Eléments du vernaculaire français, Catalogue de l’exposition de Thomas Catifait, « D’ici et de maintenant »

Catalogue intégral Catalogue Exposition Thomas Catifat D’ici et de maintenant 2019

Thomas CATIFAIT

D’ici et de maintenant

              Exposition du 12 septembre au 26 octobre 2019
           Bibliothèque universitaire de l’Arsenal, Université de Toulouse 1 Capitole

Éléments du vernaculaire français
                  14 commentaires d’étudiants d’Histoire des arts classes préparatoires, lycée Saint-Sernin, Toulouse

À la croisée des chemins, Anaëlle Martin
Un panneau si laid, Camille Arola
Supports Surfaces, Camille Arola
Un lieu sans qualité, Cécile Capelle
Sans toit ni loi, Mélaine Chirot
Là au milieu de nulle part, Léa Lara
Un bout de France qui meurt, Mélaine Chirot
Blond, Haute-Vienne, Marthe Gallais
Urbi et orbi, Léa Marie-Rose
Place de la République, Coralie Moisson
Le passage du temps, Léo Mourgues
Carmaux, Tarn, Lucas Nadalin
Après Depardon, Lola Sabardine
Une voie sans issue, Elisa Martin

Catalogue intégral Catalogue Exposition Thomas Catifat D’ici et de maintenant 2019

Ecole du Louvre


PRÉPARATION CONCOURS ECOLE DU LOUVRE. 2020-2021
Histoire des arts- CPGE Lycée Saint-Sernin




CALENDRIER DES SÉANCES (sous réserve de modifications)
Intervenants :
M. Axel Hémery, directeur du musée des Augustins, conservateur des peintures
Monsieur Eric Vidal, guide-conférencier au musée des Abattoirs, chargé de cours à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès
Mme Nathalie Cournarie, professeur en CPGE, chargée de la spécialité d’Histoire et théorie des arts 
La participation des étudiants est libre, sur la base du volontariat, sans inscription préalable. L’accès aux séances est lui aussi laissé libre. Les étudiants assistent aux séances dans la limite des places disponibles (salle 329).

La préparation est orientée vers le concours d’entrée en 3ème année de 1er cycle (Bac+ 2, concours BEL : épreuve de reconnaissance d’œuvres anonymées dont une hors programme), et non pas en 1ère année (Bac+0 : présélection sur Parcoursup + écrit d’admission : maîtrise des repères spatio-temporels / description d’une œuvre d’art / composition d’histoire de l’art à l’aide d’un programme d’œuvres). 
Mais elle peut cependant être utile aux élèves qui souhaitent se réorienter vers la 1ère année de 1er cycle de l’EDL à la fin de l’hypokhâgne. 
Les élèves de CPGE dans la spécialité d’Histoire des arts peuvent enfin postuler à l’entrée en 2ème cycle de l’EDL sur dossier par équivalence, à l’issue des deux années de classes préparatoires.
Cette préparation peut aussi tenir lieu d’initiation à l’Histoire de l’art.

En savoir davantage sur les concours d’entrée à l’EDL :
. Entrée en 1ère année de 1er cycle : http://www.ecoledulouvre.fr/enseignements/etre-eleve/concours-entree
. Entrée en 3ème année de 1er cycle, concours BEL commun aux deux Écoles Normales Supérieures, réservé aux élèves inscrits dans la spécialité Arts – Histoire et théorie des arts : http://www.ecoledulouvre.fr/sites/default/files/pdf/ssdossier2/NoticeBel2020.pdf   sur cette page, consulter en particulier la bibliographie (attention, page non encore actualisée au 4/10/2020)
Bibliographie proposée par l’École pour la préparation de cette épreuve :
Dans la série Histoire de l’art, Paris, Flammarion, les volumes suivants :
M. Barrucand et C. Heck (sous la dir. de), Moyen Âge. Chrétienté et Islam, Paris, 1996.
C. Mignot et D. Rabreau, Temps modernes. XVe-XVIIIe siècles, Paris, 1996.
F. Hamon, et P. Dagen, Époque contemporaine. XIXe-XXe siècles, Paris, 1998. 
Réunion d’information sur le concours BEL-École du Louvre et la préparation proposée au lycée : mercredi 7 octobre, 14h, salle 322 (N. Cournarie)
Lundi 12 octobre :  E. Vidal
Art moderne, XIXe
Lundi 9 novembre, 18h-19h30 : E. Vidal
Art moderne, XIXème
Lundi 16 novembre, 18h-19h30 : E Vidal
Art contemporain XXe
Lundi 7 décembre, 18h-19h30 : E. Vidal
Art contemporain XXe-XXIe
Lundi 4 janvier, 18h-19h30 : A. Hémery (à confirmer)
Peinture- sculpture Renaissance Italie 
Lundi 11 janvier, 18h-19h30 : A. Hémery (à confirmer)
Renaissance nordique 
Lundi 25 janvier, 18h-19h30 : A. Hémery (à confirmer)
Peinture- sculpture XVIIème Italie 
Lundi 8 février, 18h-19h30 : A. Hémery
Peinture hollandaise du Siècle d’Or 

Entre mars et juin (dates à confirmer selon calendrier des concours)
1 séance art néo-classique 1750-1815 : N. Cournarie
Les sujets bibliques en peinture, 2 ou 3 séances, selon calendrier : (lundi 6 mars, lundi 3 mai, lundi 17 mai) : N. Cournarie

Site du musée du Louvre : https://www.louvre.fr/



Résultats Concours d’entrée Ecole du Louvre (3ème année)

2020 : Ecole du Louvre -Paris Nanterre-Musée Rodin : Licence 3 « Préparation aux concours de restaurateurs du patrimoine » : 1 admise et 1 admissible (Histoire des arts) / 1ère année : 1 admise (Histoire des arts)
2019 : 3 admis (+ 2 admissibles) / + 1 admis (test probatoire 1ère année)
2018 : 6 admis (sur 6 admissibles)


Témoignages

Jeanne, Zoé, Aurélie (Ecole du Louvre)

La classe préparatoire, et la spécialité histoire des arts, nous ont permis, particulièrement grâce aux stages en musée, d’acquérir des capacités de réflexion, d’analyse et d’expression orale, décisives pour notre intégration à l’école du Louvre en troisième année de premier cycle (dans le cadre de la BEL). Un enseignement de qualité combiné à nos nombreux contacts avec les œuvres d’art des collections toulousaines nous ont bien préparés à l’approche de l’histoire de l’art développée à l’école du Louvre (fondée sur l’étude des œuvres en salle). Cette école offre également de nombreux projets extrascolaires, avant tout dans le domaine de la médiation (les élèves participent par exemple aux  nocturnes du musée du Louvre ) qui permettent de compléter son enseignement par une première expérience du milieu professionnel. 

Lucie (Essec et Ecole du Louvre)

La classe préparatoire AL est un tremplin vers les Ecoles de commerce qui peut sembler assez surprenant mais qui est tout à fait pertinent et intéressant à envisager. Si vous êtes curieux, ouverts et ambitieux il ne faut pas hésiter à candidater ! Le double diplôme entre l’ESSEC et l’École du Louvre me permet de profiter pleinement de l’enseignement théorique et passionnant de l’École du Louvre tout en bénéficiant des opportunités que m’offre l’École de commerce. Attention, si vous entrez à l’École du Louvre après le concours de la BEL (post prépa) vous ne pourrez pas accéder à cAe double diplôme.



Bibliographie
Nathalie Cournarie

Histoires générales de l’art 
Gombrich Ernst, Histoire de l’art, Londres, Phaidon, 2001
Mignot Claude et Rabreau Daniel (dir.) , Temps Modernes, XVème-XVIIIème siècles, Paris, Flammarion,  2005
Françoise Hamon et Philippe Dagen (dir.), Epoque contemporaine, XIXè-XXè siècles, Paris, Flammarion, 1998

Histoires de l’art spécialisées 
Barbillon Claire, Comment regarder la sculpture. Mille ans de sculpture occidentale, Paris, Hazan, 2017
Bertolino Georgina, Comment identifier les mouvements artistiques, Paris, Hazan, 2018-06-18
Laino Imma, Comment regarder la peinture, Paris, Hazan, 2017

Histoires de l’art par périodes
(à consulter en bibliothèque)
Cornette Joël et Mérot Alain (dir.), Le XVIIème siècle, Paris, Seuil, 1999
Delumeau Jean et Lightbown Ronald, sous la direction de Duby Georges et Laclotte Michel, La Renaissance, Paris, Seuil, 1996
Gaehtgens Thomas et Pomian Krysztof (dir.), Histoire artistique de l’Europe. Le XVIIIème siècle, Paris, Seuil, 1998
Allard Sébastien, L’art français, le XIXème siècle, collection « tout l’art », Flammarion

Histoire des arts 2021

 
Nathalie Cournarie

2ème année

ENS Lyon Programme 2021

a) Érotismes
b) La sculpture monumentale du XIXème siècle à nos jours



La bibliographie sera communiquée directement aux étudiantes et aux étudiants de l’option.


Nathalie Cournarie
1ère année

Bienvenue dans la classe d’Histoire et théorie des arts ! 

Il n’est nullement nécessaire, pour y entrer, d’avoir déjà suivi cet enseignement dans le secondaire. Mais c’est une raison supplémentaire pour lire durant l’été quelques-uns des ouvrages suivants. Et pour ceux qui ont déjà travaillé en ce domaine, il s’agit d’approfondir  et de préciser leur culture. 

Bibliographie

1 –  Une introduction à l’histoire de l’art :
DE CHASSEY Eric,  Pour l’histoire de l’art, Arles, Actes Sud, 2011 

2 –  Lire  au choix, un ouvrage abordant l’institution du patrimoine en France  
BABELON Jean-Pierre, CHASTEL André,  La notion de patrimoine, Paris Liana Levi, 2008
POULOT Dominique,  Patrimoine et musées ; l’institution de la culture, Paris, Hachette-Education,  2001
RECHT Roland,  Penser le patrimoine ; mise en ordre et mise en scène de l’art, Paris, Hazan, 2008 

3 –  En histoire de l’art proprement dite, lire  au choix un ouvrage sur  chacune des périodes 
Fin du Moyen Age- début de la Renaissance
COMAR Philippe,  La perspective en jeu, Paris, Gallimard, Découvertes, 2004
POMMIER Edouard,  Comment l’art devient l’Art dans l’Italie de la Renaissance, Paris, Gallimard, 2007 
Fin XIXème – début XXème
LEMOINE Serge (dir.), L’art moderne et contemporain, Larousse, 2018

4- Ouvrages de référence que l’on pourra déjà commencer à consulter 
MEROT Alain,  Histoire de l’art de l’an mil à nos jours, Paris, Paris, Hazan, 2004
MIGNOT Claude, RABREAU Alain (dir),  Histoire de l’art, Temps modernes, Paris, Flammarion, 2002
DAGEN Philippe, HAMON Françoise,  Histoire de l’art ,  Epoque contemporaine, Paris, Flammarion, 2011 

5- Propos et écrits d’artistes : quelques exemples d’ouvrages à lire aussi pour le plaisir
MATISSE Henri,  Écrits et propos sur l’art, texte, notes et index établis par Dominique Fourcade, Paris, Hermann, 1986
VAN GOGH Vincent,  Lettres à son frère Théo, Paris, Grasset, 2002
BERNADAC Marie-Laure et MICHAEL Androula,  Picasso, propos sur l’art, Paris, Gallimard, 1998

On pourra également consulter les sites suivants : http://www.wga.hu (banque d’images). 
Ou encore les sites des musées, tous aisément accessibles.

Histoire et théorie des arts Cours


Art abstrait et/ou abstraction ?
Nathalie Cournarie
Article intégral  N Cournarie Art abstrait abstraction prepaSernin

De quoi parle-t-on  quand on évoque l’art abstrait ? L’expression « art abstrait » convient-elle pour ce qu’elle désigne ? Le mot exprime-t-il correctement la chose qu’il est censé nommer ? La querelle de l’art abstrait ne serait-elle qu’une querelle verbale ?
Il y a sans doute deux manières principales de comprendre et d’aborder le thème de l’art abstrait.
Lecture A/ : la plus obvie, consiste à considèrer que l’art abstrait désigne l’abstraction de l’art moderne : l’art abstrait ce ne peut être autre chose que l’abstraction moderne et c’est pourquoi le thème tel qu’il est proposé n’est assorti d’aucune périodisation comme c’est d’usage pour un programme d’histoire (ici d’histoire de l’art). L’évidence rend superflue la datation : quand on parle d’art abstrait on parle d’un courant majeur de l’art du XXè siècle, càd d’une forme d’art telle qu’il n’en existe pas avant le XXè siècle. L’art abstrait désigne donc une révolution dans l’histoire de l’art et il appartient à l’historien d’art qui s’intéresse à cette question d’une part de dater le début de l’art abstrait et d’autre part de se demander si l’abstaction moderne n’a pas suivi plusieurs formes, tant il est vrai que l’abstraction est né plusieurs fois en des lieux différents (cf. Jean Laude, « Les naissances des abstractions »). Autrement dit, par « art abstrait » il faut entendre les abstractions de l’art moderne.
Lecture B/ Mais on peut aussi traiter l’art abstrait comme un genre ou un style, entendus dans la plus grande généralité de ces termes. Cette fois par art abstrait, on entend l’abstraction dans l’art. Ce parti pris peut s’autoriser de l’absence de répères dans le programme. L’abstraction est l’une des deux possibilités fondamentales de l’art avec la figuration. Et cette possibilité est originaire et non pas historique. Il y a toujours eu sinon un art abstrait du moins des motifs abstraits dans l’histoire de l’art.


Le genre principal du portrait
Nathalie Cournarie
Article intégral PDF N. Cournarie Genre Principal portrait prepasaintSernin

Centralité du portrait

Il faut commencer par établir la centralité du portrait dans l’histoire de l’art (et pas seulement de la peinture puisqu’il y a un genre sculptural du portrait, sans oublier les médailles et la monnaie) — et dans l’histoire de l’art occidental. En effet si l’on supprimait tous les portraits des musées, la peinture serait amputée non seulement de ses principaux chefs d’œuvres mais aussi du plus grand nombre d’œuvres.
C’est que le genre du portrait est un genre premier de l’histoire de la peinture (contrairement à celui du paysage par exemple). Et si le genre du portrait occupe cette place, cela tient au fait que le portrait bénéficie immédiatement des fonctions positives de la peinture (art libéral). Ou plutôt c’est le portrait qui légitime la peinture. C’est ce qu’illustre ce propos bien connu d’Alberti : « Comme l’application qu’il faut mettre à cette étude risque de sembler trop pénible aux jeunes gens, je pense qu’il convient ci de montrer que la peinture mérite pleinement que nous lui consacrions notre travail et notre application. Elle a en elle une force tout à fait divine qui lui permet non seulement de rendre les absents présents, comme on le dit de l’amitié, mais aussi de montrer après plusieurs siècles, les morts aux vivants, de façon à les faire reconnaître pour le plus grand plaisir de ceux qui regardent, et pour la plus grande gloire de l’artiste » (De la peinture, 1435). La justification de l’art de la peinture tient à l’art du portrait. À quoi bon la peinture qui imite c’est-à-dire redouble le réel (Pascal) ? Alberti et toute la Renaissance répondent : parce que la peinture a le pouvoir de rendre présents les absents, vivants les morts. 


Romantismes européens : une introduction
Nathalie Cournarie
Article intégral PDF Cournarie N Romantismes européens prepaSernin

Reconnaissons-le d’emblée. « Romantisme » est une notion interprétative, qui comme tous les « –isme », doit être employée avec circonspection et dont l’usage accompagne toujours en partie la recherche de sa définition. Toutes les notions en « -isme » sont problématiques puisqu’au lieu de servir à définir leur objet elles sont toujours elles-mêmes à définir. En plus, en ce qui concerne le romantisme, cette catégorie interprétative n’appartient pas exclusivement à l’histoire de l’art, ce qui doit inciter à redoubler de prudence. Par ailleurs, cette notion n’a pas le même sens selon qu’elle est revendiquée ou combattue, qu’elle est célébrée ou méprisée (cf. “la bataille d’Hernani“). Le romantisme est encore en quête de sa définition[1]. Nous sommes encore loin de pouvoir dire ce qu’est le romantisme tant il nous est difficile de savoir ce qu’il fut pour les romantiques eux-mêmes.  

  

Navigation des articles