Byron: un Léon Marchand britannique? – Anne-Sophie André – 3 novembre 2025

Argument:
Byron fut adulé par les foules, y compris pour ses exploits nautiques. Histoires d’un nageur poète.

Présentation par Laurent Cournarie:
Présentation : Léon Marchand restera le héros français de Paris 2024. Peut-être découvrira-t-on un jour qu’il fut poète à ses heures perdues d’entraînement. Mais, un très célèbre poète britannique l’a précédé dans la gloire nautique, traversant à la brasse l’Hellespont, dans le sillage mythologique de Léandre. C’est cet exploit sportif et littéraire de Byron que notre collègue A.-S. André a choisi de nous présenter aujourd’hui. Nous la remercions chaleureusement pour sa nouvelle participation.

Podcast: https://audioblog.arteradio.com/blog/263194/podcast/263195/byron-un-leon-marchand-britanique-anne-sophie-andre-04-11-2025

Texte de la conférence:


« Byron : Un Léon Marchand britannique ? »

Je vais vous parler aujourd’hui d’un homme, George Gordon Lord Byron, né en 1788 et mort en 1824 dont le nom est plus communément associé à la poésie romantique anglaise, à la lutte pour l’indépendance grecque ou à une vie de scandale et d’aventures qu’à la discipline d’un sportif de haut niveau à l’image de Léon Marchand, notre quadruple champion olympique toulousain.
Et pourtant, comme leurs portraits le montrent, à 22 ans ils ont quelques traits physiques en commun : le nez, le regard, la coupe de cheveux ? Ils ont aussi en partage une passion commune, la natation, et c’est Byron le nageur amateur de très haut niveau qui sera l’objet principal de cette Midi-Conférence, mais vous verrez, nous reparlerons aussi de Léon Marchand.
Je m’intéresserai dans un premier temps au défi physique dans lequel s’est lancé l’athlète-poète avant de voir comment il a converti cet exploit en pentamètres iambiques (l’équivalent anglais de l’alexandrin en termes de popularité) puis de comprendre pourquoi la référence classique est aussi importante- 

« L’athlète-poète »

Il semblerait que Byron ait appris à nager soit enfant à Aberdeen, soit à son école (Harrow) qui est l’une des premières à avoir mis la natation au nombre des sports enseignés aux jeunes gens de la bonne société. Cependant, si son enseignement formel et sa pratique sportive semblent avoir été réservés aux jeunes aristocrates, l’exemple d’un Benjamin  Franklin, qui consacre tout un passage de son Autobiographie (publiée en 1791) à ses exploits de nageur dans la Tamise lorsqu’il était apprenti-typographe, semble démentir cette apparente exclusivité.  
La plupart de ses biographes s’accordent sur le fait que la natation l’a aidé à surmonter son handicap – il souffrait d’une déformation congénitale du mollet et de la cheville droite l’obligeant à boîter et limitant donc sa participation aux jeux de balle comme le cricket.
Sa réputation de bon nageur était connue et reconnue et avant la traversée qui nous intéresse, il avait déjà nagé (au cours de l’été 1807) sur une distance d’environ 5 km dans la Tamise, descendant le fleuve depuis le pont de Lambeth jusqu’à celui de Blackfriars. La Tamise servait à l’époque peu ou prou d’égout à Londres, on ne peut qu’admirer le zèle aquatique du jeune Byron!
Parti de Londres en juillet 1809 avec son ami John Cam Hobhouse pour explorer la Méditerranée (les guerres napoléoniennes fermaient la porte de l’Europe continentale aux jeunes aristocrates anglais), il fait entre autres escale à Lisbonne, où il accomplit la traversée du fleuve Tage , dans des conditions difficiles, exploit dont pourtant il ne fit guère la publicité, sans doute, comme l’a noté une étude récente, parce que cette traversée n’avait pas la même aura mythologique[1].
Au printemps 1810 il quitte Athènes à bord de la frégate Salsette et arrive à Smyrne dernière halte avant Constantinople. La remontée de la côte d’Asie Mineure impose le passage par le détroit des Dardanelles, comme vous le voyez sur la carte.


C’est donc un jeune homme sportif et en pleine possession de ses moyens qui se lance le défi, à l’image de Léandre rejoignant Héro, de traverser l’Hellespont à la nage. On voit là un nouveau parallèle avec Léon Marchand qui avait mis 4 épreuves exigeantes à son programme des J.O.

« Un exploit sportif avant l’heure »

La traversée : 1600 mètres dans des courants dangereux 

L’Hellespont (le détroit des Dardanelles aujourd’hui) représente un passage dangereux à naviguer et à traverser à la nage, même en son point le plus étroit. En effet cette étroitesse (environ 1,5 km aujourd’hui) et la faible profondeur (environ 70 m) font que les courants marins y sont très rapides et changeants.
Deux courants coulent en sens inverse dans le détroit, le plus fort étant celui de surface lié à l’écoulement de la mer de Marmara et de la mer Noire dans la mer Egée. Il a une vitesse qui oscille entre 3 et 5 nœuds (soit entre 6 et 9 km/h, en arrondissant). L’intersection entre les deux courants provoque des remous non négligeables ; s’y ajoutent des tourbillons causés par les nombreuses baies et criques qui jalonnent les deux rives ; et je ne vous parlerai pas de la force de Coriolis qui, d’après l’une de mes sources, aggrave un peu plus les difficultés. Compte tenu de tous ces éléments, Byron a en réalité nagé près de quatre miles (soit environ 6,5 km).

Première tentative, avril 1810.

Les voyageurs font halte à la mi-avril chez le consul d’Angleterre à Abydos (qui était italien) et se rendent en barque à Sestos, sur l’autre rive. L’un des officiers de marine qui accompagnait Byron nous livre ce récit (il semble être resté imperméable à l’attrait de l’expédition, se plaignant beaucoup des pluies incessantes et du fort vent d’est) : 
« Tandis que je ruminais sur l’inutilité de cette excursion, je vis Lord Byron entièrement nu qui s’enduisait tout le corps d’huile avant de se mettre à l’eau avec la facilité d’un canard (…).
Dès qu’il plongea dans l’eau il se plaignit de sa froideur; et il n’apprécia pas davantage les remous provoqués par un tourbillon à proximité de son point de départ. Il nageait bien, vraiment bien. Le courant était fort, l’eau froide, le vent vif et les vagues désagréables. (…)lorsqu’il arriva à mi-chemin, il abandonna et remonta dans la barque où il se rhabilla. Il ne paraissait pas le moins du monde fatigué mais il avait l’air aussi froid que la charité et blanc que la neige. » [1]


La froideur de l’eau s’explique par le fait qu’en avril la fonte des neiges alimente les cours d’eau qui se déversent dans la mer en eau glacée. D’ailleurs, les nageurs qui participent aujourd’hui à la course officielle organisée chaque année nagent en septembre, quand l’été (et plus récemment le réchauffement climatique) a rendu la température de la Méditerranée plus agréable.

Le succès du 3 mai : conditions, durée, technique 

L’attrait de l’exploit sportif tout autant que la dimension mythique des lieux poussent Byron à faire une nouvelle tentative le 3 mai :‘Ce matin j’ai nagé de Sestos à Abydos; à vol d’oiseau la distance ne dépasse guère un mille mais le courant la rend périlleuse, à telle enseigne que Léandre a dû, à mon avis, avoir bien du mal à accomplir son devoir conjugal une fois son passage vers le Paradis accompli. – Je l’ai tentée il y a une semaine et ai échoué en raison du vent du Nord et de la remarquable rapidité du courant alors que, depuis l’enfance, je suis bon nageur mais le temps étant plus calme ce matin, j’y suis parvenu et j’ai traversé le large Hellespont en une heure et dix minutes.’[1]
On voit bien, avec la référence au « large Hellespont » de l’Iliade dans quelle tradition Byron entend inscrire son exploit, même si le passage de Sestos à Abydos est plus étroit. 
Le compte-rendu de son compagnon de voyage, John Hobhouse (‘Hobby’) était moins leste mais comporte une annotation manuscrite intéressante de la main de Byron [2]:Thursday May 3rd 1810: This instant, three minutes past ten a.m. – write this in the Dardanelles at anchor. Byron and Ekenhead gone to swim, and now swimming across the Hellespont, Ovid’s Hero to Leander open before me. Mr Ekenhead performed this in one hour and five minutes, setting off two miles above Europe castle, and coming out a mile at least below Dardanelles. Lord Byron in one hour and ten minutes. Got under weigh, and, wind failing, only drifted farther below, where anchored .In right-hand margin, in Byron’s hand:] P.S. Constantinople The whole distance E[kenhead]. and myself swum was more than 4 miles the current very strong and cold, some large fish near us when half across, we were not fatigued but a little chilled. did it with little difficulty may 26th 1810.

Le poète – athlète

Ce que Byron ne précise pas, dans son récit de cette tentative, c’est qu’il est occupé à mettre la dernière main au poème qui ferait sa renommée, Childe Harold’s Pilgrimage ( Le Pèlerinage de Childe Harold ; Childe est une forme archaïsante de ‘child’ que l’on pourrait traduire par « Damoiseau »), et il n’est donc guère surprenant qu’il ait composé quelques vers de circonstances : 

If in the month of dark DecemberLeander, who was nightly wont(What maid will not the tale remember?)To cross thy stream, broad Hellespont!2.If when the wintry tempest roar’d,He sped to Hero, nothing loth,And thus of old thy current pour’d,Fair Venus! how I pity both!3.For me, degenerate modern wretch,Though in the genial month of May,My dripping limbs I faintly stretch,And think I’ve done a feat to-day.4.But since he cross’d the rapid tide,According to the doubtful story,To woo,—and—Lord knows what beside,And swam for Love, as I for Glory;5.’Twere hard to say who fared the best:Sad mortals! thus the Gods still plague you!He lost his labour, I my jest:For he was drown’d, and I’ve the ague. May 9, 1810. First published in Childe Harold, 1812Si lors du sombre mois de décembreLéandre, qui de nuit avait coutume(Quelle jeune fille aura oublié ce conte ?)De franchir ton courant, large Hellespont !Si lorsque la tempête hivernale rugissait,Il se hâtait vers Héro, plein d’ardeur,Et ainsi jadis ton courant déversait,Belle Vénus ! Comme je les plains tous deux !Quant à moi, pauvre hère moderne et dégénérée,Bien que ce soit le jovial mois de mai,J’étire doucement mes membres ruisselant,Pensant avoir accompli un exploit ce jour.Mais puisqu’il franchit le flot rapide,Si l’on en croit un récit douteux,Pour conter fleurette, (et Dieu sait quoi d’autre),Et nagea pour l’Amour, comme moi pour la Gloire ;Il serait difficile de dire qui s’en sortit le mieux :Tristes mortels ! ainsi les Dieux continuent de vous tourmenter !Il perdit sa peine, et moi ma belle humeur :Il se noya en effet, et j’ai la fièvre attrapée.


Comme l’écrit Andrew Stauffer dans son ouvrage Byron: A Life in Ten Letters, « Cette double syllabe finale à la rime (“plague you / ague”) – est facétieuse à la manière exacte du chef d’œuvre de Byron, Don Juan. (…) Le poème repose sur la confrontation ironique entre les mythes romantiques et les besoins et les limites bien réels du corps »[1].
Outre le sous-entendu grivois, qui est aussi bien dans la manière de Byron, on retrouve son humour et sa capacité à se moquer de lui-même, tout en ne perdant pas de vue l’importance de tenir son public en haleine, ainsi que l’inclusion de ces vers légers à la suite de Childe Harold lorsque le poème sera publié à son retour en Angleterre le démontre. En se montrant non pas « en lisant, en écrivant », mais « en nageant, en écrivant », Byron offre à ses lecteurs l’équivalent romantique d’un post Instagram moderne : l’angle de vue est choisi, les détails fâcheux gommés. Pour autant, il ne faudrait pas le réduire à ces vers faciles, troussés au débotté pour ainsi dire. En effet, comme le prouvent sa correspondance et sa poésie, il ancre son imaginaire romantique dans une profonde culture classique, mais une culture idéalisée. 
Byron s’inscrit dans cette mythographie lorsqu’il entreprend à son tour la traversée, mais ainsi que le poème que j’ai cité le démontre, il a bien conscience du caractère « non-héroïque » de son exploit, ainsi d’ailleurs que des motivations qui, selon lui, devaient être celles de Léandre. D’ailleurs, le poète et essayiste Leigh Hunt, son contemporain, n’hésite pas à se moquer de lui lorsqu’il évoque en ces termes sa première rencontre avec Byron :

« La première fois que je vis Lord Byron, ce dernier répétait le rôle de Léandre, sous les auspices de Mr. Jackson, le champion de boxe. C’était dans la Tamise, avant son départ pour la Grèce. »[2]

On voit par là que la fascination pour l’Antiquité n’était pas l’apanage du seul Byron, et c’est à présent ce point que je voudrais évoquer. 

L’Héritage Classique 

-« Le mythe de Héro et Léandre »
Il n’avait jamais vraiment disparu du patrimoine culturel et il ne faut pas oublier que les poètes romantiques anglais étaient pour la plupart des jeunes gens très bien éduqués, nourris des grands classiques latins et grecs. Même le poète Keats, que ses origines sociales modestes empêchèrent de poursuivre ses études à l’université connaissait les classiques en traduction (son célèbre sonnet sur sa découverte d’Homère dans la traduction Renaissance de George Chapman est un modèle du genre[3]) et sa collection de camées, objets très populaires au début du XIXème siècle, comptait une variation de l’histoire de Léandre et Héro.[4]


La légende antique
Virgile : « Que n’ose point un jeune homme, lorsque le dur amour fait circuler dans ses os son feu puissant ? A travers la tempête déchaînée, tard dans la nuit aveugle, il fend les flots à la nage ; au-dessus de lui tonne la porte immense du ciel, et les vagues qui se brisent sur les écueils le rappellent en arrière ; mais ni le malheur de ses parents ni celui de la jeune fille qui mourra après lui d’un cruel trépas ne peuvent le faire renoncer à son entreprise. »[1]
Ou encore Ovide : « Souvent, pour aller voir Héro, son jeune amant avait traversé les flots à la nage ; cette fois encore il les eût traversés, mais il n’avait plus rien pour guider sa route [2]
Comme Pyrame et Thisbé, ou plus près de nous, Roméo et Juliette, Léandre et Héro s’aimaient malgré leurs parents et c’est le secret indispensable à leurs rendez-vous qui imposait qu’ils eussent lieu de nuit, d’où la nécessité d’une lampe tenue par Héro en haut de sa tour pour guider Léandre à travers le détroit. Par une nuit de tempête, le vent souffla la lampe, Léandre perdit son chemin et fut retrouvé noyé le lendemain sur la rive à Sestos. De chagrin Héro se jeta du haut de la tour et mourut.
-« De l’exploit au mythe personnel »

Comment Byron a transformé cette traversée en élément de sa propre légende :
Après les vers de circonstance troussés sur le moment, c’est dans le second chant de son Don Juan(composé entre 1819 et 1824 ; les derniers chants ont été publiés à titre posthume et le poème n’est pas fini), que Byron trouve le moyen de se mettre en scène, non sans une certaine fierté :
A better swimmer you could scarce see ever,
He could, perhaps, have pass’d the Hellespont,
As once (a feat on which ourselves we prided)
Leander, Mr. Ekenhead, and I did. [1]

On notera cependant l’ambiguïté potentielle du rejet à la rime du poète nageur : respect des codes de politesse qui veut que le « je » apparaisse à la troisième et dernière place ou orgueil de l’athlète vibrant pour l’éternité dans l’écho allant s’amenuisant du « I » accentué dans le « did » qui l’est beaucoup moins ?

Les échos dans sa poésie
En 1813, il publie The Bride of Abydos, une autre histoire d’amours malheureuses et tragiques, associant mort du héros suivie par celle de l’héroïne. Dans un article très érudit, Dominique Arnould donne toutes les références à la littérature classique qui a nourri l’imaginaire de Byron ainsi que la traduction originale du poème.[2]
Je me contenterai de lire cet extrait du second chant du poème: 
III 11
Ah cependant… (car j’ai vu ces lieux, mes pas ont foulé les rivages sacrés, mes membres ont été portés par cette onde tumultueuse…) cependant, ô vieux poète, puissé-je longtemps rêver et pleurer avec toi, parcourir ces antiques plaines, et croire que chaque tertre du gazon contient un héros non fabuleux, et qu’autour de ces lieux réels se précipite encore ton ‘large Hellespont’ ! Quel est le cœur glacé qui oserait ici contredire ta Muse ? 
Formé aux classiques dès son enfance, comme tous les jeunes gens bien nés de sa génération (on songe ici au jeune Chateaubriand s’écriant « Macte , Puer ! » pour se donner du cœur face aux tentatives d’attouchements d’un vieux prêtre lorsqu’il était pensionnaire), Byron vivait dans une double temporalité en quelque sorte, et ce voyage en Méditerranée, cette traversée à la nage des Dardanelles étaient sans cesse relus par lui à l’aune de cet héritage, ainsi que le passage que je viens de lire l’atteste.

Conclusion 
Si Léon Marchand représente l’excellence sportive pure, Byron incarne une figure plus complexe – à la fois athlète accompli et poète à la réputation sulfureuse.  Le premier a encore un brillant parcours d’athlète à poursuivre, le second est mort dans un contexte qui n’est pas sans rappeler la « belle mort » telle qu’on en trouve de nombreux exemples dans l’Iliade, le guide, rappelons-le, employé par Byron lors de son périple méditerranéen. On pourrait cependant leur appliquer à tous les deux cette remarque de Charles Sprawson à propos de Léandre et Byron :  « ils nagèrent avec le même but en tête : l’héroïsme. »[3]

Bibliographie

Anderson John, Forum: Swimming the Hellespont, Archaeology, Vol. 48, No. 3 (May/June 1995), p. 80, https://www.jstor.org/stable/41770688
Arnould Dominique. Byron et L’Hellespont : à propos de l’Iliade XXIV, 545. In: Bulletin de l’Association Guillaume Budé, n°1,2008. pp. 86-95
Calame, Claude, ‘L’Odyssée entre fiction poétique et manuel d’instructions nautiques’, L’Homme, Revue française d’anthropologie, 181, 2007.
Elledge, Paul. Lord Byron at Harrow School : Speaking Out, Talking Back, Acting up, Bowing Out, Johns Hopkins University Press, 2000. 
Ellis, David. Byron in Geneva : That Summer Of 1816, ch. 7, ‘A Narrow Escape’, Liverpool University Press, 2011. 
Franklin, Benjamin, Autobiography, pp. 6, 39-40, Norton Critical Edition, New York, 1986.
Garner, Stanton. “Lord Byron and Midshipman Chamier in Turkey.” Keats-Shelley Journal 30 (1981) : 37–46. http://www.jstor.org/stable/30212896 
Gross, Jonathan, ch. I, “Early Years”, in Tuite, Clara, ed., Byron in Context, Cambridge University Press, Cambridge, 2020.
Hobhouse, John Cam, Diary, ‘6. Smyrna and the Dardanelles’, published online at https://petercochran.wordpress.com/hobhouses-diary/
Minchin Elizabeth, ‘Remembering Leander: the long history of the Dardanelles swim’, Classical Receptions Journal vol. 8, Iss. 2 (2016).
Murdoch, Brian Oliver, The Reception of the Legend of Hero and Leander, ch. 6, ‘Focal Points: Reflections in the Lyric.’, Brill, Leiden, 2019.
O’Gorman, Marcel. “Swimming to Obsolescence.” Technology and Culture, vol. 47, no. 1, janvier 2006, pp. 164-169. The Johns Hopkins University Press.[1] Ellis, David. Op. cit.


Notes
[1] Ellis, David. Byron in Geneva : That Summer Of 1816, Liverpool University Press, 2011, ch. 7, pp. 56-57. 
(2) The Life of a Sailor (1832), Frederick Chamier (1796-1870), ma traduction. 
(3)Lettre originale republiée in Cambridge University Press, Andrew Stauffer, Byron: A Life in Ten Letters, chap. 2, The Air of Greece, 2024 (ma traduction).
(4) John Cam Hobhouse, Diary, 6. Smyrna and the Dardanelles, published online at https://petercochran.wordpress.com/hobhouses-diary/
(5) Andrew Stauffer, ibid., ma traduction.
(6) Leigh Hunt, Lord Byron and Some of His Contemporaries: Recollections of the Author’s Life and of His Visit to Italy, 2 vols (London: Henry Colburn, 1828), 2, p. 1, ma traduction.
(7) https://www.poetryfoundation.org/poems/44481/on-first-looking-into-chapmans-homer
(8) Ward, Aileen. “Christmas Day 1818.” Keats-Shelley Journal 10 (1961): 15–27. http://www.jstor.org/stable/30210083.
(9) Virgile, Les Bucoliques et les Géorgiques, nouvelle édition par M. Rat, Paris, Garnier, 1953. Géorgiques, III, v. 258 sq
(10) Ovide, Les Amours, II, 16, 31-32, »(traduction de H. Bornecque, Paris, Les Belles Lettres, 1930.)
(11) Ellis, David. Op. cit.
(12) Arnould Dominique. Byron et L’Hellespont : à propos de l’Iliade XXIV, 545. In: Bulletin de l’Association Guillaume Budé, n°1,2008. pp. 86-95.
(13)  Nevertheless, as Charles Sprawson observes in Haunts of the Black Masseur: The Swimmer as Hero, both mortals swam the Hellespont with the same goal in mind: heroism.’, in O’Gorman, Marcel. “Swimming to Obsolescence.” Technology and Culture, vol. 47, no. 1, janvier 2006, pp. 164-169. The Johns Hopkins University Press.