PUBLICATIONS

2023

COURNARIE, L., L’art dans la culture,
Paris, Vrin, 376 p.
PHILOSOPHIE

L’art est un fait de culture. Et c’est toujours en termes culturels qu’on aborde la réflexion sur l’art. Mais qu’est-ce que l’art dans la culture? Pour instruire cette question souvent éludée, cet essai articule trois énoncés principaux. La technique est à l’origine de l’art; l’art s’affranchit de la technique par son pouvoir de représentation, support d’une expérience dite esthétique; les arts techniques et les nouvelles technologies transforment culturellement l’art et l’esthétique. Le rapport art-technique en est le fil conducteur et la valeur de l’art au sein de la culture, notamment contemporaine, son objet. Si l’art est technique et doit être esthétique, comment s’ordonnent l’art, la technique et l’esthétique? De leurs relations dépend le sens de l’art dans la culture et peut-être même de la culture.


https://www.vrin.fr/livre/9782711631339/lart-dans-la-culture



JEAN JAURÈS ou le pari de l’éducation, Toulouse, Privat, 2023
HISTOIRE


Comment l’école peut et doit intervenir pour éduquer à la citoyenneté et à la laïcité ? Cette question ne cesse de grandir en urgence, comme le rappellent des drames récents en France et dans le monde. Historiens, philosophes, sociologues, juristes, praticiens et théoriciens de l’enseignement en débattent à la lumière des analyses toujours actuelles de Jean Jaurès. Issu du concours des meilleurs spécialistes et historiens sur la genèse et les aspects de la pensée de Jaurès en matière
d’éducation, ce livre entend non seulement alimenter la connaissance de Jaurès, mais aussi fournir à tous ceux qui oeuvrent à l’éducation des jeunes de ce pays des outils conceptuels et des pistes de réflexion utiles. De notre « société violente et chaotique », on ne pourra réduire les tares déjà dénoncées par Jaurès et si loin d’être résorbées qu’au prix d’une mobilisation convergente de toutes les forces de progrès. L’éducation, une « génération » selon Jean Jaurès, est le terrain idéal pour entamer l’effort collectif et fraternel vers le progrès de l’humanité.

Article d’
Olivier LOUBES: « Jean Zay, dans la promesse de Jaurès ? Discours croisés à la jeunesse 1903-1936 ».

2022

COURNARIE, L., MONTAIGNE : Lire l’Apologie de Raymond Sebond, Paris, L’Harmattan, 2022
PHILOSOPHIE



Dans les Essais de Montaigne, un essai domine tous les autres : l’Apologie de Raymond Sebond. Dans ce chapitre, véritable œuvre dans l’œuvre, la défense de Sebond se transforme en illustration du scepticisme dynamique de Montaigne. L’auteur propose ici, de manière inédite, un commentaire philosophique intégral de ce texte majeur de la philosophie française. S’en dégage un anti-rationalisme restitué dans toute sa cohérence qui paraît bien situer la pensée de Montaigne du côté d’un pyrrhonisme fidéiste ou d’un fidéisme sceptique.


COURNARIE, L., Religion et démocratie, une introduction à Marcel Gauchet, Toulouse, Entremises, 2022.
PHILOSOPHIE



Marcel Gauchet occupe une position originale dans le milieu intellectuel français. Il compte parmi les intellectuels les plus connus, mais on a du mal à le classer selon les distinctions académiques, comme philosophe, historien ou comme sociologue – c’est un philosophe qui ne fait pas de l’histoire de la philosophie, un sociologue qui ne défend pas la sociologie, un économiste qui ne surdétermine pas l’économie. 
Dans cet ouvrage magistral, Laurent Cournarie montre que la pensée de M. Gauchet se déploie selon un double mouvement : désir de saisir les mutations du présent – car c’est le présent qu’il faut penser – et nécessité de remonter haut dans le passé pour comprendre le contemporain, en faisant le long détour de l’histoire longue. La politique du jugement suppose l’histoire. Mais l’histoire ne suffit pas : la philosophie est requise pour conceptualiser et schématiser les données. 
Or, mener à bien ce programme implique également de faire « le détour par la religion, clé de tout notre passé, pour peser la nouveauté de notre présent » . Il passe donc par une philosophie de l’histoire politique de la religion, qui revendique et assume le projet résolument intempestif de remembrer tout le champ des sciences humaines…



BORIES, E., Le Sens social de la liberté. Axel Honneth, penseur de notre présent, Paris, Classiques Garnier, 2022, 186 p.
PHILOSOPHIE



Penser la liberté comme une notion sociale implique d’adopter une méthode et un style inédits. Dans ce but, Axel Honneth fait peu neuve de notions rencontrées chez Hegel, Marx, Dewey ou Habermas. Inspiré par la psychanalyse, il inaugure enfin une thérapeutique sociale inédit et fructueuse.



COUJOU, J.-P, Philosophies du Siècle d’Or espagnol. Figures de la pensée juridique et politique, Paris, Champion, 2022, 600 p. (à paraître 2022).


PHILOSOPHIE

COUJOU, J.-P., Suarez dans l’histoire de la métaphysique, 1, Toulouse, Entremises éditions, 2022, 350 p. (à paraître 2022).
PHILOSOPHIE


Le débat riche et diversifié que propose Suárez avec l’histoire de la métaphysique n’est pas sans effet sur la représentation que l’humain met en oeuvre relativement aux limites de son savoir, à l’usage de ses facultés et aux conditions de légitimité de sa pratique. Selon cette perspective, la métaphysique détermine le socle des modes d’actualisation de la connaissance et de l’action et son histoire permet de mesurer la portée de son influence sur ces dernières. Elle a, en ce sens, une dimension performative comme expression de la structure d’une conduite opératoire pouvant être appliquée dans les sphères de la connaissance et de la pratique. Deux perspectives distinctes de la philosophie seraient par là même rappelées par Suárez et dont il s’agissait d’effectuer la synthèse : la première – celle d’une sagesse à réactualiser (Sophia) – s’identifie originellement à la mise en présence de l’être à lui-même par la raison ; la deuxième implique un mode d’apparaître des hommes les uns aux autres dans un espace commun constitué par l’agir humain et établissant la possibilité d’exister publiquement (Philia). Tel est précisément le mérite, et non l’un des moindres, de l’interrogation sur l’histoire de la métaphysique que peut nous proposer Suárez.

COUJOU, J.-P., Suarez dans l’histoire de la métaphysique, 2, Toulouse, Entremises éditions, 550 p., (à paraître) 2022.
PHILOSOPHIE


L’examen du débat engagé, directement ou indirectement, par la postérité (Grotius, Hobbes, Leibniz, Locke, Kant, Schopenhauer ou Heidegger …) avec les présupposés et les enjeux de l’œuvre politique et métaphysique de Suárez, permet de tracer le cadre dans lequel se dessine la constitution historique de l’ontologie politique des modernes. La pensée de Suárez permet, lorsqu’on analyse son influence protéiforme sur la modernité, de révéler son actualité persistante au regard d’une telle constitution. Un chemin est proposé pour rechercher comment les hommes doivent exister tout en coexistant et quel type de liberté ils sont en droit d’espérer au regard des possibilités que leur accorde leur raison et des limites que leur impose leur finitude. La liberté politique doit désormais être pensée sous l’égide d’une problématique renouvelée du droit et de la loi de telle sorte que tout un chacun y trouve réalisé le droit à avoir des droits, ce qui constituerait un objectif métaphysique et éthique de l’État, identifiable à une réponse par une théorie de la pratique à la finitude et aux faiblesses de l’existence humaine. La maîtrise de la nature telle qu’elle est annoncée au début du XVIIème siècle par une science mathématique du réel accompagnée de la puissance technique, est indissociable de la recherche d’une maîtrise de l’histoire, mais toujours renvoyée à ses propres limites, c’est-à-dire au respect de l’humanité de l’humain. C’est précisément ce à quoi pouvait nous reconduire la relation entre l’ontologie et le politique, à savoir à une histoire de la métaphysique comme ontopolitique, telle qu’elle était développée par l’œuvre encyclopédique de Suárez. 

2021



COURNARIE Laurent, Le principe, une histoire métaphysique, Vrin, 2021, 252 p.
PHILOSOPHIE



— Le principe est certainement la première question de la métaphysique. Mais s’accorder sur sa nécessité n’est pas s’accorder sur sa nature ni sur le moyen de le connaître. L’histoire de la métaphysique n’aura cessé de se heurter à la même difficulté : ne pouvoir le dire qu’en lui conférant une assise transcendante ou transcendantale. Sans pareil surcroît de rationalité, on en reste au double constat : qu’il n’y a pas de science du principe mais aussi qu’il n’y a pas de science possible sans principe. Il faut donc s’y résoudre : la pluralité des principes, irréductiblement régionaux ou relatifs, est l’horizon indépassable de toute pensée du principe.
http://www.vrin.fr/book.php?title_url=Le_principe_Une_histoire_metaphysique_9782711630158&search_b



LOUBES Olivier, présentation, Ernest Lavisse, Histoire de France. cours moyen (1922), Armand Colin, 2021
HISTOIRE



De l’histoire de la Gaule à la fin de la Première Guerre mondiale, voici l’Histoire de France pour le cours moyen rédigé par Ernest Lavisse. L’ouvrage a été publié en 1922. Nous republions ce titre en ouvrage « collector » agrémenté d’une préface d’Olivier Loubes propre à recontextualiser son contenu




LOUBES, Olivier, Jean Zay. La République au Panthéon, Dunod, 2021, 336 p.
HISTOIRE



Son entrée au Panthéon en 2015 a fait de Jean Zay un homme politique reconnu par l’hommage national, mais resté trop peu connu du grand public. Pourtant, il incarne la République comme pionnier de la République sociale et par la haine qui conduisit à son emprisonnement sous la dictature de Vichy dès 1940 puis à son assassinat par des miliciens en 1944. De 1936 à 1939, il a été un remarquable ministre de l’Éducation et des Beaux-Arts du Front populaire auquel on doit la démocratisation de l’école, le CNRS, le festival de Cannes. Alors qu’aujourd’hui la référence aux « valeurs républicaines » est si fréquente mais si floue, il est plus que jamais bienvenu de connaître son combat contre le fascisme et pour la popularisation de la culture.
«  Il y a une énigme Jean Zay. […] Par sa filiation intellectuelle, sa formation, ses combats, jusque dans son martyre, le ministre de l’Éducation du Front populaire concentre en lui tout ce qui fait la noblesse de la République. Seulement, […] l’histoire n’a pas toujours été au rendez-vous. Cet ouvrage lui rend enfin justice. » (L’Histoire)

PLATON M., participation à l’ouvrage collectif : La lecture antique en VO, Paris, UGA Editions, 2021, 284 p.
Les enseignants de langues anciennes trouveront ici une aide pour faire lire des textes latins et grecs à leurs élèves ou étudiants, tous niveaux confondus.
LANGUES ET CULTURE DE L’ANTIQUITE



La notion de « lecture » est envisagée dans cet ouvrage comme un exercice distinct de la version : il s’agit de renouer avec le plaisir et l’intérêt du texte abordé en langue originale, tout en limitant les erreurs de compréhension littérale. Pour remédier aux différentes causes de blocage potentielles (linguistiques, psychologiques, culturelles), trois leviers principaux sont identifiés comme autant de facteurs facilitateurs : les images fixes ou mobiles, supports du développement d’une posture d’enquêteur ; l’oralisation ou la théâtralisation, qui facilitent l’appropriation du texte ; la construction de parcours littéraires donnant du sens à l’effort de compréhension. Les protocoles d’action proposés reposent sur des corpus variés, associant aux textes classiques des sources souvent méconnues (textes néo-latins, inscriptions issues du paysage urbain, bandes-dessinées, etc.). Les contributions présentent des outils concrets, directement exploitables en classe, et transposables selon le niveau d’enseignement visé.

2020


PLATON M., participation à l’ouvrage collectif : Les Lettres grecques — Anthologie de la littérature grecque d’Homère à Justinien, Paris, Belles-Lettres, 2020, 1632 p..
http://(https://www.uga-editions.com/menu-principal/collections-et-revues/toutes-nos-collections/didaskein/la-lecture-antique-en-vo-884598.kjsp
LANGUES ET CULTURE DE L’ANTIQUITE



Les textes, en grec ancien non traduits, sont tous largement introduits et commentés en français.
Ce volume réunit treize siècles de littérature grecque. Époque après époque se succèdent les auteurs de cette vaste période, dont les textes illustrent la diversité, la richesse et la pérennité de la littérature en grec ancien, mise à l’honneur dans cette anthologie, à laquelle ont collaboré quelque soixante-dix spécialistes.
« Grecque, sans laquelle c’est honte que une personne se die sçavant. » Rabelais



PUJO, P., Une histoire pour les citoyens, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2020, 456 p.
ALLEMAND
http://www.pub-editions.fr/index.php/auteurs/p/pujo-pauline/une-histoire-pour-les-citoyens-etude-franco-allemande-1760-1807.html


Ce livre apporte un regard nouveau sur les usages publics de l’histoire depuis la perspective des Lumières françaises et de l’Aufklärung allemande. Gravures et récits vivants, en allemand et en français, soulèvent la question de l’exemplarité de l’histoire, en marquant pour longtemps les représentations du passé, et en revisitant la définition du grand homme. C’est en particulier leur circulation entre France et Allemagne, d’un contexte politique à l’autre, qui met au jour les recompositions du discours historique autour de 1800.
Une autre représentation pédagogique de l’histoire suscitait alors la fascination tout en posant un défi de méthode : le tableau synoptique, qui permet de saisir d’un seul coup d’œil toute l’histoire pour en tirer des leçons politiques. Quelques-uns de ces tableaux seront présentés et examinés ensemble : étaient-ils porteurs d’une pédagogie émancipatrice ? Cristallisaient-ils autour d’eux une opposition entre pédagogie allemande et une pédagogie française ?

2019

BORIES, E. et ROBILLIARD St, Emmanuel Kant, Le droit de mentir suivi de Théorie et pratique. Nouvelle traduction et commentaire détaillé, Paris, Cerf, 2019.



Mentir peut-il devenir un droit ? Nos principes ont-ils une valeur pratique ? Que signifie avoir des droits ? Quelle justice peut-on attendre des rapports sociaux ? Les deux textes dont nous proposons une traduction rajeunie et une explication détaillée révèlent un Kant en débat avec ses contemporains et en phase avec l’aspiration républicaine née de la Révolution française. Un penseur moins préoccupé de théorie pure qu’attentif à montrer comment, en morale comme en politique, on ne peut affronter le cynisme ou l’opportunisme que si l’on a soigneusement instruit les valeurs qu’on entend maintenir. Sa réflexion rejoint l’individu engagé dans un choix moral compliqué, ou hésitant sur ses motivations pratiques, confronté à l’inégalité sociale ou inquiet du destin de l’humanité. En nous proposant une esquisse philosophique, c’est à-dire problématique, de ce que serait une vie juste, Kant nous invite à penser l’idéal social dont nous avons besoin.

PUJO, P., et LERENARD M., L’innovation pédagogique des Lumières, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2019, 204 p .


http://www.pub-editions.fr/index.php/auteurs/p/pujo-pauline/l-innovation-pedagogique-des-lumieres-lumieres-32.html
ALLEMAND

BORIES, E. , Hegel, Philosophie du droit, Paris, Ellipses, 2012, 128 p.
Lorsque Hegel, en 1820, met un point final à l’écriture de ce qui devait être son ultime création philosophique (les publications ultérieures de 1827 et 1830 ne seront que des reprises), celui-ci fait oeuvre d’une conception originale et inédite du droit. Les Principes de la philosophie du
droit nous font découvrir un droit qui, compris comme processus d’effectuation de la liberté, se propose de réparer les incomplétudes de son aspect juridique, simple droit de contraindre, et de la moralité, simple droit de la certitude subjective. Cette pensée, au sein de laquelle le droit s’étend à tout le système de la liberté et progresse vers un accomplissement de plus en plus abouti de celle-ci en tant qu’idée, ne saurait cependant s’en tenir à une représentation, fût-elle habile et rigoureuse, de cette dernière. OEuvre de l’« esprit objectif », le droit hégélien s’enrichit en effet lui-même en irrigant le fil de nos vies, et se définit dans les épreuves que nous faisons de la famille, de la société civile, et de l’État. C’est pourquoi, en nous parlant d’amour, de contrat de propriété et d’échange, de confiance dans la loi, en excitant notre disposition à nous indigner de l’injustice toujours possible et toujours réelle des lois, la philosophie hégélienne du droit nous parle de nous ; de l’apprentissage difficile, quelquefois heureux, que notre vie sociale nous offre de la liberté.


Lexique de l’étudiant en CPGE littéraires


Comme toute institution, les Classes Préparatoires littéraires possèdent leur propre langue qui reflète leur fonctionnement et leur histoire. En voici le vocabulaire essentiel.

Admis/admissible/sous-admissible

Admis : étudiant lauréat d’un concours, après avoir obtenu une moyenne égale ou supérieure à la « barre d’admission » (Voir ce mot).
Admissible : étudiant qui, au terme d’épreuves écrites réussies, peut présenter des épreuves orales, en fonction de la « barre d’admissibilité » (Voir ce mot).
Sous-admissible : dans le concours des ENS, rang de classement en deçà de la barre d’admissibilité qui donne droit à l’équivalence automatique des ECTS (Voir ce mot). L’obtention d’une sous-admissibilité est importante lorsque l’étudiant veut khûber (Voir ce mot) et/ou présenter son dossier aux ENS pour être normalien-étudiant (Voir ce mot) ou demander une filière sélective à l’université.

Agrégation

Concours de recrutement de professeurs de l’enseignement secondaire (collège-lycée) et de l’enseignement supérieur (classes préparatoires) dont la préparation s’effectue à l’université ou dans les ENS.

Barre d’admissibilité/d’admission

Les ENS ou d’autres écoles qui font partie de la BEL (Voir ce mot) fixent un nombre de candidats qu’elles souhaitent voir accéder aux épreuves orales. Ce nombre contingenté détermine une moyenne minimale : c’est la barre d’admissibilité. Et la moyenne du dernier intégré constitue la barre d’admission. Les barres d’admissibilité et d’admission varient selon les années et sont consultables dans les rapports du jury. (Voir ce mot).

BCE

Banque Commune d’Epreuves. 
Elle organise les concours qui donnent accès à 20 grandes écoles de management et 3 écoles associées (Voir : https://www.concours-bce.com/).

BEL (http://www.concours-bel.fr)

Banque d’Epreuves Littéraires. 
Elle est constituée des épreuves d’admissibilité aux concours de l’ENS Ulm, de l’ENS Lyon et au concours « langue étrangère anglais » de l’ENS Paris-Saclay. 
Les ENS proposent les programmes de khâgne et conçoivent les sujets des épreuves.
Des accords entre les ENS et d’autres écoles ont été conclus. Ainsi les étudiants, passant les épreuves des ENS, peuvent s’inscrire à d’autres formations (Voir Liste des formations intégrées à la BEL). En fonction des résultats obtenus aux épreuves écrites, les étudiants peuvent se présenter aux épreuves orales d’admission (Voir ce mot) de ces mêmes formations.

Carré/ Khûbe ou cube

Carré : Etudiant de deuxième année qui peut intégrer l’ENS dès la première tentative.
Cube : Etudiant qui refait une année de khâgne (Voir ce mot) pour intégrer l’ENS à la deuxième tentative. On dit qu’il a khûbé. Le khûbage n’a rien d’automatique. A la demande de l’étudiant, il se fait sur validation du conseil de classe. 

Classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE)

C’est une filière de l’enseignement supérieur dont le recrutement se fait sur dossier (via ParcoursSup).  Les cours sont dispensés dans un lycée et les étudiants doivent être assidus et ponctuels, justifier leurs absences et rattraper les devoirs. Ils sont suivis par un CPE et un professeur principal/coordonnateur.
La formation y dure deux ans, quelquefois trois, lorsqu’un étudiant « khûbe » (Voir ce mot) et équivaut à 120 crédits ECTS (Voir ce mot).
La finalité des classes préparatoires littéraires est de présenter les concours de grandes écoles par le biais de la BEL (Voir ce mot).
L’intérêt des CPGE est de proposer un suivi pédagogique, des entraînements très réguliers à l’écrit et à l’oral chaque semaine.

Colleur / colleuse

Désigne un professeur extérieur à la classe, chargé par le professeur de la classe d’une partie des colles (Voir ce mot) dans telle ou telle discipline.

Concours

Ensemble d’épreuves (écrites puis orales) mettant en compétition des étudiants pour l’admission dans une école. Le principe du concours est de classer les inscrits en sélectionnant les meilleurs en fonction des aptitudes à comprendre un sujet, à développer un raisonnement, à s’exprimer clairement et à écrire lisiblement. 

Convention

Document contractuel co-signé par la CPGE et une université. La classe préparatoire du lycée Saint-Sernin a des conventions avec l’Université Jean Jaurès et l’Université de droit (UT1), ce qui permet aux étudiants d’obtenir sans difficulté la validation des équivalences et de poursuivre leurs études après une hypokhâgne ou une khâgne (Voir ce mot), en L3 et Master. 

ECTS

Les ECTS (European Credits Transfer System) ont été créés en 1988 et permettent de valider différents niveaux d’études, notamment à l’étranger. L’avantage est de faciliter la compréhension et la comparaison des programmes d’études des différents pays de l’UE.
Les ECTS sont accumulés à la fin de chaque semestre : 1 semestre = 30 ECTS  donc 1 an = 60 ECTS. Les professeurs d’université délivrent les ECTS  proposés par les professeurs de la classe préparatoire.

ENS 

Ecole Normale Supérieure. 
ENS ULM, dans le 5ème arrondissement de Paris (https://www.ens.psl.eu/),
ENS Lyon, sur le campus urbain de Gerland (http://www.ens-lyon.fr/ )
ENS Paris-Saclay (anciennement : École normale supérieure de Cachan), située à Gif-sur-Yvette, sur le plateau de Saclay, dans l’Essonne (https://ens-paris-saclay.fr/ ).
Créés au XIXème siècle, ces établissements ont pour mission de « prépare[r], par une formation culturelle et scientifique de haut niveau, des élèves se destinant à la recherche scientifique fondamentale ou appliquée, à l’enseignement universitaire et dans les classes préparatoires aux grandes écoles [CPGE] ainsi qu’à l’enseignement secondaire et, plus généralement, au service des administrations de l’État et des collectivités territoriales, de leurs établissements publics ou des entreprises » (Article 2 du décret du 26 août 1987 relatif à l’École normale supérieure).
Le parcours se fait en 4 ans : les étudiants sont inscrits en licence (L3), en master (M1 et M2) dans leur discipline de spécialité et suivent un complément de formation propre à chaque ENS (conférences, stage, études à l’étranger, enseignements disciplinaires). Au terme des L3, M1 et M2, l’étudiant obtient une validation de son parcours par l’ENS. S’ensuit une quatrième année de préparation à l’agrégation (Voir ce mot ).
Les ENS proposent, en sciences humaines, 3 grands parcours (source ONISEP, https://www.onisep.fr) :
– Arts
ENS Paris Ulm : Histoire et théorie des arts (études cinématographiques, études théâtrales, musicologie, histoire de l’art) ;
ENS Lyon : Arts de la scène, Etudes cinématographiques et audiovisuelles, Musique et musicologie ;ENS Paris-Saclay (ex-Cachan) : Design.
– Lettres et langues
ENS Paris Ulm : Sciences de l’Antiquité (archéologie, lettres classiques, grammaire et linguistique comparées) ; Littérature et langages (littérature française, théorie littéraire, littérature comparée, linguistique, littératures et langues allemandes, anglaises, espagnoles, italiennes, russes) ;
ENS Lyon : Lettres classiques ; Lettres modernes (langue française, littérature comparée, littérature française) ; Langues et cultures étrangères (études anglophones, arabes, chinoises, germaniques, hispanophones et lusophones, italiennes, slaves) ;
ENS Paris-Saclay (ex-Cachan) : Anglais.
-Sciences humaines et sociales
ENS Paris Ulm : Géographie ; Environnement ; Histoire ; Etudes cognitives ; Philosophie ; Sciences sociales (anthropologie, droit, économie, études politiques, histoire économique, sociologie) ;
ENS Lyon : Philosophie ; Sciences cognitives ; Sciences sociales (administration des institutions de la recherche, architecture de l’information, histoire-histoire de l’art-archéologie, géographie, finance, sociologie, science politique)

Equivalence

C’est la validation d’un niveau dans une discipline reconnue par les établissements partenaires (universités). 
Ainsi un étudiant de classes préparatoires, ayant suivi des enseignements obligatoires et optionnels, acquiert des compétences qui lui permettent, grâce aux ECTS (Voir ce mot), de valider une Licence 1, puis une Licence 2 l’année suivante, à l’université dans laquelle il est inscrit (la double inscription CPGE/université est obligatoire). 
Les Licences 1 qu’il valide sont en fonction des enseignements suivis : on peut dire qu’un étudiant d’hypokhâgne, en fin d’année et sur avis favorable du Conseil de classe valide une L1 de philosophie, de lettres modernes, d’histoire-géographie, de LV 1, de LV 2 (s’il en a conservé une), d’enseignements artistiques (cinéma, théâtre, musique, histoire des arts) si ces derniers ont été choisis en options. (Voir ce mot). Même chose en khâgne (équivalence de L2). 
Le choix d’une option de spécialité (Voir ce mot) relève plutôt d’un choix stratégique pour gagner le plus de points possibles au concours mais ne conditionne pas la poursuite des études. Ainsi un étudiant peut être, par exemple, optant (Voir ce mot) de philosophie en khâgne et poursuivre sa scolarité en lettres modernes en L3 à l’université, et inversement.

Hypokhâgne/khâgne

Hypokhâgne désigne la première année de classe préparatoire littéraire, appelée officiellement « Lettres Supérieures », tandis que la khâgne désigne la deuxième année, appelée officiellement « Première Supérieure ». Une (hypo)khâgne est une classe, un (hypo)khâgneux est un étudiant.
Cette dénomination apparue XIX° siècle est en fait un surnom employé par les élèves de l’école militaire de Saint-Cyr pour se moquer des étudiants, professeurs, normaliens des classes littéraires. A l’origine, c’est l’adjectif « cagneux » (Qui a les genoux tournés en dedans.) qui a été utilisé pour mettre en évidence le physique peu sportif de personnes férues de livres et de recherches, par opposition aux Saint-Cyriens dont la formation comprenait des entraînements physiques (eux-mêmes ont été surnommés « cornichons » tandis que les élèves de CPGE scientifiques étaient et sont toujours surnommés « taupes » ou « taupins »). 

Khôlles /Colles 

Ce sont des interrogations orales, préparées à la maison ou au lycée, devant un professeur ou un colleur (Voir ce mot). D’une durée de 20 minutes, elles sont notées et figurent sur le bulletin. Toutes les disciplines, à l’exception des Langues et culture de l’Antiquité, sont concernées. (Voir khôlloscope)

Khôlloscope / colloscope

Document distribué 2 à 3 fois dans l’année en fonction du nombre de séries de colles (2 en khâgne, 3 en hypokhâgne) (Voir Khôlle). Ce document récapitule les jours, les heures où les étudiants seront interrogés. Les oraux sont donc prévus plusieurs semaines à l’avance et le document permet d’avoir une vision à long terme.

Normaliens-élèves

Etudiants, recrutés par concours (en passant des épreuves écrites et orales) avec le statut de fonctionnaires-stagiaires : ils sont rémunérés durant quatre ans, avec possibilité d’un financement supplémentaire de trois ans pour les élèves décidant de faire un doctorat. Ils doivent 10 ans de service à l’État, dans le cadre d’un engagement décennal signé lors de leur entrée à l’école.

Normaliens-étudiants

Etudiants, recrutés sur dossier, qui peuvent préparer le diplôme de l’ENS.
Ils suivent les mêmes cours que les normaliens-élèves, ont accès aux mêmes compléments de formation mais ne sont pas rémunérés et n’ont pas le statut de fonctionnaires. Ils ne sont donc pas tenus à un engagement décennal au service de l’Etat.

Optant(e)
Se dit de l’étudiant qui a choisi une spécialité (Voir ce mot) en khâgne (2ème année)  : optant en Histoire-géographie, optante en Cinéma…

Options

– enseignement complémentaire optionnel en 1ère année : au cours de l’année indifférenciée d’hypokhâgne, les étudiants peuvent compléter l’enseignement obligatoire par un enseignement optionnel (cinéma, théâtre, histoire des arts, musique, cartographie, LV 1 et 2, module de latin et/ou de grec) qui pourra constituer en khâgne leur option de spécialité.

– option de spécialité en 2ème année : l’étudiant doit choisir, en fonction de son goût ou parce qu’il y réussit, une discipline de spécialité pour passer le concours de l’ENS. Au lycée Saint-Sernin, sont proposées les spécialités suivantes : Lettres modernes, Philosophie, Histoire-géographie, Anglais, Espagnol, Allemand, Cinéma, Histoire des arts, Musique, Théâtre.

Rapport du jury  

A l’issue de chaque session, les trois ENS mettent en ligne les rapports du jury : mot du président de l’ENS, composition des différents jurys, sujets et surtout compte-rendu des épreuves écrites et orales. La lecture des rapports du jury permet de connaître les barres d’admissibilité, d’admission (Voir ce mot), les écarts de notes obtenues, les exigences relatives à tel ou tel exercice. (Voir par exemple pour le concours 2020 : http://www.ens-lyon.fr/formation/admission/archives-du-concours-lettres-et-sciences-humaines/concours-dentree-session-1)

Tronc commun

Ensemble des enseignements obligatoires communs à tous les étudiants (Lettres, Histoire, Géographie, Philosophie, au moins une langue vivante), quel que soit le choix de l’enseignement optionnel en 1ère année ou de l’option de spécialité en 2ème année.

Liste des formations intégrées à la BEL :

CELSA (université Paris-Sorbonne)
Concours BCE (voir ce mot),
Concours ECRICOME PREPA LITTERAIRE
École nationale des Chartes
Ecole du Louvre (EDL)
ESIT, École supérieure d’interprètes et de traducteurs (Université Sorbonne nouvelle Paris 3)
IEP, Instituts d’études politiques d’Aix-en-Provence, de Lille et de Lyon,
ISIT (Institut de management et de communication interculturels),
ISMaPP, Institut supérieur du management public et politique 
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr

Philosophie Bibliographie 2022 LSS / BL


Éric Bories
et Jean-Paul Coujou


Conseils de lecture destinés aux élèves entrant en classe préparatoire de Lettres première année (Hypokhâgne BL) au lycée Saint Sernin

La classe d’hypokhâgne, conçue comme un pont jeté entre la classe de Terminale et la classe de khâgne, implique que le travail d’initiation à la philosophie réalisé au terme de l’enseignement secondaire soit consolidé, approfondi, enfin prolongé, selon des perspectives encore inaperçues.  Ces trois orientations peuvent efficacement vous guider à exploiter au mieux un tempus legendi philosophique, qui, si l’on s’en tient aux deux mois de vacances d’été, reste très bref.

Pour consolider le travail accompli en Terminale
Il va de soi que vos cours de philosophie sont à relire attentivement dans ses trois dimensions : étude des notions, étude des œuvres, étude des repères (universel/particulier/singulier, nécessité/contingence, sujet/objet, mobile/motif, etc.). J’insiste tout particulièrement sur la nécessité de bien connaître les repères qui restent trop souvent mal maîtrisés. Il serait bon, enfin, que les élèves issus de toute autre série que la série littéraire se familiarisent avec des notions absentes de leur programme : je pense notamment à la question du langage, ou à la question de l’histoire, absentes des programmes de Terminale S. Les ouvrages suivants peuvent par ailleurs utilement vous aider à consolider, compléter, et approfondir vos acquis :

– RUSS Jacqueline, Les chemins de la pensée, Armand Colin. Pour ce qui est de la connaissance des notions, de la façon dont elles peuvent s’articuler entre elles. Très utile pour combler des lacunes sur les notions.
– CHOMIENNE Gérard, Lire les philosophes, Hachette éducation. Connaissance des notions, des thèses d’auteurs, et de leurs articulations problématiques. Très utile pour apprécier les grands « débats d’idées » au sein de l’histoire de la philosophie.
– MORICHÈRE Bernard (sous la direction de), Philosophes et philosophies, Tome 1 (Des origines à Leibniz) & Tome 2 (De Locke à nos jours), Nathan. Anthologie de textes organisés chronologiquement par philosophes, ensuite par thèmes chez ces philosophes. Très utile pour combler ses lacunes sur les thèses classiques soutenues par les philosophes ou pour parfaire les connaissances sur cet aspect : Qu’estce que la morale chez Kant ? En quoi consiste le nihilisme nietzschéen ?  Qu’estce que le réel physique selon Bachelard ?

Conseils de consultation de dictionnaires de philosophie, valable d’ores et déjà ainsi que pour l’ensemble du parcours d’étude en philosophie :
– LECOURT Dominique (sous la direction de), Dictionnaire d’histoire et de philosophie des sciences, PUF.
– RAYNAUD Philippe et RIALS Stéphane (sous la direction de), Dictionnaire de philosophie politique, PUF.
– CANTOSPERBER Monique (sous la direction de), Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale, 2 tomes, PUF.
– ZARADER, JeanPierre, (sous la direction de), Le vocabulaire des philosophes, 4 volumes, Ellipses.

Pour approfondir le travail effectué en terminale

L’initiative du travail d’approfondissement passe nécessairement par la décision de commencer à lire directement des œuvres philosophiques, avant même de découvrir tel ou tel commentaire. Ce travail de lecture aura à se prolonger naturellement en cours d’année d’hypokhâgne. De façon à entamer cette entreprise, je suggère de choisir une ou deux œuvres d’auteurs et/ou d’objets très différents, à lire pendant les vacances d’été dans la bibliographie suivante, et de poursuivre dans la liste proposée ci-après en cours d’année :
PLATON, Phèdre, Banquet, République livre X.
ARISTOTE, Éthique de Nicomaque livres I et X, livres V et VI, livres VII et IX ; Les politiques, livres I et III.
EPICURE, Lettre à Ménécée.
SENEQUE, La vie heureuse.
MONTAIGNE, Essais, II, 12 « Apologie de Raymond Sebond ».
MACHIAVEL, Le prince.
DESCARTES, Principes de philosophie, lettre préface au traducteur et Ière partie. Méditations métaphysiques.
HOBBES, Léviathan, Livre I.
PASCAL, Pensées.
SPINOZA, Traité de la réforme de l’entendementTraité théologicopolitique. Traité politique
LOCKE, Second traité du gouvernement civil.
ROUSSEAU, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ; Du contrat social, I et II ; Émile ou De l’éducation, livre IV « Profession de foi d’un vicaire savoyard ».; Essai sur l’origine des langues.
HUME, Enquête sur l’entendement humain.
KANT, Critique de la raison pure, préface de la 2nde édition, Fondements de la métaphysique des mœurs ; Qu’est-ce que Les Lumières ? et Vers la paix perpétuelle ; Sur un prétendu droit de mentir par humanité ; Critique de la faculté de juger, « Analytique du beau » ; HEGEL, Propédeutique philosophique ; Esthétique « Introduction » ; La raison dans l’histoire.
NIETZSCHE, Le crépuscule des idoles ; La naissance de la tragédie.
MARX, Manuscrits de 1844.
POPPER, La connaissance objective, I.
BACHELARD, La formation de l’esprit scientifique.
HEIDEGGER, Qu’estce qu’une chose ? ; « L’origine de l’ouvre d’art » in Chemins qui ne mènent nulle part.
MERLEAUPONTY, « le langage indirect et les voix du silence » in Signes ; Eloge de la philosophie.
KUHN, La structure des révolutions scientifiques.
CANGUILHEM, La connaissance de la vie.
HONNETH, La lutte pour la reconnaissance.

Pour le plaisir de découvrir les réflexions philosophiques d’aujourd’hui

Enfin, Il s’agit de ne surtout pas négliger, pour accompagner et encourager le travail de lecture d’œuvres souvent difficiles, d’entretenir et de développer le goût de lire de la philosophie en exerçant votre curiosité. Avant de vous proposer ci-dessous quelques suggestions, je vous invite à ne pas hésiter à fréquenter régulièrement les librairies pour vous informer des dernières publications, à assister à des conférences ou colloques dont les thèmes suscitent votre intérêt.

Voici quelques suggestions de lecture parmi les publications plus ou moins récentes :
– BUTLER Judith, Qu’estce qu’une vie bonne ?, Manuels Payot.
– JONAS Hans, Le principe responsabilité, Champs Flammarion.
– RAWLS John, Théorie de la justice, Points Seuil.
– HABERMAS Jürgen, La paix perpétuelle, Editions du Cerf.
– AGAMBEN Giorgio, Qu’estce que le contemporain ?, Payot & Rivages.
– WORMS Frédéric, La philosophie en France au XX° siècle, Folio.

Anglais Bibliographie 2022

Julie Miguel
 
Khâgne BL Anglais 2021-2022

Travail pour cet été :

Les anglicistes LVA et LVB travailleront sur le dossier distribué le jour de l’accueil le 25 juin, vous le trouverez aussi en pièce jointe. A partir des documents vous analyserez la décision de la Cour Suprême concernant le statut des chauffeurs Uber en résumant les arguments de chaque partie prenante et en analysant les enjeux politiques et économiques  de cette décision, ce qui peut exiger une recherche sur la Cour Suprême. Vous rendrez ce travail à la rentrée (si vous l’imprimez : caractère 12, pas plus de trois pages avec interligne pour permettre la correction).

Dossier (deux liens et trois PJ)
https://www.supremecourt.uk/press-summary/uksc-2019-0029.html
https://www.bbc.com/news/business-56123668

Je suggère aussi la fréquentation régulière des podcasts du Guardian, à commencer par celui-ci ou ceux de NPR.org
https://www.theguardian.com/news/audio/2016/jun/10/how-uber-conquered-london

Pour tous les élèves soucieux d’avoir une base sur l’Angleterre au 20e siècle car c’est là qu’il y des lacunes en général je conseille les 128 pages de :
L’Angleterre au 20e siècle de FC Mougel, éditions les Essentiels chez Ellipses ( à partir d’un euro en occasion)

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uberdecisionguardian

Allemand Bibliographie 2022 LSS / BL

Allemand Bibliographie LSS / BL

Pauline Landois

Bibliographie indicative | Allemand, CPGE BL

Laplupart des ouvrages cités dans cette bibliographie sont disponibles à l’achat neufs ou d’occasion dans les librairies Gibert Joseph par exemple ou sur des sites internet spécialisés tels que momox-shop.

Ouvrages d’histoire, de civilisation et sur les sujets d’actualité

-Johann Chapoutot, Histoire de l’Allemagne 1806 à nos jours, Paris, PUF collection « Que sais-je », [2014] 2017, 128 pages, 9.90€ neuf
– Gabriele Padberg-Jeanjean, Deutschland – Grundwissen und mehr, Paris, Armand Colin (1ère ou 2ème édition), 29€ neuf
– Brigitte Duconseille, Deutschland aktuell, L’Allemagne d’aujourd’huiles nouveaux défis, Paris, Ellipses, 2019, 192 pages, 19.50€

Romans
-Sebastian Haffner, Geschichte eines Deutschen. Die Erinnerungen 1914-1933, dtv, 2002, 304 pages
– Éric Vuillard, L’ordre du jour, Arles, Actes Sud, 2017, 160 pages Prix Goncourt 2017



Bandes dessinées
[en français] Nora Krug, Heimat : loin de mon pays, Paris, Gallimard, 288 pagesDisponible à la médiathèque José Cabanis : 940.53 K | Etage 1 – Société : Histoire   [en allemand] Nora Krug, Heimat: ein deutsches Familienalbum, Penguin Verlag, 2018Interview de Nora Krug sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/084382-000-A/roman-graphique-un-lourd-passe/

Sébastien Goethals / Philippe Collin, La patrie des Frères Werner, Paris, éditions Futuropolis, 2020, 23€

Podcasts
Sur le site de „Deutschlandfunk Kultur“ ou l’application DLF Audiothek, notamment les émissions : „Zeitfragen“ (de 5 minutes à 30 minutes)


Vidéos
ARTE : 
„Geschehen, neu gesehen“ (émission d’histoire, n’importe quels épisodes, à visionner en allemand)
https://www.arte.tv/de/videos/090597-000-A/geschehen-neu-gesehen-wahre-geschichte/

« Bauhaus: Die neue Zeit » (1 saison, 6 épisodes), créée par Lars Kraume

Netflix – de nombreuses séries allemandes sont disponibles sur cette plateforme. Elles sont toutes l’occasion d’écouter de l’allemand donc n’hésitez pas !
Plus précisément, vous pouvez regarder en allemand :
« Barbaren »
– « Un crime parfait, l’assassinat de Detlev Rohwedder », Docu-Série
Instagram
Suivez l’actualité de : 
– Zdf info
– Katapult magazin 
– dfjw / ofaj
– arte.tv
– artetracks
– spiegelmagazin

Langues et culture de l’Antiquité : Grec et Latin

Equipe pédagogique :

Muriel Fazeuille
Jean-Luc Lévrier
Maryse Palévody
Marie Platon

Les Langues et culture de l’Antiquité font partie de la formation obligatoire en Lettres supérieures A/L. Chaque étudiant suit un enseignement de 2 heures de latin ou de grec, niveau débutant ou confirmé, et d’1 heure de culture antique. A l’approche spécifiquement linguistique de la langue ancienne est associé le programme de culture antique, renouvelé chaque année (pour 2024-2025 : Amour et amitié), qui permet l’analyse critique et pluridisciplinaire des grands textes de l’Antiquité.
Ainsi l’enseignement des Langues et culture de l’Antiquité poursuit plusieurs objectifs :
– approcher une civilisation qui est l’une des sources de nos systèmes de pensée et de notre culture ;
– se familiariser avec des auteurs et des œuvres littéraires dont on découvre la singularité et la richesse grâce à la pratique de la traduction et du commentaire ;
– maîtriser la grammaire qui, au-delà des langues anciennes, sera utile pour l’analyse textuelle en général et l’acquisition réflexive des langues vivantes. 
– préparer les concours des ENS et des autres Grandes Ecoles. Le concours des écoles de commerce et management notamment nécessite deux langues : l’une est obligatoirement l’anglais, l’autre peut être le latin ou le grec ancien.

CHOISIR LE LATIN EN HYPOKHÂGNE

Le latin est la langue ancienne du français. Langue officielle de l’Empire romain, elle reste jusqu’à la Renaissance la langue du droit, de l’administration, de la diplomatie. Elle est longtemps également la langue de la science et de la philosophie. La littérature moderne et contemporaine reste très marquée par la langue et la culture latines.
Plusieurs cours de latin sont proposés, quel que soit votre niveau ou votre expérience :
– latin débutant, pour celles et ceux qui n’en n’ont jamais fait ou très peu ;
– latin confirmé pour celles et ceux qui en ont fait au lycée.

Aux 2 heures obligatoires, vous pouvez si vous le souhaitez ajouter 2 heures d’enseignement complémentaire de latin, de niveau débutant ou confirmé : vous vous donnerez ainsi toutes les chances de réussir, au terme de votre parcours en classes préparatoires, les épreuves écrites ou orales de langue ancienne aux concours des ENS ou d’autres concours. Cet enseignement complémentaire de spécialité est accessible à tous les étudiants quel que soit le profil envisagé, mais est tout particulièrement recommandé à celles et ceux qui se destinent à un parcours de Lettres Modernes (notamment en vue de l’agréation), de Philosophie ou d’Histoire. 
Le lycée Saint-Sernin peut en outre proposer un enseignement conjoint de latin ET grec (2 h + 2 h). Néanmoins, les étudiants souhaitant se spécialiser en langues anciennes et visant le CAPES et l’Agrégation de lettres classiques doivent plutôt suivre leur formation au Pierre de Fermat (Toulouse) en hypokhâgne AL.

L’équipe de latin du lycée Saint-Sernin : Virginie Masclet, Maryse Palévody, Marie Platon.

CHOISIR LE GREC EN HYPOKHÂGNE


Poursuivre le grec en 2ème année

Contact : 
muriel.fazeuille@ac-toulouse.fr
marie.platon@ac-toulouse.fr


Vous entrez en khâgne : poursuivre un enseignement de grec (ou de latin) se pose à vous : à quoi cela sert-il ? Qui
peut / doit continuer le grec ?
Ci-dessous vous trouverez les différents cas de figures et vous jugerez de la pertinence de garder ou non cet enseignement.
I.Le grec aux concours

1.Les concours des ENS
✔ Aux épreuves de l’ENS Lyon, il n’y a pas d’épreuves écrites de grec ancien. En revanche, à l’oral dans le cadre des épreuves d’admission, vous pouvez présenter le grec (ou le latin)(traduction d’un texte de 120 mot avec dictionnaire et commentaire*) ou une langue vivante (commentaire d’un article de presse).
*L’épreuve de grec est présentée de façon plus exhaustive en fin de document.
Tout étudiant, quelle que soit sa spécialité en khâgne peut choisir le grec pour les épreuves orales d’admission.
✔ Aux épreuves de l’ENS Ulm, le latin ou le grec sont obligatoires à l’écrit.

2.Les concours bac +2 autres que l’ENS
✔ Ecoles de commerce /ECRICOME (par la Banque Epreuves Littéraires). Pour les épreuves orales, on peut remplacer la langue 2 par une épreuve de grec (ou de latin).
✔ Ecoles de management (par la Banque Epreuves Communes). Epreuve écrite de grec (ou de latin) et éventuellement épreuve orale de grec (ou de latin).

3.Concours de l’Education nationale
✔ AGREGATION de lettres modernes : version grecque ou latine obligatoire à l’écrit.
✔ AGREGATION de philosophie : possibilité de présenter une épreuve orale de grec (ou de latin).
✔ CAPES et AGREGATION de lettres classiques : obligation de présenter des épreuves écrites et orales de latin et de grec.

II.Le grec pour la cohérence du cursus scolaire
Il s’agit de conserver un enseignement de grec mais en ne le présentant pas aux concours.
-dans le cadre d’une spécialité en lettres modernes, la poursuite du grec est obligatoire sauf si si vous étudiez deux langues vivantes ou si vous suivez la préparation aux concours des écoles de commerce, de journalisme…
-dans toutes les autres spécialités (HIDA, théâtre, ciné, philosophie, histoire-géo….), l’enseignement du grec peut se poursuivre car cette langue, à moyen terme, sera utile pour une L3 un M1, M2….
C’est sans doute le plus important, vous pouvez choisir de poursuivre le grec PAR GOUT, PAR PLAISIR ; c’est aussi une dimension importante dans les études….
Concrètement, vous pourrez suivre 2 heures de grec en khâgne. Les étudiants débutants et confirmés y sont mélangés. Les notions grammaticales (morphologie et syntaxe) y seront systématiquement revues ; l’entraînement à la traduction d’un texte grec (version) constituera une part importante de l’enseignement ainsi que le commentaire littéraire. Les cours préparent à l’épreuve ORALE de l’ENS Lyon : traduction d’un texte de 120 mots environ avec dictionnaire ; le texte portera obligatoirement sur le thème de culture antique 2019-20 « Savoir, apprendre, éduquer ». La préparation est de 1 heure ; l’oral dure 20 mn ; s’ensuit un entretien de 10 mn avec le jury. 
Si des étudiants veulent préparer les écrits de l’ENS Ulm, qu’ils se fassent connaître à la rentrée, car une préparation spécifique sera mise en place. 
Comme la version est au coeur de l’enseignement de grec, vous pouvez vous procurer plusieurs manuels :
-Dictionnaire grec-français d’Antoine Bailly chez Hatier
ou
-Dictionnaire grec-français abrégé d’Antoine Bailly chez Hatier
ou
-Dictionnaire grec-français de Ch.Georgin chez Hatier
Vous pouvez consulter le dictionnaire Bailly en ligne (ou le télécharger) à l’adresse suivante : https://archive.org/details/BaillyDictionnaireGrecFrancais/mode/2up
-Grammaire grecque de J.Allard et E.Feuillâtre chez Librairie Hachette
-Cahier d’activités, Grec débutant de Danielle Jouanna chez Hatier Les belles lettres

Bon été ! Χαίρετε

Anglais Bibliographie 2022 Khâgne LSS / BL

 

Travail pour cet été : les anglicistes LVA et LVB travailleront sur le dossier distribué le jour de l’accueil le 25 juin, vous le trouverez aussi en pièce jointe. A partir des documents vous analyserez la décision de la Cour Suprême concernant le statut des chauffeurs Uber en résumant les arguments de chaque partie prenante et en analysant les enjeux politiques et économiques  de cette décision, ce qui peut exiger une recherche sur la Cour Suprême. Vous rendrez ce travail à la rentrée (si vous l’imprimez : caractère 12, pas plus de trois pages avec interligne pour permettre la correction).

Dossier (deux liens et trois PJ) :
https://www.supremecourt.uk/press-summary/uksc-2019-0029.html
https://www.bbc.com/news/business-56123668

Je suggère aussi la fréquentation régulière des podcast du Guardian, à commencer par celui-ci ou ceux de NPR.org
https://www.theguardian.com/news/audio/2016/jun/10/how-uber-conquered-london


Pour tous les élèves soucieux d’avoir une base sur l’Angleterre au 20e siècle car c’est là qu’il y des lacunes en général je conseille les 128 pages de :
L’Angleterre au 20e siècle de FC Mougel, éditions les Essentiels chez Ellipses ( à partir d’un euro en occasion)

L’espagnol en BL Hypokhâgne et Khâgne



En Lettres et Sciences Sociales (BL) si vous choisissez l’espagnol en LVA (LV1) vous étudierez principalement la civilisation, l’histoire et la culture d’une aire géographique conséquente puisqu’elle comprend l’Espagne et toute l’Amérique de langue espagnole.

L’épreuve écrite de LVA des concours d’entrée aux E.N.S. requiert un excellent niveau d’expression, de bonnes connaissances historiques et culturelles ainsi que de bonnes capacités d’analyse et de réflexion.
C’est à travers des textes, des documents iconographiques, parfois des films que nous tenterons de réfléchir aux problèmes géopolitiques contemporains, aux crises et ruptures historiques, aux questions culturelles multiples propres à l’Espagne et aux nations telles que le Pérou, le Mexique, Cuba, l’Argentine etc…
Il s’agira avant tout en première année :
– d’améliorer l’expression en espagnol en revoyant des structures, en acquérant du lexique, en corrigeant ses fautes.
– d’acquérir des méthodes (le commentaire de civilisation ; le commentaire d’article de presse ; la synthèse ; la gestion du temps à l’oral ou dans les épreuves écrites ; l’autocorrection)
– d’apprendre à dégager et poser une problématique et s’interroger sur le degré de subjectivité d’un texte (discours, article d’opinion, texte d’historien, manifeste politique etc… )
– d’apprendre à analyser les stratégies discursives et la rhétorique des textes étudiés.

Le groupe d’espagnol LVA est constitué par les élèves de khâgne et d’hypokhâgne (4 heures hebdomadaires – Cours de madame Corbacho)
Les étudiants bénéficient par ailleurs d’une préparation spécifique au concours de l’ENS Saclay consacrée à la version + essai à partir d’un article de presse (1h hebdomadaire – Cours de madame Dudrueil)

En LVB (LV2) (2h par semaine) Il s’agira de se préparer à l’oral des différents concours (ENS) = Etude de la presse, textes littéraires et de civilisation.

La permutation des langues est possible en début d’année d’hypokhâgne avec l’accord des professeurs concernés.

ContactsBCorbacho@ac-toulouse.fr Lucie.Dudreuil@ac-toulouse.fr

Aux futurs hypokhâgneux hispanisants (LSSE) :
Le cours d’espagnol LVA (LV1) (5h / semaine), dont l’objectif premier est la préparation aux concours d’entrée aux Ecoles Normales Supérieures, porte essentiellement sur trois domaines :
– Histoire et civilisation de l’Espagne et de l’Amérique hispanique contemporaines (XVIII-XX° siècles) pour l’épreuve écrite de commentaire à l’ENS d’Ulm et l’ENS de Lyon (Commentaire en 6h de plusieurs documents) 
– Etude de la presse, actualité, culture hispanique et hispano-américaine, civilisation et littérature pour les épreuves orales des ENS Lyon et Ulm (Cours de Mme Corbacho)
– Langue et traduction pour l’épreuve écrite de l’ENS Cachan (version + essai sur la presse en 3 h – Cours de Mme Dudreuil) 
Le cours de LVB (LV2) (2h / semaine) a pour objectif principal la préparation aux oraux des concours d’entrée aux ENS.- Etude de la presse, actualité, culture hispanique et hispano-américaine, civilisation et littérature. (Cours de Mme Dudreuil).

Travail de révision avant la rentrée (LVA et LVB) : 
Afin de pouvoir, dès les premières semaines de cours, approfondir les connaissances et enrichir la langue sans perdre de temps sur des apprentissages déjà faits dans les classes de collège et lycée, nous vous demandons de réviser impérativement avant la rentrée :
-Toutes les conjugaisons 
-Les structures grammaticales et difficultés syntaxiques propres au castillan 
-Le lexique vu dans le secondaire 
Pour aborder sereinement la prochaine année scolaire, nous vous recommandons de lire la presse afin de vous entraîner à la compréhension d’un texte en langue espagnole mais aussi pour compléter vos connaissances de la culture et de l’actualité hispaniques et hispano-américaines.

Quelques sites d’information en accès libre sur internet  pour lire et s’informer cet été et toute l’année :
Amérique :
www.lanacion.ar (quotidien argentin)
www.pagina12.com.ar (quotidien argentin)
www.lajornada.unam.mex (journal mexicain)
www.plazapublica.guat (journal guatémaltèque en ligne)
www.elespectador.com (quotidien colombien)
https://revistaelestornudo.medium.com/ (journalisme indépendant cubain)
https://gk.city (Média équatorien = reportages approfondis)
https://www.jornada.com.mx/sin-fronteras (Reportages approfondis mexicains)

Espagne :
www.elpais.es (seuls quelques articles en accès gratuit)
www.lavanguardia.es
www.elsaltodiario.com
www.abc.es
https://www.eldiario.es/
Autres médias :
www.rtve.es
www.cadenaser.es
www.ver-taal.com (site qui permet de faire des exercices en autonomie, compréhension orale et faits      de langue).

Les hypokhâgneux très motivés et d’un très bon niveau d’espagnol pourront s’ils le souhaitent permuter leur langue B en langue A, afin d’augmenter leurs chances de réussite aux différents concours présentés à la fin de la khâgne, avec l’accord préalable des professeurs d’anglais et d’espagnol.
Le groupe de Langue A espagnol étant d’un effectif réduit (moins de 20 élèves), les progrès et l’aide personnalisée au travail sont facilités.
Attention : votre choix devra être annoncé dès la rentrée.Il va de soi que vous devrez faire les lectures et le travail cet été en fonction de ce choix.


Travail POUR LVA seulement  : 
Afin de mieux vous préparer au travail qui vous sera demandé en hypokhâgne, il vous est vivement recommandé de lire un ouvrage de civilisation espagnole et hispano-américaine tel que :
-Monica Dorange, Civilisation espagnole et hispano-américaine, 2017, Hachette supérieur
-Jacqueline Covo, Introduction aux civilisations hispano-américaines, Nathan.
Si vous n’en disposez pas encore à la maison, nous vous recommandons d’acheter :
Une grammaire, par exemple : 
-Pierre Gerboin, Christine Leroy, Grammaire d’usage de l’espagnol contemporain, Hachette supérieur (plusieurs rééditions).
Un dictionnaire bilingue pour mieux appréhender les textes à la maison (Le Larousse bilingue espagnol-français convient tout à fait)

Travail écrit obligatoire pour le 2 septembre (LVA) (Contact : BCorbacho@ac-toulouse.fr)
Abre este enlace, lee el reportaje de Isabel Ponce titulado “Las mujeres que le ganaron al desierto” y contesta por escrito las siguientes preguntas (Formato Word o OpenOffice o manuscrito)

  1. Sitúa brevemente el contexto geográfico y socioeconómico del reportaje y explica el título.
  2. Resume las principales iniciativas de las cuatro protagonistas y muestra cómo se distinguen de los demás productores del país.
  3. Qué papel desempeñan las imágenes en el reportaje. Elige una de las fotos del reportaje y descríbela detalladamente explicando qué efectos produce.
  4. ¿Te ha gustado, interesado este reportaje? Explica por qué ¿Te parece justificado que recibiera el premio de periodismo Ortega y Gasset?
  5. Traduce al francés este fragmento:

  6. “Sacar tierra de un lado, colocar otro poco en otro, correr y cerciorarse que el agua no se estanque es algo que repite al menos 20 veces durante las cuatro horas que tarda en regar una parcela de cebollas. El sol se vuelve más fuerte con el paso de los minutos, pero Daisy Dota parece no inmutarse con la temperatura y el brillo: no suda, casi no bebe agua. Mientras espera que la corriente llegue hasta alguno de los surcos, arranca la maleza que ha crecido alrededor de las cebollas.”

Ecoles Formations Post-prépas

Histoire de l’art



Ecole du Louvre
http://www.ecoledulouvre.fr/enseignements

https://prepasaintsernin.com/2018/06/26/ecole-du-louvre/


Cinéma-Audiovisuel-Communication



INA

Master Patrimoines Audiovisuels INAsuphttps://www.ina-expert.com/masters-audiovisuels-et-diplomes-de-deuxieme-cycle/diplome-ina-gestion-de-patrimoines-audiovisuels.html 
Syllabus de la formationhttps://www.ina-expert.com/content/download/29300/805270/version/2/file/Syllabus+Patrimoine+2019-2020.pdf


Philosophie


Licences et Masters : https://prepasaintsernin.com/2017/09/29/ressources-numeriques-philosophie/


SciencesPo Paris

Témoignage : « Mes trois années en classe préparatoire (AL) ont été un moment fort d’apprentissage, de réflexion sur mon parcours académique et professionnel futur et ont constitué un véritable tremplin. Arrivé en hypokhâgne, j’étais avant tout intéressé par l’histoire et les métiers auxquels pouvait mener cette discipline. Je suis toujours passionné par cette matière, la classe préparatoire m’a néanmoins permis de découvrir d’autres matières, comme le cours de commentaire de cartes. Celui-ci a été déterminant pour la suite de mon parcours, puisque j’ai choisi de poursuivre sur la voie des études urbaines. J’ai donc intégré, à la suite de mes études à Saint Sernin, le master Stratégie territoriales et urbaines (STU) de l’Ecole Urbaine de Sciences Po Paris. C’est une formation en gouvernance territoriale et en politiques publiques locales.
Ce qui m’a principalement attiré dans ce master était sa dimension pluridisciplinaire. J’ai pu en effet étudier l’espace urbain, son fonctionnement et ses multiples transformations, par le prisme des sciences sociales à l’instar de la sociologie, de l’économie, du droit et des sciences politiques. J’étais déjà familier à la confrontation entre disciplines grâce à la classe préparatoire. Et c’est d’ailleurs mon passage en hypokhâgne et en khâgne qui m’a donné envie de poursuivre dans cette voie. Mais cette fois-ci je n’étudiais pas seulement les sciences humaines mais aussi et avant tout les sciences sociales. En outre, j’ai pu mobiliser mes connaissances géographiques dans le cadre de mes raisonnements à Sciences Po, ce qui, je crois, a contribué à enrichir mes devoirs » (Hugo Delort)

Ecole urbaine de SciencesPo : Présentation https://www.youtube.com/watch?v=bX2R9a1ILcY&authuser=0 / JPO Masters https://www.youtube.com/watch?v=9cdfgr9j3iM&feature=emb_logo





IEP

Sciencespo Lyon, AIX, Saint-Germain-en-laye

Arte y poder en la España del Siglo de Oro

Las Meninas or The Family of Philip IV, c.1656 (oil on canvas) by Velazquez, Diego Rodriguez de Silva y (1599-1660); 316×276 cm; Prado, Madrid, Spain; Spanish, out of copyright


Dossier : Arte y poder en la España del Siglo de Oro

Este dossier permite a los estudiantes de CPGE 1 LSH un estudio de obras pictóricas, fragmentos de obras teatrales de Calderón de la Barca y Buero Vallejo, de una novela de Arturo Pérez Reverte así como de un artículo de prensa a partir del visionado del documental El cuadro de Andrés Sanz (2019), proyectado  en la 25 edición del festival Cinespaña celebrado  la primera semana de octubre.
El cuadro es un documental sobre Las Meninas de Velázquez, la obra de arte más interpretada de la historia. Es también una película de misterio que convierte a los espectadores en detectives y les guía por un laberinto de pistas que van desentrañando historiadores, conservadores, arquitectos, críticos y artstas, para conducirnos a la revelación de sus secretos, a la vez que van despejando algunas dudas que se convierten en dudas mayores.
Un largometraje original que nos revela además las relaciones entre arte y poder, al recordarnos la ambición del propio Velázquez por ascender socialmente en la corte de Felipe IV, tal como lo evoca el dramaturgo Buero Vallejo ( autor estudiado en el programa ENS Lyon 2017) en su obra epónima de 1960.
Pero  sobre todo nos da la oportunidad de sumirnos en la España del Siglo de Oro, en particular en el reinado de los últimos Hasburgos : época de la figura del valido todopoderoso, de grandes escritores en un país donde todavía nunca se ponía el sol.

1. Velázquez y la atracción del pode
2. Buero Vallejo, Las Meninas 1a part
3. Foucault, Les mots et les choses
4. Calderón, monólogo de Segismundo
5.  La vida es sueño: entre la polémica…
6.  Quevedo, soneto LXIII

https://www.youtube.com/watch?v=_Dxt_AulQxY Trailer du documentaire El cuadro d’Andrés Sanz
https://www.youtube.com/watch?v=3cqdOhuboC4 Las Meninas, Museo nacional del Prado.



1. Velázquez y la atracción del poder
Los museos cierran sus puertas, pero la contemplación del arte sigue abierta. Cada día, destacamos una obra visitable en la red y surgida del diálogo entre dos creadores. Hoy: ‘Retrato del Papa Inocencio X’, de Velázquez, el favorito de GiacomettiEl museo fue el hábitat de Alberto Giacometti. Decía que interrogaba cada obra “intensa, largamente”, una tras otra, para “aguzar la mirada”. “Cuando te propones copiar ves mejor la cosa”, le dijo al historiador del arte Pierre Scheneider. El día que el escultor conoció Las Meninas”y Las hilanderas no tuvo esa calma con la que degustaba a los maestros antiguos: tuvo que vérselas con la muchedumbre del Museo de Bellas Artes de Ginebra, donde habían llegado los camiones con las joyas del Museo del Prado, huyendo de la Guerra Civil y de los bombardeos franquistas. Las taquillas del museo suizo registraron más de 345.000 visitantes entre junio y agosto de 1939. El éxito se clausuró unos días antes de que estallara la Segunda Guerra Mundial. Curiosamente, a Giacometti le gustó más Las hilanderas. Pero, de Velázquez, su preferido siempre fue –como el de su amigo Francis Bacon– el Retrato del Papa Inocencio X, que el artista sevillano pintó en 1650, durante su segundo viaje a Roma. La Galería Doria Pamphili, en Roma, conserva ese cuadro en su colección. El lienzo puede verse en su página web durante el cierre temporal de ese museo privado.Velázquez viajaba por segunda vez a la capital italiana y, veinte años después del primero, “perseguía ganarse el favor papal con vistas a sus aspiraciones al hábito de Santiago”, cuenta Javier Portús, jefe de conservación de pintura española hasta 1800 del Museo del Prado. Al servicio al rey Felipe IV había aprendido que la gloria del pintor –y de la pintura– dependía del contacto con los poderosos. Ellos avalaban con rapidez honor, prestigio y reconocimiento. Así que Velázquez apostó por el retrato, género que le abría las puertas de los despachos de los todopoderosos. Para escalar hasta el Papa repitió la misma jugada que usó para convencer a Felipe IV. Si entonces el cebo fue el retrato de Juan de Fonseca –sumiller de cortina del rey–, en Roma se sirvió del arrogante retrato de Juan de Pareja, que se expuso públicamente –justo ayer, día de San José, hace 350 años– en el Panteón. Ni era un encargo ni, probablemente, colmara el deseo de Velázquez de poseer un recuerdo de su antiguo esclavo. El Papa picó.Ante él posaron los principales miembros de la corte papal y, entre agosto y septiembre de aquel año, Inocencio X. Velázquez mostró una vez más su interés para camuflarse en los gustos de sus clientes y se olvidó de la frialdad emocional con la que se hacían representar los Austrias. Tocaba enfatizar la intimidad de los protagonistas y, en este caso, dejar que aflorase la ansiedad del pontífice. La imponente pintura se exhibe hoy en las salas de este majestuoso palazzo como símbolo de la máxima autoridad y, por tanto, como negación del resto de los retratos. Porque son un aparato de exclusión: se erigen en el reconocimiento, pero es imposible reconocerse en ellos. Velázquez remató su conquista en el papel que sostiene el pontífice, donde incluyó una de las escasas firmas de su carrera.
El País
, sección Cultura, 20.03.2020

2. Buero Vallejo, Las Meninas 1a part

EL REY – Velázquez no es un rebelde.
EL MARQUES – Ante vos, no, señor : no es tan necio. Ante mí, de quien recibe justas órdenes, solo muestra desdén y desobedencia.
EL REY – Es un excelente pintor.
EL MARQUES – (señala a Nardi, que permaneció apartado.) Si vuestra majestad da su venia al maestro Nardi para que hable en mi lugar, él podrá señalar, como excelente pintor que también es, algunas condiciones extrañas que nos parece advertir en el cuadro que « l sevillano »  pretende pintar.
EL REY – ( Después de un momento.) Acercaos, maestro Nardi.
NARDI – (Se acerca y se inclina.) Señor…
EL REY – Ya en otra ocasión Carducho y vos me hablasteis injustamente de Velázquez. ¿Qué tenéis que decirme ahora de la pintura que se dispone a ejecutar ? Medid vuestras palabras.
NARDI – Señor, si volviera a errar, a vuestra benignidad me acojo. Solo me mueve el deseo de servir lealmente a vuestra majestad.
EL REY – Hablad.
NARDI – Si no me constara el amor que don Diego profesa al trono, diría que se mofaba con esa pintura de su misión de pintor de cámara.
EL REY – Es una pintura de las infantas.
NARDI – Pero…nada respetuosa…La falta de solemnidad en sus actitudes las hace parecer simples damas de la Corte : los servidores, los enanos y hasta el mismo perro parecen no menos importantes que ellas…( EL REY vuelve a sentarse. NARDI  titubea, mas sigue hablando.)  Tampoco se escoge el adecuado país para el fondo, o al menos el ligar palatino que corresponda a la grandeza de vuestras reales hijas, sino un destartalado obrador de pintura con un gran bastidor bien visible porque…porque…
EL REY – Continuad.
EL MARQUES – Con la venia de vuestra majestad lo haré yo, pues sé lo que la prudencia del maestro vacila en decir. Un gran bastidor en el que el propio « sevillano » se pinta. Lo más intolerable es que representa la glorificación de Velázquez  pintada por el propio Velázquez. Y sus altezas, y todo lo demás, están de visita en el obrador de este fatuo.
NARDI – Más bien resulta por ello un cuadro de criados insolentes que de personas reales, señor.
EL MARQUES – Justo. Y donde el más soberbio de ellos, con los pinceles en la mano, confirma la desmesurada idea que de sí mismo tiene.
NARDI – Confío en que don Diego no llegará a pintarlo en tamaño tan solemne ; pues sería, si vuestra majestad me consiente un símil literario, como si don Pedro Calderón hubiese escrito une de sus grandes comedias… en prosa.
ELMARQUES – No confío yo tanto en la cordura de un hombre que acaso ha osado en su fuero interno creerse no inferior ni a la suprema grandeza de vuestra majestad.
EL REY – ( Airado.) ¿ Qué ?
EL MARQUES – Parece que él mismo ha dicho, señor, que sus majestades se reflejarían en el espejo. No he encontrado lugar más mezquino para vuestras majestades en el cuadro, mientras él mismo se retrata en gran tamaño. No me sorprende : yo nunca oí a Velázquez, y dudo que vuestra majestad los haya oído, aquellos justos elogios que el amor del vasallo debe a tan excelso monarca y que le han prodigado ingenios en nada inferiores a Velázquez. (  EL REY los mira a los dos, pensativo)
Antonio Buero Vallejo, Las Meninas (parte primera), 1960

3. Foucault, Les mots et les choses


Mais peut-être est-il temps de nommer enfin cette image qui apparaît au fond du  miroir, et que le peintre contemple en avant du tableau. Peut-être vaut-il mieux fixer une bonne fois l’identité des personnages présents ou indiqués, pour ne pas nous embrouiller à l’infini dans ces désignations flottantes, un peu abstraites, toujours susceptibles d’équivoques et de dédoublements : « le peintre », « les personnages », « les modèles », « les spectateurs », « les images ». Au lieu de poursuivre sans terme un langage fatalement inadéquat au visible, il suffirait de dire que Vélasquez a composé un tableau ; qu’en ce tableau il s’est représenté lui-même, dans son atelier, ou dans un salon de l’Escurial, en train de peindre deux personnages que l’infante Marguerite vient contempler, entourée de duègnes, de suivantes, de courtisans et de nains ; qu’à ce groupe on peut très précisément attribuer des noms : la tradition reconnaît ici Doña Maria Agustina Sarimiente, la-bàs Nieto, au premier plan Nicolaso Pertusato, bouffon italien. Il suffirait d’ajouter que les deux personnages qui servent de modèles au peintre ne sont pas visibles, au moins directement ; mais qu’on peut les apercevoir dans une glace ; qu’il s’agit à n’en pas douter du roi Philippe IV et de son épouse Marianna.
Ces noms propres formeraient d’utiles repères, éviteraient des désignations ambigües ; ils nous diraient en tout cas ce que regarde le peintre, et avec  lui la plupart des personnages du tableau. Mais le rapport du langage à la peinture est un rapport infini. Non pas que la parole soit immédiate, et en face du visible dans un déficit qu’elle s’efforcerait  en vain de rattraper. Ils sont irréductibles l’un à l’autre : on a beau dire ce qu’on voit, ce qu’on voit ne loge jamais dans ce qu’on dit, et on a beau faire voir, par des images, des métaphores, des comparaisons, ce qu’on est en train de dire, le lieu où elles resplendissent n’est pas celui que déploient les yeux, mais celui que définissent les successions de la syntaxe. Or le nom propre, dans ce jeu, n’est qu’un artifice : il permet de montrer du doigt, c’est-à-dire de faire passer subrepticement de l’espace où l’on parle à l’espace où l’on regarde, c’est-à-dire de les refermer commodément l’un sur l’autre comme s’ils étaient adéquats. Mais si on veut maintenir ouvert le rapport du langage et du visible, si on veut parler  non pas à l’encontre mais à partir de leur incompatibilité, de manière à rester au plus proche de l’un et de l’autre, alors il faut effacer les noms propres et se maintenir dans l’infini de la tâche. C’est peut-être par l’intermédiaire de ce langage gris, anonyme, toujours méticuleux et répétitif parce que trop large, que la peinture, petit à petit, allumera ses clartés.
Il faut donc feindre de ne pas savoir qui se reflétera au fond de la glace, et interroger ce reflet au ras de son existence.
Michel Foucault, Les mots et les choses, chap.I Les suivantes (1966)


4. Calderón, monólogo de Segismundo

Habla Segismundo

Es verdad; pues reprimamos
esta fiera condición,    
esta furia, esta ambición              1165
por si alguna vez soñamos.   
Y sí haremos, pues estamos
en mundo tan singular,           
que el vivir sólo es soñar;       
y la experiencia me enseña         1170
que el hombre que vive sueña           
lo que es hasta despertar.      
Sueña el rey que es rey, y vive      
con este engaño mandando,  
disponiendo y gobernando;         1175
y este aplauso que recibe     
prestado, en el viento escribe,           
y en cenizas le convierte        
la muerte (¡desdicha fuerte!);
¡que hay quien intente reinar,     1180
viendo que ha de despertar    
en el sueño de la muerte!       
Sueña el rico en su riqueza            
que más cuidados le ofrece;  
sueña el pobre que padece          1185
su miseria y su pobreza;        
sueña el que a medrar empieza,        
sueña el que afana y pretende,          
sueña el que agravia y ofende;          
y en el mundo, en conclusión,     1190
todos sueñan lo que son,       
aunque ninguno lo entiende.   
Yo sueño que estoy aquí    
destas prisiones cargado,      
y soñé que en otro estado         1195
más lisonjero me vi.    
¿Qué es la vida? Un frenesí.
¿Qué es la vida? Una ilusión,
una sombra, una ficción,        
y el mayor bien es pequeño;     1200
que toda la vida es sueño,      
y los sueños, sueños son.    
 
Calderón de la Barca
La vida es sueño (Jornada II), 1636



5. La vida es sueño: entre la polémica teológica y el problema de la ciencia humana

El motor trágico de La vida es sueño radica en el problema del destino: tragedia del destino, de la confusa circularidad de observar el dramático cumplimiento de un hecho preestablecido. Se inserta la obra dentro de un candente contexto histórico: el problema de la predestinación. Basilio teme el cumplimiento de un horóscopo. Y en Calderón éste suele producirse con una demoledora literalidad irónica: el rey acabará vencido a los pies de Segismundo.
Lo cierto es que La vida es sueño aprovecha la relación milenaria entre el poder y la astrología para examinar lúcidamente la dialéctica entre la metáfora el orden macrocósmico del mundo y una racionalidad despótica, la de Basilio, dispuesto a ordenar bajo ese falaz modelo la existencia individual de su hijo y, de paso, el mantenimiento a ultranza del poder.
El escenario se presta a la controversia de auxiliis: la polémica teológica entre los jesuitas (que valoraban la inteligencia, voluntad y libre albedrío del individuo con el apoyo eficaz de la gracia divina que, de ese modo, no le impide la libertad de elegir), y los dominicos (que, por oposición, se mostraban defensores de la total omnipotencia y justicia divinas). Calderón, formado en los jesuitas, sigue, naturalmente, esta tendencia optimista que permite al hombre, a través de una peripecia o drama, enfrentarse al orden negativo del hado. De nuevo, como era de esperar, opera la poderosa capacidad sincrética de Calderón para subordinar una concepción filosófica a la ley cristiana. Nuestro autor percibe la grandiosidad de la lucha trágica del hombre -microcosmos- frente al universo -macrocosmos- centrando la situación dramática en el problema de la existencia humana que se explica por el dilema platónico razón (orden universal) vs. Pasión (la voluntad humana que puede quebrar la fatalidad), explicitado en diversos textos.[…]
El esquema semántico de la soledad de Segismundo, el vértigo (entre oscuro y racionalizador) de su soliloquio, o, en definitiva, su violencia, provienen precisamente de un saber, de esa educación recibida de Clotaldo (en este sentido un fantasmático Basilio, un segundo padre) que le hace inferir de una moral positiva y natural, de un conocimiento de un cosmos ordenado que intuye en su entorno (y que nombra en forma de universo estable en sus famosas décimas) la conciencia de reconocerse víctima de una sinrazón. La violencia de Segismundo (y, en consecuencia, su rebeldía), lejos de explicarse por el puro instinto, se origina también en el propio saber o, por mejor decir, en el no tener derecho a saber.
La vida es sueño como teoría del conocimiento y como ética pragmática
La confluencia de la preocupación pedagógica de Platón (con referencia, sobre todo, y esto es importante, a la educación de los gobernantes) y el desarrollo dramático de La vida es sueño supone poner en relación los libros VI y VII de la República (mito de la caverna).
Belleza y conocimiento, bien y saber, trazan así el círculo de la teoría calderoniana de la realidad construida sobre los principios epistemológicos no ya sólo del conocer sino del reconocer la realidad, inscribirla en una epistemé prudencialista, alimentada por el desengaño (que no es patrimonio exclusivo ni degradante de la cultura barroca). Con este punto de partida (la constatación paradójica de que mis percepciones me pueden engañar) se puede llegar a dos terrenos: la seguridad de la conciencia o la seguridad de la moral. Sobre 1635, Calderón, rodeado de la gran tramoya del barroco español opta por la segunda. En 1641, René Descartes opta por el primer absoluto: el imperativo de la seguridad humana del pensar que crea la conciencia. La duda metódica teatral, ese drama o metateatro que dirige Basilio en un doloroso experimento pedagógico prudencialista, descubre la solución española a la cuestión teórica de cómo enfrentarse al conocimiento y a la realidad: el realismo ético. Aprender actuando en la existencia real. Poner en duda, a estas alturas, que no tiene sentido comparar las indagaciones paralelas de Calderón y Descartes sobre una eventual teoría de la percepción (implicados ambos en la crisis de un contexto histórico europeo en la que difícilmente se delimitaba lo científico y lo moral), es poco aceptable. En la frontera de la modernidad, quizá en lados que sería difícil atribuir a cada uno, ambos intentaron mostrar, en magníficas parábolas literarias, que sobre el error no puede levantarse el edificio de la verdad. Y que la pasión, como todo lo humano, puede someterse a sistema. Pero, eso sí, se trata de un sistema de profundo pragmatismo. Un pragmatismo casi kantiano. Ante la teatralizada imposición de una dudosa realidad se arriesga Calderón por una ética práctica.
Evangelina Rodríguez Cuadros, www.cervantesvirtual.com

6.  Quevedo, soneto LXIII

Describe la vida miserable de los palacios,
y las costumbres de los poderosos que en ellos favorecen
Para entrar en palacio las afrentas,
¡oh Licionio!, son grandes, y mayores
las que dentro conservan los favores
y las dichas mentidas y violentas.

Los puestos en que juzgas que te aumentas
menos gustos producen que temores,
y vendido al desdén de los señores,
pocas horas de vida y de paz cuentas.

No te queda deudor de beneficio
quien te comunicare cosa honesta;
y sólo alcanzarás puesto y oficio

de quien su iniquidad te manifiesta;
a quien, cuando quisieres, de algún vicio
pudieres acusarle sin respuesta.

Francisco de Quevedo, El Parnaso, XXVIII op.post (1648)

7. VERSION
Algo nos une mucho más que Zara o Starbucks

La exposición Velázquez, Rembrandt, Vermeer…puede estar terminando, pero nos va a dejar una lección que no solo deberíamos colgar de nuestro encefalograma, plano o convexo, sino del ADN. Una modificación genética de nuestra idiosincrasia para incorporar algunos efectos beneficiosos de la historia no nos vendría mal en esta Europa enfrentada.
El Museo del Prado ha exhibido en estos meses cuadros memorables de Velázquez, Rembrandt y Vermeer y nos ha demostrado algo importante: si nos creíamos diferentes, enfrentados, parte de ramas contrapuestas de un mismo tiempo, nos equivocamos, porque compartimos un universo de miradas y valores que nos aproximan enormemente. ¿A que les suena? Pero no estamos hablando del Brexit, ni de Salvini, ni de Hungría, no.
Hablamos del siglo XVII, de los Países Bajos y España. Mientras ambos batallaban en la guerra de los Ochenta Años, pintores contemporáneos como los tres citados y otros como Murillo, Hals o Zurbarán miraban a su lienzo en territorios tan lejanos y enfrentados para plasmar, sin embargo, pensamientos parecidos. Los países estaban de espaldas. Pero las miradas confluían.
Mucho antes de que los escaparates de Zara, Starbucks o Dolce & Gabana nos recordaran que, en Londres, Ámsterdam o Moscú pisamos una misma globalidad, esos maestros pintaron parecidos gremios, oficios, bufones, mendigos, hogares y bodegones. No era Rembrandt más sobrio que Velázquez ni las callejuelas de Delft menos coloridas que las de Sevilla.
Alejandro Vergara, el artífice de la exposición, planteaba en Babelia una cuestión de hondura: “¿Y si el valor de una obra fuese justamente, no que se acerca a nosotros, sino que nos lleva lejos?”. Pregunta magistral, sí, para colgar también en el encefalograma.. Atrevámonos a esa modificación genética porque urge aprender esa lección.
Berna González Harbour, El País , 20.09.2019

8. Le peintre, le roi et les spectateurs

Pour se représenter ainsi, au centre optique d’une scène dont le tableau en tant qu’artefact est le sujet principal, comme l’ordonnateur d’une expérience visuelle éblouissante dont les protagonistes, du chien et de l’enfant au roi et à la reine, sont les auxiliaires et les complices, il fallait que Velázquez ait une position sociale élevée ou du moins qu’il puisse y aspirer en confiance avec le souverain. Il fallait également qu’il ait une conscience aiguë de la relation entre la construction de l’espace pictural et celle de l’espace social. Cette conscience vient de l’histoire de la peinture et de la connaissance qu’il en avait en tant que curateur des collections royales.
Dans Les Vexations de l’art (Gallimard), Svetlana Alpers décrit Les Ménines comme «un tableau de spectateur». Où est le peintre quand il peint? Où est le modèle quand il pose? Que voit l’un et que voit l’autre pendant l’exécution; et après, quand ils peuvent tous les deux contempler le résultat? Que se passe-t-il quand des tiers voient le travail dans l’atelier ou le tableau terminé? Certains artistes ont représenté explicitement la relation entre le peintre, le modèle, le spectateur et le tableau.
Quelle est la vérité des Ménines, quel est ce tableau que Velázquez a peint tel que nous le voyons? Velázquez fait un pas de plus. Il s’interroge et nous questionne sur l’image et la vérité. Tout se dérobe et tournoie, le sujet, la scène, les personnages… Une seule chose reste ferme et certaine, la place créée devant le tableau, celle du roi et de la reine qui regardent, du peintre et du spectateur mis à côté du couple royal et qui regardent aussi, inégaux partout dans la vie, remis à égalité dans cet espace créé grâce au pouvoir de la peinture. Le dispositif tourne à plein régime. Ils voient tous la même chose. Mais que font-ils pour la comprendre?

Le Temps (Genève), 2016

Actualité pédagogique et culturelle 2021-2022

9 juin 2022
Histoire des arts


Coord. N. Cournarie
Médiation des étudiants à l’exposition Orlan-Corps

17 février 2022
Histoire des arts


Coord. N. Cournarie
Médiation des khâgneux sur l’exposition La Déconniatrie

9 décembre
Histoire des arts

Sortie musée des Abattoirs et médiation des khâgneux sur l’exposition La Dame à la Licorne

16 décembre 2021
Histoire des arts


Coord. N. Cournarie et C. Catifait
Lecture au Musée des Augustins, dans le cadre de l’exposition Th. Ribot


Novembre 2021
Début de la saison 2021-2022 des Midi-Conférences

Mardi 16 novembre 13h15 — Laurent Cournarie : « Entrez, il y a aussi des dieux dans la cuisine ».
Salle des conférences


Progammation semestrielle prochainement

16 octobre 2021
Histoire des arts

Début des médiations des étudiantes et des étudiants pour l’exposition Théodule Ribot au Musée des Augustins

14 Octobre 2021
Allemand

Goethe-Institut
18h30
Prix: Inscription obligatoire : 
accueil-toulouse@goethe.de 

P. Pujo présente son ouvrage Une histoire pour les citoyens dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande.
https://www.goethe.de/ins/fr/fr/ver.cfm?fuseaction=events.detail&event_id=22338776

7 octobre
Espagnol
Coord. R. Lafitte


Les étudiants hispanisants de LVB des trois classes de LSH participent au festival Cinespaña l pour voir le film d’animation Josep dans le cadre de leur étude de La Retirada.

5 octobre
Histoire des arts

Enregistrement par quatre étudiantes de pistes pour l’audioguide del’exposition Théodule Ribot. Une délicieuse obscurité au Musée des Augustins

5 octobre
Histoire
Coord. O. Loubes


2 octobre à 16h30
Allemand
Coord. P. Pujo

Rendez-vous au cinéma l’ABC pour voir le dernier film du célèbre réalisateur allemand Christian Petzold, URndine

28 septembre
Histoire
Coord. O. Loubes

Rencontre avec l’historien et académicien Pascal Ory.

23-25 septembre
Histoire
Coord. O. Loubes



Consacrée aux « Usages du faux », la 4e édition de L’histoire à venir – dont le lycée Saint-Sernin est partenaire depuis ses débuts (locaux et étudiants/bénévoles) – se déroule en quatre temps en raison de la crise sanitaire. Pour ce troisième moment de débat et d’échange qui aura lieu du 23 au 25 septembre, le programme est d’une exceptionnelle qualité. On y rencontrera en particulier, au théâtre Garonne ou à Ombres blanches, Philippe Descola, l’anthropologue, venu échanger sur la crise écologique avec l’Atécopol toulousain et aussi nous dire avec son livre « Les formes du visible » que l’histoire de l’art n’existe pas… Il en discutera avec Vincent Azoulay, l’antiquisant, qui déploiera par ailleurs une réflexion sur « Tyrannie et démocratie antique : histoires de faux? ». Dans les champs du contemporain, c’est le corps et l’intime qui seront questionnés par Elyssa Mailänder (« Amour, mariage, sexualité : une histoire intime du nazisme (1930-1950) ») et Hervé Mazurel (« Le corps et l’inconscient : des régions de notre histoire collective? »), sans compter tout ce que vous allez découvrir en parcourant le programme, ici.

23 septembre
Allemand
Coord. P. Pujo

A la Cinémathèque de Toulouse : visionnage du documentaire sur les années de plomb en Allemagne de l’Ouest, très marquant et magistralement réalisé, Deutschland im Herbst. Une réflexion sur la violence que nous avons prolongé par un documentaire sur les milieux d’extrême droite aujourd’hui, en échos aux questionnements sur la radicalisation qui occupent les Français en ce moment.

20 septembre
Etudes théâtrales
Coord. S. Martinot-Lagarde


Visite des coulisses du Théâtre de la Cité

20 septembre
Histoire des arts
Coord. N. Cournarie


Début du stage en médiation des 8 optants d’Histoire des arts au Musée des Abattoirs, sous la direction de M. Vidal, guide-conférencier.

16 septembre
Lettres Modernes
Coord. C. Catifait


« Christine de Pizan ou le féminisme au XVème s » par Florence Bouchet, médiéviste, enseignant-chercheur, Université Jean Jaurès
Ci-joint, le texte de la conférence

16 septembre
Histoire des arts

Coord. N. Cournarie

Rencontre avec M. Axel Hémery, directeur du Musée des Augustins
Communication : « Etre conservateur en musée aujourd’hui ».
Et présentation de l’exposition « Théodule Ribot » dont il est le commissaire

9 septembre
Etudes cinématographiques
Coord. M.-H. Meaux


Projection des travaux des étudiants à la cinémathèque de Toulouse

9 septembre
Histoire des arts
Coord. N. Cournarie


Rencontre avec Mme Micouleau, chargée de projet, publics étudiants, au Musée des Augustins : présentation des métiers des musées, des projets pour les différents publics et 1ère présentation de l’exposition « Théodule Ribot, une délicieuse obscurité »
https://www.augustins.org/client/210/toulousemetropole_library/AUG_Livret_RIBOT.pdf


Musique (LSH) : option


Professeur :

Jean-Sébastien Cambon

Contact : option.musique.cpge@gmail.com


L’option comprend un enseignement de six heures par semaine. En première année, il s’organise autour de deux grands domaines d’études principaux, chacun divisé en deux composantes :
Les champs historiques et socio-économiques :
Histoire de la musique, esthétique et culture musicale générale,
Musique et société.
Les champs analytiques et pratiques :
L’œuvre et son langage,
L’œuvre, sa réalisation et son interprétation.

A travers ces différents domaines, les étudiants sont amenés à aborder l’ensemble de l’histoire de la musique de façon chronologique, les bases de l’apprentissage de l’écriture musicale, la pratique du commentaire d’écoute, du piano, du chœur et de leur propre instrument (en classe et au sein des orchestres des lycées). 

En deuxième année est dispensée une préparation plus spécifique au concours, principalement autour des deux questions définies par les ENS, à la fois pour les épreuves écrites (dissertation analytique) et orales (écriture musicale et commentaire d’écoute pour Paris, écriture musicale et interprétation pour Lyon). Le lycée Saint-Sernin oriente plus spécifiquement au concours de l’ENS LSH (Lyon Sciences Humaines).

Au bout de ces deux années, les étudiants qui n’auraient pas obtenu le concours peuvent refaire leur khâgne (si leur dossier est accepté) ou entrer directement en troisième année à l’Université. De même, ils peuvent aussi poursuivre leurs études dans une des écoles ayant intégré la Banque d’Épreuves Littéraire (BEL) ou au sein des Conservatoires (régionaux ou nationaux) dans les disciplines qui ont été suivies au cours des deux années de formation.

Enfin, depuis septembre 2012, l’option musique de Toulouse est la seule à offrir un partenariat avec un Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR de Toulouse) permettant aux étudiants de pouvoir suivre des enseignements dans différents domaines (instrument, formation musicale et disciplines d’érudition) en complément de leur formation initiale au lycée avec des aménagements d’horaires. De même, en fin de cursus, des équivalences en écriture, analyse et culture musicales peuvent être attribuées en fonction des résultats.

Histoire et Géographie Ressources numériques

Livret interactif sur l’histoire du lycée Saint-Sernin
Marie Perny

https://view.genial.ly/612a395f9606e30dbd284969/presentation-lycee-saint-sernin-historique

 
L’Histoire 
 La Fabrique de l’Histoire  http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-l-histoire


La valorisation d’une archive du Lycée par des étudiants de Lettres supérieures du Lycée Saint-Sernin de Toulouse (LSHA – avril-juin 2020)
Le Lycée de jeunes filles de Toulouse pendant la Première Guerre mondiale : un hôpital militaire au cœur d’un lycée de 1914 à 1918.

Coord. : Marie Perny

https://view.genial.ly/603a27e319e1625625aae2b3/presentation-le-lycee-st-sernin-pendant-la-1ere-guerre-mondiale-analyse-darchives

Équipe administrative et équipes pédagogiques

Contact : Emmanuel.Lacoue-Labarthe@ac-toulouse.fr

Equipe administrative

Direction
Proviseur : Pascal Touzanne
Proviseure-adjointe : Chantal Beriou
Proviseure-adjointe : Sandrine Rouquet

CPE CPGE : Sandrine Mongrelet & Emilie Sylvie
vie-scolaire1.0310041b@ac-toulouse.fr

Equipes pédagogiques

Langues vivantes

Allemand
Pauline Landois
Pauline Pujo

Anglais
Anne-Sophie André
Audrey Lambert
Julie Miguel
Sébastien Petit
Marielle Soler

Espagnol
Belinda Corbacho
Lucie Dudreuil
Ludovic d’Agostin
Rosy Laffitte

Lettres et arts

Lettres classiques et Lettres Modernes
Séverine Bourdieu
Carole Martinez
Muriel Fazeuille
Virginie Masclet
Maryse Palévody
Marie Platon
Muriel Rossetti

Cinéma-Audiovisuel
Marie-Hélène Méaux

Etudes théâtrales
Sever Martinot-Lagarde

Histoire et théorie des arts
Nathalie Cournarie

Musique
Myriam Garcia

Langues et culture de l’Antiquité
Muriel Fazeuille
Virginie Masclet
Maryse Palévody
Marie Platon

Sciences Humaines

Géographie
Vincent Doumerc
Martine Séguy
Philippe Sierra

Histoire
Christophe Delpoux
Olivier Loubes
Marie Perny
Catherine Réty
Philippe Ruiz

Philosophie
Matthieu Bennet
Eric Bories
Laurent Cournarie
Nathalie Cournarie
Emmanuel Lacoue-Labarthe
Pierre Landou

Sciences sociales

Marie Lou Pachoud

Approche des sciences humaines
Matthieu Bennet
Emmanuel Lacoue-Labarthe
Muriel Rossetti

Mathématiques

Olivia Bellier-Millès

Cinéma et audiovisuel Bibliographie


Professeure :

Marie-Hélène Méaux



2ème année

La bibliographie est directement adressée aux étudiantes et aux étudiants de l’option.


1ère année

Petite bibliographie et filmographie indicative


Les livres de référence en cinéma sont souvent assez onéreux, il est donc préférable de disposer de quelques outils de base et de consulter ensuite en bibliothèque les ouvrages importants.
Il est nécessaire également de vous construire une culture cinématographique de base, voici quelques titres de films classiques que vous pouvez commencer à voir pendant ces vacances.
Une bibliographie plus complète et commentée sera distribuée à la rentrée.

Pour ceux qui ont choisi l’option Etudes Cinématographiques, il est vivement recommandé de rédiger pendant l’été un « journal du spectateur » dans lequel vous consignerez le plus clairement possible ce que vous retenez du visionnage de quelques films (cinq minimum) de la liste indiquée ci-dessous.

Bibliographie indicative

Dictionnaires :

AUMONT (Jacques), MARIE (Michel), Dictionnaire théorique et critique du cinéma, Paris, Armand Colin, 2005.
DE BAECQUE (Antoine, sous la dir.) Dictionnaire de la pensée du cinéma, Paris, PUF, Collection Quadrige, 2012.

Histoire du cinéma :

DELMAS Laurent et Jean-Claude LAMY, Cinéma, La grande histoire du 7ème art. Larousse.
Ou
JULLIER Laurent, BARNIER Martin, Une brève histoire du cinéma1895-2015, Pluriel.

Analyse de films :

JULLIER (Laurent), MARIE (Michel) : Lire les images de cinéma, Paris, Larousse, 2007.
AUMONT (Jacques), MARIE (Michel) : L’Analyse des films, Paris, Nathan, 1999.

Ouvrages de réflexion généraux :

BAZIN André, Qu’est-ce que le cinéma ?
BONITZER Pascal, Le Champ aveugle
BRESSON Robert, Notes sur le cinématographe
TARKOVSKI, Le temps scellé

Vous pouvez aussi lire dans la collection Cahiers du Cinéma/ Les petits cahiers/Scéren-CNDP les études nombreuses et accessibles sur des questions variées : le plan, le son, le montage, le documentaire, les dialogues …

Filmographie sommaire et indicative :

(Les titres sont choisis parce qu’ils représentent un genre, une période, un réalisateur ou un pays…). Il vous est bien sûr possible de voir d’autres films des mêmes réalisateurs selon vos désirs, et bien d’autres « classiques » !

Chantal Akerman, Jeanne Dielman, 23, Quai du commerce, 1080 Bruxelles
Pedro Almodovar : Tout sur ma mère, Talon Aiguille
Michelangelo Antonioni : Blow up, L’Avventura
Ingmar Bergman : Le Septième sceau, Persona
Luis Bunuel : Un chien andalouViridiana, Los Olvidados
Robert Bresson : Pickpocket, L’Argent
Marcel Carné, Le jour se lève, Les enfants du Paradis
Charlie Chaplin : La Ruée vers l’or, Le Cirque, Le Dictateur, Les Temps modernes
John Cassavetes : Shadows, Une femme sous influence
Francis Ford Coppola : Apocalypse now, Le Parrain
Dardenne (Luc et Jean-Pierre) : Le silence de Lorna, L’enfant, Rosetta
Jacques Demy : Les parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort
Stanley Donnen : Chantons sous la pluie
Sergeï Eisenstein, Le Cuirassé Potemkine, Octobre, Alexandre Nevski
Federico Fellini : La Dolce Vita, Huit et Demi
John Ford : La Prisonnière du désert
Jean-Luc Godard : A bout de souffle, Pierrot le fou, Le Mépris
Howard Hawks : Le grand sommeil
Werner Hertzog : Aguirre ou la colère de Dieu
Alfred Hitchcock : Fenêtre sur courPsychose, Vertigo, La Mort aux trousses
Won Kar Waï : In the mood for love, 2046
Aki Kaurismäki : L’homme sans passé, Le Havre
Abbas Kiarostami : Le goût de la cerise, Close up
Buster Keaton : Le Cameraman, Le Mécano de la Générale, Sherlock Junior
Stanley Kubrick : Barry Lindon, 2001 Odyssée de l’espace, Shining, Docteur Folamour.
Akira Kurosawa: Rashomon, Les 7 samouraïs
Fritz Lang: Metropolis, M. le Maudit
Charles Laughton : la Nuit du chasseur
Sergio Leone: Il était une fois en AmériqueIl était une fois dans l’Ouest
Ken Loach : Land and Freedom, Kes, Sorry we missed you
Ernst Lubitsch : To be or not to be
David Lynch: Mulholland drive, Lost Highway
Joseph Mankiewicz: All about Eve
Chris Marker : La Jetée
Kenji Mizoguchi, Les Contes de la lune vague après la pluie, L’Intendant Sansho, O’Haru femme galante
Nanni Moretti : La Chambre du fils, Journal intime, Aprile
Ozu : Le voyage à Tokyo, Le goût du saké
Jean Renoir: La Grande illusion, La Règle du jeu
Alain Resnais : Hiroshima mon amour, L’Année dernière à Marienbad.
Eric Rohmer : Pauline à la plage, Ma nuit chez Maud
Roberto Rossellini : Rome, ville ouverte, Voyage en Italie, Stromboli
Vittorio de Sica : Le voleur de bicyclette.
Abderrahmane Sissako : Bamako, Timbuktu
Joseph Sternberg : L’Ange Bleu, La Femme et le pantin
Quentin Tarantino : Pulp fiction, Reservoir dogs
Andrei Tarkovski, Stalker, Andrei Roublev
Jacques Tati : Mon Oncle, Les vacances de M. Hulot, Play time
Jacques Tourneur : La Féline
François Truffaut : Les 400 coups, Vivement Dimanche, L’Homme qui aimait les femmes
Agnès Varda, Cléo de 5 à 7
Dziga Vertov : L’Homme à la caméra
Jean Vigo : A Propos de Nice, L’Atalante, Zéro de conduite
Thomas Vinterberg : Festen 
Orson Welles : Citizen Kane, La Splendeur des Amberson
Wim Wenders : Les Ailes du désir, Paris Texas
Robert Wiene : Le Cabinet du docteur Caligari
Billy Wilder : Assurance sur la mort, Certains l’aiment chaud

Anglais : Ressources numériques




Marielle Soler

Dans le but de consolider le lien classes préparatoires aux grandes écoles et  universités, le lycée Saint Sernin offre aux étudiants de CPGE la possibilité d’assister à des colloques universitaires incluant notamment des rencontres avec des écrivains anglophones. Les rencontres ci-dessous ont eu lieu  dans le cadre du séminaire « Poéthiques » organisé par  Nathalie Cochoy, professeur de littérature américaine (CAS) et Jean-Yves Laurichesse, professeur de littérature française (PLH-ELH) à l’Université Toulouse Jean Jaurès.


– 2015 : One-day symposium “Small Town America” Université Toulouse – Jean Jaurès, 6 novembre 2015
Claire Cazajous-Augé and Jérémy Potier
– 2015 : Programme Journée d’études poétiques


Essay : The Ambition of the Short Story

By Steven Millhauser

Oct. 3, 2008

The short story — how modest in bearing! How unassuming in manner! It sits there quietly, eyes lowered, almost as if trying not to be noticed. And if it should somehow attract your attention, it says quickly, in a brave little self-deprecating voice alive to all the possibilities of disappointment: “I’m not a novel, you know. Not even a short one. If that’s what you’re looking for, you don’t want me.” Rarely has one form so dominated another. And we understand, we nod our heads knowingly: here in America, size is power. The novel is the Wal-Mart, the Incredible Hulk, the jumbo jet of literature. The novel is insatiable — it wants to devour the world. What’s left for the poor short story to do? It can cultivate its garden, practice meditation, water the geraniums in the window box. It can take a course in creative nonfiction. It can do whatever it likes, so long as it doesn’t forget its place — so long as it keeps quiet and stays out of the way. “Hoo ha!” cries the novel. “Here ah come!” The short story is always ducking for cover. The novel buys up the land, cuts down the trees, puts up the condos. The short story scampers across a lawn, squeezes under a fence.
Of course there are virtues associated with smallness. Even the novel will grant as much. Large things tend to be unwieldy, clumsy, crude; smallness is the realm of elegance and grace. It’s also the realm of perfection. The novel is exhaustive by nature; but the world is inexhaustible; therefore the novel, that Faustian striver, can never attain its desire. The short story by contrast is inherently selective. By excluding almost everything, it can give perfect shape to what remains. And the short story can even lay claim to a kind of completeness that eludes the novel — after the initial act of radical exclusion, it can include all of the little that’s left. The novel, when it remembers the short story at all, is pleased to be generous. “I admire you,” it says, placing its big rough hand over its heart. “No kidding. You’re so — you’re so —” So pretty! So svelte! So high class! And smart, too. The novel can hardly contain itself. After all, what difference does it make? It’s nothing but talk. What the novel cares about is vastness, is power. Deep in its heart, it disdains the short story, which makes do with so little. It has no use for the short story’s austerity, its suppression of appetite, its refusals and renunciations. The novel wants things. It wants territory. It wants the whole world. Perfection is the consolation of those who have nothing else.
So much for the short story. Modest in its pretensions, shyly proud of its petite virtues, a trifle anxious in relation to its brash rival, it contents itself with sitting back and letting the novel take on the big world. And yet, and yet. That modest pose — am I mistaken, or is it a little overdone? Those glancing-away looks — do they contain a touch of slyness? Can it be that the little short story dares to have ambitions of its own? If so, it will never admit them openly, because of a sharp instinct for self-protection, a long habit of secrecy bred by oppression. In a world ruled by swaggering novels, smallness has learned to make its way cautiously. We will have to intuit its secret. I imagine the short story harboring a wish. I imagine the short story saying to the novel: You can have everything — everything — all I ask is a single grain of sand. The novel, with a careless shrug, a shrug both cheerful and contemptuous, grants the wish.
But that grain of sand is the story’s way out. That grain of sand is the story’s salvation. I take my cue from William Blake : “To see a world in a grain of sand.” Think of it: the world in a grain of sand; which is to say, every part of the world, however small, contains the world entirely. Or to put it another way: if you concentrate your attention on some apparently insignificant portion of the world, you will find, deep within it, nothing less than the world itself. In that single grain of sand lies the beach that contains the grain of sand. In that single grain of sand lies the ocean that dashes against the beach, the ship that sails the ocean, the sun that shines down on the ship, the interstellar winds, a teaspoon in Kansas, the structure of the universe. And there you have the ambition of the short story, the terrible ambition that lies behind its fraudulent modesty: to body forth the whole world. The short story believes in transformation. It believes in hidden powers. The novel prefers things in plain view. It has no patience with individual grains of sand, which glitter but are difficult to see. The novel wants to sweep everything into its mighty embrace — shores, mountains, continents. But it can never succeed, because the world is vaster than a novel, the world rushes away at every point. The novel leaps restlessly from place to place, always hungry, always dissatisfied, always fearful of coming to an end — because when it stops, exhausted but never at peace, the world will have escaped it. The short story concentrates on its grain of sand, in the fierce belief that there — right there, in the palm of its hand — lies the universe. It seeks to know that grain of sand the way a lover seeks to know the face of the beloved. It looks for the moment when the grain of sand reveals its true nature. In that moment of mystic expansion, when the macrocosmic flower bursts from the microcosmic seed, the short story feels its power. It becomes bigger than itself. It becomes bigger than the novel. It becomes as big as the universe. Therein lies the immodesty of the short story, its secret aggression. Its method is revelation. Its littleness is the agency of its power. The ponderous mass of the novel strikes it as the laughable image of weakness. The short story apologizes for nothing. It exults in its shortness. It wants to be shorter still. It wants to be a single word. If it could find that word, if it could utter that syllable, the entire universe would blaze up out of it with a roar. That is the outrageous ambition of the short story, that is its deepest faith, that is the greatness of its smallness.

Dossier d’inscription et de ré-inscription – Téléchargement

Inscriptions 2025-2026

Inscriptions en 1ère année LSH/AL & LSS/BL: en présentiel au lycée, le jeudi 3 juillet 2025

Inscriptions en 2ème année LSH/AL & LSS/BL: en présentiel au lycée, le lundi 23 juin 2025

Lettres et Sciences humaines

1ère annéeAL/LSH : https://saint-sernin.mon-ent-occitanie.fr/le-lycee/inscriptions/inscriptions-1ere-annee-lsh-2019-2020-44819.htm?URL_BLOG_FILTRE=%238925

2ème année AL/LSH: https://saint-sernin.mon-ent-occitanie.fr/le-lycee/inscriptions/reinscriptions-2eme-annee-de-cpge-lsh-44812.htm?URL_BLOG_FILTRE=%3FDATE%3DTOUS%26ORDRE%3DORDRE_DATE_MODIFICATION%26FROM%3D5%238918

Lettres et Sciences sociales

1ère année BL/LSS : https://saint-sernin.mon-ent-occitanie.fr/le-lycee/inscriptions/inscriptions-b-l-1ere-annee-44808.htm?URL_BLOG_FILTRE=%238914

2ème année BL/LSS : https://saint-sernin.mon-ent-occitanie.fr/le-lycee/inscriptions/reinscriptions-2eme-annee-de-cpge-bl-49057.htm

Devenir Maupassant à l’ombre du naturalisme

Devenir Maupassant à l’ombre du naturalisme
(2020)

Paul Fraysse
Yassine Trabelsi

Article intégral prepaSernin Fraysse Trabelsi Devenir Maupassant

I.              Zola ou le radicalisme littéraire

De la littérature ? – Oui, pourvu qu’elle soit sociologique

Le naturalisme a souvent été considéré comme une radicalisation des principes esthétiques et des ambitions éthiques du réalisme, mais sans partager pour autant le même scepticisme. Il y a dans le réalisme, et particulièrement dans le réalisme flaubertien, une défiance envers le monde, un soupçon pesé sur le réel et sur le langage qu’on ne retrouve pas du tout chez Zola dont l’ambition scientifique le pousse vers un déterminisme presque dogmatique. L’ambition de représentation y est donc plus approfondie et porte vers ce qu’il y a de plus âpre dans le réel et vers d’avantage de science et d’objectivité. En effet, le romancier naturaliste est comparable au médecin ; il tente d’observer la réalité sans préjugé. Aussi tous les sujets deviennent-ils dignes d’attention, y compris les plus ignobles. C’est pourquoi Zola compare le naturaliste au « biologiste », en s’inspirant, pour l’écriture de son œuvre de la démarche et de la rigueur scientifique de Claude Bernard. C’est cette idée qu’il faut lire d’emblée dans le titre même que choisit Zola pour désigner son mouvement en 1865 puisqu’un naturaliste, dans le sens premier du terme, est un savant spécialisé en histoire naturelle, sciences naturelles et biologiques. Jules-Antoine Castagnary dira d’ailleurs dans son Salon de 1863 :

« L’école naturaliste affirme que l’art est l’expression de la vie sous tous ses modes et à tous ses degrés, et que son but unique est de reproduire la nature en l’amenant à son maximum de puissance et d’intensité : c’est la vérité s’équilibrant avec la science ».

Lire la suite Article intégral prepaSernin Fraysse Trabelsi Devenir Maupassant

En torno a Manuel de Falla

Los estudiantes de CPGE 2  Espagnol spécialité propusieron un taller de traducción a los estudiantes LSH LVA alrededor  de Maurice Ravel y Manuel de Falla cuyas obras se interpretaron en un concierto al que asistieron en La Halle aux Grains el 10.01. Los talleres se organizaron los lunes 13 y 20 de enero.

Article intégral EN TORNO A MANUEL DE FALLA


THEME SPECIALITE        A GRENADE AVEC MANUEL DE FALLA

 

L’après midi du dimanche il y a tertulia chez Don Manuel. La plupart de nos amis communs, entre autres Don Fernando de los Ríos[1], depuis un grand personnage du nouveau régime, y accouraient. Comme on peut bien le penser, ce n’était pas la politique qui nous occupait, c’étaient des souvenirs, littéraires ou personnels, des voyages, des projets d’embellissements pour Grenade, telle trouvaille chez des fripiers, jusqu’à ce que, à la requête générale, Don Manuel se mît au piano. Tous les virtuoses qui, de par le monde, jouent sa musique en brillant auraient bien dû être parmi nous.

Peut-être y aurait-il eu quelqu’un à être éclairé par « ces étincelles jaillies du silex », ainsi que dit Paul Valéry de cette musique. Feu subtil, feu pur : l’image convient à l’auteur du Cimetière Marin. Hélas ! Rien qu’à voir le musicien de Grenade, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu’elle renchérit un peu sur la vérité. La musique de Falla, cette musique qui nous fascine contre la flamme et nous exalte comme elle, qui chante pour nous, non plus comme la mer pour le poète, mais bien l’évanouissement de « l’âme consumée », cette musique n’est pas un feu sans aliment : elle vit de son auteur, elle l’use et le dévore. La figure de Falla, si mince, si émaciée, nous apparaît de plus en plus réduite en strict support d’une âme. Nous voudrions croire que c’est la maladie qui le mine ainsi. La maladie, il y a toujours recours contre elle. Mais au mal secret qui a nom sublimité, quel remède ? Falla nous en voudra de déceler ce mal ou du moins de lui donner un nom. Ou plutôt, non, il ne nous en voudra pas : il s’en voudra.

Il y a des moments où nous nous demandons si l’artiste assez pur, assez oublieux de soi pour regretter que l’œuvre d’art ne soit point anonyme et pour le souhaiter, ne se reproche pas d’être l’occasion de tant de joie et de tant d’enthousiasme. Et nous ne jurerions pas que, dans le fond de son cœur, de son cœur de croyant, il n’en demande pas pardon à Dieu.

Si quelqu’un, après cela, l’imaginait replié, vivant dans sa retraite à l’écart et à l’abri du monde, il se tromperait fort. Jamais l’expression « d’écho sonore »  appliquée à un artiste, n’a été plus vraie, plus littéralement vraie. Ah si seulement cette communication de Manuel de Falla avec le dehors n’était qu’esthétique ! S’il savait, s’il pouvait rester impassible ! Mais il ne peut pas. Devant une qualité d’âme si haute, devant une conscience qui donne le pas sur l’humain à tout autre intérêt, fût-ce la création artistique, on demeure confondu à la fois de vénération et de regret.

Mathilde Pomès, La Revue Musicale n°145, 1934.

[1] Originaire de la province de Grenade, grand ami de Falla et García Lorca. Homme politique, député socialiste et successivement Ministre de la Justice,  de l’Education et  de l’Intérieur dans les premiers gouvernements de la II République Espagnole entre 1931 et 1933.


 

THEME SPECIALITE        A GRENADE AVEC MANUEL DE FALLA

L’après midi du dimanche il y a tertulia chez Don Manuel. La plupart de nos amis communs, entre autres Don Fernando de los Ríos[1], depuis un grand personnage du nouveau régime, y accouraient. Comme on peut bien le penser, ce n’était pas la politique qui nous occupait, c’étaient des souvenirs, littéraires ou personnels, des voyages, des projets d’embellissements pour Grenade, telle trouvaille chez des fripiers, jusqu’à ce que, à la requête générale, Don Manuel se mît au piano. Tous les virtuoses qui, de par le monde, jouent sa musique en brillant auraient bien dû être parmi nous.

Peut-être y aurait-il eu quelqu’un à être éclairé par « ces étincelles jaillies du silex », ainsi que dit Paul Valéry de cette musique. Feu subtil, feu pur : l’image convient à l’auteur du Cimetière Marin. Hélas ! Rien qu’à voir le musicien de Grenade, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu’elle renchérit un peu sur la vérité. La musique de Falla, cette musique qui nous fascine contre la flamme et nous exalte comme elle, qui chante pour nous, non plus comme la mer pour le poète, mais bien l’évanouissement de « l’âme consumée », cette musique n’est pas un feu sans aliment : elle vit de son auteur, elle l’use et le dévore. La figure de Falla, si mince, si émaciée, nous apparaît de plus en plus réduite en strict support d’une âme. Nous voudrions croire que c’est la maladie qui le mine ainsi. La maladie, il y a toujours recours contre elle. Mais au mal secret qui a nom sublimité, quel remède ? Falla nous en voudra de déceler ce mal ou du moins de lui donner un nom. Ou plutôt, non, il ne nous en voudra pas : il s’en voudra.

Il y a des moments où nous nous demandons si l’artiste assez pur, assez oublieux de soi pour regretter que l’œuvre d’art ne soit point anonyme et pour le souhaiter, ne se reproche pas d’être l’occasion de tant de joie et de tant d’enthousiasme. Et nous ne jurerions pas que, dans le fond de son cœur, de son cœur de croyant, il n’en demande pas pardon à Dieu.

Si quelqu’un, après cela, l’imaginait replié, vivant dans sa retraite à l’écart et à l’abri du monde, il se tromperait fort. Jamais l’expression « d’écho sonore »  appliquée à un artiste, n’a été plus vraie, plus littéralement vraie. Ah si seulement cette communication de Manuel de Falla avec le dehors n’était qu’esthétique ! S’il savait, s’il pouvait rester impassible ! Mais il ne peut pas. Devant une qualité d’âme si haute, devant une conscience qui donne le pas sur l’humain à tout autre intérêt, fût-ce la création artistique, on demeure confondu à la fois de vénération et de regret.

                                                                  Mathilde Pomès, La Revue Musicale n°145, 1934.

[1] Originaire de la province de Grenade, grand ami de Falla et García Lorca. Homme politique, député socialiste et successivement Ministre de la Justice,  de l’Education et  de l’Intérieur dans les premiers gouvernements de la II République Espagnole entre 1931 et 1933.

Article intégral EN TORNO A MANUEL DE FALLA

La Guerra Civil : de la muerte de Antonio Machado al compromiso de dos intelectuales franceses relevantes, François Mauriac y Georges Bernanos

La Guerra Civil : de la muerte de Antonio Machado al compromiso de dos intelectuales franceses relevantes, François Mauriac y Georges Bernanos.

Ludovic Dagostin

Article intégral PDF La Guerra Civil – de la muerte de Antonio Machado al compromiso de dos intelectuales franceses relevantes, François Mauriac y Georges Bernanos


Los 80 de Machado

Esta movida de multitudes de la política en precampaña coindice con el 80º aniversario de la muerte de Antonio Machado en Colliure (Francia). Allá quedó enterrado. El poeta cruzó por los Pirineos con un abrigazo grande y la madre en los brazos. En el gabán, antes de darle tierra, le hallaron un papel con un verso anotado a lápiz: «Estos días azules, y este sol de la infancia». Esa es la última huella, el dígito final de su poesía. A Machado (Antonio) lo empujaron a la nómina del exilio, la derrota y la tristeza, todo junto. Pero no lo han callado.Sucede con algunos poetas que sobreviven al fragor de la bandera y la pancarta. Son los que lanzan las palabras más lejos que la vida. Los honestos. Los mágicos. Los de grande fervor social porque en sus palabras cabemos todos. Porque en la plaza íntima de las palabras encontramos la forma de decir lo que afuera no se dice de igual modo. O no se dice. Faltan poetas de verdad. Sobran mujeres y hombres de mentira. Políticas y políticos. Una parte de la calle está muy sensibilizada para la poesía. Es la más social de los esquejes de la literatura. No por la soflama, sino por la verdad que lleva a cuestas cuando la lleva.Buscando citar a un poeta (fray Luis de León), quien escribió el libro que se ha perpetrado Pedro Sánchez, citó alegremente a otro (san Juan de la Cruz). Sucede cuando no se ha leído a ninguno. Este es el nivel. La política fatiga porque todo lo que cuenta es muy probable que no sea cierto o que nunca suceda. Que leyendo en voz alta un verso, se asesine por debajo de la mesa la poesía. Así se hace el oficio, dejando cada vez unas heladas más largas en el corazón.No sé si estoy muy solo también en esto: la pereza ante lo que asoma como hilo musical en los próximos meses resulta desalentadora. Mítines, promesas, telediarios, debates a cuatro, a tres, a dos… Qué más da. Ni la extrema derecha, que es el abrigo de la vieja derecha de siempre dado la vuelta, anima esto. Algunos colegas van dando aviso de lo que van a votar. Les envidio. En este exacto momento del jueves, a las 19.53, descreo sin pliegues de su mercancía congelada. Y fantaseo con la idea de que si salgo de casa el domingo grande de urnas es por probar el placer de llegar al sitio y volverme. Yo creo que sí. Más por tedio que otra cosa. Más por fatiga de lo mismo que por un vicio de derrota. Como dice el inmejorable Manuel Villanueva: «Estamos remontando, pero por el lado que no es». Machado sigue teniendo razón. Nos guarde Dios.

                          Antonio Lucas, El Mundo sección Opinión, 22 de febrero de 2019.

Machado, el refugiado

Se cumplen 80 años de la muerte de Antonio Machado en el pueblo francés de Colliure, adonde llegó huyendo del avance del ejército franquista

Hoy se cumplen 80 años de la muerte de Antonio Machado en el pueblo francés de Colliure, adonde llegó huyendo del avance del ejército franquista al final de la Guerra Civil y tras pasar la frontera en condiciones penosas en pleno invierno. En condiciones parecidas o incluso peores cruzaron los Pirineos 470.000 personas en apenas mes y medio en una huida a la que hoy se conoce en Francia por su nombre español: La Retirada. Aquel éxodo apresurado desbordó una región que en 1939 tenía 250.000 habitantes y cuyas autoridades improvisaron campos de concentración que a veces no eran más que una playa rodeada de alambre de espino y custodiada por guardias.

El primero en abrirse fue el de Argelès-sur-Mer, que llegó a alojar a 100.000 personas. A él acudirá este domingo el presidente del Gobierno, Pedro Sánchez, durante una jornada que incluye visitas a las tumbas de Machado en Colliure y de Manuel Azaña en Montauban. El homenaje de Sánchez, el primero de este tipo que realiza un presidente en ejercicio, se suma a las continuas peregrinaciones anónimas a la modesta sepultura del poeta —convertido desde hace décadas en símbolo del exilio republicano— y a los actos promovidos por los descendientes de los exiliados. Exposiciones, conferencias y marchas simbólicas por los llamados “lugares de la memoria” recordarán durante todo el año un acontecimiento traumático en la historia europea: la crisis humanitaria que culminó la guerra desatada por el golpe de Estado de Franco.

En Francia, la tensión entre resistencia y colaboracionismo, gloria y vergüenza, hizo que la memoria histórica del siglo XX también pasara por su particular travesía del desierto. Sin embargo, al contrario que en España, hoy permanece al margen del debate político. Ochenta años después de una acogida entre temerosa y cruel por parte de las autoridades —compensada en ocasiones por la solidaridad de muchos particulares—, el país vecino ha hecho suyo de manera ejemplar el recuerdo de la penosa llegada de miles de refugiados que, en muchos casos, terminaron por instalarse en su territorio y convertirse en ciudadanos franceses. Se calcula que 70.000 de los que cambiaron de país en enero y febrero de 1939 eran menores de edad. Sería injusto que España —la gobierne quien la gobierne— se desentendiera por segunda vez de ellos y de sus hijos y nietos. También lo sería que aquella estampida de seres humanos que huían de la represión quedase petrificada como un mero hecho del pasado. El poeta Tomás Segovia, que fue niño del exilio, escribió que la memoria de la diáspora de 1939 solo serviría de algo si se tenía presente que el desamparo de los españoles que llegaron a Francia huyendo de la persecución para verse desposeídos de sus derechos es el mismo que sufren los refugiados que continúan a diario llegando a Europa.

                                           Alejandro Ruesga, El País, 22 de febrero de 2019.

Article intégral PDF La Guerra Civil – de la muerte de Antonio Machado al compromiso de dos intelectuales franceses relevantes, François Mauriac y Georges Bernanos

 

 

Los 80 años de la Retirada

Los 80 años de la Retirada

El 80 aniversario de la llamada Retirada, a consecuencia del final de la Guerra Civil  ha sido  el motivo de un viaje de estudios organizado los 18 y 19 de octubre de 2019 :un grupo de alumnos de 1ère section européenne y estudiantes de CPGE 1 ( LVA) et 2 (LVA + Espagnol spécialité) visitaron el museo del exilio de La Jonquera, la maternidad de Elna y el memorial – campo militar de Rivesaltes en complemento del trabajo realizado en clase en literatura e historia.

Lucie Dudreuil, Ludovic D’Agostin y José Núñez.

Article intégral LOS 80 AÑOS DE LA RETIRADA


WINNIPEG LAURA MARTEL

Fuente : Laura Martel y Antonia Santolaya, Winnipeg : el barco de Neruda, 2014.

La «Retirada» se refiere al exilio de republicanos españoles durante e inmediatamente después de la guerra civil española (1936-1939). Ángel Viñas, catedrático emérito de la Universidad Complutense de Madrid, especializado en la Guerra Civil y el franquismo caracteriza la Retirada como « uno de los capítulos más dramáticos de la Guerra Civil ».

En Francia fueron recluídos en campos de concentración (campos de Gurs, Le Vernet d’Ariège, Argelès, Saint-Cyprien y Barcarès, Septfonds, Rivesaltes entre otros).
Huyeron en terribles condiciones unos 475.000 refugiados a través de los Pirineos por la Junquera, Portbou, Le Perthus, Cerbère y Bourg-Madame.
El exilio republicano a otros países del mundo se produjo en particular en el continente americano : Méxicofue el segundo país de acogida de los exiliados republicanos españoles ; acogió entre 16.000 y 18.000 refugiados, Argentina a unos 10 000 mientras  a Chile llegaron 2200 refugiados así como a  Puerto Rico y  a Estados Unidos. Allí hubo mucho menos refugiados pero el impacto en cuanto al desarrollo del hispanismo fue decisivo.
El resto de la Europa Occidental, el norte de África y la URSS también albergaron a refugiados republicanos en 1939.

CAMP D'ARGELES SUR MER LA RETIRADA ROGER-VIOLLET

El tema del exilio en la narrativa española

Pasó el tiempo. Empecé a olvidar la historia. Un día de principios de febrero de 1999, el año del sesenta aniversario del final de la guerra civil, alguien del periódico sugirió la idea de escribir un artículo conmemorativo del final tristísimo del poeta Antonio Machado, que en enero de 1939, en compañía de su madre, de su hermano José y de otros cientos de miles de españoles despavoridos, empujado por el avance de las tropas franquistas huyó desde Barcelona hasta Collioure, al otro lado de la frontera francesa, donde murió poco después. El episodio era muy conocido, y pensé con razón que no habría periódico catalán (o no catalán) que por esas fechas no acabara evocándolo, así que ya me disponía a escribir el consabido artículo rutinario cuando me acordé de Sánchez Mazas y de que su frustrado fusilamiento había ocurrido más o menos al mismo tiempo que la muerte de Machado, sólo que del lado español de la frontera. Imaginé entonces que la simetría y el contraste entre esos dos hechos terribles —casi un quiasmo de la historia— quizá no era casual y que, si conseguía contarlos sin pérdida en un mismo artículo, su extraño paralelismo acaso podía dotarlos de un significado inédito. Esta superstición se afianzó cuando, al empezar a documentarme un poco, di por casualidad con la historia del viaje de Manuel Machado hasta Collioure, poco después de la muerte de su hermano Antonio. Entonces me puse a escribir. El resultado fue un artículo titulado «Un secreto esencial». Como a su modo también es esencial para esta historia, lo copio a continuación:

«Se cumplen sesenta años de la muerte de Antonio Machado, en las postrimerías de la guerra civil. De todas las historias de aquella historia, sin duda la de Machado es una de las más tristes, porque termina mal. Se ha contado muchas veces. Procedente de Valencia, Machado llegó a Barcelona en abril de 1938, en compañía de su madre y de su hermano José, y se alojó primero en el Hotel Majestic y luego en la Torre de Castañer, un viejo palacete situado en el paseo de Sant Gervasi. Allí siguió haciendo lo mismo que había hecho desde el principio de la guerra: defender con sus escritos al gobierno legítimo de la República. Estaba viejo, fatigado y enfermo, y ya no creía en la derrota de Franco; escribió: « Esto es el final; cualquier día caerá Barcelona. Para los estrategas, para los políticos, para los historiadores, todo está claro: hemos perdido la guerra. Pero humanamente, no estoy tan seguro… Quizá la hemos ganado ». Quién sabe si acertó en esto último; sin duda lo hizo en lo primero. La noche del 22 de enero de 1939, cuatro días antes de que las tropas de Franco tomaran Barcelona, Machado y su familia partían en un convoy hacia la frontera francesa. En ese éxodo alucinado los acompañaban otros escritores, entre ellos Corpus Barga y Carles Riba. Hicieron paradas en Cerviá de Ter y en Mas Faixat, cerca de Figueres. Por fin, la noche del 27, después de caminar seiscientos metros bajo la lluvia, cruzaron la frontera. Se habían visto obligados a abandonar sus maletas; no tenían dinero. Gracias a la ayuda de Corpus Barga, consiguieron llegar a Collioure e instalarse en el hotel Bougnol Quintana. Menos de un mes más tarde moría el poeta; su madre le sobrevivió tres días. En el bolsillo del gabán de Antonio, su hermano José halló unas notas; una de ellas era un verso, quizás el primer verso de su último poema: « Estos días azules y este sol de la infancia ».

                                                                       Javier Cercas, Soldados de Salamina, 2001.

Era cierto que la lucha acababa de terminar. Era cierto que mis hombres estaban cansados, que necesitaban descansar, pero no creo que aquellos diez minutos resultaran tan largos para ninguno como para mí. La decisión que acababa de tomar me había devuelto al día más amargo de mi vida, y mientras escuchaba a lo lejos los gritos de Comprendes, volví a vivirlo, a verlo todo, montones de maletas abandonadas flanqueando la carretera y aquellas mujeres moribundas de cansancio, cargadas de bultos y de niños, algún hijo más grande de la mano, que avanzaban despacio por la calzada entre soldados sucios, encogidos. Ellos también entraban en Francia solos, en parejas o enpequeños grupos, a veces junto a algún animal suelto, atado a un cordel que nadie sostenía por el otro extremo. Yo estaba allí, viéndolo todo, escuchando el sonido de la derrota, ecos de voces que repetían un nombre a gritos, quejas, juramentos, los gimoteos de una niña que se había perdido. También el silencio de una mujer exangüe, que llevaba toda la desesperación del mundo prendida en los ojos y el pañuelo de las campesinas sobre la cabeza. Aquella mujerque se sentó en una cuneta y se sacó un pecho flaco, vacío, para intentar aplacar al bebé que llevaba entre los brazos, no para que un fotógrafo norteamericano la encuadrara con su cámara.

Al final, aquella foto dio la vuelta al mundo desde la portada del París Match, porque cuando estaba a punto de ir a partirle la cara a aquel cabrón, mi teniente coronel me llamó a gritos, ¡González! Aquel día de febrero de 1939, yo aún no era el Gaitero, y él, José del Barrio, todavía el jefe del XVIII Cuerpo del Ejército Popular de la RepúblicaEspañola, mi jefe. Cuando llegué a su lado, vi que él también estaba mirando a aquella mujer, la miraba de un modo que me obligó a preguntarme de dónde iba. a sacar la leche que iba a pedirme de un momento a otro, pero lo que dijo fue distinto. Mis hombres no van a pasar la frontera como vagabundos, como maleantes, mis hombres no, eso fue lo que me dijo. Avisa al mando de que cedo mi turno. Pasaremos mañana.

Somos unos cabrones. Antes de obedecer aquella orden, me fui a por el fotógrafo, le aparté de la mujer, y cuando ya estaba a punto de meterle una hostia, empezó a apaciguarme en español, con los brazos extendidos haciadelante, las manos abiertas, está bien, está bien. Luego se marchó corriendo, y fui tan tonto que ni siquiera le quité el carrete. Después de eso, creí que ya nada podría impresionarme, pero en el puesto de mando había un general mayor, con la guerrera alicatada de medallas, que lloraba como un niño de sesenta años y sólo sabía repetir esa frase, somos unos cabrones, unos cabrones, somos unos cabrones. Y ni siquiera eso me conmovió tanto como el discurso quepronunció el teniente coronel a mi regreso, ante una masa de hombres desaliñados, rendidos por fuera y por dentro, formados a regañadientes.

Yo los vi, vi su cansancio, su desesperación, tan semejante a la mía, y cómo se esfumaban todas juntas, cómo íbamos irguiéndonos  uno por uno, cómo levantábamos el ánímo, y la cabeza, mientras escuchábamos aquellas palabras, hemos perdido la guerra, pero no el honor, hemos perdido la guerra, pero no la razón, hemos combatido durante tres años por la legalidad constitucional de nuestro país, como el único ejército español legítimo… Al día siguiente, todos los hombres del XVIII pasamos la frontera afeitados, limpios, repeinados y desfilando, cantando el Himno de Riego en perfecta formación, para ir a parar a los mismos campos que los demás, como si fuéramos vagabundos, como sí fuéramos maleantes. En apariencia, aquel gesto no sirvió de nada, y sin embargo, el 2 de julio de 1944, cuando entré en la plaza de aquel pueblo de Haute-Garonne cuya liberación nunca aparecerá en ningún tratado sobre laSegunda Guerra Mundial, mire al cielo, como miran los toreros cuando quieren brindar un toro a alguien que ya no está asu lado, antes de empezar como empezaba mi teniente coronel cuando hacíamos las cosas bien.

-¡Enhorabuena, camaradas! Enhorabuena y gracias a todos. Hemos ocupado esta posición sin bajas mortalesante un enemigo numéricamente superior, y esto es sólo el principío, pero nuestro camino no termina en París -aquella frase les desconcertó tanto que sólo al escucharla empezaron a prestarme atención de verdad-. Eso es lo primero que quiero advertiros. Nosotros no luchamos para llegar a París, y tampoco somos soldados de fortuna. No somosmercenarios, no somos forajidos, no somos bandoleros ni salteadores de caminos -hice una pausa y levanté la voz-.¡Nosotros seguimos siendo el Ejército de la República Española! -ellos rugieron, pero yo rugí más que ellos-. Eso es loque han aprendido los alemanes hace un rato, y eso es lo que no voy a consentir que se le olvide a nadie, ¿está claro? ¡A nadie!Porque hace cinco años perdimos una guerra, pero durante tres años luchamos con las armas contra el fascismo, por lalegalidad constitucional de nuestro país, por los derechos y por las libertades de los españoles. Y no sé por qué lucháisvosotros, pero yo sigo luchando por la misma causa…

Mientras hablaba, les iba mirando a la cara, ganando confianza y perdiéndola a la vez, porque no estaba muy seguro de cómo iban a reaccionar. Yo no tenía ningún sable, no había estudiado en ninguna academia, no habíarecibido galones ni medallas de ningún ministro de la Guerra, y nunca había desfilado sobre.un caballo blanco. Yo eracomo ellos, lo mismo que ellos, un minero asturiano, un soldado del XVIII, un rojo español de Argeles-sur-Mer, un leñador forzoso, luego un guerrillero, ni más ni menos que los hombres que tenía delante.

Almudena Grandes, Inés y la Alegria, 2010.

La Guerra Civil en la poesía

 

Canción del esposo-soldado

Sobre los ataúdes feroces en acecho,

sobre los mismos muertos sin remedio y sin fosa

te quiero, y te quisiera besar con todo el pecho

hasta en el polvo, esposa.

Cuando junto a los campos de combate te piensa

mi frente que no enfría ni aplaca tu figura,

te acercas hacia mí como una boca inmensa

de hambrienta dentadura.

Escríbeme a la lucha, siénteme en la trinchera:

aquí con el fusil tu nombre evoco y fijo,

y defiendo tu vientre de pobre que me espera,

y defiendo tu hijo.

Nacerá nuestro hijo con el puño cerrado

envuelto en un clamor de victoria y guitarras,

y dejaré a tu puerta mi vida de soldado

sin colmillos ni garras.

Es preciso matar para seguir viviendo.

Miguel Hernández, Vientos del pueblo, 1937.

 

Tristes guerras

Tristes guerras

si no es amor la empresa.

Tristes, tristes.

Tristes armas

si no son las palabras.

Tristes, tristes.

Tristes hombres

si no mueren de amores.

Tristes, tristes.

Miguel Hernández, Romancero y cancionero de ausencias, 1942.

Frente

Éste es el frente; aquí no hay

el menor asomo de juego.

Ya no valen literaturas;

éste es el frente duro y seco.

Es la bala y el cuerpo humano.

Es la tierra y el cuervo siniestro.

Es la cabeza y es la mano.

Y es el corazón contra el hierro.

Es subir y bajar cañones

por lomas atónitas de miedo.

Es aguantar cuchillos y cascos

sin moverse del parapeto.

Es acompañar a los tanques

monstruosos en sus sondeos.

Es no beber y no comer

y no dormir un día entero.

Es salir con la frente alta

o en la lona del camillero.

José Moreno Villa, Romances de la Guerra Civil, 1936-1937.

La guerra

De mar a mar entre los dos la guerra,

más honda que la mar. En mi parterre,

miro a la mar que el horizonte cierra.

Tú, asomada, Guiomar, a un finisterre,

miras hacia otro mar, la mar de España

que Camoens cantara, tenebrosa.

Acaso a ti mi ausencia te acompaña.

A mí me duele tu recuerdo, diosa.

La guerra dio al amor el tajo fuerte.

Y es la total angustia de la muerte,

con la sombra infecunda de tu llama

y la soñada miel de amor tardío,

y la flor imposible de la rama

que ha sentido del hacha el corte frío.

Trazó una odiosa mano, España mía

 

Trazó una odiosa mano, España mía,

– ancha lira, hacia el mar, entre dos mares –

zonas de guerra, crestas militares,

en llano, loma, alcor, y serranía.

Manes del odio y de la cobardía

cortan la leña de tus encinares,

pisan la baya de oro de tus lagares,

muelen el grano que tu suelo cría.

-Otra vez – í otra vez ! – ¡ Oh triste España !,

cuanto se anega en viento y mar se baña

juguete de traición, cuanto se encierra

en los templos de Dios mancha el olvido,

cuanto acrisola el seno de la tierra

se ofrece a la ambición, ¡todo vendido !

Antonio Machado, Poemas de la guerra, marzo de 1938.

 

Olvidar o recordar en el teatro contemporáneo

Unknown

 

Las novelas gráficas

LOS SURCOS DEL AZAR

Article intégral LOS 80 AÑOS DE LA RETIRADA

Eléments du vernaculaire français, Catalogue de l’exposition de Thomas Catifait, « D’ici et de maintenant »

Catalogue intégral Catalogue Exposition Thomas Catifat D’ici et de maintenant 2019

Thomas CATIFAIT

D’ici et de maintenant

              Exposition du 12 septembre au 26 octobre 2019
           Bibliothèque universitaire de l’Arsenal, Université de Toulouse 1 Capitole

Éléments du vernaculaire français
                  14 commentaires d’étudiants d’Histoire des arts classes préparatoires, lycée Saint-Sernin, Toulouse

À la croisée des chemins, Anaëlle Martin
Un panneau si laid, Camille Arola
Supports Surfaces, Camille Arola
Un lieu sans qualité, Cécile Capelle
Sans toit ni loi, Mélaine Chirot
Là au milieu de nulle part, Léa Lara
Un bout de France qui meurt, Mélaine Chirot
Blond, Haute-Vienne, Marthe Gallais
Urbi et orbi, Léa Marie-Rose
Place de la République, Coralie Moisson
Le passage du temps, Léo Mourgues
Carmaux, Tarn, Lucas Nadalin
Après Depardon, Lola Sabardine
Une voie sans issue, Elisa Martin

Catalogue intégral Catalogue Exposition Thomas Catifat D’ici et de maintenant 2019

Etudes inter-langues


Villes, lieux interculturels, post-colonialisme

Demi-journée d’études interlangues (2019)



Cette demi-journée d’études prend pour point de départ une conception dynamique des notions de culture et d’identité comme résultat d’une construction, d’une formation dans le temps en constante évolution. Parce qu’une identité ne se construit pas seule mais à travers le point de vue de l’autre, il est intéressant d’examiner les formes d’interculturalité à travers leur inscription dans l’espace, et en particulier dans les villes. Cette interrogation peut se nourrir de l’approche post-coloniale qui, après un « tournant culturel » sous l’influence de la littérature, a changé la perspective de l’étude des sociétés coloniales : de l’étude traditionnelle de la politique, de l’économie, de l’histoire militaire, vers une étude culturelle de la perception de l’autre et de la construction de l’altérité. Au-delà de la rencontre des Européens avec les anciens colonisés à travers l’immigration, cette approche permet de porter un regard critique sur les sociétés européennes elles-mêmes, sur les formes de cultures hybrides ou encore sur les formes de domination inhérentes aux représentations de soi et des autres.
Salle 322
9h-9h15Accueil
9h15-10h15
Chloé Delos, Adèle Brigand, Lucie Dumange, Léna Lopicolo et Nina Chaudière,
Comparaison extraits du film Brick Lane de Sarah Gavron et de passages du roman post-colonial Brick Lane de Monica Ali : stratégies narratives et filmiques
Liyu N’Guyen-Bousseau, Léo Mourgues, Thibaut Douls, Léa Loeffler, Nina Gien, Mélaine Chirot, Sharon Dodua Otoo, Monsieur Gröttrup s’assoit (2016) Mise en scène et explication d’un récit post-colonial.
10h15-10h30 Pause
10h30-12h
Yasmine Sénéchal, Léa Mesnard, Léa Veroye / Ellis Laurens et Quentin Le Van / Elisa Grandval et Charlotte Fernin, Analyses de tableaux d’orientalistes en regard avec des extraits de L’Orientalisme d’Edward Said
Léa Lara et Lola Sabardine : L’architecture arabo-musulmane en Espagne
Salle 323
9h-9h15 Accueil
9h15-10h30
Faustine Langleron, Ninon Barthe, Versions comparées d’un extrait de The Inheritance of Loss, roman post-colonial de Kiran Desai
Cécile Capelle, Raphaëlle Lanoë, Émilie Perrin, Anouck Delpech, Leitkultur et Multikulturalismus – présentation des termes d’un débat sur l’intégration, la culture et l’identité en Allemagne
10h30-10h45 Pause
10h45-12h
Charlotte Salat, Mathilde Le Cam, The Buddha of Suburbia de Hanif Kureishi – un récit semi-autobiographique sur un jeune métisse dans le Londres des années 1970
« The Buddha of Suburbia » de David Bowie
Cécile Capelle, Raphaëlle Lanoë, Émilie Perrin, Islam et intégration : le débat sur la Leitkultur en Allemagne

« A quoi sert l’histoire de la philosophie ? » : Catherine König-Pralong et Pierre Vesperini

« A quoi sert l’histoire de la philosophie ? » : Catherine König-Pralong et Pierre Vesperini (2019
Pierre Mrdjenovic et Théo Chauveau[1]

  Sonya Faure : L’histoire de la philosophie peut apparaître comme une démarche abstraite, gratuite et théorique, détachée de nos préoccupations quotidiennes. Cependant, elle a également participé à la construction des identités européennes et se trouve au cœur de questionnements politiques multiples. Pour en parler, nous accueillons aujourd’hui Catherine König-Pralong, professeure d’histoire de la philosophie à l’université de Fribourg en Allemagne, médiéviste, qui a récemment sorti un essai intitulé La Colonie philosophique[2]. À ses côtés, Pierre Vesperini, philosophe de formation, antiquisant, auteur d’un essai sur Marc-Aurèle, Droiture et mélancolie[3], puis sur Lucrèce, Lucrèce, archéologie d’un classique européen[4], et qui prépare en ce moment un livre sur l’histoire de la philosophie antique.
L’histoire de la philosophie, peut aujourd’hui nous sembler une démarche naturelle et neutre. En réalité, sa pratique et sa démocratisation sont un phénomène récent datant des Lumières.


[1]Compte-rendu du débat animé par la journaliste de Libération, Sonya Faure, dans le cadre du festival « L’histoire à venir », le samedi 25 mai au lycée Sanit-Sernin.

[2]Ed. EHESS, 2019

[3]Verdier 2016.

[4]Fayard, 2018.

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