Plus ultra : l’Ulysse de Dante. Emmanuel Lacoue-Labarthe. 9-11-22

Plus ultra : l’Ulysse de Dante

Emmanuel Lacoue-Labarthe

1. Ulysse dans La Divine Comédie

L’idée de cette petite conférence m’est venue en lisant et relisant La Divine Comédie. Au chant XXVI de L’Enfer, Dante et son guide Virgile atteignent la fosse[1] où sont punis les conseillers perfides et les coupables de ruse. Là, ils aperçoivent Ulysse et son compagnon Diomède, qui expient au sein d’une flamme fourchue plusieurs fautes commises ensemble, dont la ruse bien connue du cheval de Troie. Ulysse apparaît donc comme un damné jeté en enfer par le jugement divin.
Désirant en apprendre davantage, Dante et Virgile lui demandent alors comment il est mort. Ulysse leur répond qu’en quittant la magicienne Circé, son désir l’a poussé non à rentrer à Ithaque, mais à continuer à explorer le monde. Ses compagnons et lui prirent donc la mer et arrivèrent au « passage étroit où Hercule posa ses signaux afin que l’homme n’allât pas au-delà », non piú oltrene plus ultra : il s’agit, bien sûr, des colonnes d’Hercule, c’est-à-dire du détroit de Gibraltar. Or, au lieu de rebrousser chemin, tenu en respect par l’avertissement de ne pas aller plus loin, Ulysse proposa au contraire à ses compagnons de passer outre et de s’aventurer au-delà en leur disant :
« Ô frères […]
ne refusez pas l’expérience,
en suivant le soleil, du monde inhabité.
Considérez votre semence :
vous ne fûtes pas faits pour vivre comme des bêtes
mais pour suivre vertu et connaissance. »
Les compagnons d’Ulysse acceptèrent avec enthousiasme et leur « vol fou » – ce sont les mots d’Ulysse lui-même – les conduisit à un terrible naufrage qu’il décrit ainsi :
« Une montagne nous apparut, brune
par la distance, et qui semblait si haute
que je n’en avais jamais vu de pareille.
Nous nous réjouîmes, et la joie se changea vite en pleurs,
car de la terre nouvelle un tourbillon naquit,
qui vint frapper le navire à l’avant.
Il le fit tournoyer trois fois avec les eaux ;
à la quatrième il dressa la poupe en l’air,
et enfonça la proue, comme il plut à un Autre,
jusqu’à ce que la mer fût refermée sur nous.»[2]
L’Ulysse de Dante ne rentre donc pas à Ithaque, contrairement à celui d’Homère : il brave l’interdit, s’aventure dans le monde inhabité et finit englouti par les flots avec ses compagnons.
Soit, mais en quoi est-ce important ? Pourquoi des auteurs comme Vladimir Jankélévitch ou Primo Lévi ont-ils accordé une place centrale à ce récit de Dante et à la figure d’Ulysse qu’il propose ? Et pourquoi Dante lui-même a-t-il inventé une telle figure ? 

2. Jankélévitch
Commençons pas les idées de Vladimir Jankélévitch. C’est d’abord en réfléchissant sur l’aventure qu’il s’intéresse à l’Ulysse de Dante[3].
L’aventure véritable, nous dit-il, est celle qui est vraiment aventureuse, c’est-à-dire inattendue, incertaine et risquée. Ce n’est donc pas celle de l’aventurier professionnel, pour qui l’aventure n’est qu’un moyen presque comme un autre de gagner sa vie, un véritable « système de vie », écrit Jankélévitch, qui comporte certes quelques risques, mais qui n’en est pas moins bien installé. Mais l’aventure véritable, ce n’est pas non plus celle qui est subie comme une malédiction et sans aucun goût pour l’aventure, sans aucun désir de s’aventurer. Or, selon Jankélévitch, c’est sur ce point que l’Ulysse d’Homère s’oppose fortement à celui de Dante.
a) Dans L’Odyssée, Ulysse vit certes de nombreuses péripéties, mais il ne les a pas du tout cherchées ou voulues : la légende dit en effet que lorsque Ménélas est venu lui demander son aide pour aller récupérer Hélène à Troie, Ulysse ne s’est résigné qu’avec peine, à contre-cœur, et parce que, comme tous les prétendants d’Hélène, il avait juré de porter secours, si cela s’avérait nécessaire, au mari que le père d’Hélène choisirait pour sa fille. Certains récits[4] disent même qu’Ulysse aurait simulé la folie pour tenter d’échapper à l’expédition troyenne et qu’il aurait fallu poser Télémaque, son fils, encore bébé, devant le soc de sa charrue pour qu’il arrête de labourer son champ et reconnaisse qu’il n’était pas fou.
De plus, nous dit Jankélévitch, dans L’Odyssée, Ulysse est attiré par les haltes bien plus que par le mouvement et il ne désire au fond qu’une chose : « rentrer à la maison, retrouver son épouse fidèle, sa Pénélope, et sa maison d’Ithaque, et la fumée de son petit village ». « Tenté par les délices de la flânerie et de l’école buissonnière, écrit Jankélévitch, Ulysse est pourtant un homme raisonnable qui ne pense qu’à se retrouver « at home » et [qui], pour réintégrer ses foyers, va au plus court ». Ce « faux voyageur » est donc « aventurier par force et casanier par vocation, et ses pérégrinations, à cet égard, sont des aventures un peu bourgeoises ». 
L’Ulysse d’Homère est, ainsi, moins l’homme de l’aventure que d’une nostalgie close et un peu plate, qui n’aspire à aucun absolu, mais seulement au retour chez soi et au rétablissement du passé : il est « le héros du retour », le « voyageur du périple clos », qui est un « faux voyageur, un mauvais voyageur, un voyageur casanier »[5].
b) Par différence, le périple de l’Ulysse de Dante n’est, lui, pas du tout une « croisière circulaire » en mer, mais un « voyage rectiligne », écrit Jankélévitch, qui l’entraîne vers l’ouverture de l’océan et vers un monde nouveau et inconnu. Son aventure est donc bien plus aventureuse que celle de son homonyme homérique : elle est la figure de « l’aventure moderne », qui, nous dit Jankélévitch, s’oppose au « périple antique comme l’ouvert au fermé ».
Chez Dante, en effet, Ulysse est l’incarnation d’un inextinguible désir d’en apprendre toujours davantage, désir qui est prêt à braver tous les interdits et à affronter tous les risques pour s’aventurer vers de nouvelles expériences et connaissances. Au chant XXVI de L’Enfer, Ulysse déclare à Dante et Virgile : « Ni la douceur de mon enfant [Télémaque], ni la piété pour mon vieux père [Laërte], ni l’amour dû qui devait faire la joie de Pénélope, ne purent vaincre en moi l’ardeur que j’eus à devenir expert du monde et des vices des hommes, et de leur valeur »[6].
L’Ulysse de Dante est donc, selon Jankélévitch, la figure emblématique de l’authentique « curiosité aventureuse », il est le héros de l’aventure moderne, qui est essentiellement un « départ sans retour ». Mais il n’est pas seulement la figure de l’authentique aventure : il est également celle de la vraie nostalgie, qui est ouverte et non close, qui est « aspiration infinie »[7], désir d’un absolu qui n’est d’aucun lieu ni d’aucun temps et qui est, par conséquent, tendue vers l’avenir bien plus que vers le passé. Le « point douloureux » de la vraie nostalgie, écrit en effet Jankélévitch, « n’est pas ailleurs qu’ici ou ailleurs que là : ce point est ailleurs que tout ailleurs » ; il est « ailleurs que partout […], c’est-à-dire Nulle part ». C’est qu’en effet l’homme est cet être essentiellement ouvert et non fermé, dont la « vraie patrie » n’est par conséquent jamais seulement « de ce monde », mais toujours aussi « d’outre-monde » : elle « n’est repérable sur aucune carte » et se situe toujours en avant de lui, « à l’horizon de tout espoir »[8]. En ce sens, c’est bien l’Ulysse de Dante et non celui d’Homère qui est « le véritable voyageur nostalgique », celui de la « futurition aventurière » et de « l’odyssée infinie »[9].

3. Primo Levi
Mais venons-en maintenant à Primo Levi : quel rôle l’Ulysse de Dante a-t-il joué pour lui ?
L’un des chapitres de Si c’est un homme, dans lequel Primo Levi a fait le récit de sa déportation au camp d’Auschwitz-Monowitz, s’intitule Le chant d’Ulysse. Dans ce chapitre, il raconte l’échange qu’il a eu un jour, en allant chercher la soupe aux cuisines, avec un certain Jean[10].
Celui-ci, jeune étudiant juif alsacien, était le Pikolo du Kommando de Chimie auquel appartenait Levi, c’est-à-dire qu’il en était le livreur-commis aux écritures, préposé à l’entretien de la baraque, à la distribution des outils, au lavage des gamelles et à la comptabilité des heures de travail. Or, malgré ce poste situé à un échelon très élevé dans la hiérarchie de ceux confiés aux détenus, Jean restait – chose rare – très humain avec ses camarades. De plus, quoique parlant déjà deux langues (le français et l’allemand), il désirait apprendre l’italien et avait donc, un peu comme Ulysse, le désir d’en savoir sans cesse davantage.
Ainsi, en cheminant vers les cuisines, Primo tenta d’apprendre à Pikolo, quelques rudiments d’italien en lui citant des vers de Dante. Or, après avoir prononcé les vers du chant XXVI dans lesquels Ulysse rappelle à ses compagnons leur véritable dignité et vocation — « Considérez votre semence, dit Ulysse : vous ne fûtes pas faits pour vivre comme des bêtes, mais pour suivre vertu et connaissance » —, Primo Levi eut une sorte d’illumination qu’il décrit ainsi :
« Et c’est comme si moi aussi j’entendais ces paroles pour la première fois : comme une sonnerie de trompettes, comme la voix de Dieu. L’espace d’un instant, j’ai oublié qui je suis et où je suis.
Pikolo me prie de répéter. Il est bon, Pikolo, il s’est rendu compte qu’il est en train de me faire du bien. A moins que, peut-être, il n’y ait autre chose : peut-être que, malgré la traduction plate et le commentaire sommaire et hâtif, il a reçu le message, il a senti que ces paroles le concernent, qu’elles concernent tous les hommes qui souffrent, et nous en particulier ; qu’elles nous concernent nous deux, qui osons nous arrêter à ces choses-là avec les bâtons de la corvée de soupe sur les épaules. »
Pour Primo Levi, l’Ulysse de Dante est donc, avec son désir de connaissance et son esprit d’aventure, une figure, si ce n’est la figure, voire le modèle, de la dignité humaine. Il est celui qui comprend et qui incarne par son choix de poursuivre l’aventure au-delà des colonnes d’Hercule, que toute la dignité et vocation de l’homme réside dans le désir de vertu et de connaissance et dans l’audace de placer cet idéal plus haut que le souci de conserver sa vie.
Puis, en se rappelant les vers suivants, qui décrivent le naufrage infligé à Ulysse et à ses compagnons, naufrage voulu et approuvé par « un Autre », dit le texte[11], c’est-à-dire par Dieu, Primo Levi dit avoir eu une deuxième « fulgurante intuition, et qui, écrit-il, contient peut-être l’explication de notre destin, de notre présence ici aujourd’hui… ». Mais cette intuition n’est pas expliquée dans Si c’est un homme : ce n’est que beaucoup plus tard,  dans un entretien[12], que Primo Levi a tenté de la formuler, tout en précisant le caractère très incertain et hypothétique de son idée : 
« Je voulais dire, déclare-t-il à son interlocutrice qui s’appelle Daniella Amsallem, […] qu’Auschwitz fût la punition de la civilisation juive par les barbares, par l’Allemagne barbare, par le nazisme barbare ; c’est-à-dire la punition de l’audace, tout comme le naufrage d’Ulysse est la punition de l’audace de l’homme par un dieu barbare. Je pensais en particulier à cette veine de l’antisémitisme allemand qui frappait principalement l’audace intellectuelle des Juifs, comme Freud, Marx, Kafka et tous les innovateurs, en somme, dans tous les domaines. C’était cela qui dérangeait un certain philistinisme allemand, beaucoup plus que le fait du sang et de la race. »
Pour Levi, la barbarie consiste donc à condamner le désir de savoir, la libido sciendi, qui fait pourtant la dignité de l’homme, et à détruire ceux qui lui donnent vie. Il y aurait donc une sorte de parallélisme entre la barbarie nazie à l’égard des Juifs et celle du Dieu qui fait périr Ulysse dans La Divine Comédie
Et dans un autre entretien[13], Primo Levi va même jusqu’à faire un parallèle entre la cruauté dont Dante lui-même fait preuve au chant XXXIII de L’Enfer à l’égard d’un damné et celle des nazis vis-à-vis des Juifs. Dans cet épisode de La Divine Comédie, Dante refuse de libérer les yeux d’un damné entièrement pris dans la glace, alors même qu’il lui avait promis de le faire : « et ce fut courtoisie, dit-il, d’être envers lui vilain »[14]. D’où le commentaire de Primo Levi :
« En d’autres termes, c’était un devoir pour Dante, que de se montrer cruel avec lui. Je pense que quelque chose de semblable s’est produit en Allemagne. Le sentiment que Dante, qui était un fervent catholique, éprouvait à l’égard des damnés, qui n’avaient plus aucun droit et qui devaient être forcés de souffrir, était peut-être celui des nazis envers les Juifs : il fallait les forcer à endurer autant de souffrance que possible. »

4. Dante et son Ulysse

Primo Levi nous invite donc, pour finir, à nous demander quel est le rôle et la signification de cet Ulysse de Dante pour Dante lui-même. Ulysse est-il pour lui, comme pour Primo Levi et Vladimir Jankélévitch, une figure positive de l’aventure authentique, de la vraie nostalgie et de la dignité humaine ou bien est-il une figure négative de la ruse et d’un désir de savoir orgueilleux, et plein de démesure, d’hubris ? Mon sentiment est qu’il est les deux à la fois.
D’un côté, en effet, Ulysse apparaît comme doublement condamnable aux yeux de Dante, qui a affirmé très explicitement dans certains textes l’intention morale de sa Divine Comédie[15] : Ulysse est condamnable non seulement pour ses multiples ruses et tromperies, qui lui valent d’avoir été jeté en Enfer, mais aussi, et peut-être surtout pour la vanité de sa libido sciendi et de son esprit d’aventure, qui lui valent d’avoir été englouti par les flots. À quoi bon, semble nous dire Dante, explorer le monde inhabité, alors qu’il y a tant à apprendre des hommes ? Et, quitte à transgresser un interdit, ne vaut-il pas mieux s’aventurer dans les abîmes de l’Enfer, c’est-à-dire dans les tréfonds de l’âme humaine, plutôt que de parcourir des océans dépeuplés ?
En adoptant ce premier point de vue, Dante serait donc une sorte de précurseur des moralistes qui, de Montaigne à Rousseau en passant par Pascal[16], ont dénoncé d’un même geste la libido sciendi, désir de savoir du savant et du voyageur, la libido sentiendi, désir du plaisir sensuel des voluptueux et la libido dominandi, désir dominateur des conquérants et des tyrans. Au point de faire l’éloge d’une certaine forme d’ignorance conçue comme rejet de la vaine curiosité, c’est-à-dire de la curiosité oublieuse de la primauté du bien et de notre vocation morale. Cette ignorance « forte et généreuse », écrit Montaigne, qui consiste à « châtrer nos appétits désordonnés », à « émousser cette cupidité qui nous époinçonne à l’étude des livres », et à « priver l’âme de cette complaisance voluptueuse qui nous chatouille par l’opinion de science », « ne doit rien en honneur et en courage à la science », car, écrit-il, elle est une « ignorance pour laquelle concevoir il n’y a pas moins de science que pour concevoir la science »[17]. Quant à Rousseau, il dénonce certes l’ignorance « féroce et brutale, qui naît d’un mauvais cœur et d’un esprit faux » ; l’« ignorance criminelle qui s’étend jusqu’aux devoirs de l’humanité ; qui multiplie les vices ; qui dégrade la raison, avilit l’âme et rend les hommes semblables aux bêtes ». Mais, nous dit-il, « il y a une autre sorte d’ignorance raisonnable, qui consiste à borner sa curiosité à l’étendue des facultés qu’on a reçues ; une ignorance modeste, qui naît d’un vif amour pour la vertu, et n’inspire qu’indifférence sur toutes les choses qui ne sont point dignes de remplir le cœur de l’homme, et qui ne contribuent point à la rendre meilleur […]. »[18]
Ulysse serait donc pour Dante un anti-modèle. Pourtant, d’un autre côté, il semble aussi l’admirer profondément : comme l’écrit Jean-Louis Poirier, le caractère « indéniablement sublime » des vers consacrés à Ulysse laisse deviner « une indéfinissable proximité, une incontestable sympathie de Dante à l’égard de ce damné »[19] et de sa soif de connaissance. En effet, dans son œuvre intitulée le Banquet, Dante reprend à son compte l’idée aristotélicienne du caractère naturel du désir de savoir : « Comme le dit le Philosophe au début de la Première Philosophie[20], écrit-il[21], tous les hommes désirent naturellement savoir. […] Parce que la science est l’ultime perfection de notre âme, en quoi réside notre ultime félicité, nous sommes tous par nature sujets à la désirer. » Dante se range donc ici non seulement du côté d’Aristote, mais aussi de Cicéron, qui affirme[22] :
« Nous avons, innée en nous, une telle passion d’apprendre et de savoir qu’on ne peut douter que la nature humaine n’y soit irrésistiblement entraînée et sans l’attrait d’aucun profit. » 
Ou encore du côté de Francis Bacon, qui dénoncera quelques siècles plus tard[23] les funestes colonnes d’Hercule imposées aux sciences par l’excessive admiration donnée aux choses déjà inventées et qui constituent un fatal frein au progrès du savoir.
Au point qu’on en vient à se demander si Dante n’a pas puisé dans la figure d’Ulysse, ou plutôt dans l’invention de cette figure, l’audace et le courage de cette folle aventure littéraire et poétique qu’est La Divine Comédie : aventure non moins folle et dangereuse, en effet, que le « vol fou » d’Ulysse et de ses compagnons puisque Dante se permet d’y anticiper le Jugement dernier en décidant qui sont les damnés, n’hésite pas à juger et condamner certains papes en les accusant d’avoir prostitué l’Église et prétend raconter comment un simple mortel, lui-même, a pu descendre les cercles de l’Enfer, gravir le mont du Purgatoire et s’élever jusqu’au cercle ultime du Paradis. « Très souvent, écrit l’écrivain argentin Jorge Luis Borges dans son essai sur Le dernier voyage d’Ulysse[24], la rédaction de La Divine Comédie aura dû paraître [à Dante] non moins ardue, peut-être même non moins risquée et fatale que l’ultime voyage d’Ulysse. […] Dante a été Ulysse et il a pu redouter en quelque sorte le châtiment d’Ulysse. »
Pour conclure, je propose donc l’idée suivante : si l’Ulysse de Dante est pour Jankélévitch la figure de l’aventure et de la nostalgie véritables, s’il est pour Primo Levi la figure de la dignité humaine, il semble être pour Dante lui-même la figure ambivalente de l’absence de scrupule et de la vanité, certes, mais aussi de l’audace éblouissante à la source de laquelle toute grande création humaine doit nécessairement puiser.


[1] 8e fosse du 8e cercle.
2] Enfer, XXVI, 112-142.
[3] Cf. L’Aventure, l’Ennui, le Sérieux, Chapitre I, p. 187-198
[4] Notamment un résumé des Chants cypriens, épopée perdue qui ouvrait le Cycle troyen : cf. article Télémaque sur Wikipedia.
[5] L’irréversible et la nostalgie, p. 351 & 382.
[6] Enfer, XXVI, 94-100.
[7] L’irréversible et la nostalgie, p. 352.
[8] Ibid., p. 361-2.
[9] Ibid., p. 382-3.
[10] Cf. Jean Samuel, Il m’appelait Pikolo, Pocket.
[11] Le tourbillon « enfonça la proue, comme il plut à un Autre, jusqu’à ce que la mer fût refermée sur nous », écrit Dante.
[12] Entretien avec Daniella Amsallem du 15 juillet 1980 : cf. Daniela Amsallem, Mes deux rencontres avec Primo Levi, in Témoigner n° 119 (2014). Texte cité par Myriam Anissimov, Primo Levi ou la tragédie d’un optimiste, JC Lattès, 1996, p. 265. Cf. aussi l’intervention de Daniela Amsallem au Colloque « Primo Levi. L’homme, le témoin, l’écrivain » : 11 avril 2012.
[13] Avec Risa Sodi en 1987 : cf. Conversations et entretiens, p. 230-231.
[14] Enfer, XXXIII, 151.
15] Cf. Épîtres, XIII, 16 : « Le genre philosophique, auquel appartient le tout et la partie, est le comportement moral, c’est-à-dire l’éthique, car aussi bien le tout [La Divine Comédie] que la partie [Le Paradis] ont été conçus en vue non pas de la spéculation mais de l’action. »
[16] Cf. Pensées, Fragment 460 (éd. Sellier).
[17] Montaigne, Essais, Livre III, Chapitre XI & XII, p. 1030 & 1039.
[18] Observations de J.-J. Rousseau sur la Réponse à son Discours [Réponse à Stanislas], in op. cit., p. 54.
[19] Ne plus ultra, IV, 3, p. 255.
[20] Cf. Aristote, Métaphysique, Livre A, 980a22.
[21] Convivio, I, I.
22] De finibus, V, 18.
[23] Cf. le frontispice du Novum Organum et le texte de l’Instauratio magna cité par Poirier (Ne plus ultra, p. 213).
[24] Cf. Œuvres complètes, T. II, Pléiade, p. 843-4.

La Guerra Civil : de la muerte de Antonio Machado al compromiso de dos intelectuales franceses relevantes, François Mauriac y Georges Bernanos

La Guerra Civil : de la muerte de Antonio Machado al compromiso de dos intelectuales franceses relevantes, François Mauriac y Georges Bernanos.

Ludovic Dagostin

Article intégral PDF La Guerra Civil – de la muerte de Antonio Machado al compromiso de dos intelectuales franceses relevantes, François Mauriac y Georges Bernanos


Los 80 de Machado

Esta movida de multitudes de la política en precampaña coindice con el 80º aniversario de la muerte de Antonio Machado en Colliure (Francia). Allá quedó enterrado. El poeta cruzó por los Pirineos con un abrigazo grande y la madre en los brazos. En el gabán, antes de darle tierra, le hallaron un papel con un verso anotado a lápiz: «Estos días azules, y este sol de la infancia». Esa es la última huella, el dígito final de su poesía. A Machado (Antonio) lo empujaron a la nómina del exilio, la derrota y la tristeza, todo junto. Pero no lo han callado.Sucede con algunos poetas que sobreviven al fragor de la bandera y la pancarta. Son los que lanzan las palabras más lejos que la vida. Los honestos. Los mágicos. Los de grande fervor social porque en sus palabras cabemos todos. Porque en la plaza íntima de las palabras encontramos la forma de decir lo que afuera no se dice de igual modo. O no se dice. Faltan poetas de verdad. Sobran mujeres y hombres de mentira. Políticas y políticos. Una parte de la calle está muy sensibilizada para la poesía. Es la más social de los esquejes de la literatura. No por la soflama, sino por la verdad que lleva a cuestas cuando la lleva.Buscando citar a un poeta (fray Luis de León), quien escribió el libro que se ha perpetrado Pedro Sánchez, citó alegremente a otro (san Juan de la Cruz). Sucede cuando no se ha leído a ninguno. Este es el nivel. La política fatiga porque todo lo que cuenta es muy probable que no sea cierto o que nunca suceda. Que leyendo en voz alta un verso, se asesine por debajo de la mesa la poesía. Así se hace el oficio, dejando cada vez unas heladas más largas en el corazón.No sé si estoy muy solo también en esto: la pereza ante lo que asoma como hilo musical en los próximos meses resulta desalentadora. Mítines, promesas, telediarios, debates a cuatro, a tres, a dos… Qué más da. Ni la extrema derecha, que es el abrigo de la vieja derecha de siempre dado la vuelta, anima esto. Algunos colegas van dando aviso de lo que van a votar. Les envidio. En este exacto momento del jueves, a las 19.53, descreo sin pliegues de su mercancía congelada. Y fantaseo con la idea de que si salgo de casa el domingo grande de urnas es por probar el placer de llegar al sitio y volverme. Yo creo que sí. Más por tedio que otra cosa. Más por fatiga de lo mismo que por un vicio de derrota. Como dice el inmejorable Manuel Villanueva: «Estamos remontando, pero por el lado que no es». Machado sigue teniendo razón. Nos guarde Dios.

                          Antonio Lucas, El Mundo sección Opinión, 22 de febrero de 2019.

Machado, el refugiado

Se cumplen 80 años de la muerte de Antonio Machado en el pueblo francés de Colliure, adonde llegó huyendo del avance del ejército franquista

Hoy se cumplen 80 años de la muerte de Antonio Machado en el pueblo francés de Colliure, adonde llegó huyendo del avance del ejército franquista al final de la Guerra Civil y tras pasar la frontera en condiciones penosas en pleno invierno. En condiciones parecidas o incluso peores cruzaron los Pirineos 470.000 personas en apenas mes y medio en una huida a la que hoy se conoce en Francia por su nombre español: La Retirada. Aquel éxodo apresurado desbordó una región que en 1939 tenía 250.000 habitantes y cuyas autoridades improvisaron campos de concentración que a veces no eran más que una playa rodeada de alambre de espino y custodiada por guardias.

El primero en abrirse fue el de Argelès-sur-Mer, que llegó a alojar a 100.000 personas. A él acudirá este domingo el presidente del Gobierno, Pedro Sánchez, durante una jornada que incluye visitas a las tumbas de Machado en Colliure y de Manuel Azaña en Montauban. El homenaje de Sánchez, el primero de este tipo que realiza un presidente en ejercicio, se suma a las continuas peregrinaciones anónimas a la modesta sepultura del poeta —convertido desde hace décadas en símbolo del exilio republicano— y a los actos promovidos por los descendientes de los exiliados. Exposiciones, conferencias y marchas simbólicas por los llamados “lugares de la memoria” recordarán durante todo el año un acontecimiento traumático en la historia europea: la crisis humanitaria que culminó la guerra desatada por el golpe de Estado de Franco.

En Francia, la tensión entre resistencia y colaboracionismo, gloria y vergüenza, hizo que la memoria histórica del siglo XX también pasara por su particular travesía del desierto. Sin embargo, al contrario que en España, hoy permanece al margen del debate político. Ochenta años después de una acogida entre temerosa y cruel por parte de las autoridades —compensada en ocasiones por la solidaridad de muchos particulares—, el país vecino ha hecho suyo de manera ejemplar el recuerdo de la penosa llegada de miles de refugiados que, en muchos casos, terminaron por instalarse en su territorio y convertirse en ciudadanos franceses. Se calcula que 70.000 de los que cambiaron de país en enero y febrero de 1939 eran menores de edad. Sería injusto que España —la gobierne quien la gobierne— se desentendiera por segunda vez de ellos y de sus hijos y nietos. También lo sería que aquella estampida de seres humanos que huían de la represión quedase petrificada como un mero hecho del pasado. El poeta Tomás Segovia, que fue niño del exilio, escribió que la memoria de la diáspora de 1939 solo serviría de algo si se tenía presente que el desamparo de los españoles que llegaron a Francia huyendo de la persecución para verse desposeídos de sus derechos es el mismo que sufren los refugiados que continúan a diario llegando a Europa.

                                           Alejandro Ruesga, El País, 22 de febrero de 2019.

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Eléments du vernaculaire français, Catalogue de l’exposition de Thomas Catifait, « D’ici et de maintenant »

Catalogue intégral Catalogue Exposition Thomas Catifat D’ici et de maintenant 2019

Thomas CATIFAIT

D’ici et de maintenant

              Exposition du 12 septembre au 26 octobre 2019
           Bibliothèque universitaire de l’Arsenal, Université de Toulouse 1 Capitole

Éléments du vernaculaire français
                  14 commentaires d’étudiants d’Histoire des arts classes préparatoires, lycée Saint-Sernin, Toulouse

À la croisée des chemins, Anaëlle Martin
Un panneau si laid, Camille Arola
Supports Surfaces, Camille Arola
Un lieu sans qualité, Cécile Capelle
Sans toit ni loi, Mélaine Chirot
Là au milieu de nulle part, Léa Lara
Un bout de France qui meurt, Mélaine Chirot
Blond, Haute-Vienne, Marthe Gallais
Urbi et orbi, Léa Marie-Rose
Place de la République, Coralie Moisson
Le passage du temps, Léo Mourgues
Carmaux, Tarn, Lucas Nadalin
Après Depardon, Lola Sabardine
Une voie sans issue, Elisa Martin

Catalogue intégral Catalogue Exposition Thomas Catifat D’ici et de maintenant 2019

« A quoi sert l’histoire de la philosophie ? » : Catherine König-Pralong et Pierre Vesperini

« A quoi sert l’histoire de la philosophie ? » : Catherine König-Pralong et Pierre Vesperini (2019
Pierre Mrdjenovic et Théo Chauveau[1]

  Sonya Faure : L’histoire de la philosophie peut apparaître comme une démarche abstraite, gratuite et théorique, détachée de nos préoccupations quotidiennes. Cependant, elle a également participé à la construction des identités européennes et se trouve au cœur de questionnements politiques multiples. Pour en parler, nous accueillons aujourd’hui Catherine König-Pralong, professeure d’histoire de la philosophie à l’université de Fribourg en Allemagne, médiéviste, qui a récemment sorti un essai intitulé La Colonie philosophique[2]. À ses côtés, Pierre Vesperini, philosophe de formation, antiquisant, auteur d’un essai sur Marc-Aurèle, Droiture et mélancolie[3], puis sur Lucrèce, Lucrèce, archéologie d’un classique européen[4], et qui prépare en ce moment un livre sur l’histoire de la philosophie antique.
L’histoire de la philosophie, peut aujourd’hui nous sembler une démarche naturelle et neutre. En réalité, sa pratique et sa démocratisation sont un phénomène récent datant des Lumières.


[1]Compte-rendu du débat animé par la journaliste de Libération, Sonya Faure, dans le cadre du festival « L’histoire à venir », le samedi 25 mai au lycée Sanit-Sernin.

[2]Ed. EHESS, 2019

[3]Verdier 2016.

[4]Fayard, 2018.

Article intégral PDF A quoi sert histoire philosophie Vesperini König-Pralong prepaSernin 

Actualité culturelle et pédagogique


2020-2021

Espagnol

Coord. : R. Lafitte

En el festival Cinelatino, algunos estudiantes de LVB de LSH AL y BL vieron la película El olvido que seremos y algunos LVA presenciaron la entrevista del realizador Fernando Trueba. Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=ppezPGQJ8Yw
Entrevista a Fernando Trueba :https://www.youtube.com/watch?v=H9tRQWwpvzg


« Les Colombiens ont la douleur et le refus de l’oubli inscrits dans leur chair ». Le film L’oubli que nous serons de Fernando Trueba est adapté d’un roman autobiographique d’Héctor Abad Faciolince, paru en 2006, qui a connu un succès très important en Colombie.

Nous avons demandé à Marie Estripeaut-Bourjac (1), spécialiste de la question de l’écriture de la mémoire en Colombie, de nous expliquer en quoi ce récit témoignait d’une période particulièrement mouvementée dans le pays. (Pauline Le Gall).

Vous avez travaillé sur l’écriture de la mémoire en Colombie. Comment le roman d’Héctor Abad Faciolince, L’oubli que nous serons, s’inscrit-il dans cet élan littéraire ? 

Ce récit autobiographique, et revendiqué comme tel, a pour objectif de dénoncer l’incurie des pouvoirs publics. À l’heure actuelle, les causes de l’assassinat d’Héctor Abad Gómez ne sont toujours pas éclaircies. Aucun jugement n’a été rendu. Le récit est donc une forme de réparation et de thérapie pour l’auteur et pour sa famille. Faciolince n’a d’ailleurs de cesse de l’écrire : «J’ai enfin pu parler ». Ce témoignage est particulièrement important parce qu’il se situe à l’un des moments les plus tragiques de l’histoire de la Colombie, dans les années 80. 

Le film, tout comme le roman, mêle récit intime et histoire de la Colombie. Comment cette forme permet-elle de raconter la complexité de la situation dans le pays, notamment dans les années 80 ? 

Les quinze dernières années de la vie d’Héctor Abad Gómez, qui sont racontées dans le livre et le film, sont étroitement liées à l’histoire de la Colombie. Il était très investi socialement et s’est d’ailleurs présenté à la mairie de Medellín. Toutes les vexations et les persécutions dont il a été victime montrent bien qu’à cette époque il valait mieux se taire en Colombie. Il s’exprimait notamment sur des sujets polémiques. Or, comme le dit l’une de ses anciennes élèves, à l’époque personne n’en parlait dans le pays. Il s’agissait là d’une préoccupation qui semblait réservée aux étrangers, notamment américains, alors que la santé est un enjeu majeur pour le bien-être et le progrès du pays. Les années 80 marquent aussi les grandes années de Pablo Escobar et la naissance des brigades paramilitaires, aussi appelées « escadrons de la mort ». En 1985 a lieu la prise du Palais de justice par la guérilla M-19, suivie de l’assaut de l’armée puis de l’incendie dans lequel une centaine de civils trouvent la mort. En marge de cela, des membres du parti communiste et des anciens guérilleros, qui avaient décidé de revenir à la vie civile et se présentaient aux élections sous l’étiquette de l’UP (Union Patriotique) sont massacrés. Il y a eu en tout 5000 morts et cela n’a jamais été élucidé.

– Le film est aussi marqué par la violence qui semble venir de partout… 

Oui, d’ailleurs les premières scènes du film sont toutes des scènes de violence. La première montre Héctor Abad Faciolince sortant du cinéma avec son amie et lui disant qu’il en a assez de voir autant de violence et de revolvers dans les films qui parlent de l’Amérique latine. Puis, il revient en Colombie alors que son père vient d’être mis à la retraite de manière forcée. La troisième scène, elle, est vue au travers du viseur d’un revolver. L’importance des armes dans la société est clairement montrée dès le début du film, et il s’agit d’une vraie toile de fond en Colombie. Dans toutes les productions artistiques, le revolver et la vénération des armes sont des motifs centraux. 

– Vous écrivez que les récits personnels font office de « réparation symbolique et de thérapie sociale ». Pourquoi est-il particulièrement important que les Colombiens se réapproprient cette période de leur histoire ? Qu’est-ce qui rend cette réappropriation difficile ? 

Les Colombiens qui souhaitent la fin de la guerre ont commencé, à partir des années 80, à se réapproprier leur histoire. Il existe une effervescence testimoniale impressionnante dans le pays avec des écrits, des productions, des films, des œuvres artistiques… Les Colombiens ont la douleur et le refus de l’oubli inscrits dans leur chair. Cela n’empêche pas que la violence continue. Il y a toujours des forces pour empêcher que la paix s’instaure durablement. Pour certains secteurs de la société (trafiquants de drogues, propriétaires terriens…) la guerre est plus rentable que la paix. Certaines activités, comme l’expropriation de terres, peuvent se dérouler beaucoup plus facilement en temps de guerre. 

– En quoi la figure du docteur Héctor Abad Gómez est-elle emblématique de l’histoire de la Colombie ? 

Tous les Colombiens ont quelque chose à raconter et beaucoup ont perdu un proche, un parent, un membre de leur famille. Héctor Abad Gómez est emblématique de cette violence. Par ailleurs, il s’agit d’une figure connue en Colombie. Quand il est mort, il se présentait comme représentant du parti libéral à la mairie de Medellín. Ses étudiants l’aimaient beaucoup, il suffit de voir dans le film les hommages qui sont organisés, la manifestation qui se tient en marge de son enterrement. Il était aimé, reconnu, et en plus d’être un grand médecin, il défendait les droits humains et était proche du peuple.
 
– Dans l’imaginaire français, la ville de Medellín est associée à la drogue et à la violence. Quel est son profil, par rapport à d’autres villes de Colombie comme Bogotá ? 

La ville de Medellín a un statut particulier en Colombie. Elle se situe dans la région d’Antioquia et est traditionnellement associée aux grands chefs d’industrie. Dans les endroits les plus reculés de Colombie on retrouve des gens originaires d’Antioquia. Ce sont des commerçants, des hommes d’entreprise, des colonisateurs et surtout des travailleurs infatigables. À Medellín, le silence n’existe pas : il y a de l’activité à toutes les heures du jour et de la nuit. Évidemment Medellín est aussi la ville où est né le premier grand cartel de la drogue, celui de Pablo Escobar. Escobar recrutait ses sicaires (hommes de main) dans les quartiers pauvres de la ville. L’esprit d’entreprise de Medellín fait qu’être un tueur à gage qui assassine par contrat, est considéré comme une entreprise comme une autre.  À l’époque de Pablo Escobar les assassinats en pleine rue étaient fréquents. Tout l’entourage d’Héctor Abad Gómez est d’ailleurs parti en exil après son assassinat. 

– Le roman d’Héctor Abad Faciolince a été un immense succès en Colombie. Qu’est-ce qui a particulièrement touché les lecteurs dans ce récit ? Pourquoi a-t-il eu un tel retentissement ? 

Héctor Abad Faciolince était déjà un romancier connu et reconnu en Colombie au moment de la publication de L’Oubli que nous serons. Dans ce livre, il raconte l’histoire de millions de Colombiens, une histoire de douleur. Quand ces récits provenaient de personnes du peuple ou d’indigènes qui vivaient dans des coins reculés du pays, ils n’ont que peu d’échos. Au contraire, L’oubli que nous serons raconte la vie et le destin d’un homme public, connu au plan national, qui s’est présenté à la mairie et qui n’en a pas moins été fusillé en pleine rue. Ce témoignage a montré que la violence ne touchait pas seulement les gens du peuple mais tous ceux qui osaient élever la voix et défendre les Droits Humains. 

Ce récit autobiographique est sorti en 2006, un an après l’adoption de la loi Justice et Paix par le Congrès colombien. Ce contexte a-t-il joué dans la réception du roman ? 

La loi de 2005 a été très mal vécue par la société civile. Elle a été perçue comme une manière d’accorder l’impunité à tous les paramilitaires, encouragés à revenir à la vie civile. Cet ouvrage n’a fait qu’ajouter au mécontentement et aux protestations qui étaient d’ailleurs toujours assez mesurées : ceux qui s’exprimaient trop fort se faisaient descendre. Le roman n’a fait que compléter les critiques qui étaient faites au président Álvaro Uribe. 

Plus de dix ans plus tard, le film est choisi pour représenter la Colombie aux Oscars. Cette histoire est-elle toujours d’actualité ? Comment le contexte a-t-il changé depuis la parution du roman ? 

Oui, cette histoire est toujours d’actualité, dans la mesure où la Colombie est encore aux prises avec le fait que le traité de paix n’est pas appliqué. Malgré toutes les régressions et les révisions qui ont été faites, il n’y a toujours pas de paix dans le pays. Au sein de la guérilla, ceux qui s’étaient démobilisés se remobilisent. Ils savent que le massacre de l’Union Patriotique va se reproduire et ils ont repris le maquis. D’autres ne se sont jamais démobilisés. La mafia et les trafiquants de drogue, eux, continuent à faire leurs affaires. 

(1) Marie Estripeaut-Bourjac est maître de conférence à l’ESPE d’Aquitaine-Université de Bordeaux en langues et études romanes et en sciences du langage. Elle a publié L’écriture de l’urgence en Amérique latine (Presses Universitaires de Bordeaux) et, avec Nicole Pelletier et Patricia Paillot, Vivre avec la mémoire des conflits. D’un continent à l’autre (à paraître aux Presses Universitaires de Bordeaux).

9 juin 2021 — Espagnol

FESTIVAL CINELATINO

Los alumnos de LVA pudieron asistir a la apertura del festival asistiendo a la proyección de : TENGO MIEDO TORERO [JE TREMBLE, Ô MATADOR] de Rodrigo SEPÚLVEDA – Chili, Argentine, Mexique | 2020 
PRIX CINÉ & PRIX DU PUBLIC LONG-MÉTRAGE DE FICTION LA DÉPÊCHE DU MIDI
Y presenciaron un encuentro con el actor principal :
Alfredo Castro est l’un des acteurs les plus primés du cinéma chilien et le plus loué et respecté par la critique. Directeur d’une école, d’un théâtre et d’une troupe du nom de Teatro de la Memoria, metteur en scène, scénariste, acteur, il incarne le plus souvent des personnages tourmentés avec sobriété et complexité. Ce n’est qu’à 50 ans, en 2006, qu’il aborde le cinéma, dans Fuga, premier film de Pablo Larraín, alors inconnu du public. Pour son deuxième opus, Tony Manero (2008), Pablo Larrain fera appel à Cinéma en Construction à Toulouse, révélant aux professionnels du cinéma le talent d’un acteur hors normes, il remportera le Prix Cinéma en Construction avant d’entamer à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs, un long parcours dans les festivals et les salles de cinéma. Alfredo Castro est devenu par la suite l’un des acteurs fétiches du désormais célèbre Larrain, avec 6 films à son actif.


8 juin 2021 Histoire des arts et Lettres Modernes Autour de l’exposition « Au-delà des apparences, il était une fois, il sera une fois », Musée des Abattoirs

Captation vidéo d’une lecture de textes par les étudiants.

Coord. : C. Catifait et N. Cournarie

31 mai 2021 Espagnol — Visite de l’exposition consacrée au poète et artiste peintre, Rafael Alberti, à l’Institut Cerventès, lundi 31 mai.

Coord. :  Ludovic D’Agostin.


31 mai 2021 Anglais — Conférence à l’Université Jean Jaurès sur les représentations de la nature dans des œuvres littéraires nord-américaines.
Coord. : M. Soler


Histoire — La valorisation d’une archive du Lycée par des étudiants de Lettres supérieures du Lycée Saint-Sernin de Toulouse (LSHA – avril-juin 2020)
Le Lycée de jeunes filles de Toulouse pendant la Première Guerre mondiale : un hôpital militaire au cœur d’un lycée de 1914 à 1918.

Coord. : Marie Perny

https://view.genial.ly/603a27e319e1625625aae2b3/presentation-le-lycee-st-sernin-pendant-la-1ere-guerre-mondiale-analyse-darchives

Journée Portes ouvertes


CPGE
AL LSH et BL

en virtuel
samedi 6 mars 2021


Conférences du Proviseur (10h et 14h)
Discussion avec les professeurs et les élèves (9h-12h / 13h-16h)


CONNEXION pour réunion ZOOM

https://saint-sernin.mon-ent-occitanie.fr/administration-actualites-vie-scolaire/actualites/journee-portes-ouvertes-virtuelles-cpge-6-mars-2021-55063.htm




11 février 2021 — Espagnol

Revue de presse latino-américaine et espagnole et analyse méthodologique par des étudiantes
Coord. Laffite et L. D’Agostin


14 janvier 2021 — Histoire des arts

Séminaire avec Clarisse FAVA-PIZ, PHD à l’Université de Pittsburgh, spécialiste de la sculpture au XIXème siècle, avec le soutien de plusieurs musées et instituts d’histoire d’art aux Etats-Unis. 

Enjeux et débats autour de la sculpture publique aux Etats-Unis.

Coord. : N. Cournarie




11 décembre 2020 — Forum des Grandes écoles et parcours sélectifs








Par visio , communication en ligne avec des anciens élèves ayant intégré les Grandes Ecoles

2019-2020


 1er juillet 2020, 18 et 21 heures
et 2 juillet 2020, 21 heures — Théâtre
E-représentation à partir de Mangeclou d’Albert Cohen.
Sever Martinot-Lagarde

S’inscrire à spectacle.mangeclous@gmail.com

Places limitées : 100



Mangeclous est une célébration comique et rabelaisienne de la vitalité et des rêves de grandeur d’un petit peuple d’amis juifs, les Valeureux, issus du ghetto de l’île grecque de Céphalonie. 
Au cours d’un périple qui nous conduit de Céphalonie à Genève en passant par Marseille (suivant en cela la trajectoire biographique d’Albert Cohen), nous suivons les exploits imaginaires de Pinhas Solal, dit Mangeclous, de l’Oncle Saltiel, de Mattathias, de Michael et du petit Salomon. Nos amis sont des bouffons bavards, hâbleurs et toujours affamés, menteurs et sincères, généreux et grippe-sous, misogynes et amoureux, terriblement courageux et lâches, machiavéliquement rusés et candides, parfaitement pieux et athées, sionistes et antisémites, grands rêveurs devant l’Eternel… 
Derrière la verve éblouissante et l’explosion de joie de vivre, d´humanité, d’humour juif et d’autodérision qui caractérisent le roman d’Albert Cohen, s’amoncellent des nuages de tristesse et d’incompréhension. Ecrit en 1938, Mangeclous lance un éclat de rire au bord du précipice.


24 juin — Accueil en distanciel des nouveaux élèves de 2ème année

20 avril — Philosophie            Reporté
14h-16h., salle des conférences
Conférence d’E. Bories : « Réflexions sur la démocratie »
Coord. : E. Bories


19 mars — Histoire des arts   Reporté
Conférence de M. Gironet, Architecte des bâtiments de France : Influence de Léonard de Vinci sur les fresques de la Renaissance
Coord. : N. Cournarie


5 mars — Cinéma
18h, Amphithéâtre Marsan, Toulouse School of Management.
Conférence AGCOM sur le thème : « Révolution médiatique et nouvelles communications – le cinéma face au streaming en 2020 ». Présence de la société de distribution Wild Bunch aux 5 oscars et rencontre avec sa chargée du digital, Fantine Guemghar.


6 février — Histoire des arts
Conférence de M. Gironet, Architecte des bâtiments de France : Initiation à l’architecture
Coord. : N. Cournarie


3 février— Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Art contemporain 2 » 
18h-19h30 : E. Vidal (conférencier)
Coord.  : N. Cournarie


30 Janvier — Histoire des arts
Visite et présentation des chapiteaux romans du musée des Augustins
Coord. : N. Cournarie


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23-28 janvier — Histoire des arts
Voyage d’études à Paris : visites et rencontres avec des conservateurs (Société française de photographie ; Musée du Louvre ; Musée des Arts décoratifs ; Bibliothèque historique de la ville de Paris ; Musée d’Orsay ; Musée Picasso ; Centre Pompidou ; Exposition L. de Vinci ; Bibliothèque Nationale de France ; Exposition Huysmans)
Musée d’Orsay, salle Gauguin)
Coord. : N. Cournarie

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25 janvier — Journée Portes ouvertes CPGE
9h-12h30
JPO CPGE 25 janvier 2020


20 janvier — Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Art contemporain 1 » 
18h-19h30 : E. Vidal (conférencier)
Coord.  : N. Cournarie


13 et 20 janvier — Espagnol : Atelier de traduction thème/version
Coord. : L. D’agostin


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 10 janvier — Espagnol : Concert « Sur un air andalou« , Halle aux Grains
Coord. L. D’Agostin


6 janvier — Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Art moderne » 
18h-19h30 : E. Vidal (conférencier)
Coord.  : N. Cournarie


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19 décembre — Histoire des arts
Présentation par les étudiants de l’exposition Rose Béton
Musée des Abattoirs      logo_2014
17h30-18h30

Et présentation de l’Ecole du Louvre par deux anciennes étudiantes          Unknown



16 décembre — Histoire des arts

Module : Préparation Ecole du Louvre , « Renaissance nordique » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


9 décembre — Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture hollandaise du Siècle d’Or » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


16 décembre — Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture hollandaise du Siècle d’Or » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


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Entrer une légende

18 décembre — Espagnol
10h-12h
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Conférence de Luis González (MCF) :  Lope de Vega y la comedia: la creación del teatro nacional
Coord. : L. D’Agostin


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18 décembre — Philosophie
Conférence-entretien par Edgar Morin
Université Toulouse 1 Capitole
17h30-19h
Coord. : L. Cournarie

L’urgence de transmettre E. Morin


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16 décembre — Etudes théâtrales et musique
Spectacle musical sur des nouvelles de Maupassant et des poèmes de Michaux
20 h., Collège Pierre de Fermat

16 décembre — Etudes théâtrales et musique
Spectacle musical sur des nouvelles de Maupassant et des poèmes de Michaux
20 h., Collège Pierre de Fermat

Coord. : J.-S. Cambon et S. Martinot-Lagarde


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   13 décembre — Forum des Grandes Ecoles
13h30 – 17h (3ème étage) 

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12 décembre — Histoire des arts
Présentation du livre d’artiste par Fabrice Raymond
Médiathèque du Musée des Abattoirs
Coord. : N. Cournarie


gerd-klestadt     12 décembre — Histoire        REPORTÉ
Rencontre avec Gerd Klestadt, rescapé de la Shoah
10h15-12h15
Coord. CPGE  :  Ph. Ruiz.


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6 décembre — Histoire des arts
Lancement du projet de rédaction de cartel et de panneaux pédagogiques au Musée des Augustins
Atelier de peinture a tempera
Coord. : N. Cournarie


26 novembre— Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture, sculpture : Renaissance Italie 2 » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


18 novembre— Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture, sculpture : Renaissance Italie 1 » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


9 décembre — Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Peinture hollandaise du Siècle d’Or » 
18h-19h30 : A. Hémery (conservateur)
Coord.  : N. Cournarie


18 novembre — Anglais
14h-16h
Conférence de Mme Lécole, MCF Arts plastiques : « Voiles blancs. La blancheur fait-elle motif ? » 
Coord. : J. Miguel


15 novembre — Espagnol
Conférence de Pierre-Frédéric Charpentier


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18 décembre — Philosophie
Conférence-entretien par Edgar Morin
Université Toulouse 1 Capitole
17h30-19h
Coord. : L. Cournarie

: « Les intellectuels français et la guerre d’Espagne, une guerre civile par procuration »
Salle des conférences, 14h-16h
Coord.  : L. D’Agostin

http://www.editionsdufelin.com/o-s-cat-r-623.html


12 novembre — Lettres Modernes

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                         Rencontre avec l’écrivain Jean-Philippe Toussaint au sujet de son premier roman,  et de son dernier texte, La clé USB.
15h30
Amphithéâtre Valade
— en partenariat avec l’Université Toulouse 1 Capitole.                      

Coord. : Carole Catifait


17-31 octobre — Histoire des arts

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Médiation : Exposition Thomas Catifait « D’ici et de maintenant », Bibliothèque de l’Université Toulouse Capitole 1
Coord. : N. Cournarie
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17 octobre —  Histoire des arts

   Médiation (stage) : Exposition Peter Saul, Coord. : N. Cournarie.

logo_2014  Musée des Abattoirs


14 octobre— Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Iconographie : Nouveau Testament » 
18h-19h30 : N. Cournarie
Coord.  : N. Cournarie


4 octobre— Histoire des arts
Module : Préparation Ecole du Louvre , « Iconographie : AncienTestament » 
18h-19h30 : N. Cournarie
Coord.  : N. Cournarie


18-20 septembre 2019 — Voyage d’étude et d’intégration (LSHC)  dans le Haut Ampurdan.
Coord. M. Palevody, V. Doumerc, O. Loubes.


2018-2019


 6 juin — Histoire des arts
16-537947-530x331Médiation Exposition « Picasso et l’exil »
16h30, Musée des Abattoirs
Coord. N. Cournarie et E. Vidal (guide-conférencier)                       logo_2014.png


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25 mai — Histoire
Dans le cadre du Festival L’Histoire à venir, conférence de C. et P. Vesperini, sur le thème : «A quoi sert l’histoire de la philosophie ?»
Un antiquisant et une médiéviste se retrouvent pour parler de la façon dont on a écrit l’histoire de la philosophie en Europe, et s’interroger sur la façon dont on peut l’écrire autrement aujourd’hui. Cette question, en apparence
éloignée de nos préoccupations quotidiennes, est en réalité profondément politique, tant l’histoire de la philosophie fonde notre rapport au politique. Tel sera le fil conducteur d’un dialogue où se confronteront méthodes, périodes et nouvelles perspectives.
Coord. O. Loubes
https://2019.lhistoireavenir.eu/evt/174/


23 mai — Musique
Concert des optants de musique, salle des conférence, 20 h.
Coord. S. Cambon


22 mai — Toutes options
Mercredi 22 mai, à 14h, en salle 322,
Florie Boy, directrice de Media d’Oc, conservatrice de bibliothèque (ancienne élève de khâgne) et Maxime Coumes (BUC de l’Université Jean Jaurès) viennent présenter les métiers liés aux bibliothèques pour les étudiants de CPGE de Toulouse.
Coord. : Carole Catifait, Nathalie Cournarie.


14 mai — Langues vivantes
Ateliers-débats au lycée Saint-Sernin (CPGE-lycée)

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« Le travail de mémoire, un enjeu plurilinguistique »


“Les récentes découvertes sur le positionnement pro-nazi du peintre Emil Nolde ont contraint Angela Merkel à faire décrocher les deux tableaux qui ornaient son bureau à la chancellerie. Dans le contexte de l’Amérique à l’heure d’un président controversé, le collectif For Freedoms (https://www.icp.org/exhibitions/for-freedoms-where-do-we-go-from-here
) revisite les affiches iconiques de Norman Rockwell publiées à l’issue du discours sur l’Etat de l’Union de Franklin D. Roosevelt en 1941. Ces supports permettent un travail très riche à partir de visuels complexes qui amènent à élaborer tout une réflexion sur la mémoire politique d’un pays.
Ces trois événements montrent à quel point les enjeux de mémoire restent prégnants aujourd’hui, voire trouvent une acuité nouvelle. Ils montrent aussi la diversité des formes et des supports de ces débats.
Le mardi 14 mai au lycée Saint-Sernin, des ateliers ont été proposés par les étudiants de classes préparatoires littéraires aux lycéens autour de ces enjeux. La discussion, en anglais ou en allemand, a pris des formes variées, montrant les enjeux mémoriaux qui sous-tendent des images liées au thème de la mémoire choisies par les étudiants et les professeurs”
Coord. A.-S. André et P. Pujo


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7 mai — Langues et culture de l’Antiquité
Journée d’études : Les dieux et les hommes dans l’Antiquité grecque et romaine
Coord. J.-L. Lévrier programme dieux & hommes

11h-12h :  Visite de l’exposition temporaire « Age of Classics ! L’Antiquité dans la culture pop » (Laure Barthet, conservateur du patrimoine et directrice du musée Saint-Raymond,  Pascal Capus, chargé des collections de sculptures romaines et numismatiques, Loussia Da Tos, médiatrice culturelle au musée Saint-Raymond.
14h Jean-Claude Carrière, professeur émérite de langue et littérature grecques à l’Université Toulouse II – Jean Jaurès, « Héraclès de la Méditerranée à l’Océan ».
14h40 Pascal Capus, chargé des collections de sculptures romaines et numismatiques, « Les villae de l’Antiquité tardive : des refuges pour les dieux ? ».

15h40 René Cubaynes, agrégé de l’Université, docteur ès sciences, titulaire d’une thèse post-doctorale en histoire antique de l’École Pratique des Hautes Études, « ‘Deis gratias ago’, cultes et syncrétisme dans les légions romaines, l’exemple de la VIIIe légion Auguste ».
16h20 Jean-Marie Pailler, professeur émérite d’histoire ancienne et archéologie à l’Université Toulouse II – Jean Jaurès, « Saturnin, son martyre et son image dans l’Antiquité (IIIe – Ve siècle) ».


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11 avril — Espagnol, Histoire des arts, Lettres Modernes
Lecture vagabonde — Autour de l’exposition Picasso et l’exil
par les élèves de classes préparatoires 
18h30 — Entrée Libre 
Coord. Carole Catifait, Nathalie Cournarie, Ludovic D’Agostin 
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16 mars-2 juin — Histoire des arts

Médiation des étudiants à l’exposition de la Collection Motais de Narbonne, Fondation Bemberg
Coord. Nathalie Cournarie

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12 mars — Anglais
Participation à une rencontre-table ronde à l’UT2J sur le Brexit


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21 Février — Histoire des arts
Vernissage de la Collection Motais de Narbonne, Fondation Bemberg
22 Février — Histoire des arts
Rencontre avec les collectionneurs et la commissaire d’exposition

Coord. Nathalie Cournarie


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31 Janvier — Lettres
Les conférences-rencontres des bibliothèques de l’université Toulouse Capitole
Lydi Salvayre, écrivain
Amphi Dauvillier : rencontre et séance de dédicaces
Coord. Carole Catifait et Marcel Marty (UT1)


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24 janvier-29 janvier — Histoire des arts
Voyage d’études à Paris : « La photographie au XIXè siècle » — visites, rencontres et conférences : ENSB, Société française de photographie, Petit Palais, Exposition Nadar, Orsay, BHVP, Louvre et Centre Pompidou
Coord. Nathalie Cournarie


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25 janvier — Anglais
Dans le cadre d’un colloque sur la ville dans les récits de guerre, les étudiants de LSHC assistent à la conférence « The city is a foreign country », de l’écrivain américain Kewin Powers (auteur de)

Université Jean Jaurès, Maison de la Recherche
Coord. Marielle Soler

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    24 janvier — Philosophie
    Participation des étudiants de philosophie à la rencontre-débat avec B. et  S. Klarsfeld
 Université Toulouse Capitole 1, 18h30, Amphi Cujas

    Coord. Laurent Cournarie


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22 janvier 2019 20h — Concert-Lecture « Les Tristesses d’Ovide »
Auditorium Saint-Pierre des Cuisines

avec la participation d’étudiants de CPGE

Coord. Jean-Luc Lévrier


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10 janvier — Histoire des arts
Musée des Abattoirs, Présentation par les étudiants de l’exposition « Prix Mezzanine Sud » (Marie-Luce Nadal, Agathe Pitié, Mazaccio)

Coord. Nathalie Cournarie


IMG_0681     19 janvier 2019, 9h30-12h — Journée Portes Ouvertes
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18 Décembre — Histoire des arts

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   Médiation des étudiants dans le cadre de l’exposition  David Claerbout au musée des Abattoirs
Coord. Nathalie Cournarie


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11 Décembre — Lettres

Les conférences-rencontres des bibliothèques de l’université Toulouse Capitole
Guillaume Sire, écrivain
Amphi Maury : rencontre et séance de dédicaces
Coord. C. Catifait et M. Marty


6 novembre, 14h et 7 novembre 11h — Espagnol

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Spectacle Ligeros de equipaje. Crónica de la retirada par la compagnie Producciones Viridiana, suivi d’un échange avec les comédiens.
http://musee-resistance.haute-garonne.fr/fr/evenements-1/expositions-precedentes/la-retirada.html?search-keywords=retirada
Coord. E. Gil


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6 novembre — Philosophie
Les optants de philosophie participent à la conférence-rencontre, organisée par l’Université Toulouse Capitole 1, avec l’historien François Dosse pour la sortie de son dernier ouvrage en 2 volumes La Saga des intellectuels français
Coord. L. Cournarie


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26 septembre 2018 — Allemand 
Dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande (https://www.15francoallemandeoccitanie.fr) organisé par le GOETHE-INSTITUT et en coopération avec le Lycée St Sernin 
Goethe-Institut — 4 bis rue Clémence Isaure à Toulouse (31)
20 h.
Coord. : Catherine Doumerg, Pauline Pujo, Martine Reille

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« N’attends pas de jours meilleurs ! » Textes et chansons de Wolf Biermann

Caractérisé par un destin hors du commun et intimement lié à l’histoire allemande ‒fils de résistants communistes au nazisme puis poète et chansonnier dissident en RDA jusqu’en 1976 puis à l’Ouest ‒Wolf Biermann est aussi un auteur francophile, qui parsème ses textes de mots français, qui se sent cousin de Heinrich Heine et de François Villon, et s’inspire de la chanson française (Brassens, Boris Vian, entre autres). Après une conférence introductive, lectures d’extraits en allemand et en français présentés par les élèves du lycée Saint Sernin, alterneront avec l’interprétation de quelques unes de ses chansons.


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17 septembre — Cinéma Audiovisuel  
Visite et présentation de la Cinémathèque de Toulouse
Coord. M.H. Meaux


8, 15, 22, 29 septembre — Histoire des arts                   logo-big

Médiation par des étudiantes et des étudiants de l’option du lycée Saint-Sernin dans le cadre de l’exposition Même pas peur à la Fondation Bemberg

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15h30-19h30
Fondation Bemberg 
Coord. Nathalie Cournarie


Ecole du Louvre



Résultats Concours d’entrée Ecole du Louvre (3ème année)

2021 : 9 admis sur 9 admissibles (3ème année) — et un total de 33 admis au plan national
+ 1 admis (1ère année)
2020 : Ecole du Louvre -Paris Nanterre-Musée Rodin : Licence 3 « Préparation aux concours de restaurateurs du patrimoine » : 1 admise et 1 admissible (Histoire des arts) / 1ère année : 1 admise (Histoire des arts)
2019 : 3 admis (+ 2 admissibles) / + 1 admis (test probatoire 1ère année)
2018 : 6 admis (sur 6 admissibles)


PRÉPARATION CONCOURS ECOLE DU LOUVRE
Histoire et théorie des arts- CPGE Lycée Saint-Sernin



CALENDRIER DES SÉANCES (sous réserve de modifications)
Intervenants :
M. Axel Hémery, directeur du musée des Augustins, conservateur des peintures
Monsieur Eric Vidal, guide-conférencier au musée des Abattoirs, chargé de cours à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès
Mme Nathalie Cournarie, professeur en CPGE, chargée de la spécialité d’Histoire et théorie des arts 

La participation des étudiants est libre, sur la base du volontariat, sans inscription préalable. L’accès aux séances est lui aussi laissé libre. Les étudiants assistent aux séances dans la limite des places disponibles (salle 329).

La préparation est orientée vers le concours d’entrée en 3ème année de 1er cycle (Bac+ 2, concours BEL : épreuve de reconnaissance d’œuvres anonymées dont une hors programme), et non pas en 1ère année (Bac+0 : présélection sur Parcoursup + écrit d’admission : maîtrise des repères spatio-temporels / description d’une œuvre d’art / composition d’histoire de l’art à l’aide d’un programme d’œuvres). 
Mais elle peut cependant être utile aux élèves qui souhaitent se réorienter vers la 1ère année de 1er cycle de l’EDL à la fin de l’hypokhâgne. 
Les élèves de CPGE dans la spécialité d’Histoire des arts peuvent enfin postuler à l’entrée en 2ème cycle de l’EDL sur dossier par équivalence, à l’issue des deux années de classes préparatoires.
Cette préparation peut aussi tenir lieu d’initiation à l’Histoire de l’art.

En savoir davantage sur les concours d’entrée à l’EDL :
. Entrée en 1ère année de 1er cycle : http://www.ecoledulouvre.fr/enseignements/etre-eleve/concours-entree
. Entrée en 3ème année de 1er cycle, concours BEL commun aux deux Écoles Normales Supérieures, réservé aux élèves inscrits dans la spécialité Arts – Histoire et théorie des arts : http://www.ecoledulouvre.fr/sites/default/files/pdf/ssdossier2/NoticeBel2020.pdf   sur cette page, consulter en particulier la bibliographie (attention, page non encore actualisée au 4/10/2020)
Bibliographie proposée par l’École pour la préparation de cette épreuve :
Dans la série Histoire de l’art, Paris, Flammarion, les volumes suivants :
M. Barrucand et C. Heck (sous la dir. de), Moyen Âge. Chrétienté et Islam, Paris, 1996.
C. Mignot et D. Rabreau, Temps modernes. XVe-XVIIIe siècles, Paris, 1996.
F. Hamon, et P. Dagen, Époque contemporaine. XIXe-XXe siècles, Paris, 1998. 

Site du musée du Louvre : https://www.louvre.fr/


Témoignages

Jeanne, Zoé, Aurélie (Ecole du Louvre)

La classe préparatoire, et la spécialité histoire des arts, nous ont permis, particulièrement grâce aux stages en musée, d’acquérir des capacités de réflexion, d’analyse et d’expression orale, décisives pour notre intégration à l’école du Louvre en troisième année de premier cycle (dans le cadre de la BEL). Un enseignement de qualité combiné à nos nombreux contacts avec les œuvres d’art des collections toulousaines nous ont bien préparés à l’approche de l’histoire de l’art développée à l’école du Louvre (fondée sur l’étude des œuvres en salle). Cette école offre également de nombreux projets extrascolaires, avant tout dans le domaine de la médiation (les élèves participent par exemple aux  nocturnes du musée du Louvre ) qui permettent de compléter son enseignement par une première expérience du milieu professionnel. 

Lucie (Essec et Ecole du Louvre)

La classe préparatoire AL est un tremplin vers les Ecoles de commerce qui peut sembler assez surprenant mais qui est tout à fait pertinent et intéressant à envisager. Si vous êtes curieux, ouverts et ambitieux il ne faut pas hésiter à candidater ! Le double diplôme entre l’ESSEC et l’École du Louvre me permet de profiter pleinement de l’enseignement théorique et passionnant de l’École du Louvre tout en bénéficiant des opportunités que m’offre l’École de commerce. Attention, si vous entrez à l’École du Louvre après le concours de la BEL (post prépa) vous ne pourrez pas accéder à cAe double diplôme.



Bibliographie
Nathalie Cournarie

Histoires générales de l’art 
Gombrich Ernst, Histoire de l’art, Londres, Phaidon, 2001
Mignot Claude et Rabreau Daniel (dir.) , Temps Modernes, XVème-XVIIIème siècles, Paris, Flammarion,  2005
Françoise Hamon et Philippe Dagen (dir.), Epoque contemporaine, XIXè-XXè siècles, Paris, Flammarion, 1998

Histoires de l’art spécialisées 
Barbillon Claire, Comment regarder la sculpture. Mille ans de sculpture occidentale, Paris, Hazan, 2017
Bertolino Georgina, Comment identifier les mouvements artistiques, Paris, Hazan, 2018-06-18
Laino Imma, Comment regarder la peinture, Paris, Hazan, 2017

Histoires de l’art par périodes
(à consulter en bibliothèque)
Cornette Joël et Mérot Alain (dir.), Le XVIIème siècle, Paris, Seuil, 1999
Delumeau Jean et Lightbown Ronald, sous la direction de Duby Georges et Laclotte Michel, La Renaissance, Paris, Seuil, 1996
Gaehtgens Thomas et Pomian Krysztof (dir.), Histoire artistique de l’Europe. Le XVIIIème siècle, Paris, Seuil, 1998
Allard Sébastien, L’art français, le XIXème siècle, collection « tout l’art », Flammarion

Histoire et théorie des arts 2023


Nathalie Cournarie
1ère année

Bienvenue dans la classe d’Histoire et théorie des arts ! 

Il n’est nullement nécessaire, pour y entrer, d’avoir déjà suivi cet enseignement dans le secondaire. Mais c’est une raison supplémentaire pour lire durant l’été quelques-uns des ouvrages suivants. Et pour ceux qui ont déjà travaillé en ce domaine, il s’agit d’approfondir  et de préciser leur culture. 

Bibliographie

Stephen FARTHING (dir.), Tout sur l’art, Panorama des mouvements et des chefs d’œuvre, Flammarion, 2020.
Guitemie MALDONADO, Marie-Pauline Martin, Natacha PERNAC, Chronologie de l’histoire de l’art, Hatier, 2015.

On pourra également consulter les sites suivants : http://www.wga.hu (banque d’images). 
Ou encore les sites des musées, tous aisément accessibles.

 
Nathalie Cournarie

2ème année

2ème année

ENS Lyon Programme 2023

a) L’art et l’animal.
b) Le maniérisme en Europe (sculpture, peinture, dessin, estampe, décor).



La bibliographie sera communiquée directement aux étudiantes et aux étudiants de l’option.

Préparation au concours d’entrée à l’Ecole du Louvre

Philosophie 2023

Contact : Laurent.Cournarie@ac-toulouse.fr

1ère année
(enseignement obligatoire, 4 h.)


Nathalie Cournarie
Jean-Jacques Delfour
Emmanuel Lacoue-Labarthe


Le programme de philosophie en première année comporte 5 domaines (https://prepasaintsernin.wordpress.com/2017/12/15/parcours-sciences-humaines-option-philosophie/) :

La métaphysique  
La politique, le droit  
La morale 
La science
L’art, la technique 
Les sciences humaines : homme, langage, société.   


Bibliographie commune Lisez une œuvre de votre choix.

Platon, Ion
Platon, Ménon
Aristote, Ethique à Nicomaque (livre I, ou II, ou VI)
Descartes, Méditations métaphysiques
Descartes, Lettre à Elisabeth du 21 juillet au 6 octobre 1645
Hobbes, Léviathan, chapitres 13 à 21
Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes
Rousseau, Du contrat social
Kant, Critique de la raison pure, Préface de la seconde édition
Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs
Kant, Critique de la faculté de juger (« Analytique du beau »)
Nietzsche, Généalogie de la morale
Bergson, L’Energie spirituelle (« La conscience et la vie » / « L’âme et le corps »).
Benjamin, L’œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique
Arendt, Condition de l’homme moderne
Chalmers, Qu’est-ce que la science ?


2ème année

Cours commun
(enseignement obligatoire, 4 h.)

Equipe pédagogique :

Jean-Paul Coujou
Laurent Cournarie
Emmanuel Lacoue-Labarthe


Programme 2023

Les sciences humaines : langage, homme, société

Bibliographie succincte

Benveniste, Problèmes de linguistique générale, 1 (Tel, Gallimard) (V « Communication animale et langage humain  ; VI « Catégories de pensées et catégories de langue »)
Charbonnier, Entretiens avec Claude Lévi-Strauss (Les belles lettres)
Descola, Par-delà nature et culture (Folio Essais)
Durkheim, Les règles de la méthode sociologique (Payot) [téléchargeable en bas de la page]
Foucault, Les mots et les choses, Chapitre X « Les sciences humaines » (Tel, Gallimard)
Kant, Anthropologie d’un point de vue pragmatique (GF) [téléchargeable en bas de la page]
Lévi-Strauss, Les Structures élémentaires de la parenté (chapitres 1 et 2) (GF
Lévi-Strauss, Anthropologie structurale deux (Agora Pocket), (II « Jean-Jacques Rousseau, fondateur des sciences de l’homme »  ; V, 1 « Les trois humanismes » ; XV « Race et histoire »)
Merleau-Ponty, Signes, III « Le philosophe et la sociologie » (Folio Essais) [téléchargeable en bas de la page]
Montaigne, Essais (I, 31 « Des cannibales » et III, 6 « Des coches » (multiples éditions scolaires)
Morin, Le paradigme perdu, la nature humaine (Points Essais)
Rousseau, Essai sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (GF) [téléchargeable en bas de la page]
Rousseau, Essai sur l’origine des langues (Folio, édition de Jean Starobinski) [téléchargeable en bas de la page]


2ème année Option
(enseignement de spécialité, 6 h.)

Professeur :
Laurent Cournarie

Programme 2023

Notions :
Le monde
La force

Auteurs :
– MONTAIGNE, Essais, II, 12, GF, 2009 : ISBN : 9782070423828
– BERGSON, La pensée et le mouvant (I à VI inclus, pp. 41-254), Edition GF 2014 : ISBN 9782081280489.

Les deux ouvrages sont à acheter dans les éditions recommandées.

NB : La bibliographie du programme de spécialité sera adressée directement à chaque élève de l’option.

Lettres et Option Lettres Modernes 2023

Equipe pédagogique:

Séverine Bourdieu
Carole Martinez
Muriel Fazeuille
Maryse Palévody
Muriel Rossetti



1ère année
LETTRES en  hypokhâgne 2023
Le cours de lettres en hypokhâgne (5 h / semaine) n’est pas construit autour d’un programme. Il s’agit, dans la continuité du lycée, de permettre aux étudiants d’acquérir une culture littéraire solide dans les domaines du roman, poésie et théâtre, quels que soient les enseignements de spécialité choisis en 1ère et Tle.
L’objectif est de confronter les œuvres pour mettre en évidence des ressemblances mais aussi des partis-pris esthétiques radicalement différents.
Plus les références littéraires seront nombreuses et précises, plus naturelle et pertinente sera la réflexion.

Juan GRIS, Le Livre, 1913 (Musée d’art moderne de la ville de Paris)


L’acquisition de cette culture littéraire vous permettra d’appréhender sereinement la deuxième année de classe préparatoire, la khâgne, qui s’articule autour d’un programme de 4 œuvres, proposé nationalement par les Ecoles Normales Supérieures (ENS).  Les problématiques dégagées en première année serviront alors de grille de lecture.
Il importe donc de conserver précieusement les cours de français suivis au lycée  et  de  vous plonger dans la lecture d’incontournables de la littérature française.
Si vous êtes des lecteurs de littérature jeunesse, d’heroic fantasy, de thrillers … continuez à lire ce qui vous fait plaisir mais il sera intéressant de diversifier vos sources.

■ VOUS ETES AU LYCEE ET VOUS VOULEZ DEJA VOUS PLONGER DANS LA LECTURE D’OUVRAGES DE REFERENCE ?  
Voici, ci-dessous, quelques suggestions.
XVIIème siècle
-Madame de La Fayette (La Princesse de Clèves ou La Princesse de Montpensier)
XVIIIème siècle
-Abbé Prévost, Manon Lescaut
-Choderlos de Laclos, Les Liaisons dangereuses
-Diderot, Jacques le fataliste et son maître
Voltaire, Candide ou Zadig
XIXème siècle
-un roman de Balzac au choix
-un roman de Stendhal (privilégiez Le Rouge et le Noir ou La Chartreuse de Parme)
-un roman de Flaubert (privilégiez Madame Bovary)
-un roman de Zola au choix
-un roman de Hugo (privilégiez Les Misérables ou Notre-Dame de Paris)
-un roman ou un recueil de nouvelles de Maupassant
XXème siècle
-Proust, Du côté de chez Swann (privilégiez Combray ou Un amour de Swann)
-un roman de Camus (privilégiez L’Etranger ou La Peste)
-une œuvre du Nouveau Roman : Butor, La Modification ; Sarraute, Tropismes ou Enfance ; Robbe-Grillet, La Jalousie ; Duras, L’Amant

■ VOUS VENEZ D’ETRE ADMIS EN HYPOKHÂGNE ?  
Vos professeurs puiseront dans la liste ci-dessus tout en ne s’interdisant pas de vous faire découvrir d’autres auteurs.
Cliquez sur le lien qui vous mènera aux lectures pour l’année scolaire 2022-2023 : 
LSHA : https://view.genial.ly/62bf22072d287d0011fbdff8       (Séverine BOURDIEU)
LSHB : https://view.genial.ly/62bed612931347001956167c     (Carole CATIFAIT)
LSHC : https://view.genial.ly/62be9ef40e135500116a6271      (Muriel FAZEUILLE)


2ème année : Programme de Lettres, cours commun : Conseils de lecture 2023

Maryse Palévody
Muriel Rossetti

Et voilà le nouveau programme ENS 2023. On verse une larme sur l’ancien et on s’attaque au nouveau, très Grand siècle :  Mesdames à vos anglaises  ! à vos perruques Messieurs, !

ENS LSH-LYON, SESSION 2023
Programme de Lettres, cours commun : Conseils de lecture
— Retrouvez cette bibliographie avec les liens actifs sur le blog Prépasernin 
— Une bibliographie complémentaire, exclusivement consacrée aux ressources en ligne est consultable sur le blog « Les Chroniques de Marcel : lectures en ligne 2023
— On y trouve aussi une liste d’archives sonores et/ou visuelles consacrées au programme : Silence on bosse 2023

1. Axes
— L’œuvre et l’auteur
— L’œuvre et le lecteur
— L’écriture de soi 
2. Œuvres :
— Madame de Sévigné, Lettres de l’année 1671, éd. R. Duchêne et N. Freidel, Gallimard, Folio Classique, 2012 ; ISBN : 978-2070447190 


— Saint-Simon, Intrigue du mariage de M. le duc de Berry. Mémoires, avril-juillet 1710, éd. P. Dandrey et G. Gicquiaud, GF Flammarion, 2005 ; ISBN : 978-2080712486 


— Musset, La Confession d’un enfant du siècle, éd. S. Ledda, GF Flammarion, 2020 ; ISBN : 978-2081512122 



— Annie Ernaux, Les Années, Gallimard, Folio, 2010 ; ISBN : 978-2070402472 









Il est indispensable d’acquérir les œuvres dans l’édition de référence, c’est-à-dire celle indiquée ci-dessus. 
Lisez d’abord les quatre œuvres au programme, c’est le plus urgent. N’hésitez pas à annoter l’ouvrage pour vous constituer une série de repères. Vous pouvez ensuite choisir dans la liste qui suit un ou plusieurs articles et/ou ouvrages critiques, sur le thème et/ ou sur les œuvres.

A/ LECTURES EN RAPPORT AVEC LES AXES
L’ŒUVRE ET L’AUTEUR
– Jacqueline Vaissevière et Nadine Toursel, Littérature : 150 textes théoriques et critiques, Armand Colin, coll. « Cursus », 2011. Presque tous les thèmes sont couverts par cette anthologie, que nous vous recommandons vivement de consulter
— Alain Brunn, L’Auteur, Flammarion, coll. « GF corpus », 2001
– Antoine Compagnon Le Démon de la théorie, « Points essais », 2014, en particulier le chapitre 2 : « L’auteur ». 
– Le cours très fourni d’Antoine Compagnon intitulé « Qu’est-ce qu’un auteur ? » est disponible en ligne :  Qu’est-ce qu’un auteur ? par A. Compagnon
– Barthes, « La mort de l’auteur » : « La mort de l’auteur »
– Foucault, « Qu’est-ce qu’un auteur ? », conférence de 1969 : Qu’est-ce qu’un auteur ?
– Marcel Proust, « la Méthode Sainte-Beuve », à lire soit dans Contre Sainte Beuve en folio soit de larges extraits ici : La méthode Sainte-Beuve

L’ŒUVRE ET LE LECTEUR
A/ OUVRAGES THÉORIQUES
– Compagnon (Antoine), Le Démon de la théorie, Seuil, coll. « La couleur des idées », 1998, en particulier chapitre 4 « Le lecteur »
– Pavel (Thomas), Comment écouter la littérature, Leçon inaugurale du Collège de France, Fayard, 2006
– Barthes (Roland), Le Plaisir du texte, Seuil, coll. « Points », 1982
– Proust, Sur la lecture, Actes sud (disponible également en ligne sur internet ou en livre audio) ou dans Écrits sur l’art, Flammarion, GF.
– Piegay-Gros (Nathalie), Le Lecteur, Flammarion, « GF corpus », 2002 (Une anthologie raisonnée des principales théories sur le sujet) 
– Vincent Jouve, La Lecture, Hachette, 1993
B/ CHOIX D’ŒUVRES EN RAPPORT AVEC LE THÈME (ÉDITION INDIFFÉRENTE)
JAMES (Henri) Le Motif dans le tapis (nouvelle) ; SARTRE (Jean-Paul), Les Mots ; BUTOR (Michel), La Modification

L’ÉCRITURE DE SOI
A/ LECTURES THÉORIQUES :
– LEJEUNE (Philippe), Le Pacte autobiographique, Seuil, 1996 (lire en particulier la première section « Le pacte autobiographique », pp. 13-46) Le pacte autobiographique
– MIRAUX (Philippe), L’Autobiographie : écriture de soi et sincérité, Armand Colin, collection « 128 », 2012 (un manuel court et clair sur la question)
– deux cours clairs et intéressants de Laurent Jenny sur L’autobiographie et sur l’autofiction
– « Écrire la vie » I et II : le cours prononcé au Collège de France par Antoine Compagnon peut s’écouter (tout ou partie) en ligne à l’adresse suivante : Écrire la vie

A/ CHOIX D’ŒUVRES EN RAPPORT AVEC LE THÈME
— MONTAIGNE, quelques chapitres des Essais, ROUSSEAU (Jean-Jacques) Confessions ; SARTRE (Jean-Paul), Les Mots ; LEIRIS (Michel), L’âge d’homme ; SARRAUTE (Nathalie) Enfance ; PEREC (Georges), W ou le souvenir d’enfance ; BARTHES (Roland) Roland Barthes par Roland Barthes ; DURAS (Marguerite), Un barrage contre le pacifique ; BEAUVOIR (Simone de), Mémoires d’une jeune fille rangée : Chateaubriand, Mémoires d’Outre-tombe de CHATEAUBRIAND (en particulier préface testamentaire, Avant-propos et quelques extraits du Livre I ; KAFKA, Journal, LAMARTINE, quelques poèmes issues des Méditations poétiques

B/ LECTURES EN RAPPORT AVEC LES ŒUVRES

MADAME DE SÉVIGNÉ, LETTRES DE L’ANNÉE 1671
Une lecture attentive de l’ouvrage peut suffire. La connaissance du contexte historique (la cour de Louis XIV dans les années 70 du siècle) vous sera utile pour vous familiariser avec les lettres de Madame de Sévigné, qui convoque un grand nombre d’acteurs dont elle conte les aventures petites ou grandes.

SAINT-SIMON, INTRIGUE DU MARIAGE DE M. LE DUC DE BERRY
— L’ouvrage, quoique court, n’est pas d’un abord facile. Vous allez devoir vous familiariser avec les personnages, nombreux, de cette intrigue de mariage. La connaissance des principaux acteurs des dernières années du règne de Louis XIV, ainsi que les principes de « la société de cour » (Norbert Elias) vous sera certainement utile pour vous approprier l’ouvrage. L’introduction et le dossier de votre édition, très bien faits, vous seront d’une grande aide. 
— Vous trouverez ensuite sur Lectures en ligne 2023 un grand nombre d’articles si vous avez envie d’approfondir cet auteur.

MUSSET, LA CONFESSION D’UN ENFANT DU SIÈCLE
Vous pouvez d’abord rafraîchir vos connaissances sur le Romantisme, dont Musset est un des plus purs représentants.
Ensuite, outre le roman, il serait bon d’avoir lu quelques poèmes de Musset, notamment des passa de Les Nuits et de  Rolla (les deux sont en ligne). On peut lire aussi un peu de son théâtre, notamment Les Caprices de Marianne, dont un des protagonistes est très proche de celui de La Confession d’un enfant du siècle, ou encore Fantasio.
Enfin, si le genre du « roman personnel » vous plaît vous pouvez également lire celui de Benjamin Constant, Adolphe (1816) 

ANNIE ERNAUX, LES ANNÉES
– Un autre roman d’Annie Ernaux, par exemple La PlacePassion simple, Mémoire de fille, L’Événement (ces ouvrages, la plupart très courts, sont en collection « folio »)
– Comme le travail de Georges Perec a influencé celui de l’autrice, on peut lire de celui-ci Je me souviens ou encore Penser, classer.
– Annie Ernaux, L’Écriture comme un couteau, folio (entretiens avec Frédéric-Yves Jeannet), « folio », 2003

Bonnes lectures et bonnes vacances, L’équipe de lettres cours commun
maryse.palevody@orange.fr
Muriel.rossetti1882@gmail.com


++ Programme 2023 : archives sonores et visuelles

Voici pour commencer en douceur quelques liens audio ou video qui vous permettront de (re)faire connaissance avec les auteurs et les œuvres. 
Madame de Sévigné
– En dépit d’une présentation un peu kitch, l’émission « secrets d’histoire » consacrée à la Marquise de Sévigné se révèle passionnante : Secrets d’histoire : la Marquise de Sévigné, l’esprit Grand siècle
– On peut écouter sur Youtube l’émission Une vie une oeuvre consacrée à la marquise : 
Une vie une oeuvre : La marquise de Sévigné
— Un portrait délicieusement désuet proposé par l’ORTF en 1961, avec une jolie mise en voix de quelques lettres : Madame de Sévigné : portrait souvenir
– Un film en préparation va lui être consacré. Sortie probable en 2023 : 
Madame de Sévigné

Saint-Simon
– Une très bonne série de 4 émissions proposées par France Culture. On recommande en particulier les épisodes 3 et 4 : Saint-Simon : un espion à Versailles
– Une émission très divertissante proposée par Guillaume Gallienne consacrée au Duc de Saint-Simon : La cour de Louis XIV sous la plume satirique de Saint-Simon

Musset
Musset n’est pas à la mode. À l’exception de son théâtre ou de sa relation tumultueuse avec George Sand qui captent encore l’attention des média, on trouve peu d’émissions consacrées à cet auteur furieusement romantique.
– « Les nuits de France culture » consacrées à George Sand consacrent un épisode à sa relation avec Musset. C’est une captation d’une conférence de 1950 prononcée par André Maurois :
 « Il est trop dandy, nous ne nous conviendrions pas »
– On peut bien sûr regarder le film que consacre Diane Kurys à la passion entre les deux amants, dont voici la bande annonce : Les enfants du siècle
– Ou plus encore plus près du roman, le film de Sylvie Verheyde, sorti en 2012 : Confession d’un enfant du siècle

Annie Ernaux
– On peut d’abord écouter l’adaptation du roman pour le feuilleton de France Culture en 10 épisodes de 25 minutes : Les années en feuilleton
– 8 émissions très complètes sur tous les aspects de la vie et de l’œuvre d’Annie Ernaux dans le cadre de La compagnie des auteurs : Annie Ernaux
– Une conférence plutôt intéressante prononcée par Annie Ernaux dans le cadre du colloque « Penser le présent » Ecrire la vie avec Annie Ernaux

A paraître, le documentaire tourné avec son fils Les années super 8


2ème année
Lettres Modernes Option 2023


Programme de travail de l’été 2022. Spécialité Lettres Modernes. 

Carole Martinez
lycée Saint-Sernin, Toulouse.
carole.catifait@gmail.com
06 81 02 00 75 

Lectures pour le programme d’oral. 

Deux œuvres, à lire cet été : 

Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien (Gallimard, « Folio », n° 921).
Alejo Carpentier, La Harpe et l’ombre (Gallimard, « Folio », n° 1742), traduction René L-F. Durand. 

Nous commencerons par le texte de Yourcenar. Si vous voulez accompagner votre lecture et commencer à préparer l’analyse, je vous conseille l’étude d’Henriette Levillain, dans la collection « Foliothèque » .

Préparation du commentaire hors programme de l’écrit. 

Histoire littéraire
La littérature française, I et II, sous la direction de Jean-Yves Tadié, « Folio Essais ». Commencez par le XVIIème siècle (limite historique de notre épreuve : XVIIème-XXIème s.). Et mettez en fiche, en priorité, les périodes de l’histoire littéraire que vous connaissez mal. Vous pouvez également vous aider d’une anthologie de lycée. 

Grammaire
Le Grévisse de l’étudiant, grammaire graduelle du français, Cécile Narjoux, Deboeck, « Supérieur ». L’index est très bien fait. Là encore commencez par clarifier ce que vous savez mal. 

Manuels techniques
Figures de style, rhétorique, versification. Gardez votre précis du lycée ou de l’hypokhâgne. Sinon : Dictionnaire des termes littéraires, Van Gorp et alii, Champion Classiques, « Références et dictionnaires ».
Précis de versification, Brigitte Buffard-Moret. 

Bel été à toutes et à tous, CM.