaliste : Barbusse, Le Feu (1916). Interrogation sur le récit-témoignage. Crise de la modernité, crise du récit : Pourquoi 14-18 chez les contemporains ? Fin des récits de guerre au profit de récits qui « interrogent » la guerre. Quel récit possible ? Interrogation sur le Nouveau Roman : Claude Simon, L’Acacia (1989). Problématiques transversales : Les questions épistémologiques fondamentales pour penser les sciences humaines. Comment écrire l’histoire ? Pourquoi toujours la réécrire ? L’écrivain et l’histoire : Qui peut écrire l’histoire ? Quelle place et/ou quelle légitimité « paradoxale » de la littérature ? Expliquer ou tenter de donner sens ? Lecture de L’Acacia de Claude Simon. « La modernité commence avec la recherche d’une littérature impossible » (Roland Barthes). Corpus des textes étudiés, évoqués, lus ou présentés par les élèves : Barbusse, Le Feu. Giono, Le Grand Troupeau et la nouvelle « Ivan Ivanovitch Kossiakoff », in Solitude de la pitié. Céline, Voyage au bout de la nuit. Rouaud, Les Champs d’honneur. Bergounioux, Ce pas et le suivant. Echenoz, 14. Japrisot, Un long dimanche de fiançailles. Vuillard, La Bataille d’Occident.
Plano : 1. El título 2. El paratexto: la dedicatoria, los epígrafes 3.La estructura de la novela: una novela polifónica, la organización de los capítulos, un sistema de ecos y resonancias, un ritmo binario constante. 4. La multiplicidad de los puntos de vista: narradores y narratarios
Los números de las páginas corresponden a la primera edición en Tusquets.
1. Presentación general : El argumento : en una especie de tríptico la novela narra las indagaciones de un periodista llamado Javier Cercas en torno a un episodio del final de la Guerra Civil española, el fusilamiento frustrado de uno de los fundadores del partido fascista español (Falange), Rafael Sánchez Mazas a finales de enero de 1939, quien escapó a la muerte gracias a un soldado republicano que no lo denunció. Todo se ve desde la perspectiva actual pues el narrador en primera persona recuerda en el año 2000 cuándo y cómo oyó hablar por vez primera de ese episodio de la Guerra. A partir de ahí se desarrolla la novela en 3 partes bastante equilibradas que llevan cada una un título :
“El violador eres tú”, el himno que Chile exporta al mundo
Fue en medio de los 42 cerros que componen el puerto chileno de Valparaíso –ese « recodo del mundo”, como lo llamó Neruda– donde nació el himno contra la violencia sexual hacia las mujeres que estos días corean miles de ciudadanas de todo el mundo con los ojos vendados y repitiendo ciertos movimientos. De Chile a Líbano. De México a España. De Estados Unidos a Turquía. De Brasil a India, donde el sábado clamaban contra varias violaciones. La performance del colectivo feminista Lastesis, compuesto por cuatro chilenas de 31 años, no se limitó a dar un nuevo aire de sentido cívico a las manifestaciones ciudadanas que explotaron en Chile el 18 de octubre pasado, en demanda por mejoras en los servicios básicos como las pensiones, la salud y la educación. Un violador en tu camino —como se bautiza la instalación artística— traspasó las fronteras en un grito conjunto de mujeres de todas las edades contra “el patriarcado” y “los machos violadores”
“Y la culpa no era mía, ni dónde estaba, ni cómo vestía. El violador eras tú. El violador eres tú. Son los pacos, los jueces, el Estado, el presidente”, señala la letra creada por Daffne Valdés y Sibila Sotomayor —ambas del mundo del teatro—, Paula Cometa —diseñadora y profesora de historia— y Lea Cáceres —diseñadora de vestuario—. Se declaran “positivamente abrumadas” por el fenómeno y los cientos de correos electrónicos que han recibido de todo el planeta y que esperan contestar uno a uno. Reúnen los vídeos, las fotografías y las noticias que les llegan desde diferentes latitudes para un trabajo futuro. Les emociona que, a propósito de Un violador en tu camino, muchas víctimas de violencia sexual se hayan atrevido por primera vez a contar su experiencia de abuso. Como la chilena que relató en Twitter: “Y la culpa no era mía (era mi abuelo). Ni cómo andaba (uniforme escolar). Ni cómo dormía (ocho años, esperando que llegara mi mamá). Me costó 40 años escribirlo. Es lo más descarnado que he confesado”.
“Resulta sanador decirlo y no sentirse la única: nos damos cuenta de que no estamos solas”, reflexionan Lastesis que piden no ser individualizadas al citarlas, aunque en la conversación participan tres de las cuatro integrantes: todo lo que digan representa a su colectivo. Tampoco fotografías si no está el equipo completo. Sobre la expansión mundial del himno, agregan: “Nos llena de orgullo darnos cuenta de cómo podemos organizarnos rápidamente entre las mujeres y las disidencias. Lastesis fuimos el punto de partida, quizás la excusa, de grandes ganas contenidas”. Pero creen que, al mismo tiempo, existe algo universal “y devastador” que explica que miles de ciudadanas que no se conocen se hayan plegado a Un violador en tu camino.
Lastesis se fundó hace un año y medio y está compuesto por estas cuatro mujeres “nacidas y criadas” en Valparaíso, que se conocieron en colegios, universidades, a través de amigos o, simplemente, “en los cerros”. Tienen sus respectivas actividades laborales, como independientes o docentes, y por su trabajo en el colectivo no ganan “ni un peso”, como han explicado en Instagram: “Es puramente autogestión y convicción”. Trabajan con tesis o teorías feministas —por eso el nombre LASTESIS, que ellas escriben así, en mayúsculas— que llevan a la práctica a través de actuaciones y recursos sonoros, textiles y visuales. La intervención que ha dado la vuelta al mundo y que se replica en diferentes lugares simbólicos de las ciudades forma parte de su segunda investigación, cuyo estreno en octubre fue suspendido por las protestas. Trata sobre la violación y se basa en el trabajo de la activista argentina Rita Segato, en una mirada crítica hacia la forma en que los medios de comunicación abordan la violencia sexual contra las mujeres y en cifras escalofriantes: en Chile, los datos oficiales indican que solo en 2018 hubo 15.533 casos de violación u otros delitos sexuales, es decir, cerca de 42 casos diarios y aproximadamente dos cada hora, según la Red Chilena Contra la Violencia hacia las Mujeres, que denuncia “impunidad” por la baja cantidad de condenas. Las estimaciones indican, sin embargo, que por cada delito reportado, entre tres y 10 nunca llegan a conocimiento de las autoridades.
“La culpa, la pena, la humillación y la vergüenza moral deben sentirla los abusadores y no las mujeres cuyos cuerpos han sido violentados. Es lo realmente importante que se está generando”, indican Lastesis, ciudadanas de un país como Chile que en 2017 promulgó una ley de interrupción del embarazo en tres supuestos —peligro de vida de la madre, inviabilidad fetal y violación— y que todavía enfrenta complejas barreras para su puesta en marcha, como que el 51% de médicos obstetras del sistema público se declaran objetores de conciencia en el caso de violación.
En medio de las protestas que estallaron el 18 de octubre, que ha puesto contra las cuerdas a la institucionalidad en Chile, Lastesis fueron convocadas a realizar intervenciones callejeras en Valparaíso para llevar el arte fuera de las salas. “Es evidente que el sistema de vida neoliberal se agotó y lo sorprendente es que ahora somos miles quienes damos cuenta de un modelo humillante, abusador y opresor que destruyó lo público”, reflexionan las integrantes del colectivo. Lastesis señalan que las demandas son trasversales: “Dignidad, la justicia social y mayor igualdad” en todos los frentes. “No somos partidarias como colectivo de ningún color político”, aclaran. Y hacen un llamamiento a los dirigentes que han manifestado en los últimos días estar tan de acuerdo con su discurso: “Ahora es su momento de pasar a la acción y ser consecuentes”.
En medio de manifestaciones sociales en todo Chile donde se han registrado en paralelo inéditos niveles de violencia y destrucción —Valparaíso ha sido una de las llamadas zonas cero—, a Lastesis se les ha aplaudido por su protesta pacífica. “A las personas que nos desean entre otras cosas la violación y la muerte, les queremos decir que no les tenemos miedo. Ahora somos miles”, contestan las chilenas.
Lo mostraron el miércoles, en las puertas del Estadio Nacional de la capital chilena —un centro de detención en dictadura— cuando al menos unas 10.000 de sus compatriotas se reunieron para vociferar juntas un himno que con las horas se hace global.
América Latina muestra su hartazgo en las calles por la violencia contra las mujeres
En distintas ciudades del continente americano las manifestantes piden medidas contra los feminicidios y legalizar el aborto
América Latina ha lanzado un grito más en contra de la violencia de género. En el Día Internacional de la Eliminación de la Violencia contra las Mujeres las argentinas,chilenas, peruanas, colombianas y mexicanas han salido a las calles para denunciar el machismo y para pedir la legalización del aborto.
Las protestas en Buenos Aires comenzaron frente a la Embajada de Bolivia. El feminismo argentino evidenció su preocupación por las crisis políticas que atraviesan los países sudamericanos y cuya resolución se sumó a pedidos como mayor presupuesto para combatir la violencia machista y la legalización del aborto.
« Los feminismos latinoamericanos salimos a la calle contra el golpe en Bolivia y contra el terrorismo de Estado en Chile. La violencia sexual es violencia política. Decimos no a la impunidad frente a los asesinatos, torturas, secuestros, desapariciones, abusos, vejaciones y violaciones. Esta violencia tiene la intención selectiva de desarticular la potencia de los feminismos y de los movimientos disidentes », expresó el colectivo Ni Una Menos.
En primera línea de la marcha destacaba la histórica feminista Nina Brugo, quien subrayó que « si bien la violencia en Chile y en Bolivia afecta a todas las personas que protestan, las mujeres la sufren aún más porque no solo las detienen y las torturan sino que aparecen violadas y maltratadas ».
Brugo criticó también la decisión de Mauricio Macri de derogar en 48 horas el protocolo de atención a gestantes que quieren interrumpir su embarazo en los supuestos amparados por la ley, es decir, en caso de violación o de riesgo para la salud. « Retirar el protocolo es jugar con nuestros derechos y no lo vamos a permitir más. Estamos pidiendo que haya protocolo y que el presidente electo [Alberto Fernández] cumpla con lo que se ha comprometido: despenalizar y legalizar el aborto », continuó Brugo.
Argentina comenzó a movilizarse de forma masiva contra los feminicidios en 2015, pero estos crímenes no han descendido. Según datos de la ONG Casa del Encuentro, en lo que va de año 251 mujeres y niñas han sido víctimas de violencia machista, una cada 31 horas en promedio. Desde que comenzaron a registrar estos crímenes, hace once años, han habido 2.952 feminicidios.
« Necesitamos un cambio cultural para que exista igualdad sin importar el género. En Argentina se avanzó un poco, pero vemos con preocupación los retrocesos en Latinoamérica, como en Brasil con [Jair] Bolsonaro y en Bolivia, donde hay una persecución racial de mujeres, varones y niños indígenas con la Biblia en mano », subrayó la estudiante María Gómez.
Las chilenas alzan la voz camino hacia una nueva Constitución
La marcha contra la violencia de género se produce en un contexto especial en Chile, donde las protestas sociales tienen contra las cuerdas al Gobierno de Sebastián Piñera. Las principales agrupaciones de mujeres, como la Coordinadora Feminista 8M, forma parte de Unidad Social, que reúne a cerca de 200 organizaciones sindicales y de la sociedad civil que han llamado a una huelga general este martes.
En Santiago de Chile la convocatoria de este lunes tuvo lugar en la Alameda, la principal avenida de la capital, donde las manifestantes caminaron con proclamas como « el aborto libre, seguro y gratuito ». La Red Chilena contra la Violencia hacia las Mujeres, en tanto, se movilizó con una consigna: « No hay acuerdos sin nosotras », en referencia al acuerdo para una nueva Constitución política que reemplazaría a la de 1980.
« En más de 50 localidades en todo el país, mujeres y niñas se organizan para levantar distintas acciones en repudio a la violencia patriarcal. Las mujeres somos parte central del movimiento social que hoy reclama en las calles por vidas dignas y libres de violencia », señalaba la Red Chilena contra la Violencia hacia las Mujeres. Marcharon cargando un lienzo con « más de 1.000 nombres de mujeres y niñas » que han sido asesinadas desde 2001 hasta la fecha, según denunció el colectivo. En una coreografía que se ha viralizado en las redes sociales, decenas de mujeres jóvenes con los ojos vendados cantaban: « Y la culpa no era mía, ni dónde estaba ni como vestía. El violador eres tú. Son los pacos (la policía), los jueces, el Estado, el presidente. El Estado opresor es un macho violador ».
Las peruanas reprochan la falta de apoyos
En ciudades peruanas como Lima, Arequipa, Cusco y Trujillo, colectivos de mujeres y jóvenes protestaron el pasado fin de semana bajo el lema « Juntas contra todas las violencias », y unas 300 organizaciones firmaron un comunicado, publicado este lunes, que califica de insuficiente el presupuesto destinado por el Gobierno de Martín Vizcarra al combate de la violencia contra la mujer para el próximo año: 168 millones de dólares.
Diana Miloslavich, representante del Colectivo 25 de Noviembre, destacó que en la marcha del pasado sábado en Lima participaron por primera vez grupos de adolescentes y de mujeres con alguna discapacidad. La movilización partió del Palacio de Justicia, donde algunas ciudadanas se manifestaron en las escalinatas de esa sede con los senos descubiertos.
“Esterilizaciones forzadas, por una justicia sin corrupción, sin machismo, sin racismo”, decía un cartel que sostenían algunas adolescentes en la marcha en Lima, aludiendo a las víctimas de dichos delitos cometidos en la década de los años 90, durante el Gobierno de Alberto Fujimori. Unas 1.000 protestantes se pronunciaron en contra de miles de denuncias de agresión a trabajadoras del hogar, de acoso en universidades, y a favor de que 140 huérfanos reciban apoyo de un programa anunciado por el Ministerio de la Mujer.
Colombia, reclamos entre cacerolas
Las cacerolas ya se ven abolladas y gastadas, pero la energía de los estudiantes sigue en pie en el quinto día de protestas en Colombia. Las señoras salen de los balcones al paso de los jóvenes y golpean las ollas, ellos responden con algarabía, agradecen y continúan. Pero la tarde de este lunes, las calles de Bogotá parecen una fiesta y esta vez es doble: el foco estuvo puesto en los reclamos de las mujeres.
Miles de ellas no solo manifestaron por la eliminación de la violencia machista sino también por el « paro nacional », como se han conocido las protestas. Con cacerolas, silbatos y pañuelos verdes, se reunieron en el Parque Nacional de Bogotá y también se concentraron en otras ciudades del país. Salieron a las calles para protestar por una realidad desgarradora: en Colombia, cada 16 horas ocurre un feminicidio y el 86% de las mujeres víctimas de agresiones sexuales son niñas y adolescentes. También exigieron su derecho a decidir y también denunciaron el asesinato de mujeres defensoras de derechos humanos. A pesar de la tensión que ha reinado en estos días en Colombia la marcha transcurrió en calma.
Un grito por los feminicidios en México
En México asesinan cada día a 10 mujeres, según cifras oficiales. Más de 3.000 mujeres marcharon este lunes desde el Ángel de la Independencia, el punto de encuentro de las manifestaciones en Ciudad de México, para protestar por la violencia machista que salpica a todo el país norteamericano. Durante las protestas hubo pintadas y algunos destrozos. Las consignas de las mujeres también fueron por el acoso sexual en la escuela, trabajo y transporte público, la discriminación y la brecha salarial.
Dans le cadre des Rencontres des Bibliothèques de l’université et du Cycle de conférences : « la Grande Guerre en toutes lettres »
Conférence-rencontre Mardi 5 décembre 2017 Salle de conférence
Jean-Pierre COLIGNON lexicographe, ancien directeur du service de correction du Monde Exercices lexicographiques et réflexions sur l’étymologie
Résumé de la conférence de Jean-Pierre Colignon : « Le mots des Poilus »
Pauline Père
Introduction : La Première Guerre Mondiale représente un bouleversement dans la langue, bouleversement qui est unificateur. Le conflit de position s’allongeant, les langues se mêlent et donnent naissance à une forme de métissage. L’argot fleurit parmi les nouveautés matérielles et immatérielles et aboutit à une technicisation, une harmonisation du langage. C’est ainsi que ce bouillonnement linguistique produisit la «parlure des tranchées ».
Les origines de quelques mots et expressions issues de 14-18 :
POILU :
-brave à 3 poils (courageux, lien avec les grades) -pas de rasage (le rythme des offensives ne le permettant pas) -« épilés » = personnes de l’arrière (peau de « porcelaine » = n’allaient pas au Feu)
BARAGOUINER :
-« pain » et « vin » en Breton -> réclamations des soldats bretons dans les tranchées -incompréhension des parisiens face à ce langage, jugement de valeur par le mot « baragouiner »
CRAPOUILLEUX :
-canons qui tiraient par-dessus les tranchées -canons « petits », « ramassés » -> référence au verbe « crapahuter » (déplacement accroupi en parallèle avec la démarche du crapaud)
BOBARD :
-utilisé d’un récit de soldat qui donne une vision partielle, subjective du combat -à nuancer avec un « bouteillon » : orientation du propos (à rapprocher de la bêtise, des sornettes) -le bobard est souvent involontaire et dû au traumatisme
BOCHE :
-vient de « bobosse » : truand, personne peu fréquentable -« Al Boss » = « sale type » -> a donné naissance au dérivé « Boche » -expression « Tête de pioche, Tête de boche » -> connotation de la bêtise (expression dépréciative)
TOMBER SUR UN BEC :
-« tomber sur une difficulté » -référence au « bec de gaz » : policier de rue surveillant à côté d’un bec de gaz (métonymie) -vocabulaire des brigands parisiens
PINARD :
-Le docteur Pinard avait conçu un traitement à base de vin : « Le Brutal » -« solution » proposée contre le moral en baisse des troupes : rations importantes d’alcool produisit une grande vague d’alcoolisme suite à la guerre (dont on parle peu)
VIANDE BERGOUNIAN : -viande consommée par les soldats -métaphore du pneu par métonymie des camions (« autobus de la viande » -> anciens bus mobilisés pour acheminer la viande jusqu’au front)
Conclusion : les tranchées furent le lieu d’usage mais pas nécessaire de création d’une nouvelle « parlure ». Excepté la naissance d’un langage militaire particulier, nombreuses des expressions furent héritées de l’argot paysan et montmartrois, la bourgeoisie découvrant alors une panoplie linguistique radicalement nouvelle. Ce brassage des milieux sociaux est toutefois à relativiser. La Grande Illusion de Renoir porte un regard pessimiste sur cette fausse familiarité entre « prolo » et « noble » qu’il est nécessaire de considérer. Notons que nombreux de ces mots furent progressivement oubliés tandis que d’autres perdurèrent, s’utilisant toujours dans la langue contemporaine, plutôt familière.
Présentation
par Marcel Marty
Correcteur d’imprimerie, d’édition, puis de presse, Jean-Pierre Colignon a dirigé pendant vingt ans le service de correction du quotidien Le Monde. Parallèlement, de 1985 à 2005, il a participé, aux côtés de Bernard Pivot, à l’aventure des « Dicos d’or », championnats de France d’orthographe, devenus ensuite championnat du monde d’orthographe, qui ont connu un immense succès, relayés par la radio et la télévision. En 1992, la manifestation a été accueillie au siège des Nations unies, à New York. Jean-Pierre Colignon organise aussi des dictées publiques pour des villes, des associations caritatives, des Salons du livre, ou des Journées de la langue française. Aujourd’hui, il conçoit, organise et anime chaque année plus de 25 dictées publiques dans toute la France, de même que toutes les épreuves du Championnat d’orthographe et de langue française du Maroc, créé en 2005. Jean-Pierre Colignon a rédigé à ce jour plus de 350 dictées ! Jean-Pierre Colignon est aussi très sollicité comme formateur par les écoles de journalisme : Centre de formation et de perfectionnement des journalistes de Paris (CPJ-CFPJ), Institut français de presse (université Assas-Paris II), Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ), Formacom (école de formation des correcteurs-réviseurs, secrétaires de rédaction), Centre d’écriture et de communication. Jean-Pierre Colignon a été membre de trois commissions ministérielles de terminologie (ministère de la Culture et de la Communication, ministère des Affaires étrangères, ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie) et aussi du COSLA (Comité pour la simplification du langage administratif – Modernisation de l’Etat), tout en participant aux actions de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France. Administrateur de l’association « Défense de la langue française », Jean-Pierre Colignon est par ailleurs membre d’honneur de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire. Jean-Pierre Colignon a publié une cinquantaine de livres, la quasi-totalité traitant de la langue française. Parmi ces titres, on peut relever Donner sa langue au chat, et autres expressions félines (2016), Un point c’est tout : la ponctuation efficace (2011), Curiosités et énigmes de l’histoire de France (2008), Le français écorché (2012), La majuscule, c’est capital (2005), L’orthographe, c’est logique (2003), Etonnantes étymologies (2004).
prepaSaintsernin
Discours d’accueil pour Jean-Pierre Colignon
Carole Catifait
Jean-Pierre Colignon, oserais-je rappeler, avec Francis Ponge, qu’entre la cage et le cachot, il y a le cageot ? Oserais-je imaginer que, dans un dictionnaire qui mêlerait les hommes et les choses, il y ait entre le colifichet et le colimaçon, le nom de Colignon ? Ah ! Que vous vous sentiriez bien, ainsi logé, au milieu des mots, dans cette brique dense, solide, fidèle, qu’est le dictionnaire ? Il faut bien les poètes –encore Francis Ponge et ses pairs- pour s’emparer du dictionnaire, le malmener, le mener hors de l’usage, préférer l’impropre au sens propre, le figuré / défiguré, pour décider d’abolir soudain l’arbitraire du signe, marier le signifiant et le signifié (drôle de mariage, endogamique, entre le mot en gras et majuscule, et l’autre, juste après, entre crochets et dans un exotique alphabet « pour l’oreille » -mon dissemblable, mon frère…).
Lorsque, Jean-Pierre Colignon, vous luttez –comme Francis Ponge- avec bataillons joyeux et ludiques armes, contre le délitement de la langue, la débandade orthographique, à coup d’ouvrages (une cinquantaine : grandes orgues de l’épopée !), de dictées (les vôtres ont plus de succès que les miennes), de rapports ministériels ou de leçons à l’usage des journalistes, quel n’est pas votre plaisir de prendre le parti des mots, sûr que c’est le meilleur moyen de prendre le parti des choses ? Les poètes ne vous contrediraient pas, eux qui « défendent et illustrent » comme vous la langue française, non par académisme étriqué, mais avec la certitude que seule la justesse du dire peut nous amener à y voir un peu plus clair sur ce monde trouble, qu’il s’agisse de botanique, de géopolitique, ou de discours amoureux. Compte-tenu des mots, et c’est ce qui nous fait hommes, nous n’avons pas mieux que les mots et leur agencement en phrases pour mettre en ordre le grand monde. On pourrait s’en désoler, et, avec d’autres poètes qui ont décidé d’en pleurer, regretter l’indigence des mots, incapable de dire autre chose que la surface des choses. Vous avez, et Francis Ponge s’en réjouit avec vous, ô joie ! objoie…- décidé de vous en régaler, et de nous en régaler, corrigeant par le rire nos pratiques orthographiques parfois bien défaillantes : et c’est là –ô pantagruélique vertu du rire- que vous vous faites poète, en nous rappelant qu’il suffit qu’un « e » s’envole pour que la poule, grasse et picorant bassement la terre, têtue et terre-à-terre, elle aussi s’envole, et laisse place à un adjectif léger vaporeux, avec sa finale en l’air et son allitération en liquides : « volatil ». Après L’Encyclopédie du Professeur Colignon, ne voulez-vous pas enfin vous décider à écrire un Glossaire, j’y serre mes gloses à la manière de Michel Leiris ? Certes, ce dernier fait parfois bref en matière de définition : résisterais-je à ces raccourcis irrésistibles : « BRAGETTE = Magique ! » ? Si bref, mais si juste : « BOURREAU = Beau rouge ». Mais poète vous l’êtes déjà, et je ne suis pas la seule à me délecter de vos formulettes (aïe, aïe, aïe, avec mon suffixe je suis en train de faire un pléonasme !!), pour retenir une règle d’orthographe. Désormais, dans toutes les copies de mes étudiants qui s’acharnent à écrire « champ lexical » avec un « s », j’écrirai : « Après la moisson, on offrira le champagne » ! D’aucuns croiront que je me prends pour Rimbaud, Lautréamont ou Breton, les autres comprendront qu’il faut courir sur votre blog : d’abord c’est un excellent antidépresseur, ensuite c’est la meilleure façon d’en finir avec nos fautes de français… A visiter, sans modération, donc.
Difficile de mettre un point final à ce jeu avec les mots : votre enthousiasme est communicatif. Je terminerai en évoquant vos travaux sur la ponctuation, cette ponctuation que j’aime tant dans les textes littéraires. Merci, Jean-Pierre Colignon, pour votre belle définition de la virgule : « La virgule est le signe de ponctuation qui exprime le plus la subtilité, la finesse d’esprit, l’acuité de l’intelligence, voire la ruse et la rouerie ». Merci d’avoir réinventé le point d’ironie (je suscite la curiosité chez nos étudiants…) : je n’en dirai pas plus. Reste à expliquer la virgule et le point d’ironie à Donald Trump… Autre question… Ayons le plaisir de vous lire. Et à présent de vous écouter.
Merci Jean-Pierre Colignon de venir ici, devant nos étudiants de classes préparatoires, partager votre gai savoir et votre virtuosité généreuse.